dimanche 29 juin 2008

Exploration de la grotte dans la Pyramide du Soleil de Teotihuacan

El Universal annonce que les spécialistes de l’Inah commenceront, à partir du mois de juillet 2008, une investigation consacrée aux usages d’une grotte artificielle située dans la Pyramide du Soleil de Teotihuacan.
Cette initiative, organisée en l’occasion de la commémoration des 100 ans des premières excavations dans la Pyramide du Soleil, a le but de clarifier la fonction de cet endroit, créé par les habitants de Teotihuacan et découvert en 1970.
Alejandro Sarabia González, responsable du projet et directeur de la Zone Archéologique de Teotihucan, explique que cette recherche a pour objectif la découverte des événements qui avaient lieu à l’intérieur de la grotte, fort probablement consacrée à un usage rituel, en raisons des informations fournies par les sources historiques.


Vue de la pyramide du Soleil depuis la pyramide de la Lune.
Teotihuacan. Photo Bertrand LOBJOIS

Avec une longitude de 90 mètres environ, elle avait été déjà explorée pendant le Postclassique récent, et ensuite, entre 1971 et 1973, par les archéologues Jorge Acosta et Doris Heyden.
La cavité se localise sur la façade principale de la Pyramide, exactement au dessous du centre de l’édifice, et son orientation est-ouest a été mise en relation avec une fonction sacrée, liée à la fertilité ou à l’axis mundi de l’ancien centre cérémoniel.

Ce travail d’investigation sera aussi l’occasion d'explorer le tunnel de 224 mètres creusé à l’intérieur de la Pyramide au début du XXème siècle et de définir la séquence architecturale et les modifications de la structure en forme de « U » qui entoure la Grande Pyramide. En outre, on essayera d’élaborer la chronologie des trois plateformes adossées à la façade principale et on pratiquera des travaux de restauration de ces éléments constructifs.

Source: El Universal - Cultura Partager

mardi 24 juin 2008

Découvertes au Tamaulipas

La salle de presse de l'INAH a publié un communiqué sur la découverte fortuite de plusieurs vestiges archéologiques sur le site de Tammapul, Tamaulipas. Ce site connu depuis le XIXème siècle fait l'objet de fouilles systématiques, de restaurations et de consolidations depuis 2001. Des céramiques de style Rio Verde avaient été découvertes et proposaient une datation aux alentours de 200 après Jésus Christ. L'occupation du site aurait duré jusque 1000 environ Les équipes d'archéologues estiment que la ville a connu sa période faste entre 500 et 900, pendant laquelle ont été répertoriées les plus grosses quantités de céramique.


Les archéologues de l'INAH ont découvert cette sculpture : elle mesure 2,2 m de haut sur 55 cm de large pour 23 cm de profondeur. Les traits sont ceux d'un homme au visage décharné comme le montre la photo ci-dessus. La pièce a été datée du Postclassique ancien.

Les archéologues ont ainsi mis au jour un autel de 2,49 m de long sur 1,62 de large pour 11 cm d'épaisseur et ont relevé la présence de bas-relief finement sculptés. Ils ont trouvé aussi une stèle de 1,38 m sur 50 cm de large et 10 cm de profondeur.

Les archéologues envisagent d'effectuer un programme de fouilles de surfaces pour voir si le champ n'est pas un habitat au milieu duquel se trouvait les trois pièces découvertes.

Pour autant ce site N'appartient PAS à la sphère culturelle des Huastèques, ce peuple dont les Mexicas rapportaient les performances et le libéralisme sexuels aux frères espagnols venus les convertir. L'INAH a ainsi apporté un correctif important à une annonce qu'elle faisait il y a quelques jours sur son site.
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lundi 23 juin 2008

Découverte de la cité Chenes de Kiuic

Les Quotidiens El Clarin et USAToday font état de la découverte d'une cité près d'Uxmal, dans la zone Puuc, à l'est de la péninsule du Yucatan. Elle porte le nom de Kiuic et se trouve sur la commune de San Diego Buenavista. Le directeur des fouilles George Bey, du Millsaps College à Jackson, Missouri, parcourt avec son équipe la zone Puuc avec l'objectif de dater les différents sites de la zone. Ils ont découvert une longue plateforme qui contenait deux structures cérémonielles avec des céramiques. Les villes ont une datation d'environ 1000 ans plus tôt que des cités comme Uxmal ou Chichen Itza.

