mercredi 29 octobre 2008

Los Aztecas: la construcción de un imperio

Parce que dans ce blog vous ne trouvez pas seulement des nouvelles archéologiques mais aussi une occasion pour apprécier les reconstructions de l'ancienne histoire du Mexique, voici un documentaire de History Channel, divisé en 5 parties, consacré à l'histoire des Aztèques, depuis leur départ de la mythique île d'origine Aztlan jusqu'à l'arrivée des Espagnols et à la chute de Tenochtitlan.
On attend vos commentaires et...bon visionnage !













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mercredi 22 octobre 2008

The Aztec World

Le Field Museum de Chicago, Illinois va inaugurer le 26 octobre une grande exposition (encore une !) sur les Aztèques. Selon le communiqué de presse de l'INAH, ce sont 300 pièces qui seront présentées au public américain.

Pour celles et ceux qui parcourront le site officiel de l'exposition en cliquant sur le titre de ce post, vous verrez que les conservateurs de l'exposition ont voulu mettre en valeur la vie quotidienne et présenter la société aztèque (paysans, artisans, marchands, guerriers, prêtres et dirigeants), son fonctionnement économique par le tribut des populations soumises à leurs lois.
Le même site comporte de très nombreuses informations et documents que tout un chacun peut lire ou télécharger, si on comprend la langue de Shakespeare...

L'inauguration du 26 octobre sera le cadre d'une grande conférence en espagnol sous la direction de Felipe Solis Olguin, directeur du Musée National d'Anthropologie de Mexico, Juan Roman Berrelleza, Directeur du Templo Mayor, Elizabeth Brumfiel. Leonardo Lopez Lujan fera la présentation en anglais. Elle aura lieu à 14 heures et sera gratuite.

D'autres événements comme des danses cérémonielles ou la création de codex auront jusqu'au mois d'avril 2009.
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mardi 21 octobre 2008

Fouilles à Ocotelulco

L'INAH a fait publication sur son site internet des résultats d'une campagne de fouilles qui se terminera dans 15 jours sur le site d'Ocotelulco.
Cette chefferie, citée à maintes reprises par les sources coloniales (notamment par Hernan Cortés et Motolinia), était située au nord de la villeMexicas et de Tenochtitlan. Selon Cortès, elle était la seconde chefferie des 4 composants la ligue de Tlaxcala et comptait 30000 habitants. Elle porte aujourd'hui le nom de San Francisco Ocotelulco et est placé à quelques mètres d'une jolie petite église coloniale et de son cimetière.



L'archéologue José Eduardo Contreras appartient au Centro INAH de Tlaxcala et travaille sur cette petite zone depuis une quinzaine d'années. Son équipe a récemment mis à jour un ensemble d'habitations et des céramiques préhispaniques. Pour être plus précis, les archéologues auraient retrouvé les ciments utilisés pour les constructions, à une distance peu éloigné du centre cérémoniel déjà fouillé et exposé au public. Ce dernier contient des banquettes et un autel couverts de peintures polychrome rappelant le style pictural du Codex Borgia.


Autel polychrome, Ocotelulco, Tlaxcala.
Photo : http://www.tlaxcala.gob.mx/tlaxcala/imagenes/prehispanico/altar_tocotelulco.jpg

Les céramiques mises à jour sont des motifs géométriques peints en rouge et noir sur fond orange, un plat tripode à motif cérémoniel (description un peu fumeuse je l'avoue) sur les parties inférieure et supérieure, des statuettes anthropomorphes et des restes osseux de dinde et de cerf. Tout ce mobilier appartenait à trois offrandes. Le communiqué insiste sur deux pièces magnifique : un grand plat peint représentant un prêtre tenant un bâton cérémoniel à tête de cerf (cf Codex Telleriano-Remensis) et une boîte avec une peinture avec un crâne de cerf tirant la langue. Cet animal était le nahual ou le double animal du dieu Acamaxtli, également appelé Mixcoatl. Ce dernier était étroitement relié à la guerre et à la chasse.

Trois tlecuiles ou foyers ont été également trouvés. Ils avaient probablement un usage domestique, c'est à dire qu'ils devaient être utilisés pour la cuisson des aliments. Enfin des pointes de flèches en obsidienne font partie du mobilier retrouvé.

José Eduardo Contreras a annoncé la reprise des fouilles au début de l'année prochaine.

Quelques références sur Ocotelulco :
CONTRERAS MARTINEZ, José Eduardo.
1993. « La pintura mural de la zona arqueológica de Ocotelulco ». In La escritura pictográfica en Tlaxcala. Dos mil años de experiencia mesoamericana, Luis Reyes García (éd.), Universidad Autonoma deTlaxcala, Tlaxcala, p. 54-61.

