mercredi 30 décembre 2009

L'une funéraire 26 de Comalcalco ou comment faire du neuf avec du vieux.

Il y a onze ans, une équipe d'archéologues découvraient une urne funéraire enroulée dans un linge rouge à Comalcalco, zone archéologique située dans l'état de Tabasco. 



Appelée Urne funéraire n°26, elle reposait dans la façade du Temple II de ce site (Armijo Torres et alii, 2006 : ill.1 ; Navarrete, 1967) tête-bêche, sur les restes d'un adulte de sexe masculin. Le squelette, incomplet et désarticulé était accompagné d'une offrande comportant quatre-vingt-dix morceaux de coquillage, dont trente-quatre avec des cartouches de quatre à six glyphes. Trente aiguillons de raie mantas faisaient partie du mobilier funéraire dont vingt-cinq ont des cartouches de six à vingt-deux glyphes.


Vue générale de la Zone archéologique de Comalcalco, Tabasco.
Photo de Miguel Marn, disponible le 30 décembre 2009 sur :

Les archéologues ont récupéré aussi des morceaux de pyrite, sept pendentifs en serpentine, en jadéite et en nacre, soixante-douze perles, cinquante-deux dents de requins perforées, une excentrique en silex, deux noyaux en obsidienne noire, neuf lames en obsidienne grise, sept poinçons réalisés à partir de queues de raies. L'intégralité de l'offrande était recouverte de cinabre rouge, ce minéral rouge toxique lorsqu'il est ingéré, notamment par voie aérienne (Armijo Torres, 2008).

Pour Armijo Torres, directeur du Proyecto Arqueologico Comalcalco, les glyphes ont une forte connotation religieuse et révèle le nom de la personne enterrée sous l'urne. Il s'agirait d'un certain Aj Pakal Than, "Seigneur du feu". Les rituels d'auto-sacrifices annuels qu'il a effectués durant quatorze ans sont ainsi répertoriés à partir de la date en Compte long 9.17.0.0.7, 7 Manik, 0 Pop qui correspond au 31 janvier 771 après Jésus Christ.


Lecture des glyphes.
Epine sacrificielle retrouvée dans l'urne funéraire de Comalcalco, Tabasco.
Aiguillon de raie manta sculpté. Classique.
Dimensions : 25 x 13 mm ; 2 mm d'épaisseur.
Photo retrouvée le 30 décembre 2009 sur http://www.arqueomex.com/images/FOTOSNUM91/pieza91.jpg 

Ce cliché montre que l'information a été déjà présentée rapidement sur le site internet de la revue Arqueología Mexicana.

L'INAH a récemment publié le début du déchiffrement des 260 glyphes présents dans cette offrande, en le présentant comme le texte maya le plus long. Immédiatement la machine médiatique de Discovery Channel a suivi, présentant cette information comme une découverte très récente. L'information a été reprise en espagnol sur le site du journal El Heraldo de Tabasco et d'autres médias sur internet, notammant la liste Aztlan. Pourtant, comme on peut le constater dans les références, cette "découverte" n'en est pas vraiment une dans la mesure où Ricardo Armijo avait déjà publié des avancées significatives sur le contenu de cette urne.

Sur la liste Aztlan, une petite polémique apparaît. L'épigraphiste Elaine Schele remet en outre en cause la crédibilité et les incohérences de l'article de Discovery Channel, mais également de la thèse d'Armijo Torres en ce qui concerne une association entre ajaw, "roi" en maya, et la fonction de prêtre qui normalement était distincte de l'ajaw. Sa collègue Karen Bassie traduit ajaw comme "vassal", ce qui changerait complètement la signification de l'urne.
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jeudi 24 décembre 2009

Laurette Séjouné et Teotihuacan


Laurette Séjourné était une chercheuse française et naturalisée mexicaine (1911-2003) qui a dévoué la plus grande partie de sa carrière à la compréhension de Teotihuacan. Si certaines de ses théories et de ses interprétations sont souvent plus que constestables, elle n'en a pas moins laissé une trace importante dans l'archéologie mésoaméricaine.



Laurette Séjourné. Photo retrouvée le 22 décembre 2009 sur :

Je vous propose de mieux la connaître à travers un petit documentaire disponible sur Youtube et proposé par l'utilisateur Kakok0. Bon visionnage !










