dimanche 28 septembre 2008

Le temple aztèque du sang

Voici un autre documentaire trouvé sur youtube et inédit en France. C'est la chaîne satellite Discovery Civilizations qui l'avait proposé... On nous propose de très intéressantes reconstitutions du Templo Mayor et des explications médico-légales sur l'art du sacrifice humain.

Bon visionnage et n'oubliez pas de laisser vos commentaires !





















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jeudi 25 septembre 2008

Cracking the Maya Code

En plus de proposer un documentaire vivant et vulgarisateur sur l'évolution de l'épigraphie maya, PBS et Nova ont choisi de proposer un contenu interactif complétant le documentaire Cracking the Maya Code, diffusé récemment sur Arte.
On trouvera ainsi une ligne du temps qui retrace les principales découvertes de l'épigraphie maya : http://www.pbs.org/wgbh/nova/mayacode/timeline.html
http://www.pbs.org/wgbh/nova/mayacode/mast-flash.html
On pourra découvrir aussi les peintures murales classiques de San Bartolo découvertes récemment au Guatemala
Qui n'a pas rêvé de décoder une stèle maya? C'est chose faite en cliquant sur ce lien :http://www.pbs.org/wgbh/nova/mayacode/translate.html.

A consulter pour compléter vos connaissances : Michael D. Coe, Breaking the Maya Code et Mark Van Stone et Michael D. Coe, Reading the Maya Glyphs. Le premier ouvrage a fortement été utilisés par le réalisateur du documentaire, David Lebrun.

D'ailleurs vous pouvez regarder le documentaire en anglais, gratuitement à cette adresse : http://www.pbs.org/wgbh/nova/mayacode/program.html .
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mardi 23 septembre 2008

Exposition Teotihuacan Ciudad de los Dioses

Dans le cadre du Festival Santa Lucia de Monterrey qui se tiendra le mois prochain dans la capitale du Nuevo Leon, les gouverneurs de cet état et de celui de Mexico ont inauguré samedi passé une exposition qui rejoindra l'Europe (Paris, Zürich, Münich entre autres) en 2009. Le Festival Santa Lucia a été créé afin de proposer une offre culturelle plus abondante à la population locale, suite au succès populaire des expositions qui ont eu lieu l'année passée lors du Forum Universel des Cultures Monterrey 2007.

Elle a pour thème Teotihuacan et présente 450 pièces archéologiques de toutes sortes (sculptures peintes, peintures murales, céramiques tripodes, encensoirs etc.) jusqu'à janvier 2009. Elles appartiennent à des collections publiques (musée du site de Teotihuacan, Musée Amparo de Puebla, Museo Universitario de Xalapa, Museo Regional du Yucatan). Le visiteur pourra également voir l'histoire de l'exploration de la zone archéologique depuis le dix-huitième siècle à nos jours.

En attendant un rapport plus complet de votre serviteur, sachez que l'exposition est ouverte du mardi au dimanche, Nave Lewis au Parque Fundidora de Monterrey...
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jeudi 18 septembre 2008

"El Templo Mayor en voz de sus investigadores"

Voici le titre d’un cycle de conférences qui commencera le 20 septembre et terminera le 25 octobre ; il aura lieu tous les samedi à partir de 10h dans l’Auditoire Eduardo Matos Moctezuma, du Musée du Templo Mayor.

Les spécialistes de l’Inah parleront des découvertes les plus importantes et les plus récentes de leurs travaux d’investigation dans l’enceinte sacrée de l’ancienne Tenochtitlan. Carlos Javier González González, directeur du Musée du Templo Mayor, affirme que le but n’est pas seulement celui de diffuser les nouvelles connaissances acquises sur le passé mexica, mais aussi celui de permettre aux habitants de México de s’approcher et d’apprécier l’histoire de la ville et de leur ancêtres.


J’invite donc les gens qui lisent ce blog, les Mexicains du D.F ou les francophones expatriés intéressés par l’ancienne civilisation aztèque, à ne pas louper l’occasion d’assister au moins à quelqu’unes de ces conférences.
Il s’agit d’une occasion unique pour enrichir nos connaissances et se cultiver, en contact direct avec les spécialistes du domaine.
Sources: El Universal et pour plus de détails en ce qui concerne les thèmes de chaque conférence, on vous conseille la Section "Boletines" du site de l'Inah
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jeudi 11 septembre 2008

Arqueologia Mexicana 93

Le dernier numéro d'Arqueologia Mexicana;"> est en vente dans tous les bons kiosques, librairies et supermarchés du pays.
Au programme ce mois-ci : la peinture maya. Ce gros dossier se répartit en plusieurs sections.
Un plan synoptique de la zone maya reprend les différentes manifestations de la peinture maya.
Il est notamment question de la redécouverte des peintures du site de Bonampak en 1946, des techniques utilisés par les anciens Mayas. Ensuite on redécouvre comment la peinture est intégrée à l'architecture en voûte, à la cérémique, aux parois des édifices de Santa Rita et de Tulum et aux codex (de Paris et de Madrid en l'occurence).

