mercredi 30 septembre 2009

Catalogue de l'exposition du MQB : Teotihuacan, cité des dieux.


Il y a quelque temps, nous vous parlions de Nicolas Latsanopoulos. Dessinateur pour le conseil général de Seine Saint-Denis. Il est diplômé de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes et participe régulièrement à des chantiers de fouilles de l'UMR 8096 dirigé par Dominique Michelet. Il n'est donc pas étonnant que ce dernier, chargé de l'édition du catalogue de l'exposition "Teotihuacan, cité des dieux" ait fait appel à Nicolas pour dessiner certaines pièces qui seront prochainement présenté. L'ouvrage sera publié aux éditions Somogy.



Le livre homonyme sera officiellement disponible dans les bonnes librairies à partir du 7 octobre. Il faudra vous acquitter de 42 € pour vous le procurer. Sur le site de Somogy, on peut voir un rapide descriptif et également quelques imprécisions (comme le Temple de Quetzalcoal). Officiellement, le livre a été attribué de manière posthume à Felipe Solis, décédé peu avant l'inauguration de la même exposition à Teotihuacan. Il compterait plus de 450 illustrations imprimés sur 480 pages.

Si le coeur vous en dit, pensez à un prof-chercheur qui court après ...
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vendredi 25 septembre 2009

Informations supplémentaires sur les peintures d'El Rosario, Queretaro

Notre ami et collègue Nicolas Latsanopoulos a eu l'extrême gentillesse de nous envoyer récemment deux clichés des peintures de style teotihuacain dont la découverte avait été annoncée il y a quelques mois à El Rosario, Queretaro. Nous vous livrons directement le texte de son message qui permette de comprendre les clichés sus-mentionnés.

"L'équipe archéo sur place est vraiment très sympa et très motivée. Espérons qu'ils reçoivent les crédits pour pouvoir continuer et étendre leurs fouilles. Je ne me souviens pas exactement des orientations, mais la partie fouillée correspond à un portique ouvert à l'ouest (mur central, avec accès à la chambre intérieure, à l'est, plus deux murs latéraux au nord et au sud).




La première photo est une vue de ce qui subsiste de mur vertical nord; contrairement au talus (stuqué), le mur est en pisé et la peinture est appliquée directement sur la terre (une méthode pas très teotihuacan, pas plus que la technique pictorique); le mur correspond à la première étape constructive du bâtiment et a été partiellement rasé lors l'aggrandissement de l'ensemble. Vous reconnaissez le motif? Il s'agit d'une paire de pieds ouverts à 180 degrés chaussées de sandales à pompons. Il devait s'agir de personnages figurés en vue frontale; le plus surprenant, c'est la proportion énorme des pieds (plus ou moins 30 cm), ce qui veux dire que, d'après mes estimations, les personnages devaient dépasser facilement les deux mètres de haut! Ca non plus, c'est pas très fréquent à Teotihuacan.





Sur l'autre cliché, détail de la volute sonore du personnage à l'angle sud-est : belle volute avec deux affixes (en bas, possible "borla", à gauche, gros coeur saignant -ovale de l'ouverture en vert avec pupille sombre simulant un oeil, corps ovoïde foncé couvert d'un signe trilobé rouge et grosses gouttes tombantes... ça c'est plus typique). Cette peinture murale a été dégagée il y a quelques années (et partiellement pillée dans la foulée!); elle aurait besoin d'un bon nettoyage. Sur la droite, vous reconnaîtrez peut-être le profil du personnage avec son oeil entouré d'un anneau blanc, une barre nasale verte (surmontée par la courbe du nez) et une autre volute sonore qui s'élève devant le visage."

Communication personnelle : N. Latsanopoulos. 

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jeudi 24 septembre 2009

Avis de soutenance de thèse

Notre collègue et amie Maëlle Segheraert a eu la gentillesse de nous prévenir de sa soutenance de thèse de doctorat ce jeudi. Elle a eu lieu en Sorbonne. Un peu superstitieuse, Maëlle nous avait demandé de ne pas en faire publicité avant.
Maëlle a travaillé sur l'expansion militaire des Aztèques, collaborant avec le Dr Michael E. Smith de l'Université d'Arizona. Nous présenterons plus en détail son projet dans les semaines à venir et lui présentons nos plus sincères félicitations.
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lundi 21 septembre 2009

Programme des activités en marge de l'exposition "Moctezuma II. An Aztec Ruler"

On en sait un peu plus sur le programme des conférences, lectures et débats qui auront lieu en marge de l'exposition "Moctezuma II: An Aztec Ruler" organisée au British Museum à partir de la semaine prochaine.

En cliquant sur le titre de cette note, vous aurez une présentation globale de toutes ces activités. Pour notre part, nous avons sélectionné les lectures a priori les plus intéressantes et les avons inclues dans notre liste "Conférences à venir" sur la colonne de droite de ce bloc-notes.



Les spécialistes majoritairement présents seront représentés par Emily Umberger ou Richard Townsend seront présents. En revanche, la voilure est plus limitée en ce qui concerne la participation des Mexicains avec les seules présences d'Eduardo Matos Moctezuma et de Leonardo López Luján.

Attention toutefois à certains événements qui seront payants (5 £) !

Aux collègues professeurs d'anglais ou d'histoire, profitez pour télécharger les documents pédagogiques disponibles ici et .

Mexique ancien lance d'ailleurs un appel aux futurs auditeurs francophones de l'événement : si vous le souhaitez, vous pouvez publier vos notes et vos commentaires sur votre blog préféré afin d'en faire profiter tout le monde.