A en croire les informations publiées par El Clarin, les archéologues expliquent que la cité était de style Chenes et aurait été fondée il y a 2300 ans. Elle aurait eu une activité commerciale avec des villes du Campeche et du Guatemala, comme tendraient à le montrer la présence de masques olmèques et d'obsidienne guatemaltèque.
Thelma Sierra et Agustín Peña ont rapporté l'existence d'un terrain de jeu de balle, de stèles et de céramiques du Préclassique (vers 350 AC).

Quelques photos du site sont disponibles ici . On peut lire une interview de George Bey sur le site de USA Today, on y apprend que le site de Kiuic daterait au minimum du Préclassique ancien (entre 1000 et 400 avant notre ère).

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samedi 21 juin 2008

Retour de plus de 900 pièces archéologiques au Mexique

La salle de presse de l'INAH rapporte la remise de 929 pièces aux autorités mexicaines. Elles proviennent de saisies effectuées auprès de collectionneurs vivant au Texas, en Arizona et au Canada. Ces pièces appartiennent à des époques et à des cultures différentes : certaines seraient originaires de l'état de Coahuila, d'autres du Michoacan ou de la côte du Golfe ; certaines sont préhistoriques, d'autres préhispaniques. Parmi elles, on a recensé des sandales en fibre végétale en bon état de conservation saisies à Laredo, Texas. Elles proviennent certainement de fouilles sauvages réalisées à Coahuila.

L'INAH est également en pleines négociations avec les autorités allemandes afin de rapatrier plusieurs pièces indûment présentes dans ce pays...

Le quotidien El Universal propose une petite série de photos de quelques pièces récupérées.

Sources : Sala de Prensa INAH, El Universal, Ancient Mesoamerica News Update.

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mercredi 18 juin 2008

Plaza Mariana - achèvement des travaux d'excavation

L’INAH a récemment terminé l’étude des pièces archéologiques découvertes à Plaza Mariana, à coté de la Basilique de Guadalupe, endroit qui, à l’origine, se situait au nord du lac Texcoco. Les travaux ont permis la récupération d’environ 400 pièces de céramique, qui remontent au Postclassique et qui se caractérisent par leur typologie, appelée « impresión textil”. Ce nom vient de ce que ces céramiques étaient entourées d'un tissu et en gardaient l'empreinte après la cuisson. Elles étaient utilisées pour conserver le sel.

A l’époque préhispanique cet endroit était habité par des petites communautés mexicas, qui vivaient grâce à la présence des « chinampas » lacustres et qui étaient consacrées à la production du sel.


Source: INAH - Sala de Prensa
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samedi 14 juin 2008

L’armement des peuples mésoaméricains : essai d’archéologie expérimentale

Je vous présente ici le résumé d’un article publié par la Sala de Prensa de l’Instituto Nacional de Antropología e Historia, consacré aux résultats d’un essai d’archéologie expérimentale qui avait le but de recréer les artefacts militaires utilisés par les anciennes armées mésoaméricaines et en tirer des conclusions du point de vue de la technique et d’une réelle utilisation sur le champs de bataille.

Les résultats obtenus semblent témoigner que les armes utilisées n’avaient pas la finalité de tuer les ennemies, mais simplement de les immobiliser, pour pouvoir les capturer, encore vivants, et les offrir en tant que victimes sacrificielles.
Les armes reproduites en laboratoire, donc, ont démontré que leur but était non pas de tuer, mais de pouvoir tout simplement causer des blessures et des fractures qui empêchaient le mouvement des adversaires.
Les analyses des sources historiques, des découvertes archéologiques et des techniques de fabrication des armes pour la chasse des actuelles populations indigènes sont à la base de la réalisation de ce travail, mis en place par Alfonso Garduño Arzave, archéologue expérimental qui travaille à la reproduction de l’armement mésoaméricain depuis 2004.