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mercredi 16 décembre 2009

L'occasion fait le larron

Ancient Mesoamerica est une revue publiée par la prestigieuse université de Cambridge. Les articles présentés y sont souvent excellents, parfois le résultat de longues études poussées, parfois le résultat d'une politique de publications qui permet aux chercheurs anglo-saxons en général, américains en particulier, de justifier les crédits qui leur sont données par de généreux mécènes. Elle est publié deux fois l'an mais reste un peu chère : 40 livres sterling annuels, soit 44 euros ou 880 pesos.



Reste à savoir si le numéro du printemps 2009 ne sera qu'un effet d'annonce pour attirer de nouveaux abonnés ou si il marque un changement de politique éditoriale à l'heure où beaucoup préfèrent publier leurs travaux sur Academia.edu, sur Slideshare ou Scribd. En effet, tous les articles sont librement téléchargeables sur la page internet de la revue. Wait and see, comme on dit de l'autre côté du Rio Bravo.

Le dossier principal a pour thème l'économie des pierres en Mésoamérique. Il est précédé un article sur l'iconographie de la guerre dans le Temple Supérieur des Jaguars à Chichen Itza par William Ringle, et un autre sur l'organisation politique, sociale et économique de Coba par William Folan. Je vous proposerai prochainement une lecture critique de l'article de Ringle dans la mesure où j'ai récemment proposé une conférence sur un sujet très proche en novembre dernier.
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mardi 15 décembre 2009

La polychromie du monolithe de Tlaltecuhtli révélée (enfin!) au public

Une fois n'est pas coutume : prenons le temps d'observer cette photo.


Non, il ne s'agit pas d'une version "colorisée" de la plus grande sculpture mexica jamais retrouvée. Les couleurs que vous pouvez voir sur ce cliché sont bien originales et peuvent surprendre un amateur habitué aux pierres grises ou noirâtres qu'on peut voir dans les zones archéologiques ou dans les musées mexicains.

En juillet dernier, nous mettions en ligne une note sur l'avancée des fouilles au Templo Mayor de Tenochtitlan et nous parlions déjà de cette polychromie visible sur le monolithe de Tlaltecuhtli. Malheureusement nous n'avions pas pu vous proposer de clichés pour illustrer notre émotion en voyant cette merveille.

L'INAH a eu la très bonne idée, 4 ans après sa découverte, de mettre en ligne une photo de cette polychromie parfaitement conservée. Mais elle n'est là que pour illustrer les résultats d'études réalisées par une équipe italo-américano-mexicaine sur l'utilisation des pigments dans la sculpture mexicaine.

Les résultats ont été annoncés par Leonardo López Luján, dans le cadre des V Jornadas Permanentes de Arqueología organisées par la Direction d'Etudes Archéologiques de l'INAH au Templo Mayor. López Luján a expliqué que les Mexicas utilisaient une combinaison de cinq pigments pour leurs sculptures : le rouge, l'ocre, le blanc, le bleu et le noir.

Des pigments rouges et ocres avaient été prélevés sur la Pierre du Soleil lors de son nettoyage en 2000 pour son installation dans la salle mexica du MNA. De la même manière, en 2007, l'équipe de l'archéologue Fernando Carrizos avait relevé les mêmes couleurs mais aussi des traces de bleu, de blanc et de noir sur le monolithe de Coyolxauhqui.

Dans le cas de la Pierre de Tlaltecuhtli, des échantillons avaient été recueillis dès son exhumation en 2006. L'équipe pluridisciplinaire (archéologues, restaurateurs, géologues, chimistes) mise en place ensuite avait non seulement pour objectif d'établir les pigments utilisés, mais aussi de déterminer leur origine et les produits agglutinants employés pour les fixer sur la pierre.

D'autres pigments avaient été notamment prélevés sur le chacmool de la phase II du Templo Mayor, ou encore sur les têtes de serpents parsemées sur les parois du même édifice.

Leonardo López Luján a expliqué que le travail effectué ces dernières années n'était pas pionnier en la matière et que d'autres équipes avaient proposé par le passé de reconstituer la palette chromatique utilisée par les artistes mexicas, en s'appuyant notamment sur les couleurs employés par les tlacuilos pour peindre les codex. Mais les avancées technologiques des dernières montrent que la palette chromatique était beaucoup plus limitée pour la sculpture que pour les codex.

Le communiqué de l'INAH annonce enfin la publication des résultats complets de ces recherches dans la revue Arqueologia Mexicana, un livre co-écrit par Leonardo López Luján et son père Alfredo López Austin, et un autre par Eduardo Matos Moctezuma.

