mardi 24 novembre 2009

Proyecto Naachtun

Voici la conférence proposée par Ernesto Redondo en mai dernier à l'Université Francisco Marroquin, au Guatemala. Étudiant à l'université La Trobe , il a participé aux côtés de Peter Matthews à un projet d'ampleur de deux ans dans une cité maya les plus anciennement fouillées mais une des plus connues : Naachtun. Il s'agissait de fouiller et de dresser une chronologie du Complejo Amurallado.

Naachtun est situé dans la forêt tropicale des Hautes Terres du Guatemala. D'accès difficile, il reste méconnu du grand public et de nombreux chercheurs. Pourtant le site a été dès les années 1920 par Sylvanus Morlet. D'après les fouilles réalisés, il a été occupé tout au long de l'époque Classique.

Pour voir cette vidéo, cliquer sur le titre de cette note.

Pour plus d'informations sur Naachtun, vous pouvez consulter le site internet du Projet Naachtun (en anglais) ou encore sur Wikipedia .

Un plan dressé par le Carnegie Institute dans les années 1940 est disponible ici.

On pourra également télécharger un fichier pdf sur le site du FAMSI, rédigé par Peter Mathews, Kathryn Reese-Taylor, Marcelo Zamora et Alexander Parmington. Il est intitulé The Monuments at Naachtun, Péten.
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lundi 23 novembre 2009

Deux livres sur les Mayas accessibles sur Google books

Sur son bloc-notes, The Mayanist indique deux titres lisibles sur le site Googlebooks, on peut retrouver l'ouvrage Ancient Maya: the rise and fall of a rainforest civilization, par Arthur Andrew Demarest.

Un autre, intitulé Maya political science: time, astronomy, and the cosmos, rédigé par Prudence M. Rice est disponible en cliquant ici.

Les liens vers ces deux ouvrages ont été ajoutés dans la section Monographies sur les Mayas de notre bloc-notes.
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dimanche 22 novembre 2009

Mexique Ancien sur Facebook, Scribd et Youtube

Après notre présence sur Twitter et sur Googlemaps, il nous paraissait important d'apparaître sur d'autres réseaux sociaux et de proposer notre matériel

Notre bloc-notes sera désormais disponible sur Facebook. N'hésitez pas à nous ajouter parmi vos contacts et à partager avec vous vos questions, commentaires, suggestions...

De la même manière, nous avons décidé de mettre à dispositions du public sur Scribd et le site américain academia.edu, nos participations et conférences dans le but d'informer et d'échanger avec nos collègues mais aussi avec tous nos lecteurs.

Mexique Ancien dispose également de son propre canal sur Youtube à l'adresse suivante. Vous trouverez prochainement l'intégralité des deux conférences proposées dans le cadre des Jornadas de Estudios Mexicanos, au Musée d'Histoire Mexicaine de Monterrey.

A très bientôt sur tous ces sites!
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samedi 21 novembre 2009

Arqueologia Mexicana 100

Un numéro 100 dans la vie d'un magazine bimestriel, ça compte !

Débutons notre parcours du magazine de l'INAH par une présentation de Tlaltecuhtli par Daniel Díaz. Suit un article sur le système de salubrité publique dans la société vice-royale.

Certes le centenaire de la Révolution et le bicentenaire de l'Indépendance seront au coeur des festivités organisées en 2010. En proposant un numéro intitulé "Arqueología e identidad : los símbolos nacionales, la toponomia, el arte de los siglos XIX y XX", AM. Pourtant à la lecture de la dernière publication d'Arqueología Mexicana, on était en droit de s'attendre à quelque chose qui cadre plus avec l'archéologie.



L'expression "identité nationale" étant particulièrement à la mode depuis l'élection du président Sarkozy en France, il reste intéressant de voir comment s'est forgé le sentiment d'appartenance à un pays et une nation comme le Mexique, notamment depuis son indépendance. Au rang des rédacteurs, on retient la participation émérite de Miguel Leon-Portilla, de Joaquin García Barcena ou encore Eduardo Matos Moctezuma.

