jeudi 28 août 2008

La fleur, le chant

Derrière l'expression In xochitl, In Cuicatl se cache une figure typique de la rhétorique aztèque. Traduite en français, elle signifie La fleur, le chant. Elle fait référence à la poésie. La poésie nahua, incarnée par le tlatoani de Tlatelolco Nezahualcoyotl, avait la particularité d'être chantée. Les codex coloniaux montrent comment la parole est représentée sous la forme de volutes, à l'instar des bulles de nos bandes dessinées modernes.

Aujourd'hui je vous propose donc de regarder deux petites vidéos inédites en France et présentées par Miguel Leon-Portilla, sommité de l'histoire aztèque... La série s'appelle à juste titre In xochitl In Cuicatl et a été diffusée sur TV UNAM.





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Décès de Pierre-Robert Colas

La lettre d'information d'Aztlan nous a appris le terrible décès de Pierre-Robert Colas, épigraphe et mayaniste de tout premier plan. Il a été victime de cambrioleurs peu scrupuleux à son propre domicile. Il enseignait l'épigraphie maya à l'université Vanderbilt de Nashville, Tenessee.


Sa soeur, venue lui rendre visite, a reçu une balle dans la tête et est entre la vie et la mort...Mexique Ancien présente ses plus sincères condoléances à la famille Colas. Même sans le connaître personnellement, son décès est une énorme perte pour la communauté mayaniste et mésoaméricaniste.

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mardi 26 août 2008

Découverte d'une peinture murale dans l'Etat de Puebla

Les spécialistes de l’INAH ont annoncé la découverte d’une peinture murale polychrome d’époque préhispanique qui a été réalisée entre 1350 et 1400 ap J.C. Elle se situe sur la façade de la plateforme d’une pyramide au sommet du Cerro Colorado, à deux kilomètres de Coxcatlan, dans l’Etat de Puebla.

La peinture a été associée à la culture Popoloca, et elle mesure 10 mètres de longueur pour 1.60 mètres de hauteur. Arnulfo Allende, archéologue du Centre Inah de Puebla et responsable des inspections dans la région, a vérifié avec son équipe les conditions de conservation de la peinture, qui ont été jugées acceptables.

A présent les seuls éléments abordés par les spécialistes font référence aux couleurs utilisées pour peindre les personnages représentés, c’est-à-dire le rouge, l’ocre, le noir, le blanc et une couleur ressemblant au vert et au bleu. On peut voir la représentation de figures zoomorphes qui combinent les attributs de plusieurs animaux différents, comme les pattes d’une grenouille, une queue en forme de spirale, peut-être celle d’un singe, et un être semblable au jaguar en raison des taches noires sur sa peau. La signification de la peinture n’est pas encore claire : Allende pense qu’elle pourrait peut-être faire allusion à un contexte de fertilité, mais pour l’instant elle est encore recouverte de boue et d'autres matériaux, ce qui ne permet pas une lecture complète.

La céramique découverte in situ peut être mise en relation avec la culture Popoloca, un groupe de filiation culturelle Mixteca-Zapoteca qui se situait au sud de Puebla ; l’occupation du site remonterait à l’époque Post-classique.
Bien évidemment, avant de confirmer toutes ces données, d’autres contrôles et explorations archéologiques s’imposent.

Sources: Newsletter "Aztlan" - Site officiel de l'Inah



Peinture murale de Coxcatlan
(Photo: Inah)
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Digitalisations d'édifices mayas

L'INAH annonce la mise en place d'un projet de digitalisations de structures et de bâtiments à Uxmal, Sayil, Kabah et Xlapac dans le but de mieux comprendre les techniques et les matériaux utilisées par les anciens Mayas pour la construction qui bon an mal an sont parfois millénaires et tiennent parfaitement debout au contraire des constructions modernes et éphémères.

Grâce à ce projet, les restaurateurs et archéologues du Centre INAH du Yucatan espèrent trouver des solutions pour soulager des constructions qui commencent à "fatiguer", selon les propres termes de l'INAH. José Huchim Herrera, directeur du projet Uxmal, pense trouver des schémas et des solutions pour faciliter la restauration et le sauvetage de certains édifices. Un de ses collègues explique que c'est la masse des structures qui provoquent des risques de changement de niveau, sans qu'il y ait pour autant une menace d'effondrement.