On peut regretter l'absence de Cacaxtla dans ce dossier. Si le site est situé dans le centre du Mexique (70 kilomètres à l'est de Mexico), il présente des caractéristiques qui ne laissent aucun doute sur une occupation maya pendant l'épiclassique (entre 750 et 900 après Jésus Christ).

Mais la surprise de taille vient d'un article qui n'avait fait part d'aucun communiqué de presse de l'INAH ces dernières semaines. On y apprend qu'une équipe d'archéologues dirigée par Raul Barrera et Gabino Lopez a mis au jour ce qui pourrait être l'ancien Calmecac situé dans l'enceinte sacrée du Templo Mayor. Au 97 calle Donceles, en plein centre ville et à deux pas de la cathédrale et du Templo Mayor, les archéologues ont fait des découvertes étonnantes !

La surface de 714 m2 fouillée a révélé la présence de 7 magnifiques décorations de toit hautes de 2 mètres de hauteur en forme de coquillage à 5,36 sous le niveau du sol. Elles sont toutes en excellent état de conservation. Comparée à la représentation du Calmecac dans le Codex Mendoza (fol. 61r), elles font vraiment penser qu'à cet endroit se trouvait le lieu où était formée l'élite sacerdotale aztèque.
Les informateurs de Sahagun explique que le Calmecac servait d'école où on pouvait apprendre à lire les codex, le tonalamatl, la poésie, à se préparer à l'art rhétorique et à différentes cérémonies religieuses. Il était réservé aux nobles, les jeunes du commun devant se contenter d'aller au telpochcalli. La vie y était rude, régie par une discipline corporelle et mentale de tous les instants.


Photo : Boris de Swan / Raíces.
Source : http://www.arqueomex.com/images/FOTOSNUM93/donceles.jpg

Ces fouilles de sauvetage ont permis la découverte de trois étapes de construction du monument. Les archéologues ont ensuite découvert un puits contenant des céramiques chinoises et de l'époque coloniale mais surtout deux statues en pierre volcanique.

L'une représente Mictlantecuhtli alors que la deuxième a pu être identifié comme Xiuhtecuhtli, dinvinité solaire reconnaissable à son diadème de turquoise (xiuhuitzolli). Sa coiffe comporte des carapaces de tortues. La représentation de Mictlantecuhtli est très impressionnate par son iconographie. On retrouve les traditionnels crocs du monstre de la terre placés au niveau des coudes et des genoux. Son dos est couvert de glyphe de jade laissant plutôt penser à un flot de sanf. il porte au coup un collier en forme de serpent noué. Sa tête semi-décharmée est couverte d'une couronne ornée d'une rosette de papier. A l'arrière de sa tête, on peut voir un xiuhcoatl ou serpent de feu, attribut traditionnel de Huitzilopochtli.

Enfin les archéologues ont découvert les restes d'un énorme cuauhxicalli ou pierre de l'aigle : c'est dans ce type de grand récipient qu'on brûlait les petits papiers lors de la fête de Huitzilopochtli. Mais cette pierre est très spéciale par son iconographie. Sur sa partie inférieure, on peut voir une représentation de Tlaltecuhtli très bien conservée : bandelettes de papiers sur la coiffe, collier de coeurs humains, croc en forme de silex dans la bouche, genoux avec crocs du monstre terrestre, deux têtes de serpents, boules de coton... Tout y est. Ce cuauhxicalli devait probablement être utilisé lors de sacrifices humains. il faudra attendre les résultats d'analyse qui, n'en doutons pas, ont sûrement décidés par les chercheurs mexicains.


Autre cuauhxicalli visible au Templo Mayor.
Source : http://www.dfinitivo.com/wp-content/uploads/2006/08/cuauxicalli_df.jpg


Mais le plus intéressant est finalement la date 7 roseau visible à l'arrière du monolithe et qui, selon les archéologues, fait référence aux cérémonies religieuses réalisées à cette date en l'honneur de Quetzalcoatl, à Cholula, dans l'état voisin de Puebla.

Un graphique des découvertes est téléchargeable ici .
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vendredi 5 septembre 2008

Nouvelles hypothèses sur l'abandon du site de Kabah

La Sala de Prensa de l’Inah annonce que les dernières fouilles archéologiques menées dans le site yucatèque de Kabah, en particulier dans le Temple Codz Pop, pourraient apporter de nouvelles informations à propos de l’abandon du site par les groupes mayas qui y ont vécu.