L'article du premier relevait d'un thème complexe mais son talent d'écrivain et de conteur nous permet de comprendre sans encombre les toponymes mexicains. Ils répondent à une logique diachronique où se superposent un substrat autochtone, une toponymie nahuatl puis une autre espagnole. Une dernière strate réutilise les noms de personnages historiques modernes, parfois de manière hybride.

Pour sa part, Joaquin García Barcena explique comment les différents dirigeants du pays depuis la guerre d'indépendance mexicaine qui fêtera son bicentenaire l'année prochaine ont utilisé l'archéologie à des fins politiques. L'événement fondateur fut sans conteste la redécouverte de la Pierre du Soleil et de la statue de Coatlicue en 1790. En 1825 est créé le Musée National Mexicain où sont accueillis toutes les objets précolombiens. Dès 1827, la loi mexicaine interdisait le trafic des antiquités et objets mexicain. Malheureusement elle n'a pas été respectée ni vraiment appliquée. Sous la présidence-dictature de Porfirio Díaz, des fouilles dans le centre de Mexico et à Teotihuacan ont permis une meilleure connaissance de ces civilisations tandis qu'une loi indique que les sites archéologiques appartiennent à la nation.

L'archéologue Eduardo Matos Moctezuma s'intéresse à la relation des symboles nationaux du Mexique moderne avec son passé précolombien. Ce sont 4 images qui sont passées d'abord au crible (la pierre, le nopalm, l'aigle et le serpent). L'auteur explique aussi comment l'image de la Vierge était au coeur des combats entre indépendantistes et espagnols au moment de la longue guerre d'indépendance.

L'historien de l'art Fausto Ramirez s'attarde les emblèmes et récits préhispaniques dans dans l'art mexicain du XIXe siècle. Cet article intéressant montre une vision particulière de l'indianité, souvent occidentalisée, romantique voir néoclassique. Le même thème mais transposé au muralisme du XXème siècle est proposé par Itzel Rodriguez.

On retiendra aussi les articles de Ruben Morante Lopez sur le mecapal, outil très ancien. Consistant une large bande de coton ou de petate, deux cordes étaient accrochées à chaque extrémité. Elle servaient à maintenir la charge en place, une fois que la bande était fixée autour du front.



Porteurs ceints d'un mecapal, Codex Fejervary-Mayer, p. 31.
Retrouvé le 21 novembre 2009 sur : http://www.famsi.org/research/graz/fejervary_mayer/img_page31.html

Enfin, dans la série des Codex présentés par Xavier Noguez, il est question du Codex Azcatitlan. Voilà de quoi tenir jusqu'au prochain numéro dont le dossier sera les pyramides en Mésomamérique, tandis que le prochain hors-série sera un guide visuel sur la ville de Mexico.

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lundi 9 novembre 2009

Deux cultures à Xalasco, Tlaxcala

Dans le cadre des 5es journées Internationales d'Archéologie, Alejandro Bautista Valdespino, chercheur à l'INAH, a indiqué que les récentes fouilles à Xalasco, Tlaxcala, ont permis de découvrir de nombreuses pièces en céramiques (récipients et figurines), des objets en silex, en basalte et en obsidienne et deux enterrements humains datés du Classique.

Xalasco s'étend sur une cinquantaine d'hectares et compte une quinzaine de monticules dont le plus haut atteint quatre mètres de hauteur. Elle est situé sur la commune d'Altzayanca.


Afficher Zones archéologiques présentées sur Mexique Ancien sur une carte plus grande.

En ce qui concerne les ossements retrouvés, un premier a été retrouvé dans une jarre. Le second avait été déposé avec une offrande teotihuacaine essentiellement composée de céramiques et de restes d'animaux comme des faucons, des rongeurs, des chiens et des tortues. Ces deux types d'enterrements montrerait, selon Bautista, que deux peuples se partageaient la ville : la culture tenayecac, autochtone de l'état de Tlaxcala, et étragnère, venant de Teotihuacan.

Parallèlement les vestiges d'une longue procession de jaguars sculptés témoignent d'une décoration élaboré rappelant des motifs connus, notamment à Teotihuacan. Des braseros de type théâtre, des encensoirs portables en céramique et en basalte constituent d'autres indices de ce lien particulier entre la cité des dieux et celle de Tlaxcala.