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dimanche 20 septembre 2009

Kiuic pour expliquer l'abandon des sites mayas yucatèques

Dans un article publié en ligne sur le site du quotidien USA Today, le journaliste Dan Vergano explique que le site de Kiuic pourrait être une photographie des sites mayas Puuc au moment de leur abandon, il y a 1000 ans environ.

Vergano raconte comment l'archéologue de l'INAH Tomas Gallareta et son collègue américain George Bey ont exploré deux pyramides et différents "palais" sur le site yucatèque de Kiuic. Mais leur attention s'est porté sur une structure baptisée "Escalier vers les cieux" (en référence à la fameuse chanson du groupe Led Zeppelin). Cet escalier présente la particularité de commencer à 1,5 kilomètre de la place centrale!


Selon les observations de Bey, l'une des pyramides a été construite sur un des anciens palais. Kiuic a semble-t-il bénéficié des populations ayant migré du sud, après l'abandon de leurs anciennes cités. Les archéologues ont alors fouillés 5 palais au sud de la colline et 4 autres situés au nord. Rapidement ils découvrent des haches, des metates pour moudre le maïs, des couteaux de silex et des céramiques. Mais ce qui surprend Bey et Gallareta, c'est la manière dont est disposé tout ce mobilier, "comme s'ils avaient mis les metates de côté et laissé le reste pour revenir plus tard".

Kiuic aurait donc été abandonnée sans coup férir. Pourtant il ne s'agit probablement d'une attaque contre la cité dans la mesure où les seuls indices d'armes sont celles de pointes de lance découverte sur la place centrale du site. De la même manière, une peinture sur stuc a été abandonnée alors qu'elle était à moitié faite. Pour Bey, l'hypothèse due à une sécheresse serait à privilégier.

En ce qui concerne photos et vues de Kiuic, Steve Radzi propose un très beau dessin de la structure 1 du groupe 2 ici. Tomas Gallareta avait déjà rédigé un rapport sur des fouilles et explorations à Kiuic et Labna en 2001 et publié sur le site de FAMSI. Vergano aurait donc se mettre à la page un peu plus tôt.
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jeudi 17 septembre 2009

Arqueologia Mexicana Especial n°31

Il est des oublis qui sont parfois regrettables, d'autres le sont moins. En achetant le dernier hors-série du magazine Arqueología Mexicana, je m'attendais à toute autre chose qu'une simple compilation de présentations des codex mexicains sur quatre pages déjà proposées dans des numéros antérieurs de la revue. Intitulé Códices prehispánicos y coloniales tempranos, ce hors-série est divisé en quatre parties :
  • Les trois codex mayas que sont les Codex de Dresde, de Paris et de Madrid,
  • Les codex du groupe Borgia que sont le Borgia, le Laud, le Vaticanus B et le Fejervary-Mayer,
  • Les codex mexicas que sont le Borbonicus, le Tonalamatl Aubin, la Tira de Peregrinación, la Matricula de tributos, le Mendoza,
  • les codex mixtecas que sont le Becker, le Vindobonensis 1, le Bodley, le Nutall, le Colombino et le Selden.



Chaque présentation comporte une série d'informations comme la provenance, l'histoire ou le contenu du codex. Vient ensuite l'explication d'une planche. En fait c'est le principe même qui régit la rubrique "Historias de los códices mexicanos" rédigée par Manuel Hermann Lejarazu ou celle de Xavier Noguez dans la version bimestrielle de la revue . Dans le n°99, on peut ainsi lire l'histoire du Codex Ixtlilxochitl ou l'étude du Codex Aubin.


Dessin du Grand Temple de Texcoco. In Codex Ixtlilxochitl, fol. 112V.
Disponible le 16 septembre 2009 sur metmuseum.

Il s'agit bien d'une sélection au milieu de laquelle des codex comme le Vaticanus A ou l'Azcatitlan n'ont pas eu place. Espérons qu'un deuxième numéro sera proposé rapidement, sachant que la Biblioteca Nacional de Antropología e Historia compte à elle seule plus de cent cinquante manuscrits.


Tonalamatl Aubin, pl. 9.
Disponible le 16 septembre 2009, sur wikimedia.org.


Gageons toutefois que ce hors-série soit utile pour le curieux car il s'agit avant de vulgarisation scientifique. Espérons que la publication de fac-similes comme ce fut le cas de la Matricula de Tributos, le Fejervary-Mayer, le Nutall ou le Borgia... De nombreux autres manuscrits préhispaniques ou coloniaux mériteraient une publication qui combleraient à la fois les étudiants, les chercheurs qui cherchent des reproductions intégrales de bonne qualité, et la curiosité des amateurs d'art mexicain ancien.


Codex Vindobonensis B, p. 37.
Disponible le 16 septembre 2009 sur wikipedia.org en anglais,
s.v. "Codex Vindobonensis Mexicanus B".


Il est d'ailleurs intéressant de regarder cette vidéo sur la chaîne INAH. On y apprend notamment comment les codex sont encore utilisés actuellement par certaines communautés indigènes contemporaines comme instrument rituel.



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mercredi 16 septembre 2009

Colloque International "Rituels et pouvoirs à Teotihuacan"

Chers lecteurs,

Nous vous annoncions il y a quelques jours la préparation de l'exposition "Teotihuacan, cité des dieux" au Musée du Quai Branly ainsi que les différentes initiatives proposées par le musée autour de cet événement.
Je vous signale donc avec plaisir que la programmation du Colloque International "Rituels et pouvoirs à Teotihuacan", qui aura lieu dans la Salle de Cinéma du musée les 8 et 9 octobre prochains, est maintenant disponible en ligne à l'adresse suivante:

http://www.quaibranly.fr/fileadmin/user_upload/enseignements_recherches/programme_teotihuacan.pdf

Vous remarquerez tout de suite la présence de grands spécialistes français et étrangers, comme Guilhem Olivier et Saburo Sugiyama.
 Je vous rappelle également que, afin d'assister à ce colloque en tant qu'auditeurs , il est indispensable de s'inscrire, en envoyant un courriel à l'adresse que vous trouverez marquée sur la première page de la programmation. 
 Etant donné que le numéro des places est limité, mon conseil est de ne pas attendre et de réserver tout de suite!
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lundi 14 septembre 2009

Arqueologia Mexicana n°99

Avec le titre "De la crónica a la arqueología: visión de cinco ciudades prehispánicas", l'editorial propose une levée bimestrielle un peu moins rutilante que son précédent numéro sur Moctezuma. En même temps, il est difficile de faire plus fort que celui qui reste une figure importante de l'identité mexicaine. Faisons donc un rapide tour du propriétaire.