Parmi les objets qui pouvaient provoquer fractures multiples l’archéologue signale la massue, le bâton défensif et le macuahuitl, l’épée en bois aux tranchants d’obsidienne ou silex.

Lors d’une visite au site archéologique de Teotihuacan l’archéologue a souligné la présence de cet armement dans les peintures murales de Atetelco – notamment dans le Portico 3 du Patio Blanco – où l’on peut voir un personnage, caracterisé par les attributs du Tlaloc B – qui est en train de sacrifier un oiseau avec un bâton défensif. D’autres personnages portent des atlatl, le propulseur de dardes.
A différence des armes analysées jusqu’à présent, celle-ci est considérée fatale. La technique de son utilisation la rendait semblable à une catapulte, et les dards lancés pouvaient atteindre 80km/h dans un rayon de 40 mètres.




Atlatl cérémoniel décoré avec dieu plongeant - bois - Culture Mexica


A coté de cette typologie il y avait les armes cérémonielles, qui n’étaient pas utilisées dans la vie quotidienne ou sur le champs de bataille, mais pendant les rites sacrificiels des prisonniers. Les exemples les plus connus sont constitués par les couteaux utilisés pour extraire le cœur.




Couteau sacrificiel - bois et silex - Culture Mexica


Garduño Arzave explique aussi les limites de son investigation, dues à la perte de la plupart des exemplaires d’artefacts militaires du Plateau Central, du moment que le PH extrêmement acide de la terre n’a guère permis la récupération d’objets fabriqués à partir de matériaux organiques et donc périssables.


Sources: Sala de Prensa – Inah; Ancient Mesoamerican News Update
Photos:
Burland C. – Forman W., 1982, Aztechi, mito, storia, civiltà, Novara, Istituto Geografico de Agostini.
Catalogue de l’exposition “I tesori degli Aztechi”, 2004, Milano, Electa.

Bibliographie pour en savoir plus:

Cervera Obregon M., 2007, El macuahuitl, un arma del Posclásico Tardío en Mesoamérica, in “Arqueologia Mexicana”, vol. XIV, n. 84.

Edition du 3 octobre 2009
Le site britannique Maquahuitl propose une vision éclairante et graphiquement réussie sur le thème de l'armement ses anciennes populations mésoaméricaines en générale et mexicas en particuliers.
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jeudi 12 juin 2008

Découverte du palais de Moctezuma II: vidéo

National Geographic nous proposent un très court documentaire consacré à la découverte des "Maisons Neuves", un ensemble habitationnel qui faisait partie du Palais de Moctezuma II, localisé dans le sous-sol du Musée National des Cultures, dans le centre historique de México.
Voici le lien, en attendant les premiers résultats des fouilles.





Sources : Mike Ruggeri , Newsletter d'Aztlan
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mercredi 11 juin 2008

Sortie d'un documentaire sur Cacaxtla

La salle de l'INAH a annoncé la projection au Museo Regional de Tlaxcala du documentaire Cacaxtla: permanencia del pasado, legado al futuro, le 6 juin dernier. Ce film raconte la réparation du toit au sud du site, suite à la forte averse de grêle qui a eu lieu le 21 mai 2007. Ce document a été réalisé par Ana Galicia Zamora et comporte trois chapitres. Le premier fait état de l'histoire et des différentes étapes de construction du site, découvert en 1975. C'est grâce à ces couches de construction et au mobilier découvert par les archéologues que les peintures murales ont été conservées jusqu'aujourd'hui.

La deuxième partie du film nous montre comment a eu le phénomène météorologique qui a provoqué la destruction partielle du toit qui recouvre le site, sur son côté sud. La réalisatrice a mis l'accent également sur le travail immédiat des personnels du site, des secours et du personnel de l'INAH.

La dernière partie du documentaire est consacrée au travail de restructuration réalisée par des ingénieurs de l'UNAM, notamment dans la conception d'un toit incliné qui facilite l'écoulement des eaux pluviales et d'éventuelles giboulées qui pourraient avoir lieu. On peut voir parallèlement comment les restaurateurs de l'INAH, dirigée par Diana Molatero, directrice de l'INAH de l'état de Tlaxcala, ont "emballé" les éléments architecturaux, les sculptures et les peintures du site pour les protéger.