Les fouilles réalisées en 2008 ont notamment permis de sortir de terre les restes de deux petits bâtiments. Pour le premier, c'est en fait un mur extérieur construit de briques en basalte. Des corniches en xalnene surmontait ce mur. Le second édifice exploré à 1,1 de profondeur contient une pièce peinte en rouge : Bautista estime qu'elle devait avoir une fonction funéraire.

Selon Bautista, ces différents éléments permettent d'imaginer l'importance de Xalasco. Située le long des routes commerciales allant de la côte du Golfe au Haut Plateau Central, elle constituait certainement une enclave teotihuacaine.

Pour terminer cette note, voici un lien vers un fichier pdf en espagnol qui présente le musée communautaire d'atltzayanca, situé à proximité de Xalasco.

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samedi 7 novembre 2009

Déchiffrement de nouveaux glyphes à Chichen Itza

Le site yucatèque mondialement ne finit pas de révéler ses secrets. C'est ainsi qu'on apprend qu'une équipe d'archéologues mène une équipe de fouilles autour de la Maison colorée (Casa Colorada). Il s'agit de corroborer une date déchiffrée et provenant de cette partie du site. Selon les hypothèses des épigraphes, elle ferait allusion à 869 de notre ère, quelques 200 ans avant l'acmé de la cité.

Toutefois les épigraphes ont pu retrouver d'autres références épigraphiques à des dirigeants de Chichen Itza et d'Ek Balam. Cette date de 869 ferait référence à la fin de la construction de ce bâtiment. La Casa Colorada correspond en fait à quatre bâtiments répartis autour d'une plateforme au milieu de laquelleu figurait une stèle haute de 2,30 m, apparemment la seule connue sur tout le site.

Malheureusement, elle a été retrouvée en de très nombreux fragments : cela a amené les archéologues à faire l'hypothèse d'une destruction suite à acte de guerre. Par conséquent, l'état des glyphes est également très fragmentaire.

L'archéologue José Francisco Osorio León a indiqué que des datations sur des échantillons de céramiques découverts au même endroit et les fouilles entreprises dans le groupe des Séries Initiales permettront de préciser la chronologie de Chichen Itza avant son âge d'or. De fait de nouvelles fouilles vont être entreprises dans la maison du Cerf.

Osorio León a rappelé qu'un dixième terrain de jeu de balle est en cours de restauration, près de la Maison colorée. Ce bâtiment de 15 mètres de haut était originellement recouvert de peinture rouge dont il ne reste aujourd'hui que de rares traces. Il dispose de trois grandes ouvertures et sa voûte est recouverte d'une crête faite de sculptures représentant le dieu à nez crochu identifié souvent et à tort avec le dieu Chac.


Masque du dieu à nez crochu, sculpture, Casa Colorada, Chichen Itza, Classique tardif
Photo retrouvée le 6 novembre 2009 sur :

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mercredi 4 novembre 2009

Quel est l'impact du structuralisme sur l'étude des mythes et rituels mésoamérocains ?

Alors qu'il y a encore quelques mois on fêtait dignement le centième anniversaire de Claude Lévi-Strauss, l'anthropologue qui a révolutionné notre manière d'observer et de comprendre les faits humains nous a quitté hier en nous laissant un héritage culturel et scientifique colossal.

Mais dans les panégyriques qui vont saluer les apports indéniables et la personnalité incroyable de M. Lévi-Strauss, quelle est la part de la Mésoamérique ? En fait le bilan est mitigé. Car si M. Lévi-Strauss n'a que peu étudié les mythes mésoaméricains, c'est surtout indirectement qu'il a nourri et continue d'influencer notre interprétation de ceux-ci. Seul son ouvrage intitulé Histoire(s) de lynx contient une ébauche d'analyse du mythe de  Huitzilopochtli, si mes souvenirs sont bons. Non, il faut aller voir dans la méthode utilisée par Michel Graulich, Guilhem Olivier ou encore Leonardo Lopez Lujan et son père Alfredo Lopez Lujan l'influence du père du Structuralisme.