Après les quelques brêves rappelant les fouilles à Chichen Itza, la restauration de la petite pyramide ronde du métro Pino Suarez ou la sortie du catalogue de l'exposition Moctezuma. Azteca Ruler, co-édité par Leonardo Lopez Lujan et Colin Mc Ewan, on peut lire l'hommage rendu par Eduardo Matos Moctezuma au Dr Miguel Leon-Portilla pour les 50 ans de la publication Visión de los Vencidos: relaciones indigenas de la Conquista.



Suit une présentation du Codex Ixtlilxóchitl par Manuel Hermann Lejarazu. Le titre de ce document fait référence à son illustre propriétaire, Fernando de Alva Ixtlilxochitl (1578-1650), descendant de la famille royale de Texco dont le passé préhispanique est exposé dans plusieurs fragments. Ce codex est conservé à la BNF, à Paris, après avoir été donné par la veuve d'Eugène Goupil en 1898.

Adolphus Langenscheidt propose ensuite un article intéressant sur l'utilisation de l'or en Mésoamérique.

Vient alors le grand dossier dont l'introduction, rédigée par le Le Dr Miguel Leon-Portilla qui cherche à mettre en perspective les descriptions des enceintes et monuments par les chroniqueurs et leur confrontation à la réalité archéologique. L'article de Félix Báez-Jorge se concentre sur les récits effectués sur la ville de Cempoala (Zempoala aujourd'hui). Mentionnée par Cortés dans sa Seconde Lettre à Charles Quint, Francisco traduit ce nom nahua par "Trois coeurs". Nous avons parlé de Zempoala il y a peu en publiant une photo de la structure circulaire appelée Autel.

On retrouve Cempoala et les Totonaques dans l'Historia eclesiastica indiana de Mendieta, l'Historia general de las cosas de Nueva España de Fray Bernadino de Sahagun, la Monarquía Indiana de Torquemada.

L'archéologue Eduardo Matos Moctezuma est l'auteur de l'article sur les cités mexicas de Tenochtitlan et de Tlatelolco. Il y est question de la manière selon laquelle Cortés, Duran, Sahagun ou Cervantes de Salazar décriven et / ou dessinent la capitale acolhua. Puis cette vision de la conquête est confrontée au description des voyageurs puis de l'archéologie, qui se révèle souvent juge de paix, validant ou réfutant les propos de chacun.

L'archéologue et restauratrice Eugenia Fernandez Villanueva Medina propose pour sa part un papier intéressant et utile sur Tzintzuntzan et ses fameuses yacatas. Le Lieu des colibris" est assez bien documentés par les sources coloniales comme Cortés, Antonio de Ciudad Real ou Alonso de La Rea. Le site michoacain est présenté notamment comme une chèferie importante à laquelle de nombreux villages et peuples étaient soumis. L'archéologie a là aussi vérifié plus ou moins les affirmations des chroniqueurs, même si l'auteur estime qu'il faille "analyser les sources historiques selon l'époque et les circonstances dans lesquelles elles ont été écrites"(p.55).

Nelly Robles Garcia, récemment promue à la tête du Consejo de Arqueología, propose une revue des informations sur le site de Mitla, dont nous avons parlé dans la note précédente. Robles Garcia, spécialiste des cultures préhispaniques de l'état de Oaxaca, revient notamment sur . Les premières représentations faites selon un point de vue européen remonte seulement à 1766 : elles sont l'oeuvre de Francisco de Ajofrín. Dupaix, Castañeda et Charnay furent les explorateurs du XIXème siècle à nous en proposer une vision plus réaliste. Dans les textes, Mitla est mentionné beaucoup plus tôt : Martin de Valencia fut le premier à mentionner l'étymologie du nom de ce village en 1533 mais c'est Alonso de Conseco qui en décrit les bâtiments qu'on peut toujours voir aujourd'hui.



La dernière cité proposée par Josep Ligorred et Luis Barba n'est autre que T'ho ou Ichcaanzihó, nom yucatèque de l'ancienne Mérida, telle que la connaîtra l'archevêque du Yucatan, Diego de Landa. Ce dernier s'étonnait de la hauteur et de la rareté des bâtiments construits alors. Les croquis proposés par Landa sont sommaires et peu précis. Il faudra attendre là encore deux siècles pour avoir des vues et des plans plus détaillés de ce que pouvait être "La cité des cinq collines", notamment en ce qui concerne deux monticules construites sur deux plateformes de plus de 20000 m2 de superficie. Lopez Cogolludo en 1867 parlait d'un monticule qui existait en face de la cathédrale de Mérida. Mais c'est surtout grâce aux outils modernes de cartographie que les archéologues ont pu reconstituer l'étendue de T'ho et parfoid découvrir les infrastructures qui la composaient.

On peut ensuite lire un article à six mains, notamment celle de la restauratrice Ximena Chavez Balderas, sur Pepita, momie d'une petite fille retrouvée en 2002 dans la Sierra Gorda de Querétaro, à Altamira, sur le municipio de Cadereyta de Montes.