En même temps, le visiteur lambda voit ses circuits de visites assez restreints. Il est presque impossible de pénétrer ou d'escalader certaines pyramides ou plateformes.
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Archéologie et pluies acides

L'INAH s'inquiète de la pollution et de l'état général de ses monuments. Son site internet fait état d'un projet de recherche sur les conséquences des pluies acides qui peuvent toucher les sculptures et les monuments de El Tajin et San Juan de Ulua, tous deux situés dans l'état de Véracruz.

Ces deux sites se trouvent à portée des fumées polluantes des complexes pétrolières de Pajaritos et de Altamira, situés dans l'état voisin le Tamaulipas. Ce sont notamment des produits comme le dioxyde de souffre, des oxydes de nitrogène et du trioxyde de souffre que les vents dominants emportent vers le sud.

C'est pourquoi une mission de chercheurs de l'INAH et de l'UNAM sera diligentée prochainement pour mesurer le pH des pluies qui peuvent tomber sur les zones. Elle devra faire aussi la lumière sur d'autres types de produits polluants qui pourraient endommager durablement les trésors archéologiques locaux.
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samedi 23 août 2008

Mesoamerican Mythologies

Le Congrès « Mesoamerican Mythologie » approche; il aura lieu à Irvine, Californie, le 18 octobre prochain, et vous pouvez maintenant consultez en ligne la liste des participants, les titres des symposiums et les résumés.
Je vous rappelle le thème central du Congrès : l’étude des mythologies et des croyances religieuses des anciennes populations mésoaméricaines, présentée par les meilleurs spécialistes du secteur. A travers leurs investigations, ils s’interrogent sur les expressions de la pensée mythologique dans l’art, l’architecture et les textes sacrés.

Je vous signale également la possibilité d’accéder à la liste des symposiums du Congrès précédent, « Mysteries of the Ancient Maya Murals », qui a eu lieu à Irvine le 21 octobre 2006.

Source: Newsletter "Aztlan"
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jeudi 21 août 2008

Quelques teasers de la série Les peuples du Soleil

Dans la barre des liens à gauche, vous pouvez cliquer et découvrir le site de la série documentaire Les peuples du Soleil, co-produit et diffusé sur France 5. Je ne résiste pas à partager avec vous ces vidéos qui introduisent les 3 épisodes de la série.











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Ouverture en 2012 du site archéologique de Santo Nombre

La sala de prensa de l'INAH annonce l'ouverture du site de Santo Nombre, situé dans la réserve naturelle de Tehuacan, dans l'état de Pueble. La commune de Tlacotepec de Benito Juárez pourra proposer dans 4 ans la visite de ce site daté du Préclassique ancien (400 avant Jésus-Christ - 200 après Jésus-Christ).

Blas Castellon Huerta, director du Projet Santo Nombre, dispose d'un budget initial d'un million de pesos pour nettoyer le site dans les 4 prochains mois. Ce sont 40 travailleurs et 4 ou 5 archéologues qui s'attèleront à la tâche avant d'effectuer des forages et des fouilles de surface.

Le site, à une heure de Puebla, s'étend sur 2 km2 : 20 monticules, d'une hauteur supérieure à 7 mètres sont répartis autour d'une place cérémonielle. La structure la plus haute atteint 12 à 13 mètres et s'étire sur 100 mètres, ce qui sous-entend qu'il s'agit d'une grande plateforme.

Castellon Huerta n'exclut pas que la construction du site soit le fait des Popolacas.


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mardi 19 août 2008

Agrandissement de la visite du site à Boca de Potrerillos

La Salle de presse de l'INAH annonçait le 16 août dernier l'agrandissement d'un petit site archéologique situé à 60 kilomètres au nord de Monterrey, sur la commune de Mina, Nuevo Leon. Sur le site de Boca de Potrerillos, ce sont plus de 4000 rocs et pierres qui sont tapissés par plus de 10000 gravures et inscriptions rupestres qu'on peut voir. Certains remontent à 10000 ans avant notre ère.

L'INAH pense donc ouvrir prochainement au public un espace d'environ 2,5 ha et appelé le Promontoire. Le visiteur pourra découvrir 700 gravures en rapport avec l'astronomie et certainement avec la chasse. Boca était un site de chasseurs-cueilleurs comme la majorité des populations nomades habitant le nord-est du Mexique.

On apprend aussi que l'INAH a récemment traité le dossier de Boca de Potrerillos dans le but de le présenter à l'UNESCO comme possible Patrimoine mondial de l'humanité dans un futur proche.

Le quotidien s'est également fait l'écho de la nouvelle dans son édition du 16 août.
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Des ossements qui suscitent la polémique...