Dans les chambres 13 et 14 de l’édifice – qui en compte 21 au total – les archéologues ont retrouvé les traces d’une « cérémonie d’achèvement » qui pourrait indiquer la démission de la classe nobiliaire maya pour la cité. Ce rite – qui a été décrit à la presse par Lourdes Toscano Hernández, Responsable du Projet de Conservation et Investigation du site – consisterait à « détacher les éléments présents dans les portes ». La présence de terre brûlée a été considérée comme une autre allusion à cette cérémonie.
Des traces identiques ont été découvertes dans d’autres sites de la Ruta Puuc, comme Uxmal et Sayil. L’archéologue interprète cela comme une cérémonie, effectuée par la noblesse, qui avait pour finalité la fin de la présence maya sur place. Cela aurait été représenté métaphoriquement par la fermeture des accès aux édifices.

Dans le cadre des campagnes de fouilles qui continueront jusqu’en 2009, trois équipes de spécialistes se consacreront à plusieurs travaux de restauration, notamment la réintégration des mascarons de Chac sur la façade ouest du Codz Pop et la réinstallation, sur la façade est, de cinq statues représentant des personnages qui ont été interprétés comme les derniers souverains de Kabah.
On a supposé que le Codz Pop puisse être une « Maison du Conseil » . En général, on sait avec certitude que c'était un édifice qui avait
différentes fonctions.
L’épigraphie, qui fournit des données intéressantes à ce propos, a démontré que les gens qu’y résidaient n’appartenaient pas tous à la même famille.

L’équipe d’archéologues aura aussi l’occasion de mener des fouilles dans le Groupe Central. L’occupation de cette partie du site remonte au Préclassique supérieure et a continué jusqu’au Postclassique, aux alentours du XIIIe siècle. L’étude des structures architecturales avait permis à Toscano Hernández de découvrir que, en dessous du niveau caractérisé par l’architecture en style Puuc, existait un niveau de construction précédent, avec caractéristiques typiques de l’architecture du Petén.

Il est de toute façon important de souligner qu’il s’agit, dans la plupart des cas, d’hypothèses, qui pourront être confirmées seulement par les datations des nouveaux éléments découverts au fur et à mesure que les campagnes de fouilles avanceront.

Sources: Inah - Sala de Prensa


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lundi 1 septembre 2008

Préparation de l'exploration archéologique à Tula

La Sala de Prensa de l’Inah et le blog d'Erik Boot ont annoncé, le 28 août dernier, la préparation de l’exploration du site archéologique de Tula, qui prévoit des travaux de conservation d’édifices comme le Palacio Quemado et l’Edifice K, et une série d’études spécifiques sur les datations, pour avoir à dispositions une majeure quantité de données relatives à la période d’apogée du site.

Le “Programa de Investigación Conservación y Mantenimiento para Tula” sera dirigé par Robert Cobean et Luis Gamboa, qui travailleront sur place sept mois.
Une équipe de restaurateurs se consacrera au Palacio Quemado, formé par trois cours, une série de colonnes qui soutiennent le toit et des banquettes décorées avec reliefs qui représentent des guerriers et des musiciens en procession. La restauration, nécessaire en raison des fortes pluies qui ont affecté la région, sera effectuée à partir de l’utilisation de matériaux similaires à ceux utilisés à l’époque préhispanique.

L’exploration archéologique sera concentrée sur l’Edifice K, une plateforme de plus de 100 mètres de largeur pour 70 mètres de hauteur, qui présente des salles pourvues de colonnes et dont la façade est caractérisée par un escalier d’environ 15 mètres de hauteur. Les campagnes de fouilles menées dans les années Nonante ont exploré le 50% de l’édifice, et ont permis de supposer que cet espace était probablement consacré aux réunions et aux cérémonies de l’élite toltèque.

La Pyramide C, explorée en 2007, fera l’objet d’une troisième investigation, notamment en raison des importantes découvertes relatives aux techniques constructives.
Finalement, les spécialistes élaboreront une nouvelle carte topographique et architectonique du site, complète des nouvelles structures monumentales de l’enceinte principale.

Ce projet, qui a la finalité d’étudier et mieux comprendre le développement urbain de Tula, sera accompagné d’un inventaire et d’un renouvellement de la documentation des sculptures visibles dans le musée du site et dans le Museo Nacional de Antropología.



Tête d'Atlante - Temple de Tlahuizcalpantecuhtli
Tula
(Photo: E.Mazzetto)
Sources: Inah - Sala de Prensa
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