Vient ensuite un article pour ethnologues et gourmands. On explique avec force détails l'utilisation d'un mode de cuisson typique du Yucatan : le piib. Utilisé pour la préparation de la fameuse "cochinita pibil", le piib est en fait très ancien et était utilisé de manière rituel par les anciens Mayas et avait des connotations symboliques et religieuses importantes.

Comme à chaque numéro, Xavier Noguez présente un codex : cette fois, il s'agit du Codex Aubin, originaire probablement de San Juan Moyotla et gardé au British Museum.

Pour ce qui sera le numéro 100 de la revue, Raices et l'INAH proposeront de rapprocher l'archéologie et l'identité, et ce à quelques semaines du début des festivités du Bicentenaire de l'Indépendance et du Centenaire de la Révolution.

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dimanche 13 septembre 2009

Couverture partielle des bâtiments de Mitla, Oaxaca

On a appris il y a quelques jours les travaux de protection commandités par l'INAH sur le site zapotèque de Mitla, situé à 42 kilomètres à l'est d'Oaxaca, dans l'état homonyme. L'architecte Aciel Sanchez a révélé que quatre édifices préshipanique avaient ainsi été recouverts pour les protéger des conditions climatiques et d'actes de vandalisme. Deux d'entre eux appartiennent à l'ensemble appelé El Palacio. Des techniques de couverture traditionnelle (poutres de bois et canisses) ont et seront utilisées pour l'occasion.

Afficher Zones archéologiques présentées sur Mexique Ancien sur une carte plus grande


Plan de la zone archéologique de Mitla, Oaxaca.
Retrouvée le 14 septembre 2009 sur :
http://www.bluffton.edu/~sullivanm/mexico/oaxaca/mitla/map.jpg

Maintenance, restauration, registre métrique et iconographique font également des tâches qui attendent une équipe d'archéologues et de restaurateurs de l'INAH, dans le but d'attirer les touristes dans un vaste couloir archéologique à l'est d'Oaxaca. C'est ainsi qu'une nouvelle couche de stuc sera déposée sur les sols dans la salle des Colonnes et dans le patio E.


Vue panoramique de l'escalier sud du Palais des Colonnes, Mitla, Oaxaca.
Photo : B. Lobjois, mai 2002.

Des techniques modernes comme la visée laser permettront également un relèvement de certaines structures afin d'éviter leur effondrement en cas de catastrophe naturelle.

Mitla est dérivé du mot nahuatl Mictlan qui peut être traduit par "Lieu des morts", mais aussi par "Lieu des flêches". Néanmoins il convient de rappeler que le zapotèque est la langue dominante dans la région. Par conséquent Mitla est appelé Lyobaa dans cette idiome. A l'instar d'autres sites préhispaniques, Mitla a été détruite par les conquistadors espagnols qui, pour construire les églises nécessaires à la conversation des populations locales, n'ont pas hésité à réutiliser des matériaux provenant directement des bâtiments zapotèques ou mixtèques. La cité connut son apogée au Postclassique entre 1000 et 1500 où elle devait servir de centre religieux et cérémoniel.

Le style architectural de Mitla en fait un endroit caractéristique reconnaissable entre tous. L'utilisation de formes linéaires géométriques, connues comme "grecques" sont en effet sa marque de fabrique, visible sur la partie supérieur de la plupart des bâtiments.


Grecques visibles sur le Palais des Colonnes, Mitla, Oaxaca.
Photo : Genghiskang, le 18 mars 2006.
Retrouvé sur Wikipedia.org en anglais, s.v. "Mitla", le 14 septembre 2009.

Un autre élément intéressant est la présence de peintures murales dont il ne reste malheureusement que quelques fragments, en assez mauvais état.


Fragment d'une peinture murale, Groupe de l'Eglise, Mitla, Oaxaca.
Photo : B. Lobjois, mai 2002.

Références bibliographiques :
Article "Mitla" sur wikipedia.org, en anglais.

Lejeal, Leon.
1903. "Campagnes archéologiques récentes dans l'Oaxaca". In JSA, vol. 4, n°4-2, , Société des Américanistes, Paris, p. 174-189. Disponible en format pdf le 14 septembre 2009 sur : http://www.persee.fr/articleAsPDF/jsa_0037-9174_1903_num_4_2_3405/article_jsa_0037-9174_1903_num_4_2_3405.pdf .

Richards, Constantine.
1938. "Monograph on ornaments on zapotec funerary urns". In JSA, vol. Volume 30, Numéro 30-1, Société des Américanistes, Paris, pp. 147-166. Disponible en format pdf, le 14 septembre 2009 sur : http://www.persee.fr/articleAsPDF/jsa_0037-9174_1938_num_30_1_1970/article_jsa_0037-9174_1938_num_30_1_1970.pdf

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Changement à la direction du Consejo Nacional de Arqueologia

Après la nomination de Diana Magaloni à la tête du Museo Nacional de Antropología, l'INAH continue sa féminisation accélérée. C'est ainsi qu'on apprend sur le site de l'Institut la récente désignation de Nelly Robles à la direction du Consejo Nacional de Arqueología en lieu et place de Roberto Garcia Moll, spécialiste des Mayas. Ce dernier a demandé au directeur de l'INAH sa mutation à la recherche après avoir dirigé le Conseil pendant quatre ans.
Issue de l'ENAH, Nelly était membre du même conseil après avoir dirigé différents plans d'utilisation" de sites archéologiques. Elle a également travaillé pour l'UNESCO comme experte dans l'utilisation des sites du Patrimoine Mondial de l'Humanité. Il y a encore quelques jours, elle dirigeait la Table Ronde de Monte Alban.
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mercredi 9 septembre 2009

Achat de terrains autour de Chalcatzingo, Morelos

Le quotidien El Universal indique, dans son édition du 8 septembre 2009, que l'INAH a racheté plusieurs terrains directement autour du site archéologique de Chalcatzingo, connu pour être un des plus grands sites d'occupation olmèque dans l'état du Morelos.