Voici une bonne semaine, nous rapportions sur ce blog la découverte des restes d'une femme dans un cenote situé à une quarantaine de kilomètres de Tulum. Il nous semble intéressant de rapporter et de résumer la petite polémique qui est apparue sur le groupe de conversation Aztlan d'où nous tirons bon nombre des informations que nous publions.

Premier à tirer sur l'ambulance, Michael Smith, anthropologue et spécialiste des Aztèques à l'Université d'Arizona, rappelle à juste titre qu'il est difficile d'accepter une telle datation (13600 avant notre ère) sur l'analyse toujours très "fumeuse" du radio-carbone d'un seul échantillon. Il est important de vérifier cette date en mesurant le contexte de cette découverte. Malheureusement, il semblerait que l'eau ne soit pas le meilleur endroit pour avoir des échantillons suffisants et fiables. M. Smith finit son intervention en rappelant l'usage de la prudence.

Michael Ruggeri s'est aussitôt empressé de rapporter la découverte de onze temples sous-terrains dans des grottes du Yucatan, à Tahtzibichen, près de Mérida. Certains d'entre eux contenaient des ossements humains, probablement sacrifiés ou sont même ensevelis sous les eau. Des restes d'objets en céramique, probablement laissés pour accompagner les morts. Ruggeri s'appuie sur un article paru sur le site d'informations de Yahoo.


Grottes de Tahtzibichen, Yucatan
Photo : Reuters.

L'article mentionne l'existence d'un chemin souterrain long de 330 pieds reliant plusieurs chambres. L'auteur de l'article rapproche alors ces grottes avec l'idée que pour les anciens Mayas, elles étaient la porte d'entrée de Xibalba, le monde de mort. Soit dit en passant, cette idée des grottes et cavernes comme porte d'entrée vers l'inframonde n'est pas proprement maya dans la mesure où les Aztèques considéraient ces lieux comme l'entrée vers le Mictlan ou le Tlalocan, lieux funéraires souterrains.

Une petite vidéo du National Geographic vous donnera un petit aperçu pour comprendre de quoi on parle sur Aztlan.



Pour conclure, je pense que Michael Smith a raison. On ne peut se fier à un seul échantillon, surtout quand ce dernier a reposé longtemps dans des conditions si particulières. Il faut trouver d'autres moyens d'étayer la datation.

La réponse de Ruggeri est intéressante mais elle vient plus corroborer ce que Smith dit à propos de la datation au radiocarbone. La découverte de ces temples souterrains rend nécessaire une datation par le biais d'un contexte complet. L'article cité propose une interprétation intéressante. Pourtant il ne faut pas voir dans ce qu'ont fait ces Mayas quelque chose d'exclusif. Cela prouve un comportement typiquement "mésoaméricain".

Comme toujours, on peut regretter le manque de recul et de connaissance de la part de ceux qui rédigent ce genre de papier. Il faut être prudent.
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Arqueologia Mexicana Hors-série 28

Dans la série Best of ou encore "Comment refaire du neuf avec du vieux?", l'INAH et l'éditeur Raices s'attaquent ce semestre à Teotihuacan. Après le très fade hors-série publié au début de l'année sur Chichen Itza, on retrouve dans ce numéro spécial un résumé d'un article écrit par Maria del Carmen Solanes et Enrique Vela et publié en 2000 dans un autre hors-série (le n°5 pour être précis). On notera aussi la republication d'un article de Matos Moctezuma sur l'archéologie à Teotihuacan en 2003. Autant dire un gouffre de 5 années de fouilles et de découvertes, notamment sous la pyramide de la Lune.
Le reste du numéro est un rapide guide iconographique orienté vers des thèmes connus comme le Tlalocan de Tepantitla, la Chaussée des Morts, les pyramides du Soleil, de la Lune et du Serpent à plumes, l'ensemble de Quetzalpapalotl. Ajoutez-y quelques informations pour le touriste curieux, des photos des premières fouilles sur la zone et le tour est joué.
Rien de bien transcendant somme toute. On a l'impression d'être pris pour un abruti quand on voit la baisse de niveau proposé par les numéros hors-série et que je paie 60 pesos pour cela. Pendant ce temps, on attend toujours la publication de la première partie du Codex Nutall. Un conseil : toujours lire la revue avant de l'acheter...
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jeudi 14 août 2008

Découverte de la femme la plus vieille du continent américain

C'est avec ce titre tapageur que le quotidien Milenio rapporte la découverte à Naharon, Quintana Roo, des ossements d'une femme dans un cénote de cette commune, à une profondeur de 22,6 mètres. Le Cénote de Naharon est situé à 45 kilomètres de Tulum. Il mesure 30 mètres par 40 mètres. Les restes ont été découverts à 368 mètres de l'entrée du Cénote.