La réalisatrice s'est efforcé d'utiliser le matériel visuel qui soit le plus aisé à comprendre pour le public de telle sorte que ce dernier comprenne l'importance de la préservation des sites archéologiques.
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Quelques précisions de Leonardo Lopez Lujan

Je copie-colle les réponses succintes de Leonardo Lopez Lujan aux questions que je lui ai posées par email, suite à l'annonce de la découverte de la caisse en pierre découverte à l'emplacement de la Pierre de Tlalteuchtli.

Je laisse volontairement ses propos en espagnol, histoire de voir si certains journalistes mexicains sauront prendre en compte les remarques de Leonardo.

C : Cual es el numero de la ofrenda? 126 o 216 ?
LLL : 126
C : Cuanto objetos descubrieron? 4000 o 15000 ?
LLL : Nunca es posible saberlo hasta terminar la excavación. El número lo inventaron los periodistas
C : Lei que las dimensiones de la caja descubierta eran 1.95 mts (ancho o alto) por 1 m de profundidad. Son correctas esas medidas ?
LLL : Caja de sillares de piedra y estucada por adentro. 195 por 90 por 100
C : La prensa habla de escultura de deidades de la tierra pero no dice cuales. Se trata de representaciones de Chicomecoatl, de Cinteotl o otras deidades ? Puedes confirmar la presencia de esculturas de maderas. Venian pintadas ?
LLL : No es cierto, son imágenes del dios del fuego
C : Concernando los cetros, supongo que estan de madera ? Unos tienen la forma de una serpiente ?
LLL : serpentiformes de madera
C : Podrias enviarme una copia de tu aclaracion a la prensa (si tienes el tiempo)
LLL : No escribí nada. Fue una declaración "de banqueta" a la salida del Palacio Nacional, después de la visita del presidente. Como siempre, todas las notas están exageradas y tergiversadas. Ya no me enojo. Lo acepto estoicamente: la incultura de nuestros medios.

EDIT : Une petite précision que Lopez Lujan m'a envoyée ce matin (11 juin) : Il compte environ 3 sceptres en bois, d'environ 30 cm de long. Il s'agirait de xiuhcocoa.

Le xiuhcoatl est une représentation de la foudre et l'arme avec laquelle Huitzilopochtli se débarrassa des 400 mimixcoa.

Toutefois le xiuhcoatl n'est pas l'apanage réservé de Huitzilopochtli. On le voit dans les codex et les textes coloniaux associé à Xipe Totec ou à Tlaloc.
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mardi 10 juin 2008

La plus importante offrande découverte en 30 ans

C'est avec ce titre un brin tapageur que le site banderanews, mais également La Jornada titrent les dernières découvertes rendues publiques par l'INAH et notamment Leonardo Lopez Lujan. Le problème réside sur la quantité : dans un article à paraître dans American Archaeology cet été, Johanna Tuckman annonce 15 000 objets alors que la Jornada parle de 4000 objets.

Les archéologues lui ont donné le nom d'offrande 216 d'après ce que La Jornada et 126 d'après Banderanews . Elle aurait été découverte par les archéologues le 2 juin dernier et annoncée le 7 juin. Personnellement je trouve un peu rapide le décompte d'autant de pièces. Mais cela expliquerait pourquoi Leonardo Lopez Lujan avait énormément de travail la semaine passée et répondait très spartiatement à mes mails. Ce silence en valait la chandelle. Mais on peut regretter l'absence d'un communiqué officiel de la part de l'INAH dans la section Salle de presse et de photos.

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Vue du Templo Mayor, de la cathédrale de Mexico et de la Torre Latinoamericana
Photo B. Lobjois, prise le 9 octobre 2004.