1994. « Los Murales y Ceramica Policromos de la Zona Arqueologica de Ocotelulco, Tlaxcala ». In Mixteca-Puebla: Discoveries and Research in Mesoamerican Art and Archaeology, Labyrinthos, Henry B. Nicholson et Eloise Quiñones Keber (éds.), Culver City, p. 7-24.

PEPERSTRAETE, Sylvie.
2002. "Les peintures d’Ocotelulco et le problème de la provenance du Codex Borgia". In Annales d’histoire de l’art et d’archéologie, n° 23, Université Libre de Bruxelles, Bruxelles.

2006. "Las pinturas de Ocotelulco y el problema de la procedencia del Codice Borgia". In Estudios de Cultura Nahuatl, vol. 36, Instituto de Investigaciones Historicos, Universidad Autonoma de Mexico, p. 15-44. Disponible le 21 octobre 2008 sur http://www.ejournal.unam.mx/ecn/ecnahuatl37/ECN003700002.pdf .

Photos d'Erasmo Perez prises en 2007 : http://www.flickr.com/photos/albatros/sets/72157600061178642/

Site internet officiel de la zone : http://www.inah.gob.mx/ZonasArqueologicas/todas/htme/za02403.html
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Le musée Amparo au Château de Chapultepec

L'actualité des expositions consacrée au Mexique ancien est riche en ce moment !

En cliquant sur le titre de ce poste, vous tomberez sur la dépêche de l'INAH rapportant la tenue d'une exposition temporaire des collections du musée Amparo situé à Puebla. Ce musée privé situé dans le centre de la capitale de l'état de Puebla compte avec une des collections de pièces préhispaniques les plus grandes du pays. Ce sont donc soixante-seize œuvres choisies qui seront visibles du 22 octobre à janvier 2009.

Le directeur du Musée Amparo, Roberto Galvadon explique que les objectifs du Musée d'Histoire Nationale de Chapultepec et ceux de son musée sont identiques : il s'agit de mettre à la disposition du public trois époques enormément importantes de l'histoire mexicaine. Parmi ces trois époques, la période préhispaniques est celle qui se détache le plus.

Cette exposition marque en effet le dix-septième anniversaire du Musée Amparo. L'accès à l'exposition sera gratuit pour ceux qui viendront à Chapultepec. Autant en profiter pour les touristes en goguette comme pour les sorties dominicales des expatriés.
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lundi 20 octobre 2008

Les salles "Amérique" des Musées Royaux d'Art et Histoire de Bruxelles

Lors de mon petit séjour à Bruxelles, la semaine dernière, j’ai pris le plaisir de visiter les nouvelles salles américaines des Musées Royaux d’Art et Histoire.
L’inauguration avait eu lieu le 4 et 5 octobre dernier, journées pendant lesquelles l’entrée était gratuite, mais rassurez-vous, puisque le billet que j’ai acheté m’a coûté juste 5 euros, tarif sans réduction.

Les salles sont divisées en fonction des aires culturelles, ce qui permet aux visiteurs d'avoir une vision globale des différentes civilisations qui se sont développées en Amérique tout au long de son riche passé.

En ce qui concerne le Canada et les Etats-Unis, région du sud-ouest, les cultures des Séminoles, des Cherokees et des Iroquois sont abordées à travers la richesse des masques, des pipes et des fourneaux de paniers. Les cultures tlingit et chilkat de la Colombie britannique, en revanche, ont attiré mon attention en raison de leurs superbes tissus brodés et décorés.


Masque – Culture Cherokee, Caroline du nord, 1925, bois et cornes de buffle
Copyright E. Mazzetto



Culture Chilkat, couverture avec longues franges
Copyright E. Mazzetto

La salle suivante est entièrement consacrée à l’Arctique et aux États-Unis. Je découvre des informations sur la culture de Thulé, qui remonte à 500 ap. J.-C : les habitants des villages construisaient leurs maisons avec les os des baleines chassées. Ensuite l’expo porte sur les objets de la vie quotidienne et rituelle et sur les vêtements utilisés, comme l'anorak et les gants.
Il s’agit d’une collection ethnographique remarquable, dont la plupart des pièces remonte à la deuxième moitié du XVIII siècle.



Instrument rituel de chaman
Copyright E. Mazzetto


Mocassins
Copyright E. Mazzetto

La salle continue avec une série d’objets d’excellente facture, appartenant aux cultures Sioux, Crow et Cheyenne, parmi lesquels figurent des porte-bébés, des robes de femme brodées, des amulettes en forme d’animal contenant un cordon ombilical et des superbes panaches de danse avec des cornes de bison.