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L'objectif de l'INAH est de disposer de nouveaux terrains pour commencer de nouvelles recherches mais aussi de promouvoir la conservation de l'endroit. Un des projets consiste à en retrouver les étapes successives d'occupation et à termes d'attirer (comme toujours) suffisamment de tourisme pour le développement des communautés et villages environnants. Connu depuis longtemps, le site de Chalcatzingo a été occupé au moins à partir du Préclassique ancien, soit vers 1300 ans avant Jésus Christ.


Relevé du monument 1 dit "du Roi", Chalcatzingo, Morelos.
Photo : ·Maunus·ƛ, disponible le 8/09/2009 sur Wikipedia.org en anlais, s.v. Chalcatzingo.

Chalcatzingo compte un ensemble d'édifices à vocation politique et religieuses, si on en croit les archéologues de l'INAH. Les restes de pyramides, d'un terrain de jeu de balle et des autels, des peintures rupestres, des gravures sur roche, des stèles constituent un patrimoine très complet mais aussi surprenant pour une ville de l'époque.


Jeu de balle, Chalcatzingo, Morelos.
Photo : Maunus, le 26 janvier 2000. Disponible le 8/09/2009 sur wikipedia.org, s.v. Chalcatzingo.

Néanmoins, le site connut un déclin progressif sans pourtant être totalement abandonné. L'iconographie de style olmèque peut sans difficulté être rapproché de celle de La Venta ou même de Juxtlahuaca au Guerrero.


Stèle du monument 5: Cihuateteo, Chalcatzingo, Morelos.
Photo : Manaus, le 26/01/2000.
Disponible le 8/09/2009 sur wikipedia.org en anglais, s.v. Chalcatzingo.

Référence :
GROVE, David. 1987. Ancient Chalcatzingo, University of Texas Press, Austin. Disponiblele 9 septembre 2009, en format pdf sur http://www.famsi.org/research/grove/chalcatzingo/grove_full.pdf .
Article Chalcatzingo, disponible le 8 septembre 2009 sur http://en.wikipedia.org/wiki/Chalcatzingo .

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mardi 8 septembre 2009

Mise à jour de la section Codex et textes coloniaux

Comme vous l'aurez remarqué, notre section de liens vers les textes coloniaux s'est considérablement renforcée. Nous avons en effet "mis la souris" sur un site espagnol très intéressant.
Nous avons pu rajouter des liens vers des auteurs comme Bernal Diaz del Castillo, Cervantes de Salazar, Lopez de Gomarra, Mendieta, Ponce, Molina, Muñoz Camargo, Torquemada. D'autres auteurs sont disponibles en cliquant sur le titre de cette note. Vous serez alors renvoyés vers la section des textes sur le Mexique de ce site très très bien documenté.
Voici donc une manière intelligente d'avoir les textes les plus importants pour quelques pesos ou centimes d'euros (selon le point de vue).

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lundi 7 septembre 2009

La Ventilla, "future réserve archéologique"

Cette formule d'Alejandro Sarabia, directeur de la Zona Arqueologica de Teotihuacan, résume le projet que cherchent à mettre les archéologues de l'INAH afin de concilier la conservation cette zone habitationnelle et son accès au public. Pour être plus précis, La Ventilla sera le prototype des visites à Teotihuacan à plus ou moins long terme.

Située à 800 mètres au sud de la Ciudadela, où se dresse la Pyramide du Serpent à plumes, La Ventilla était un complexe divisé en quatre unités résidentielles : deux étaient à proprement parler des habitations, une était à caractère religieux et la dernière à caractère administratifs. La superficie totale de la Ventilla était approximativement de seize hectares. On a pu déduire la fonction de la Ventilla grâce aux fouilles. C'est ainsi qu'on a pu déduire que ses habitants étaient des artisans qui fabriquait des objets en pierres précieuses et des accessoires en coquillage. De la même manière, on a pu établir que le site a été occupé entre 150 et 700 de notre ère. Parmi les objets que les archéologues ont fait parler, il y a aussi bien les outils (spatule, dont les habitants se servaient, que

Des quatre unités, le Templo del Barrio contient des peintures que les archéologues ont associé à la fertilité et au sacrifice.


Jaguar, peinture murale de la Ventilla, Teotihuacan

Personnage portant une coiffe et plusieurs accessoires, La Ventilla, Teotihuacan.

Le Patio des Grifos est une cour dont l'utilisation aurait été principalement administrative. Pas moins de quarante représentations ont été inventoriées sur le sol de ce patio. Il convient d'inclure les espaces ouverts qui servaient probablement de marché. La Ventilla est le seul complexe habitationnel à avoir été retrouvé dans sa presque totalité car une muraille de quatre mètres de haut et d'un mètre de hauteur l'entourait.

Chaque unité contenait plusieurs espaces : c'est ainsi qu'on a pu déterminer les habitations des familles qui travaillaient là et leurs "cuisines", des ateliers pour la fabrication des objets les réserves où ils étaient entreposés.

En fait, l'ouverture prochaine de La Ventilla au public permettra de lever le voile sur la vie et l'organisation sociale à Teotihuacan. Pour autant les fouilles se poursuivent à la Ventilla. Ruben Cabrera Castro a dirigé une nouvelle campagne cette année.


Enterrement humain retrouvé à la Ventilla, Teotihuacan.