Revenons à notre offrande 216 ou 126, en attendant que Leonardo Lopez Lujan me donne quelques précisions. On fait état d'une énorme caisse d'environ 1,95 m (de long ou hauteur ?) sur 1 m de profondeur. Cette caisse est l'une des plus grandes, si ce n'est la plus grande jamais observée. A l'intérieur, c'est une foule d'objets qui a été mise à jour. En attendant certains éclaircissements, je me contenterai donc de traduire ce que les journaux ont publié. Il s'agit d'artefacts dédiés aux divinités de la terre, de l'eau et probablement du maïs, de la fertilité et de l'agriculture. Je n'en mettrai pas ma main à couper mais j'imagine bien la présence de quelques images de Chicomecoatl, voir de Cinteotl.

Parmi ces artefacts figurent des sculptures, dont certaines sont en bois et en parfait état de conservation, des masques (d'origine teotihuacane pour quelques un, à n'en pas douter), des sceptres (certains serpentiformes si on considère leur lien avec la fécondité, le maïs et l'eau).

On parle également de sept sculptures du dieu du feu, une énorme quantité de couteaux sacrificiels en silex, des objets faits à la main en copal ou en matériaux marins (coquillages, coraux, oursins...).

Voici la nouvelle en attendant des précisions plus que nécessaires et que je m'empresserai de communiquer.
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lundi 9 juin 2008

On ne pourra pas visiter les ruines d'Iztapalapa

C'est ainsi qu'en a décidé le Consejo de Arqueologia qui a autorisé le recouvrement du site de fouilles en raison de la fragilité de ses vestiges.
Des experts de l'INAH superviseront l'opération qui consistera à recouvrir la zone d'une couche de géotextile, de couche de tepetate, de terre et d'adocreto.
Les vestiges fragiles seront particulièrement soignés : ils seront recouverts par un mélange de sable et de calcaire.

Le communiqué de l'INAH précise qu'Itztapalapa a été fondée par des groupes colhuas 100 à 200 ans avant la fondation de Tenochtitlan par les Mexicas. Ils avaient abandonné le site du Cerro de la Estrella à la fin du Xème siècle pour venir s'installer à cet endroit.

Luis Alberto Martos a expliqué que le site n'avait que peu de mobiliers, suite aux détériorations et pillages réalisés lors de la mise en place des égoûts il y a quelques décennies. Il n'envisage pas la mise en place de fenêtres archéologiques. L'humidité du lieu doit être constante pour conserver les stucs et les structures qui pourraient se détruire à l'air libre ou sous une vitre.

La delegacion Iztapalapa envisageait la construction d'un théâtre à l'air libre à son emplacement mais étant donné l'importance des vestiges, une place et un jardin seront aménagées pour minimiser l'impact de constructions sur un tel endroit.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de l'INAH, section sala de prensa ou cliquez sur le titre de ce sujet.
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Un des palais de Moctezuma découvert ?

La salle de presse de l'INAH et plusieurs quotidiens nationaux font état d'une découverte annoncée le 6 juin dernier. Une équipe d'archéologues a effectué des études dans les fondations du Musée National des Cultures, situé à proximité du Templo Mayor au 13 Calle Moneda. Les archéologues suspectaient la présence d'un édifice de grande importance. Elsa Hernandez Pons, responsable des travaux, a déclaré : " On a effectué des travaux au radar au moyen d'un spectre de rayons X, travaux qui ont permis de détecter dans certaines zones du musée, des structures préhispaniques et coloniales qui ont servi comme ciment pour des constructions postérieures."
Hernandez Pons précise que les parois et ciments feraient vraisemblablement partie de l'ensemble habitationnel de 5 palais appelé Maisons neuves dans les sources coloniales. C'est notamment dans l'un d'entre eux, appelé Casa denigrada, que Moctezuma II avait l'habitude d'aller méditer. Ils étaient bâtis sur de longues plateformes.


Quelques documents à consulter sur les palais de Moctezuma II :






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dimanche 8 juin 2008

Cours de nahuatl au DF


Pour celles et ceux qui rêvent d'apprendre le nahuatl classique, l'INAH propose un cours tous les vendredis soirs. A réserver pour les expatriés et les curieux d'anthropologie résidant au DF.



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jeudi 5 juin 2008

Intervention à Tepito

Non je ne vais pas faire-part de la énième descente de police dans le quartier chaud et dangereux du DF...
Ma charmante épouse m'a envoyé un texte très intéressant sur des fouilles entreprises par l'INAH.