Panneau peint avec scène de chasse au bison – Culture Shoshone, bois, 1900 environ
Copyright E. Mazzetto

Éloignons-nous un peu de l’Amérique du nord pour aborder maintenant les cultures du Nouveau Mexique, les vestes et les masques des Anazasis et la culture Casas Grandes du Mexique du nord, introduisant aux salles entièrement consacrées à la Mésoamérique.

Vases anthropomorphes - Culture Casas Grande, terre cuite
Copyright E. Mazzetto

Pour avoir déjà eu occasion d’admirer les pièces les plus superbes de la section mésoaméricaine dans l’exposition « Les Maîtres de l’art précolombien » qui a eu lieu aux Musées Royaux il y a deux ans, je ferai ici un rapide résumé.
La période préclassique est évoquée à travers la présence des pièces olmèques ainsi que par les statuettes des « femmes en violon », typiques des sites comme Tlatilco. Parmi les pièces olmèques, j’attire l’attention sur les masques aux célèbres traits de félins et aux bijoux de jade superbement gravés.


Collier de perles et griffes de jaguar, Préclassique moyen, Mexique ou Honduras, pierre
Copyright E. Mazzetto


Figurine féminine – Vallée de México, Préclassique moyen, terre cuite
Copyright E. Mazzetto

L’influence de l’art de Teotihuacan, pendant la période Classique, est visible dans un vase provenant de l’actuel état de Michoacan, où les traits géométriques des personnages représentés et le style de la composition évoquent les expressions artistiques de la Métropole.



Culture de Michoacan – Divinité richement parée, terre cuite
Copyright E. Mazzetto


Il y a également des pièces appartenant à la culture Mezcala et provenant de Colima, ainsi que les célèbres pièces de la Côte du Golf, découvertes dans le site de El Zapotal.

La section de l’expo consacrée aux Mayas s’ouvre avec les reproduction des peintures murales de Bonampak, une série de magnifiques céramiques en style codex et des figurines en terre cuite provenant de l’île de Jaina. Plusieurs panneaux explicatifs nous apprennent l’histoire et le développement de la civilisation maya ainsi qu'un petit résuméde son très riche panthéon.



Guerrier , Culture Maya, Classique récent, terre cuite, Campeche, Mexique
Copyright E. Mazzetto


La richesse des pièces mayas ici présentes ne pourra etre traitée que marginalement ; voilà pourquoi j’ajouterai, entre autres choses, la présence de trois stèles, une desquelles provenant de Bonampak, et d’une colonne de glyphes de Piedras Negras. Les bijoux de jade, les excentriques et les masques sont seulement une petite partie des trésors à découvrir dans cette partie de notre exposition.

Silex excentrique avec cinq profils humains, Copan ou Quirigua, 600-900 ap. J.-C
Copyright E. Mazzetto

Le temps est maintenant venu pour entrer dans la période Postclassique et pour faire connaissance avec la culture Mixteca-Puebla et celle des Aztèques.
On ne pourra pas éviter de reconnaître, dans plusieurs pièces de céramique, le style « codex » typique de la Cholulteca III, dont les scènes peintes rappellent les images des codex du groupe mixtèque.


Vase « style codex » Style Cholulteca III, Postclassique récent, terre cuite,
Région de Cholula, Puebla.
Copyright E. Mazzetto

Un autre bref aperçu du panthéon aztèque nous ouvre les portes à la connaissance des expressions artistiques si austères de cette culture. Les statues en pierre représentent plusieurs divinités, parmi lesquelles Chalchiuhtlicue, « De jade sa jupe », déesse de l’eau et des sources, ou plusieurs déesses du mais, comme par exemple Chicomecoatl, « Sept Serpent ». On découvre ensuite plusieurs superbes figurines en terre cuite représentant des femmes à enfant, des représentations de Xipe Totec assis sur un trône et plusieurs objets liés à la vie quotidienne.

Déesse du mais Chicomecoatl - Culture aztèque, pierre
Copyright E. Mazzetto


Déesse de l'eau Chalchiuhtlicue - Culture aztèque, bois
Copyright E. Mazzetto


Femmes à enfant - Culture aztèque, terre cuite
Copyright E. Mazzetto


Coupe à pulque. Décorations géométriques et incisées – Culture aztèque, terre cuite
Copyright E. Mazzetto

Je ne consacrerai pas de commentaire aux salles dédiées à l’Amérique du sud, en raison de la pauvre quantité de photos prises et parce que ces dernières salles n’ont pas encore été terminées.
Les panneaux n’ont pas encore été affichés, ni les descriptions des objets présentés.