Références bibliographiques :

Cabrera Castro, Rúben.
1996. "Contexto y análisis preliminar de los glifos en un piso pintado de La Ventilla, Teotihuacán". In La pintura mural prehispánica en México, año II, núm. 4, julio 1996, IIE-UNAM, Mexico, p. 5-9.
1996b. “Las excavaciones en La Ventilla. Un barrio teotihuacano”. In Revista Mexicana de Estudios Antropológicos, tomo XLII, SMA, México, p. 5-31.
1996c. "Figuras glíficas de la Ventilla, Teotihuacan". In Arqueologia, nº15, 2a época, INAH, México, p. 27-40.
2003. "Nuevos diseños iconográficos pintados sobre un piso en La Ventilla, Teotihuacán". In La pintura mural prehispánica en México, año IX, núm. 18, juin 2003, IIE-UNAM, Mexico, p. 22-29.
2005. "Recientes hallazgos de figuras pintadas sobre pisos en el conjunto de los glifos de La Ventilla, Teotihuacán". In La pintura mural prehispánica en México, año XI, núm. 23, diciembre 2005, IIE-UNAM, Mexico, p. 7-17.

Espinoza Motte, Karla.
s.d. "Las clases sociales marginales en el antiguo Teotihuacán; una compleja estructura social: Rubén Cabrera". Disponible le 5 septembre 2009 sur le site Estudios de Historia Cultural : http://www.economia.unam.mx/historiacultural/hist_rev_cabrera.htm .

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dimanche 6 septembre 2009

Interview de Steve Radzi (2ème partie)

Après avoir fait connaissance avec Steve Radzi dans une note précédente, je vous propose de connaître son oeuvre à travers trois illustrations commentés par l'artiste lui-même. L'idée était qu'il choisisse lui-même les dessins qu'il souhaitait mais en proposant un commentaire artistique et archéologique. Les oeuvres reproduites sont régies par le droit d'auteur et sont propriété de Steve Radzi. Pour les utiliser, vous devez en demander l'autorisation auprès de l'artiste en lui écrivant à l'adresse suivante : info at mayavision.com. Consultez également notre carte sur Googlemaps pour situer les trois sites dont nous parle M. Radzi.

Yaxchilan, Structure 33

Yaxchilan est un site maya du Classique tardif situé dans un méandre le long du fleuve Usumacinta au Chiapas; sur la rive mexicaine. Il n'est pas accessible par route.
Cette illustration de la structure 33 a été un travail en cours pendant un bon moment. Pour atteindre cette structur, il faut monter un haut escalier qui mène à la place principale.
Avec cette crête massive sur le toit, cette structure dépeint le dirigeant Oiseau-Jaguar IV. Son image a été enregistrée sur les linteaux des trois entrées peintes ici. L'histoire du site est bien enregistrée et mérite bien une visite. On peut atteindre le site avec un barque motorisée depuis Frontera Corozal.
J'ai dessiné cet édifice plusieurs fois. La crête a été très difficile à dessiner et l'utilisation de photos de chaque côté a été d'une grande aide pour terminer les détails complexe de la façade.




Structure 33, Yaxchilan, Chiapas.
Photo : Simon Burchel, 1 juillet 2007.
Retrouvée le 5 septembre 2009 sur wikipedia.org en anglais, s.v. "Yaxchilan".

Kabah – Entrée, Codz Poop
Kabah est un site du Classique Terminal situé dans le centre-ouest du Yucatan. J'ai choisi de représenter une des différentes entrées qui font face au Codz Poop.
La marche en forme de masque de Chac qui permet d'entrer dans la pièce est en bonne condition et beaucoup de détails sont encore présents. Cependant le nez recourbé a été brisé et l'intérieur s'est en partie effondré.
Ce site est accesible par route et des bus touristiques passent le long de la route toute la journée. Le dessin a été fait au crayon et complété avec des encres et des aquarelles.




Codz Poop, Kabah, Yucatan.
Photo : Hermann Luycken, 29 décembre 2002.
Disponible le 5 septembre 2009 sur wikipedia.org en anglais, s.v. "Kabah".

Xunantunich, structure A-6

Le site de Xunantunich est situé à l'extrême ouest du Bélize, près de la frontière guatémaltèque. Cette illustration représente la structure A-6 (El Castillo), datée du Classique tardif et certainement la plus haute du Bélize.
Des tremblements de terre ont endommagé beaucoup des structures du site. Cependant il reste une merveilleuse frise sur le côté gauche du bâtiment. La montée vers le haut de cette colline est très excitante et les vues depuis le haut de la structure sont magnifiques.
J'ai fait plusieurs dessins à cet endroit, certains avec des crayons de couleur, et celui-ci en particulier avec des encres de couleurs.




Structure A-6 (El Castillo), Xunantunich, Bélize.
Photo : Mielcita, 29 juillet 2007.
Disponible sur wikipedia.org en anglais, le 5 septembre 2009 s.v. "Xunantunich".

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vendredi 4 septembre 2009

Interview de Steve Radzi (1ère partie)

Comme promis il y a quelques jours, nous vous proposons l'interview de l'illustrateur anglais Steve Radzi. Steve met régulièrement en ligne des dessins sur son site Mayavision, géré par le webmestre Sushila Oliphant. Nous avions proposé à notre interlocuteur une série de questions par mail auxquelles il a bien voulu répondre. Son oeuvre rappelle celle de son glorieux compatriote Frederick Catherwood, qui accompagna John Lloyd Stephens dans ses explorations en Amérique centrale au XIXè siècle.