Edition du 20 février 2010
El Universal propose une autre photo du monolithe, reprise par le quotidien en ligne El Informador, dans son édition du 20 février 2010.


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Virée comme une malpropre...

C'est tout au moins de cette manière que le directeur de l'INAH, Alfonso De Maria y Campos s'est débarassée de Gloria Artís, en dépit de lettres de soutien de nombreux collègues mexicains et d'institutions  étrangères qui ont insisté sur son aide précieuse pour la réalisation de projets archéologiques conjoints.

Je ne veux pas faire de politique mais il est vrai que les motifs de la destitution de Mme Artis de la Coordination National d'Archéologie peuvent paraitre fallacieux, si les paroles rapportées par le journaliste de la Jornada sont correctes. M. De Maria y Campos aurait expliqué sa décision par la "rénovation et le changement générationnel", "l'importance d'une structure efficace et articulée" ou encore par "la lutte contre les chèferies". Il va sans dire que l'argument du jeunisme est peu élégant ou celui de la lutte des chefs est aussi pleutre que son auteur.

Après l'affaire du "son et lumière" de Teotihuacan, au début de l'année, M. De Maria y Campos a encore perdu une occasion de se taire et montre, si besoin est, sa volonté (ou celle du Président Calderon) de mettre l'Institut à sa botte, sans tenir compte du travail colossal que la majeure partie des archéologues, anthropologues ou autres restaurateurs réalisent dans des conditions souvent délicates. Il aurait été plus approprié que M. De Maria y Campos s'occupât de demander une enveloppe budgétaire plus important pour permettre la restauration et l'entretien des zones archéologiques ouvertes au publi. Au lieu de cela, il effectue un travail de nettoyage dans lequel il pourrait s'inclure.

Je ne m'étendrai pas plus sur le sujet. Je vous recommande la lecture de cet article, disponible en cliquant sur le titre de cette note. On notera encore le manque de transparence de l'INAH qui n'a publié aucune déclaration sur ce sujet sur sa page internet. D'ailleurs toutes les pages contenant des informations et des photos de Gloria Artis sur la page du CNCA ou de l'INAH ont été soigneusement effacées.
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vendredi 11 décembre 2009

Fouilles au Gran Basamento de Cacaxtla, Tlaxcala

Les visiteurs de ce petit mais ô combien magnifique tlaxcaltèque ont pu assister durant les derniers mois aux fouilles auxquelles se sont attelés les archéologues de l'INAH. C'est ainsi qu'ils ont pu déterminer deux niveaux de constructions datés de l'acmé de la ville, entre 600 et 950 de notre ère.


Vue de Cacaxtla, Tlaxcala.
Photo retrouvée le 11 décembre 2009 sur :

Il était déjà supposé que le Gran Basamento soit le résultat de superpositions de constructions. Les fouilles, réalisées dans des périmètres de  2x2 mètres tendent à confirmer cette hypothèse. Les archéologues ont sondé ainsi la façade est de la structure sur 150 mètres. Les éléments architecturaux étaient réalisés en tepetate (pierre volcanique de remplissage) ou en adobe avant d'être recouverts de chaux. Pas moins de 60 personnes ont déblayé 3843 m³ de remblais.
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jeudi 10 décembre 2009

Tulane University’s Maya Symposium 2010


Si vous cliquez, sur le titre de cette note, vous pourrez prendre connaissance du programme des conférences prévues lors de la neuvième édition du Tulane University’s Maya Symposium. Cet événement aura lieu du 26 au 28 février prochain, à l'université de Tulane, située à la Nouvelle Orléans, en Louisiane.



Organisé par le MARI et le Stone Center of American Studies, le symposium aura pour thème "Great River Cities of the Ancient Maya".
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mercredi 9 décembre 2009

Précisions sur la statue de Xipe Totec

La récente annonce de la découverte de Xipe Totec à Tula a suscité un début de polémique sur la liste de discussion Aztlan.

Le docteur Michael E. Smith remet ainsi en cause l'idée que cette statue soit la première représentation toltèque connu de cette divinité. Il rappelle l'existence d'autres représentations à Teotihuacan mais aussi au Guerrero et propose les références suivantes pour des informations complémentaires sur le sujet.

Estimant qu'il est difficile de démarquer un état toltèque en tant que tel, autant que ses composantes sociales ou ethniques. Il s'interroge sur la dénomination qui aurait pu tout aussi bien caractériser les Teotihuacains. Faisant un parallèle avec le terme "aztèque" qui a caractérisé les populations mexicas, Smith estime que le terme est inédaquat et qu'il faut éviter les effets d'annonces comme ceux des journalistes.