En effet, on peut citer un seul bémol : le caractère encore un peu incomplet de cette exposition, qui parfois ne permet pas aux gens d’en profiter au maximum. La présence de plusieurs télévisions
dans les salles consacrées aux cultures des Etats-Unis permet de suivre des documentaires relatifs à plusieurs activités d’artisanat ou aux activités rituelles des chamans. Malheureusement l’absence d’une explication ou d’un commentaire oblige les visiteurs à demander des renseignements aux médiateurs du musée, ce qui n’est pas toujours possible. J’ai également remarqué l’absence de certaines des pièces exposées ou des descriptions de certaines pièces aztèques, notamment un xiuhmolpilli – ou faisceau de 52 roseaux qui symbolisait un siècle – et une statue en albâtre d’une déesse probablement liée à l’eau en raison de son couvre-chef.

Évidemment ces petits détails ne m’ont pas empêchée d’apprécier et de beaucoup aimer cette nouvelle partie du musée, qui contient des pièces spectaculaires qui méritent sûrement une visite de la part de celles et ceux qui ont envie de plonger dans le charme des civilisations américaines, anciennes comme modernes.

Profitez également de la librairie du musée qui vend plusieurs bouquins et ouvrages publiés par les MRAH à la moitié de leur prix originel et qui peut donc vous permettre d’approfondir vos connaissances sur les collections exposées et sur les cultures qui ont produit ces superbes œuvres d’art.

Pour tous les renseignements n’hésitez surtout pas à visiter le site internet du Musée :

http://www.kmkg-mrah.be/

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dimanche 19 octobre 2008

Anastyloses des enterrements de Teotihuacan

L'INAH décrit dans un long articles un projet de collaboration d'infographie avec l'UNAM (Université Nationale Autonome de Mexico) dont le but de reconstituer en 3D une dizaine d'enterrements découverts à Teotihuacan, Edo de Mexico.

Ce projet pluridisciplinaire impliquera des archéologues et anthropologues de l'INAH d'une part, et des architectes, des ingénieurs-infographistes de l'Université. Selon le communiqué de l'INAH, "ce type de reconstitutions digitales permettent au public et au spécialiste d'avoir une idée de la manière originale avec laquelle les corps inertes étaient placés à l'époque préhispanique, ce qui serait impossible de déduire étant donné l'état de décomposition des corps au moment de leur découverte".


Pyramide du serpent à plumes, Teotihuacan.
Copyright : B. Lobjois

Deux programmes ont ainsi été utilisés pour reconstruire le volume du corps et la disposition du squelette. Ils ont été ainsi appliqués à certains enterrements rituels réalisés sous la Pyramide du Serpent à plumes de la Citadelle, au sud de la zone archéologique de Teotihuacan. Selon les auteurs du communiqué de presse, cette pyramide a été érigée dans le but de commémorer la création du temps et du calendrier, le serpent à plumes servant de patron des gouvernants.

Les archéologues Ruben Cabrera et Saburo Sugiyama émettent l'hypothèse selon laquelle 260 individus ( nombre correspondant au nombre de jours du calendrier rituel préhispanique) auraient enterrés rituellement à cet endroit. De la même manière, ces deux archéologues, responsables des fouilles à la citadelle dans les années 1980 et 1990, estiment que les squelettes retrouvés étaient des captifs de guerre.


Tête de Serpent à plumes, rampe NO, Pyramide du Serpent à plumes, Teotihuacan.
Copyright : B. Lobjois

26 enterrements ont été retrouvés sous la pyramide du serpent à plumes de la citadelle. Au total, ce sont 139 individus qui y ont été placés (113 hommes et 26 femmes) tous jeunes. L'anthropolgue physique Gonzalez Miranda explique que même si le sacrifice par cardiectomie existait à Teotihuacan, c'est la décapitation qui était pratiquée préalablement à l'enterrement.
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Une exposition sur les Cénotes au Templo Mayor

L'INAH a annoncé une exposition pour le moins curieuse dans le Musée du Templo Mayor, au centre-ville de Mexico. Ce sont 200 pièces issues de dragages et de fouilles aquatiques au Yucatan, au Quintana Roo, au Tabasco, au Campeche, et au Véracruz qui sont proposées au public visitant l'enceinte sacrée des Mexicas.