L'article mentionne notamment que cette femme, baptisée Eva de Naharum, mesurait 1, 41 m, pesait probablement 43 kilos et devait être âgée de 45 ans environ. Elle aurait vécu il y a 13600 ans. Eva de Naharon dépasse ainsi la femme découverte près de Mexico, à Peñón de los Baños. Elle aurait vécu il y a 12600 ans.

La nouvelle a été annoncée par Arturo Gonzalez, directeur du Musée du Désert, situé à Saltillo, Coahuila et l'anthropologue Concepción Jiménez, de la direction de l'anthropologie physique de l'INAH, lors de la présentation du 4ème Symposium international “El hombre temprano en América”, qui aura lieu au Musée National d'Anthropologie, à Mexico, du 18 au 22 août prochain.
L'information avait déjà été rapportée lors du dernier Congrès Mondial d'Archéologie qui a eu lieu en juillet dernier en Irlande.
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Travaux de restauration dans le site de Mayapan, Yucatan

L’Instituto Nacional de Antropología e Historia a développé une méthode pour remédier aux dommages des peintures murales et des reliefs architectoniques du site yucatèque de Mayapan. Ils sont dus à l’application, il y a quelques années, de polymères synthétiques qui forment une cape imperméable adhérant complètement aux pigments et empêchant l'humidité captée d’en sortir. Un simple changement de température peut donc compromettre cette cape et l’intégrité des couches de peinture qui peuvent se désagréger.

La finalité – comme Claudia Garcia, coordinatrice de la section de restauration du Centre INAH Yucatan a expliqué – est de prouver la validité de l’application de microémulsions qui doivent éliminer la présence des polymères.



Détail de la peinture du Temple du Pêcheur, Mayapan
Photo Bertrand LOBJOIS

Les microémulsions fonctionnent comme des solvants qui enlèvent les capes de polymères, mais avant de les appliquer aux peintures murales et aux bâtiments du site, d’autres tests en laboratoire seront nécessaires.



Peintures du Temple des Niches, Mayapan, Yuc.
Photo Bertrand LOBJOIS.

Les peintures et les édifices les plus affectés par ce problème sont le Temple du Pêcheur et le Temple des Niches.

Source : La Jornada
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mercredi 6 août 2008

Découvertes de vestiges et d'enterrements à Tula, Hidalgo

La Salle de presse de l'INAH, reprise par Erik Boot sur son blog annonce des découvertes intéressantes, lors de fouilles de sauvetage réalisées sur le zocalo de la ville de Tula de Allende, Hidalgo. Cette petite ville à deux heures au nord de Mexico est selon les récits coloniaux et certains mythes précolombiens, fut le siège du pouvoir incarné par le roi-prêtre Quetzalcoatl.

Si beaucoup de chercheurs, d'historiens et d'anthropologues se disputent pour donner son emplacement à Tula (tantôt à Teotihuacan, à Cholula ou à Xochicalco), l'archéologie avait permis cependant dès le XIXème siècle et les "fouilles" à l'explosif du Français Désiré Charnay, de découvrir de nombreux édifices, sculptures et éléments peints faisant référence au Serpent à plume et à son avatar humain Ce Acatl Topiltzin Quetzalcoatl. C'est donc à une vingtaine de centimètres sous le sol du zocalo qu'une équipe d'archéologues dirigée par Sergio Antonio Camarena et Juan Manuel Toxtle, a découvert six enterrements humains et une seule offrande. Cette dernière est composée de trois éléments de vaisselles, dont l'une est polychrome (noir, rouge, jaune).

Parmi les six corps mis au jour, l'attention des archéologues s'est porté vers celle d'un enfant de 5 à 7 ans. Il était couché sur son côté droit, sans aucune offrande. L'enfant a été découvert à l'intérieur d'un autel fait d'un mur d'adobe et de tepelcates superposés. Auparavant des restes de structures datées entre 900 et 1150 après J-C avaient été découverts.

Etant donné la faible profondeur des éléments découverts, les archéologues n'excluent pas de nouvelles fouilles et de nouvelles inventions. En attendant, les objets et les corps récupérés ont été transférés vers le musée de la zone archéologique de Tula de Allende, au nord de la ville, afin d'être nettoyés et consolidés.