Références

Elson, Christina M. and Kenneth Mowbray
2005. Burial Practices at Teotihuacan in the Early Postclassic Period: The Vaillant and Linné Excavations (1931-1932). Ancient Mesoamerica 16:195-212.

Jimenez Moreno, Wigberto.
1941. "Tula y los toltecas, según fuentes históricas", in Revista Mexicana de Estudios Antropológicos, V, 2-3.

Krickeberg. W. 1964. Las antiguas culturas mexicanas, México.

Scott, Sue.
1993. Teotihuacan Mazapan Figurines and the Xipe Totec Statue: A Link between the Basin of Mexico and the Oaxaca Valley. Vanderbilt University Publications in Anthropology, vol. 44. Department of Anthropology, Vanderbilt University, Nashville.

Séjourné, Laurette.
1954."Tula, la supuesta capital de los toltecas". In Cuadernos Americanos, enero-febrero, México.

Noguera, Eduardo.
1950. "El horizonte tolteca-chichimeca". In Enciclopedia mexicana de Arte, IV, México.

Smith, Michael E. and Michael Lind
2005. Xoo-Phase Ceramics from Oaxaca Found at Calixtlahuaca in Central Mexico. Ancient Mesoamerica 16:169-177.

Preuss, K.T.. 1940. El problema de los toltecas, según un antiguo manuscrito jeroglífico, y las ideas de los indios mexicanos actuales, Madrid.

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Ouverture du site de Chiapa de Corzo, Chiapas

L'INAH a officiellement annoncé l'inauguration du site zoque de Chiapa de Corzo sur son site internet, Situé dans la banlieue de la capitale de l'état du Chiapas, Tuxtla Gutierrez, Chiapa de Corzo a bénéficié de trois millions de pesos de subventions de la part du gouvernement fédéral pour son conditionnement et proposer une nouvelle alternative touristique au Chiapas.

Lors de l'inauguration, le directeur de l'INAH en a profité pour remercier le don d'un terrain de 6500 m2 par Nestlé qui aurait permis la consolidation de la zone archéologique.



Comme vous pouvez le voir sur cette carte, Chiapa de Corzo est situé près de la rivière Grijalva. Les premières traces d'occupation remontent à 3500 ans, soit au Préformatif ancien. Les structures actuellement visibles sont datées du Préclassique Moyen, entre 700 et 400 avant notre ère. Des connexions avec les Olmèques et ensuite les Mayas sont prouvées par les céramiques (quelques 60000 fragments) retrouvées lors de fouilles.

Les Zoques n'ont pas pour autant disparu. On trouve des traces de leur culture dans tout l'état du Chiapas. Ce peuple fut même soumis par les Mexicas à la fin du 15e siècle, puis conquis par les Espagnols en 1524. On a supposé qu'ils descendaient des Olmèques partis pour le Chiapas. Selon le site mundochiapas, ils représenteraient encore 9,1 % de la population indigène au Chiapas. Leur langue actuelle était estimée en 1990 à 34000 locuteurs et comportait cinq variantes dialectales. Mais curieusement un article indique qu'il ne resterait plus que deux locuteurs, en froid ; amenant à une extinction imminente de la langue zoque. Ailleurs on peut lire qu'il en reste une trentaine.

Chiapa de Corzo est situé à égale distance entre les deux océans et présentait donc un intérêt militaire et économique assez important. Selon Adán Pacheco Benítez, directeur du Proyecto Arqueológico Chiapa de Corzo, la population pourrait y avoir atteint 70000 personnes vers 900 avant Jésus-Christ.

Dans l'article de  Wikipedia en anglais sur Chiapa de Corzo, on peut voir un relevé d'une stèle sculptée du plus ancien glyphe connu du calendrier en compte long.


Date 7.16.3.2.13, soit  36 avant Jésus-Christ.
Stèle 2, Chiapa de Corzo, Chiapas.

L'inauguration de cette zone archéologique fait partie du plan du président Calderon commencé en 2006 afin de proposer une offre culturelle et touristique plus variée.

Références:
Justeson, John S., and Kaufman, Terrence. 2001. Epi-Olmec Hieroglyphic Writing and Texts. Document pdf en anglais.

s.d. Survey of morphology and syntax for Zoque of Copainala. Retrouvé le 9 décembre 2009 sur : http://www.sil.org/mexico/mixe/00e-mixe.htm .