L'exposition s'intitule Umbrales sagrados, portales magicos. Cuevas y cenotes mayas. Elle sera visible jusqu'en février 2009. Cette exposition fait le point sur les explorations depuis celles de Thompson au début du XXe siècle à celles plus organisées et systématisées dans les années 1990.

Parmi les objets présentés, on peut admirer des encensoirs en céramiques, des braseros, des urnes, des vases d'albâtre, des metates en pierre, des boucles d'oreilles et même un masque avec des incrustations de coquillage.

L'exposition montre également des éléments paléontologiques intéressants, notamment sur les populations de dinosaures existant au Yucatan. Plusieurs squelettes ont été prêtés pour l'occasion par le Musée du désert de Saltillo, Coahuila.

Ces cénotes et grottes sont présentés dans une utilisation plus récente, lors de la Guerre des Castes au Yucatan, au XIXe siècle.

Enfin un cycle de conférences complètera l'exposition, chaque samedi de novembre, à 10 heures à l'auditorio Matos Moctezuma :
  • Introduction aux grottes et cénotes mayas, par Luis Alberto Martos
  • Preuves des premiers hommes dans les grottes et cénotes mayas, par Arturo Gonzalez
  • Grottes de la région Zoque du Tabasco, par Eliado Terreros
  • La faune du pléistocène des cénotes yucatèques, par Oscar Polaco
Pour plus d'informations, cliquer sur le titre de ce post ou ici :
http://www.templomayor.inah.gob.mx/
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lundi 6 octobre 2008

6 manifestants tués lors de violences à Chinkultic

Associated Press annonce une triste nouvelle qui nous montre combien l'état de droit est loin d'être respecté au Mexique. Six manifestants ont été tués par la police à l'entrée du site maya de Chinkultic, Chiapas. Le site était apparemment occupé depuis environ un mois par quelques centaines de personnes. Bâtons et machettes affrontaient armes à feu et essence répandue sur certains manifestants par des policiers.

Au total, ce sont 12 autres personnes ont été blessées, 16 policiers ont connu le même sort, selon le Département d'état. Selon la chef indigène des manifestants, dix d'entre eux auraient été blessés par balle et 28 ont été arrêtés.

Pourquoi tout cela a-t-il dégénéré ? Les manifestants protestaient des tarifs d'entrée trop haut (35 pesos) et un manque de réinvestissement de cet argent pour la communauté. Ils proposaient donc un tarif de 20 pesos en arguant du fait qu'ils allaient réinvestir cet argent pour améliorer les infrastructures locales. Le procureur de justice du Chiapas ne l'a pas entendu de cette oreille et a envoyé 300 policiers pour déloger les manifestants.

Au delà du drame humain, la question posée par cette terrible tragédie est la répartition des revenus du tourisme et l'impact de ce dernier à un échelon local. Certains sites comme Uxmal, Chichen ou Teotihuacan ne sont pas dans cette situation.
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vendredi 3 octobre 2008

Restauration des sceptres en bois découverts dans le Nevado de Toluca

Photo: INAH
Il y a un an et demi, l’INAH avait donné naissance à un projet de restauration qui avait pour but la restauration de 16 sceptres préhispaniques en bois, découverts dans la Lagune de la Lune, sur le Nevado de Toluca.
Ces sceptres sont visibles dans plusieurs codex d’époque aztèque ou coloniale, comme par exemple les Codex Matritense et Borbonicus et dans l’ouvrage de Durán ; ils sont l’un des attributs du dieu de la pluie, Tlaloc, et ils représentent la foudre fertilisante.

Tlaloc
Codex Borbonicus, planche 7 - Treizaine 1 Pluie


Tlaloc
Codex Borbonicus, planche 23 - Vingtaine de Atlcahualo

Tlaloc et Chalchiuhtlicue
Codex Borbonicus, planche 35 - Vingtaine de Tozoztontli

Les exemplaires restaurés mesurent entre 12,5 cm et 1,20 mètres et ils remontent au Postclassique récent.
Les étapes du travail de restauration ont été 4 :

*Registre graphique des pièces ;
*Traitement afin de permettre leur préservation, en évitant l’apparition de fongus ;
*Restauration avec application d’une solution qui a le but d’enlever l’eau présente dans les pièces et éviter la perte de volume ;
*Application d’un résine de protection.

Je suis un peu perdue en lisant que, dans l'article, les sceptres ont été appelés « xiuhcoatl », exactement comme l’arme et l'attribut principal du dieu aztèque de la guerre, Huitzilopochtli. J'ai l'impression que, même du point de vue iconographique, ces deux insignes de pouvoir sont bien différents.

Source: Inah - Sala de Prensa




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