Cacalotl : "Bonjour, Steve ! Pouvez-vous vous présenter rapidement à nos lecteurs ?
Steve Radzi : Mon nom est Steve Radzi (Stefan Radziwillowicz). Je suis né à Devon, en Angleterre, de parents polonais. J'ai étudié l'illustration au Croydon College of Art, à Surrey. Après avoir obtenu mes diplômes, j'ai décidé de voyager.
J'ai passé presque deux ans, la plupart du temps en Extrême-Orient, dans cette magnifique aventure, griffonnant et illustrant le long du chemin.
Pendant ce temps, je me suis occupé d'une Ecole de Sculpture Hindu; à Mahabalipuram, dans le sud de l'Inde. C'est là que j'ai appris à dessiner le fameux Temple du Rivage, construit pendant la période Pallava (830-1100 après Jésus-Christ).


Temple du Rivage, Mahabalipuram, Inde.
Photo retrouvée le 4 septembre sur wikipedia, s.v. "Mahabalipuram".


C : "Sur votre site internet, vous expliquez avoir travaillé dans le domaine de l'animation et en particulier chez Hanna Barbera. Comment avez-vous le grand saut entre l'animation et des représentations réalistes de monuments ?"
SR : - Après mon retour en Angleterre en 1972, j'ai été recruté pour dessiner les décors pour un long-métrage animé intitulé The Hobbit. C'était le début d'une nouvelle carrière. J'étais réellement enthousiaste à l'idée de travailler dans ce domaine cependant j'étais plutôt lâche à l'idée de dessiner des personnages.
Un an plus tard, j'ai fini en Californie où j'ai travaillé dans l'industrie de l'animation. Finalement, j'ai été recruté par Hanna-Barbara pour travailler sur la série Yogi, une fois encore pour dessiner les décors. Par conséquent, le saut pour passer des décors pour l'animation au dessin de structures mayas ne fut pas si grand.

C : "L'Amérique centrale a été le creuset de nombreuses civilisations pendant plus de 3500 ans. Pourquoi avoir alors choisi les Mayas et pas les Olmèques, les Teotihuacains ou les Aztèques ?

SR : - J'ai beaucoup lu sur les Mayas avant en fait de visiter la grande ville de Tikal dans les années 1970. Bien que j'eûs déjà visité Monte Alban et Mitla auparavant, rien n'aurait pu être plus formidable que de grimper au sommet du Temple 1 de Tikal. Je suis tombé amoureux des Mayas. Même si j'ai voyagé ces dernières années à travers le Tabasco, en visitant des sites olmèques qui offrent peu à dessiner.

Vue de la place centrale de Monte Alban, Oaxaca.
Photo : B. Lobjois, mai 2002.

Le Veracruz est un bel état. Là, nous avons visité des sites totonaques comme Cempoala, Quiahuiztlan, réalisant quelques dessins du magnifique site d'El Tajin. Nous avons aussi visité Cacaxtla, un site aux peintures murales merveilleuses mais là encore, il y avait peu pour faire de l'illustration. Malheureusement un voyage à Teotihuacan, comme dirait mon épouse, reste en "arriéré".

Structure circulaire, Cempoala, Veracruz.
Photo : B. Lobjois, novembre 2004.


On doit aussi considérer que la zone Maya compte un grand nombre de sites facilement accessibles aujourd'hui et tous à de courtes distances les uns des autres. Louer un petit véhicule au Mexique a été notre choix pour voyager pendant de nombreuses années".


C : "Sur quels sites mayas avez-vous éprouvé le plus de plaisir et le plus de difficulté à dessiner ?
SR : - Un des sites que je préfère visiter et dessiner est Kohunlich, dans le sud du Quintana Roo. Un des plus difficiles est Tonina au Chiapas, étant donné que le site est posé sur un flanc de colline. Quand je dessine des structures sur différents sites, la lumière du jour est un sujet important.



Masque en stuc, Pyramide des Masques, Kohunlich, Quintana Roo.
Photo : Luyen, 2 janvier 2007. Retrouvée sur Wikipedia, s.v. "Kohunlich".

Si le ciel est terne et sombre, il est souvent difficile de voir les formes des vestiges et souvent l'utilisation de photographie prises sous différents angles va révéler des éléments que l'oeil nu ne peut voir. Plusieurs structures, à moins d'être recouvertes d'un plâtre blanc, sont la combinaison de gris tâchetés et peuvent être difficiles à rendre. Comme c'est le cas à l'arrière de la structure principale à Becan : je reste à ce jour complètement désorienté par l'apparence possible de cet édifice."



Structure IX, Becan, Campeche.
Photo : PhilippeN, septembre 2007. Retrouvée sur Wikipedia en espagnol, s.v."Becan".

A suivre : les dessins préférés de Steve Radzi. Vous pouvez retrouver la géolocalisation des sites mentionnés par Steve Radzi sur notre carte de Googlemaps.


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Autocongratulation

Le blog mexicain Cliotropos a présenté notre blog dans une de ses notes de juillet dernier. De fait, Felipe Castro rapporte mensuellement notre activité parmi d'autres blogs consacrés à l'histoire du Mexique, à toutes ses époques et sous (pratiquement) tous ses aspects. Histoire régionale, évolution des monnaies, architecture novohispana, patrimoine industriel, légendes, traditions, ... Tout y passe. C'est à se demander comment Felipe peut trouver autant de temps pour tout lire, vérifier et recouper. Sans jamais tomber dans la condescendance ou la critique facile, ce bloggeur propose une culture générale vaste.

Merci donc à Felipe Castro, en lui souhaitant bonne continuation pour son travail de fourmi (rien à voir avec la comparaison malheureuse d'Edith Cresson entre japonais et fourmi).

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mercredi 2 septembre 2009

En marge de l'exposition Teotihuacan: Cité des dieux

Sur son site internet, le Musée du Quai Branly propose ce qui sera le programme des conférences, colloques et autres événements en rapport direct avec la Cité des dieux. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges. Nous citons ici ceux qui nous semblent les plus intéressants.