Wikipedia.org. Article "Chiapa de Corzo". Retrouvé le 8 décembre 2009 sur : http://en.wikipedia.org/wiki/Chiapa_de_Corzo_(Mesoamerican_site) 




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lundi 7 décembre 2009

Compte-rendu de l'exposition Moctezuma: An Aztec Ruler

Yvan R. est Belge et fondu du Mexique. Il n'est pas chercheur mais il a tenu à partager ce qui constitue une des deux plus importantes expositions sur le Mexique Ancien, visibles actuellement en Europe. Il s'est donc rendu à Londres pour découvrir Moctezuma. Qu'il soit donc ici publiquement remercié pour sa disponibilité et son enthousiasme.

Qui était Moctezuma et qui l’a tué ?
Telles sont les deux énigmes auxquelles le British Museum essaie de répondre au travers d’une exposition intitulée « Moctezuma : Aztec Ruler » qui se tient à Londres du 24 septembre 2009 au 24 janvier 2010.
L’exposition est accessible tous les jours de 10 heures à 17h30 (20h30 le jeudi et le vendredi) ; prix de l’entrée : 12 pounds (nombreuses réductions). Pour tout renseignement et pour télécharger un intéressant dossier pédagogique, voyez le site « britishmuseum.org ». Quelques photos des pièces les plus importantes.
Au fil du parcours le visiteur explore la civilisation aztèque à travers les rôles divin, religieux, politique et militaire de son septième et antépénultième souverain élu qui régna de 1502 à 1520. Son portrait émerge progressivement, qui nous montre, au travers des réalisations exceptionnelles de son règne, un grand souverain, un homme cultivé, éduqué, un prêtre, une personnification des dieux, un guerrier qui d’ailleurs agrandit son empire, un orateur capable de convaincre par la parole.
En 1507, au point culminant de son règne, Moctezuma dirigea la cérémonie du Feu Nouveau qui marquait la fin d’un cycle de 52 ans dans le calendrier des Mexicas. A cette occasion, fut sculpté le Teocalli de la Guerre sacrée. Ce monolithe d’environ un mètre cube est une des pièces maîtresses de l’exposition. La base représente une pyramide avec des escaliers menant à un temple ; au sommet, entourant un disque solaire, les portraits sculptés de Moctezuma lui-même et de Huitzilopochtli, le dieu de la guerre.
Ce portrait de Moctezuma en dialogue avec le dieu doit être confronté à celui que fit le peintre Antonio Rodriguez vers 1690 et qui montre un beau et fier sauvage tout emplumé.
Car nous ne connaissons l’histoire qu’à travers les récits des vainqueurs. Selon ceux-ci, le souverain, ayant pactisé avec Cortes, fut tué d’une pierre lancée par l’un des siens alors qu’il tentait de convaincre son peuple de se soumettre. Est-ce pour cette raison que Moctezuma n’a toujours pas de monument au Mexique, se demande Neil Mc Gregor, directeur du BM ?

Alors, Moctezuma fut-il une victime de l’histoire, ou des présages, ou de la religion, ou de lui-même, ou encore de la façon dont nous lisons l’histoire ? En tout cas deux sources, le Codex Moctezuma (fin 16ème siècle) et le Lienzo de Tlaxcala (1585) montrent que ce sont les Espagnols qui ont privé Moctezuma de sa liberté et qui l’ont tué, sans doute lorsqu’ils ont jugé qu’il ne leur serait plus utile.
Les pièces les plus spectaculaires sont des masques couverts de mosaïque en turquoise, des bijoux en or, de la vaisselle, un cœur humain sculpté dans la pierre, des codex, un impressionnant collier en forme de serpent à double tête, un couteau sacrificiel,…
J’ai été particulièrement frappé par ce crâne humain orné de turquoise, les dents toujours en place dans un rictus effroyable, les yeux saillants en pierre noire  La multiplicité des matériaux utilisés montre aussi l’étendue des relations commerciales entretenues par les Mexicas avec leurs voisins du Golfe ou de la côte du Pacifique.
L’émotion grandit encore lorsque, dans la dernière section consacrée à la conquête, on rencontre les armures, es bannières, et les puissants chevaux des Espagnols qui anéantirent un extraordinaire empereur et, en définitive, tout un monde.
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dimanche 6 décembre 2009

Un dispositif interactif pour mieux comprendre la Piedra del Sol.