Un des enterrements découverts
(Photo:Inah)




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Publication de Julie Gazzola

La liste des publications gratuite et disponible sur le site du FAMSI s'est récemment enrichie d'une publication intéressante sur les travaux de restauration entrepris en 2007 sur la Pyramide du Serpent à plumes à Teotihuacan.
L'édifice, scrupuleusement fouillé par les équipes de Ruben Cabrera Castro et Sabura Sugiyama à la fin des années 1980 et au début des années 1990, a subi depuis de nombreuses détériorations dûes au climat et à la pollution de la capitale mexicaine, situé à une quarantaine de kilomètres au sud-est du site.
Vous pouvez télécharger le travail de Julie Gazzola en anglais à l'adresse : http://www.famsi.org/reports/07093/07093Gazzola01.pdf .
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dimanche 3 août 2008

Avancements des travaux dans un site résidentiel maya près de Chichén Itzá

Après 10 ans de campagnes de fouilles, le 2 août dernier, les archéologues ont fait connaître les résultats des investigations effectuées dans un site résidentiel maya au Yucatán.
Il s’agit d’un ensemble d’habitations, d'accès difficile, situé à 800 mètres du site archéologique de Chichén Itzá.
Ce site – présenté à la Presse par José Osorio León, responsable du projet, et par Federica Sodi Miranda, directrice de l’Instituto Nacional de Antropología e Historia du Yucatán – est connu sous le nom de « Groupe de la série initiale ou de la date », et il est situé au dessus d’une plate-forme de 150 pour 80 mètres. On peut y voir plusieurs palais et structures cérémonielles, fort probablement reliées à l’élite qui y résidait.
La première occupation du site remonte au Préclassique, et continue jusqu’au Classique récent et terminal.
Il s’agit de la structure d’habitat la plus proche de Chichén Itzá, et les archéologues ont également découvert plusieurs enterrements, bien que, à ce propos, aucun détail n’ait été divulgué.
L’accès du public est limité. En raisons du nombre très élevé de touristes qui visitent Chichén quotidiennement, ce petit site restera fermé pour raisons de sécurité.


Source : Endosis – Groupe de discussion.
Yahoo Mexico - noticias
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samedi 2 août 2008

20ème foire du livre d'anthropologie et d'histoire au DF

Il y a quelques semaines, le quotidien La Jornada annonçait la tenue du 18 au 28 septembre de la 20ème édition de la foire du livre d'anthropologie et d'histoire. Les organisateurs ont choisi le thème de la Mésoamérique et ont décidé six pays : le Honduras, le Guatemala, le Salvador, le Nicaragua, le Bélize et le Costa Rica.

Ce sont environ cents éditeurs qui viendront proposer leurs publications. au Musée National d'Anthropologie situé dans la capitale mexicaine. Profitant de ce que l'UNESCO est déclarée 2008 "Année internationale des Langues", les organisateurs proposent la tenue de la Première rencontre des langues en péril. Les 100000 visiteurs attendus pourront également assister au 13ème Symposium Roman Piña Chan, célèbre archéologue mexicain. Ce dernier aura lieu du lundi 22 septembre, à 19 heures, au mercredi 24 septembre à la même heure.


Pour plus de renseignements, cliquez ici : http://www.feriadelibro.inah.gob.mx/


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vendredi 1 août 2008

Environ 350 sites répertoriés dans l'atlas archéologique du Véracruz

La sala de prensa de l'INAH fait état d'un projet en commun avec Pemex (Petroleos Mexicanos) depuis un an et demi. Il s'agit pour la compagnie nationalisée de pétrole d'effectuer un relevé précis d'éventuelles nappes d'hydorcarbures dans l'Etat de Veracruz sans faire de dommages à des monuments archéologiques d'importance. Des charges explosives sont disposées tous les cinquante mètres.
Pour autant, les vestiges découverts ne sont pas de grande taille. Le site le plus important est situé au sud de San Miguel de Allende, dans la commune de Los Choapas. Il s'agit avant d'un travail de cartographie et non de fouilles poussées de la part de l'INAH. Des balises GPS ont été utilisées pour retrouver plus facilement les sites dans un futur plus ou moins proches et effectuer ainsi des fouilles dignes de ce nom.
L'INAH travaille étroitement avec la Secretaria de Transportes y Caminos afin d'étudier l'élargissement d'une route dans le même état de Veracruz. Il s'agit en effet d'éviter d'endommager un patrimoine archéologique qui pourrait être valorisé. Dans le pire des cas, l'INAH devra réaliser des fouilles d'urgence.
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