Colloque international "Rituels et pouvoir à Teotihuacan" : le jeudi 8 octobre de 9h30 à 18h30 et le vendredi 9 octobre de 9h30 à 17h30.
Organisé en collaboration avec des grands spécialistes français et étrangers de l’archéologie précolombienne, ce colloque s’attache à explorer les dimensions idéologiques et politiques des pratiques cérémonielles auxquelles le site de Teotihuacan était dédié.
Salle de cinéma, accès libre sur inscription uniquement.

L'aventure d'une oeuvre : le vase "aux papillons", dimanche 18 octobre à 16h.
Intervention de Fabienne de Pierrebourg, responsable des collections Amériques du musée du quai Branly et Nicolas Caraty, conférencier de l'association Percevoir, à partir d'un facsimilé accessible aux personnes aveugles et malvoyantes.
Salon de lecture J. Kerchache, accès libre dans la limite des places disponibles.

Conférence "Antiquités mexicaines. Regards sur l'archéologie du Mexique...", jeudi 29 octobre à 19h.
L'archéologie du Mexique, vue à travers les plus beaux imprimés de la médiathèque du musée, par Ghislain Dibie, responsable du patrimoine imprimé.
Salon de lecture J. Kerchache, accès libre dans la limite des places disponibles.

Atelier Mission archéo. Destination Mexique.
À quoi sert l’archéologie ? Qu’est-ce qu’un chantier de fouilles ? À partir des maquettes des pyramides du site de Teotihuacan de l’exposition, l’enfant se met dans la peau d’un archéologue, à la recherche des secrets de la civilisation précolombienne.

Atelier Globe-trotters chez les Aztèques.
Le 10 octobre à 14h30, les enfants de 6 à 12 ans vont à la rencontre des Aztèques du Mexique : après l’écoute d’un récit et l’observation d’un objet des collections, les aventuriers s’initient à une pratique artistique originaire de ce peuple.

Si parmi nos lecteurs, certains sont conférenciers, nous serions intéressés de publier le moment venu un résumé de vos présentations, à défaut de pouvoir vous voir physiquement. L'idée est de présenter vos recherches. Envoyez un mail pour prendre contact.

De la même manière si un volontaire pouvait m'acheter un catalogue et une affiche de l'exposition, je serai personnellement très content. Il va sans dire que je vous rembourserai les frais (achat et expédition).

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mardi 1 septembre 2009

Offre spéciale au Musée du quai Branly


En l'occasion de l'ouverture de l'Exposition "Teotihuacan, Cité des Dieux", qui aura lieu à partir du 6 octobre prochain à Paris, le Musée du Quai Branly distribue une petite pochette à billets aux visiteurs des expositions permanentes du musée. Cette pochette permettra à tous ceux qui souhaitent visiter l'exposition consacrée à Teotihuacan de bénéficier d'un tarif réduit, en payant 5 € au lieu de 7.N'hésitez donc pas à en profiter!Il suffira de demander aux guichets du musée!





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Promenade à Malinalco

Le titre de cette note vous emmènera directement vers un site archéologique peu connu mais dont l'importance rituelle était de tout premier ordre pour les Mexicas.
Malinalco est situé dans l'état de Mexico, à quelques 45 kilomètres de Cuernavaca (dans l'état de nMorelos) et à 80 kilomètres du DF. Pourtant y accéder n'est pas chose facile.


Afficher Zones archéologiques présentées sur Mexique Ancien sur une carte plus grande

Le nom moderne est issu de Malinalxoch, qui signifie Fleur de malinalli. Pour les anciens Mexicas, le malinalli est une longue herbe qu'on utilisait volontiers lors des rituels. Dans certains mythes aztèques, Malinalxochitl est une des soeurs de Huitzilopochtli. M. Graulich, en s'appuyant sur Torquemada, explique qu'elle serait surtout un avatar des déesses Itzpapalotl et Cihuacoatl (1987: 220 et suivantes). Elle est notamment présentée comme dévoreuse de coeurs humains, c'est à dire qu'elle brise le feu intérieur, interrompt le mouvement. Selon l'Historia de los Mexicanos por sus Pinturas, les habitants du Michoacan seraient descendants de Malinalxochitl. Elle était la déesse du calpulli des Chalmecas.

Son fils, Copil, vouait une haine farouche à l'encontre de son prestigieux oncle et avait juré sa perte et celle de son peuple. Fomentant une coalition des peuples entourants les Mexicas, Copil fut assassiné à Chapultepec par un des porteurs du paquet sacré de Huitzilopochtli et son coeur fut arraché avant d'être jeté dans la lagune où sera fondée plus tard Tenochtitlan (Graulich, 1987 : 237-240).


Cuauhcalli, Malinalco, Estado de Mexico.
Photo disponible le 1er septembre 2009 sur http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ab/TemploCerroIdolos.jpg/800px-TemploCerroIdolos.jpg, s.v. "Malinalco".

La construction du complexe de temples creusés à même la falaise commença sous le règne d'Ahuizotl et se poursuivit sous celui de Moctezuma II. Selon certaines sources, c'est à Malinalco que ce dernier entendit parler pour la première fois de la présence de teteo (dieux en nahuatl) blonds qui crachaient du feu et qui devaient causer sa perte. La construction la plus frappante est appelée Cuauhcalli (Maison de l'aigle ou par métaphore du soleil) répond à des alignements astronomiques précis et calculés.

La visite virtuelle de Malinalco est courte et ne propose pas d'informations qui auraient pu être précieuses pour comprendre son importance. Nous souhaitions que certaines de ces lacunes soient ici comblées.
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