Si vous avez prévu de visiter prochainement le Museo Nacional de Antropología à Chapultepec, vous aurez désormais la possibilité d'utiliser vos petits doigts (graciles ou boudinés) pour mieux comprendre la logique propre à la Piedra del Sol, cet énorme monolithe qui fut redécouvert en 1797 et accroché à un des murs de la cathédrale de Mexico. 

 

Écran interactif de la Piedra del Sol.

Le communiqué de presse insiste sur la complexité de cette sculpture, y compris pour les spécialistes d'art mexica. Il faut dire que la Piedra del Sol, appelée également Calendario azteca, suscite depuis sa redécouverte une curiosité jamais démentie et des interprétations plus ou moins loufoques. 

Vous pourrez donc faire défiler les cinq cercles concentriques qui composent la pierre et comprendre les différents signes calendaires qui le composent, ainsi que les cinq glyphes centraux qui renvoient aux cinq époques qui se sont succédées selon les croyances des Mexicas.

L'intention des autorités du MNA et de l'INAH est certes louable mais quelques interrogations se posent. Pourquoi penser que les éléments de compréhension et d'interprétations proposés par cet écran interactif sont-ils plus valides que les autres ? Ne risque-t-on pas d'induire en erreur le visiteur dans une vision étroite d'une oeuvre, reconnue par les spécialistes comme éminemment complexe.
 

 
 Piedra del Sol, Sculpture mexica, Postclassique.
Museo Nacional de Antropología, Mexico.
Photo : B. Lobjois, octobre 2004.

Dernier point mais pas le moindre : n'allez pas croire que l'INAH a financé cette petite activité sur les deniers publiques! C'est la fondation d'une grande marque automobile américaine qui s'est révélé être le généreux parrain, en dépit de ses énormes problèmes financiers. Comme quoi, rien ne vaut un peu pub bien senti... le MNA à l'instar du Louvre a désormais ces grands mécènes privés. Mais pour l'instant, pas de grève prévu au MNA.


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samedi 5 décembre 2009

Nouveau matériel en ligne

Notre collègue Rocio Garcia Valgañon explique sur le blog Mayistas que de nouvelles ressources sont disponibles gratuitement sur internet.
Il s'agit tout d'abord de différents rapports et récits d'expéditions proposés par l'Université d'Harvard. On y trouvera donc sous forme de fichiers pdf téléchargeables les carnets des fouilles entreprises entre 1935 et 1953 à Kaminaljuyu au Guatemala par le Carnegie Institute :
En cliquant ici, par exemple, vous obtiendrez l'ouvrage co-écrit par Alfred Tozzer sur les représentations d'animaux dans les codex mayas. Dommage que le double volume sur Chichen Itza ne soit pas encore disponible.

Le deuxième lien intéressant proposé par Mayistas nous renvoie au site internet de Juan Monsivais, appelé Tlamachqui (artiste en nahuatl). Sur ce site, on peut retrouver de très belles reconstitutions en couleurs de différentes zones archéologiques du Mexique ancien, principalement de Palenque, même si le dernier dessin propose une vue de la Chaussée des Mots de Teotihuacan. Il est évident que ces reconstitutions sont une interprétation de l'artiste mais nous pensons qu'elles donnent une perspective intéressante pour les curieux ou les chercheurs qui veulent aller plus loin que ceux les pierres nous racontent. Qui plus est, la musique accompagnant cette promenade visuelle est envoûtante et très agréable.

Comme d'habitude, les liens sont présents dans la colonne de droite de ce bloc-notes, dans les sections Publications et monographies sur les Mayas et Bases de données iconographiques. Bonnes lectures!
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vendredi 4 décembre 2009

Découverte d'une statue de Xipe Totec à Tula, Hidalgo

Dans sa section Boletines, l'INAH a diffusé une photo d'une pièce récemment mise au jour par l'équipe de Luis Gamboa Cabezas lors de fouilles de sauvetage sur le boulevard Iturbide.

Haute de 85 centimètres et réalisée en céramique, cette petite statue se trouvait à quelques pas de l'entrée de la zone archéologique de Tula. Datée du Postclassique ancien, c'est la première fois qu'une représentation du dieu à peau d'écorchée est visible sur le site toltèque.