M. Lévi-Strauss affirmait à juste titre que "les mythes se pensent entre eux". Quand on regarde la nébuleuse des peuples qui ont vécu et vivent encore au Mexique et dans une bonne partie de l'Amérique centrale, on ne peut qu'opiner. Il expliquait notamment qu'"un mythe est la totalité de ses variantes". Il est incroyable de voir qu'en dépit des distances et des époques, les mythes mésoaméricains demeurent identiques et reprennent des structures "élementaires" similaires.

Vous pouvez voir et écouter M. Lévi-Strauss sur le site de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel) définir le  terme "mythes" en 1971 : 

Ecoutez comment M. Lévi-Strauss raconte le mythe du "Fils de la Racine" à feu Bernard Rapp.

Plusieurs vidéos sont également accessibles sur Youtube, tel cet entretien remarquable de M. Lévi-Strauss, où M. Jean-Pierre Vernant, éminent helléniste qui fut avec Marcel Détienne l'un des premiers à appliquer le structuralisme dans la sphère de l'Antiquité, André Comte-Sponville, Jacques Le Goff détaillent l'influence de l'anthropologue dans leur domaine respectif d'études .













Avec la disparition de M. Lévi-Strauss, c'est aussi l'Ecole Pratique des Hautes Etudes où nous étudions qui est également en deuil. Il y fut directeur d'études à la Vè section, grâce au  soutien de Georges Dumézil.
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lundi 2 novembre 2009

Exploración Maya : une série documentaire sur History

Voici une petite s2rie de documentaires diffusés sur la chaîne satellite History au Mexique et en Amérique latine. Réalisée et diffusée sur la version espagnole de cette chaîne, Exploración Maya comporte quatre épisodes orientés autour de quatre thèmes :

  • Constructions et astronomie;
  • Guerres et rituels;
  • Agriculture, pêche, alimentation et médecine naturelle;
  • Commerce et navigation.
Présentée par Danilo Drankic, archéologue de l'INAH, coproduite par l'INAH et la CONACULTA, Exploración Maya propose une vision globale mais variée des peuples mayas à travers les siècles, jusqu'à l'arrivée des Espagnols.




Voici la bande-annonce en espagnol, disponible sur Youtube. La page officielle du documentaire compte une carte interactive et une explication du calendrier maya.



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dimanche 1 novembre 2009

Deux congrès mayistes à ajouter dans vos agendas

Nos collègues du bloc-notes Mayistas mettent à l'attention du lecteur deux événements d'importance pour les chercheurs du Mayab.

Le premier a lieu à partir de la semaine prochaine à Cracovie : il s'agit de la treizième édition de la Conférence Maya Européenne. Elle aura lieu du 9 au 14 novembre prochain. Comme l'année passée à Paris, l'événement se déroulera en deux temps. D'abord des ateliers d'épigraphie par niveau auront lieu du 9 au 12. Puis les conférences à proprement parler auront lieu les deux derniers jours et on comptera Nikolaï Grube et Simon Martin parmi les nombreux intervenants.
Pour ceux qui n'auront pas pu s'inscrire en ligne, il y aura toujours la possibilité de le faire sur place. En attendant, consultez la page de Wayeb pour avoir plus de détails sur l'organisation de cet événement dont la prochaine édition aura lieu à Madrid en 2010.

Après avoir accueilli en 2009 le Congrès International des Américanistes, Mexico recevra en 2009 le 8eme Congrès International des Mayistes. Cette fois-ci, c'est l'UNAM et plus particulièrement l'Institut d'Etudes Philologiques qui sera organisateur et siège de ce congrès. Rappelons que le Mexique fêtera l'année prochaine le début de l'insurrection indépendantiste de 1810 et la Révolution de 1910. Voilà pourquoi la capitale mexicaine a été choisie comme ville hôte.

Au programme, "Lucha y permanencia de los pueblos mayas. Una historia de los pueblos Mayas."
Il y aura deux conférences magistrales, une table ronde d'hommage, trois sessions plenières, des symposia proposés par les organisateurs et des présentations libres sur des sujets libres.