Une jolie découverte a été annoncée à la presse le 3 juin dernier et plusieurs médias électroniques s'en font l'écho. Si on en croit le communiqué de presse de l'INAH, disponible en cliquant sur le titre de ce sujet, les fouilles de sauvetage ont été entreprises en avril dernier avant la construction d'un centre communautaire du DIF dans le quartier de Tepito, au 40 rue Tenochtitlan.

Les archéologues ont mis au jour la tombe d'un enfant de 4 ou 5 ans, de deux casseroles profondes, un collier constitué de trois pièces, dont l'une est en obsidienne polie et forme de canard (tiens, tiens, ça me rappelle une urne funéraire que je connais bien), typique des inhumations infantiles aztèques.
Les restes du corps seront analysés par des médecins légistes afin de déterminer avec exactitude son âge et son sexe.
L'archéologue en charge du projet, Jorge Cabrera, explique que les Aztèques avaient pour habitude d'enterrer les femmes sous le foyer de la maison et les enfants à proximité (autant que Cabrera pense bien découvrir plus de choses)...

On rapporte la présence d'une "poubelle" contenant plusieurs objets susceptibles d'informer les archéologues sur le mode de vie à la fin du XVème, datation proposée pour cette tombe : fragments de casseroles, de molcajetes, de terrines et de plats aux motifs d'aigles, de serpents, de fleurs, de grecques, de rouets pour filer, des flûtes, des brûle-parfums, des représentations de divinités aztèques.

A cette inventaire à la Prévert, on peut ajouter des petites lames d'obsidienne, de pierres pour metates, des aiguilles en os ou en arête de poisson, des poinçons pour la fabrication de filets, des restes de poissons. Selon Cabrera, la famille vivait de la pêche dans le lac ou d'activités en relation avec celui-ci.

Enfin, des éléments de constructions de maison en adobe et pierres taillées ont été découverts.

D'autres liens pour en savoir plus sur cette découverte :

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mercredi 4 juin 2008

En parlant de tamales

Ma petite digression sur les tamales oaxaqueños m'a fait souvenir d'un rituel préhispanique que réalisaient les Mexicas tous les 8 ans lors de la vingtaine de Ochpaniztli. Cette vingtaine était logiquement la première du calendrier aztèque, appelé tonalpohualli en nahuatl. Elle avait originellement lieu entre le 3 et le 22 avril 682. Mais comme les Aztèques et les autres peuples du Mexique préhispanique n'utilisaient pas un bissexte comme les Européens ou les Chinois, leur calendrier s'est décalé dans le temps. A l'arrivée des Espagnols, cette vingtaine avait lieu du 1er au 20 septembre.


Codex Borbonicus, 1991, pl. 28

Ochpanitzli signifie "Balayage des chemins" en nahuatl. A cette occasion, pour marquer la nouvelle année, on balayait temples, palais et maisons. On repeignait tous les monuments et édifices. Cette vingtaine était dédiée à la déesse Toci qui devait mettre au monde le jeune dieu du maïs, Cinteotl. Le point d'orgue, selon les chroniques et les codex, était la décapitation et l'écorchement du jeune femme incarnant la déesse. Le prêtre de Toci revêtait sa peau ensuite, incarnant ainsi la déesse régénérée et accouchant de Cinteotl Itzlacoliuhqui, l'étoile du Matin surgissant de la terre.


Codex Borbonicus, 1991, pl. 30

Tous les 8 ans, les Mexicas célébraient le rituel d'Atamalcualiztli pendant lequel ils offraient des tamales. Cette cérémonie signifie Manducation des tamales d'eau et commémoraient le lever héliaque de Vénus. Les gens reconstituaient le paradis originel de Tamoanchan, avec ses plantes, ses oiseaux. On sacrifiait et écorchait une esclave qui représentait la déesse Xochiquetzal, déesse pécheresse puisqu'elle s'était laissait séduire (et abuser) par Tezcatlipoca pendant qu'elle tissait. Deux autres jeunes filles incarnant deux autres déesses de l'eau et de la germination du maïs.