Sculpture de Xipe Totec, Tula, Hidalgo.
Photo retrouvée le 3 décembre 2009 sur

L'archéologue a expliqué que la pièce se trouvait en assez bon état, en dépit d'un bras décroché et de la tête fracturée. Elle était située au pied d'un escalier qui appartenait à une maison de l'époque préhispanique. Les archéologues avaient circonscrit une zone de quatre m2 de surface pour 80 centimètres de profondeur afin de fouiller. A proximité des ossements de quatre personnes enterrés et deux offrandes ont également été découverts.

Cette statue, bien que de hauteur réduite, rappelle une sculpture similaire exposée au Museo del Templo Mayor et qui mesure 1,5 mètre. Elle remet en question notre perception du panthéon de divinités vénérées à Tula, dans la mesure où le Serpent à plumes est considérée comme la principale de la divinité. Le culte à Xipe Totec, "Notre Seigneur l'Écorché", est cependant ancien si on prend en compte certaines représentations classiques teotihuacaine.

Xipe Totec, sculpture en céramique, 97 x 43 x 20 cms,
Postclassique tardif. Museo Regional de Puebla, INAH.
Disponible le 4 décembre 2009 sur http://www.thecityreview.com/aztec14.jpg .

Mais il était particulièrement étendu puisqu'on a retrouvé des représentations au Guerrero au Veracruz, région considérée d'ailleurs l'origine de Xipe Totec. Mais les représentations combinant le serpent à plumes et Xipe Totec sont somme toute assez fréquentes dans l'art mésoaméricain. Nous renvoyons à cette note pour en savoir plus sur cette relation.

Codex Florentino, liv. II, f. 126 r°.
Disponible le 4 décembre 2009 sur

En ce qui concerne les quatre corps retrouvés en position fœtale et orientés vers l'est. Il s'agissait d'adultes. L'offrande consiste en sept petits récipients en céramique. Il semblerait d'après les premières analyses, que tous ces éléments soient contemporains de la sculpture de Xipe Totec.

Divers médias mexicains ont rapporté la nouvelle.  L'INAH a demandé l'arrêt des travaux d'aménagement du réseau des eaux usées qui avait provoqué ces fouilles d'urgence.

Pour en savoir plus sur Xipe Totec, je vous recommande la lecture de cet article d'Anne-Marie Vié-Wohrer, disponible sur le site celia du CNRS.

1998. "Différences entre les textes nahuatl et espagnol sur Xipe Totec dans le Codex Florentino". In Amérindia, 23, CELIA-CNRS, Paris. Fichier PDF disponible le 3 décembre 2009 sur : http://celia.cnrs.fr/FichExt/Am/A_23_09.pdf .

Edition du 16 décembre 2009

Une vidéo de la chaîne INAHTV explique la découverte de la statue sur Youtube :


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Une vidéo sur El Rosario

La chaîne INAHTV propose sur Youtube une vidéo intéressantes sur les peintures  murales polémiques d'El Rosario dont nous vous avions parlé l'été dernier.



Il n'en résulte pas d'informations nouvelles mais au moins le plaisir de voir plusieurs clichés de ces peintures.
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jeudi 3 décembre 2009

Une note en hommage à Guy Stresser-Péan

Si la mort de Claude Lévi-Strauss a été passablement, et à juste titre, commentée par les médias français et internationaux, il n'en va pas de même avec la disparition d'une figure emblématique des études mésoaméricaines des soixante-dix dernières années. Et comme souvent en pareil cas, et comme nul n'est prophète en son pays, c'est la presse mexicaine qui a annoncé le décès de Guy Stresser-Péan, survenu le 8 novembre dernier à Mexico, suite à des complications broncopulmonaires. Quel dommage que les autorités culturelles et scientifiques françaises n'aient pas salué le travail incroyable de M. Stresser-Péan...




Né en 1913, M. Stresser-Péan appartenait à cette génération d'antropologues qui ont considérablement changé notre vision de l'anthropologie en général et des études mésoaméricaines en particulier.

Véritablement touche-à-tout, M. Stresser-Péan a dirigé des fouilles, rédigé quantités d'ouvrages, d'articles, participé à une foule de congrès et autres manifestations, enseigné à la section des Sciences Religions de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes avant que ne lui succède, entre autres, M. Graulich et désormais Mme. Dehouve.

C'est grâce à lui qu'on doit la fondation du CEMCA qui existe toujours. et qui a pour mission de chapeauter tous les projets archéologiques français en Anahuac et au Guatemala voisin. C'est ainsi qu'il a pu diriger les fouilles à Tamtok, dans l'état de San Luis Potosi, et que nous évoquions il y a quelques semaines. Ses recherches sur ce site ainsi qu'auprès des populations huastèques modernes de l'état de Puebla en ont fait le premier "huastécologue".