Les participations pour ces deux dernières catégories seront acceptés jusqu'au 30 novembre de cette année. Les tarifs d'inscription sont progressifs. Il faudra débourser 1000 pesos avant le 30 janvier 2010, 1500 pesos avant le 30 mai 2010, 2000 pesos jusqu'au début du congrès, prévu du 8 au 13 août. Les inscriptions peuvent être effectuées sur le site internet de l'institut, sur le bloc-notes du congrès ou encore en envoyant un courrier électronique à mayistas[at]servidorpointunampointmx .
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Les grottes de Yagul et Mitla au patrimoine mondial de l'UNESCO

Non content d'annoncer le rituel du Volador de Papantla au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'INAH a récemment indiqué que les situés aux alentours des sites de Yagul et Mitla faisaient également du même patrimoine, suite au dernier vote réalisé au siège de l'UNESCO.

Attention, ces deux sites archéologiques situés dans l'Oaxaca ne sont pas nommés en tant que tel. Ce sont des grottes dont l'occupation remonte à 8000 ans avant notre ère qui ont attiré le regard bienveillant des autorités onusiennes. Des graines de courges remontant à 10000 ans avant Jésus Christ sont d'ailleurs la preuve la plus a de domestication des plantes sur le continent américain. Ces quarante grottes sont les témoins du passage de la vie nomade à la sédentarisation de certains groupes. On y a retrouvé du matériel lithique et des peintures rupestres.
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Pour en finir avec le canular de 2012

David Stuart, grand épigraphe et mayaniste depuis qu'il a fêté ses douze ou treize ans, se fend sur son bloc-notes d'une note rassurante pour la communauté américaniste en général et mayaniste en particulier.

Au Mexique et aux USA (et j'imagine quelque part aussi en Europe), on commence à voir les affiches annonçant la sortie du film catastrophe de Roland Emmerich, 2012. Le mot catastrophe est d'ailleurs redondant dans la mesure où ce réalisateur allemand n'a jamais vraiment fait d'incursion dans d'autres genres cinématographiques. Voilà pour la pointe toute voltairienne de cette note.

Revenons-en à nos moutons. Pour Stuart, il est facile de contredire les arguments des partisans de conspirations mondiales, les amateurs de New Age. Il ajoute sans hésiter les producteurs hollywoodiens à cette liste de manipulateurs. D'abord il rappelle que la date de Compte Long 13.0.0.0.0 n'est en aucun cas une date de création. Les glyphes mayas font référence à des dates plus anciennes.

On peut également rappeler que même si les calendriers mayas et aztèques présentent certains points communs, notamment en ce qui concerne des fêtes et des rituels similaires, ils ne sont pas identiques.

Ce qui doit se passer le 21 décembre 2012 ou le 23 selon les interprétations des glyphes est simple : les Mayas et donc par extension, les autres peuples mésoaméricains, sont quasiment muets à ce sujet. Une seule inscription du site El Tortuguero, complexe et incomplète, mentionne la date 13.0.0.0.0. Selon Stuart, le passage est ambigu et pose plus de problèmes que d'assertions.

De la même manière, il convient de prendre avec circonspection tout rapprochement avec des événements astronomiques d'importance en 2012. Car, même en dépit des observations précises faites par les Mayas, aucun alignement galactique n'est prévu, pas plus que par les astronomes modernes d'ailleurs.

Donc méfiance : quand vous voyez la pierre du Soleil (de culture mexica) collée à des références sur les Mayas, passez votre chemin. Le rédacteur des informations proposées n'est en rien consciencieux et expert des cultures mésoaméricaines. Qui plus est, les "études" proposées par ces pseudos chercheurs sont souvent contradictoires, donc encore moins dignes de foi. Il ne faut pas plus prêter attention aux prophéties des peuples autochtones modernes dans la mesure où ils sont plus influencés par le New Age qu'autre chose.

David Stuart n'en est pas à son premier coup. Il avait déjà pourfendu les mensonges et la vision tronquée de Mel Gibson, lorsque le film "Apocalypto" était sorti il y a 3 ans. On peut lire sa note ici.

Emmerich a été malin : il a prévu de sortir son film avant la catastrophe annoncée, histoire de profiter pleinement de l'argent que vous lui donnerez en allant voir son film...

A lire d'urgence sur FAMSI, un article en plusieurs parties (format pdf en anglais), rédié par Van Stone et Coe...

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