Sources :

El libro del Ciuacóatl. Homenaje para el año del Fuego Nuevo libro explicativo del llamado Códice Borbónico. Ferdinand Anders, Maarten Jansen et Luis Reyes García (éds.), Sociedad Estatal Quinto Centenario-Akademische Druck–und Verlagsanstalt- FCE, Madrid/Graz/Mexico, 1991.


M. Graulich, Le sacrifice humain chez les Aztèques, Fayard, 2005, p. 103-4. Partager

Foire de l'état de Oaxaca à San Pedro Garza Garcia

Parlons un peu nourriture... Il se trouve que samedi dernier, j'errais avec mon épouse dans la zone urbaine de Monterrey et en passant dans la commune la plus riche du pays : San Pedro Garza Garcia. Nous devions aller voir un film dans l'un des nombreux multiplexes de la ville. Malheureusement ils sont souvent remplis d'adolescents boutonneux et bruyants. Nous avons donc rebroussé chemin pour trouver autre chose à faire. Et là, accroché au feu de signalisation, nous avons vu une pancarte pour annoncer une petite foire à l'artisanat de Oaxaca sur le zocalo de la vieille ville de San Pedro.

Nous avons traversé la ville pour garer la voiture dans une ruelle calme à deux cents mètres de la place. Tout le folklore de Oaxaca se présenta à nos yeux : céramiques noires, huipiles et autres rebozos, jouets en bois, cafés, miels, chocolats, glaces et autres bijoux sont alignés dans des petits stands. Sur l'un des côtés de la place, une petite scène a été dressée : des danseurs de la Mixteca Alta, originaires de Tlachiaco, interprétèrent la fameuse Guelaguetza, danse classée récemment au patrimoine mondiale de l'humanité.

Parfois le mezcal est proposé dans une bouteille originale.



Terminant notre petit tour du zocalo, nous vîmes un petit restaurant au menu plein de souvenirs : tamales, mole negro, quesadillas de quesito oaxaqueño, molotes, sauterelles grillées... Malheureusement l'endroit était bondé. Renseignement pris, nous décidâmes de revenir le dimanche matin pour y prendre notre petit déjeûner.
Nous nous réveillâmes tôt pour arriver au petit restaurant.



Les cuisinières étaient en train de préparer la masa pour fabriquer leurs tortillas.


Sur le comptoir, deux grandes jarres en plastiques sont remplis d'eaux aromatisées : celle de gauche est une agua horchata (faite avec les graines de melon comme cela doit être fait) au melon et aux noix. Celle de droite est une agua de papaye.

J'ai découvert les molotes : ce sont des petits pains à la pomme de terre et au chorizo.



Mais j'ai finalement jeté mon dévolu sur deux énormes tamales de mole negro. Je dis énorme car leur taille n'a rien à voir avec les tamales qu'on sert au nord du pays. Ils sont tous petits et servis dans des feuilles de maïs. Dans le cas des tamales du centre du pays, on les sert dans des feuilles de bananier. Ils sont donc moins secs et plus savoureux.


J'avais l'opportunité de manger des sauterelles mais celles-ci étaient trop grosses à mon goût. Je préfère les petites sauterelles en fait, en tacos avec un peu de jus de citron vert.


Mon épouse a préféré commander une quesadilla au fromage de Oaxaca et aux fleurs de courgettes. Pour y avoir gouté, je dois dire qu'elle était excellente.




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lundi 2 juin 2008

La plus vieille empreinte de pied au Mexique

C'est ce que prétend avoir découvert une équipe d'archéologues et de chercheurs. Pour être plus précis, c'est Silvia Gonzalez, géoarchéolgue de l'Université John Moores de Liverpool en Angleterre. Son équipe a daté l'empreinte d'un pied gauche aux alentours de 40000 avant notre ère. L'empreinte a été découvert dans la cendre volcanique du Bassin de Valsequillo, dans le Mexique central.
La scientifique reconnaît cependant que la présence humaine au Mexique est certainement plus ancienne si on regarde certaines datations C14 faites en Basse-Californie et datant de 44000 avant Jésus-Christ.

A voir également sur le site de Mike Ruggeri et celui d'Erik Boot et en cliquant sur le titre de ce sujet.
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