Miguel Leon-Portilla saluait il y a quelques années la trajectoire hors du commun de M. Stresser-Péan en le désignant "comme héritier des Alexander von Humboldt, Eduard Seler, Konrad Theodor Preuss, Hermann Beyer, Alfonso Caso y Paul Kirchhoff". Dominique Michelet, directeur de l'unité de recherches 8096 du CNRS a confié qu'il était "un sage dans un monde où il n'y a quasiment plus de scientifiques". Il a gagné des prix comme le Atanasio Saravia au Mexique. En 2003, il avait été nommé membre d'honneur de la Academia Mexicana de Ciencias Antropológicas. Mais il était également chevalier de la Légion d'Honneur en France et Condecoración Nacional de la Orden Mexicana del Aguila Azteca au Mexique.

La perte de M. Stresser-Péan est une immense perte pour la communauté mésoaméricaniste. Mexique Ancien tient à exprimer ses condoléances les plus sincères à la famille de M. Stresser-Péan, en particulier à son épouse avec qui il a co-écrit bon nombre de ses ouvrages. Pour les étudiants qui effectuent des recherches à la médiathèque du Musée du Quai Branly, il est fort probable que vous deviez consulter les livres présents dans un fonds qui porte son nom.

Le Fondo de Cultura Economico a fait savoir son intention de rééditer l'ouvrage Viaje en la Huasteca.  Vous pouvez retrouver cette dépêche en cliquant ici.

Voici les références bibliographiques les plus significatives de M. Stresser-Péan.
1953. " Les Nahuas du Sud de la Huasteca et l'ancienne extension méridionale des Huastèques". In Journal de la Société des Américanistes, Volume 42, Numéro 42, pp. 415-417, Paris. Consultable en ligne le 2 décembre 2009 : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1953_num_42_1_2411_t1_0415_0000_3?luceneQuery=%2BauthorId%3A%22auteur+jsa_284%22&words=auteur%20jsa_284

1963. (en collaboration avec Alain Ichon et Yves Guidon. "La première statue antique en bois découverte dans la Huasteca". In Journal de la Société des Américanistes, Volume 52, Numéro 52, pp. 315-318, Paris. Consultable en ligne le 2 décembre 2009 : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/search/?_Prescripts_Search_tabs1=standard&_Prescripts_Search_orderBy=score&_Prescripts_Search_resultsPerPage=10&_Prescripts_Search_runnedQuery=%2BauthorId%3A%22auteur+jsa_284%22&_Prescripts_Search_pageToDisplay=1

1967. "Missions archéologiques. Recherches françaises au Mexique et en Amérique centrale". In Journal de la Société des Américanistes, Volume 56, Numéro 56-2, pp. 585-609, Paris. Consultable le 2 décembre 2009 : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1967_num_56_2_2310?luceneQuery=%2BauthorId%3A%22auteur+jsa_284%22&words=auteur%20jsa_284

1988. El arado criollo en México y América central, C.E.M.C.A., I.F.A.L., O.R.S.T.O.M.", México.

1995. Le codex de Xicotepec : étude et interprétation. Puebla : Gouvernement de l'État de Puebla ; México : Fondo de cultura económica : Centre français d'études mexicaines et centraméricaines ; [Paris : diff. de Boccard].

1995. (en collaboration avec Grégory Pereira). "Un cas anormal de décapitation Huastèque à Vista Hermosa, Tamaulipas". In Journal de la Société des Américanistes; vol. 81, numéro 81, p. 231-242. Consultable en ligne le 2 décembre 2009: http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1995_num_81_1_1591?luceneQuery=%2BauthorId%3A%22auteur+jsa_284%22&words=auteur%20jsa_284

1998. Les Lienzos d’Acaxochitlán (Hidalgo) et leur importance pour l’histoire du peuplement de la Sierra Norte de Puebla et des zones voisines.
Édition bilingue en français et en espagnol. México, Gobierno del Estado de Hidalgo/Centre français d’études mexicaines et centroaméricaines (CEMCA), 276 p. + 3 pl. h. t.

2001. (avec Claude Stresser-Péan). Tamtok, sitio arqueológico huasteco: Su historia, sus edificios. Tomo I. Consejo Nacional para la Cultura y los Artes - CONACULTA, Centro de Estudios Mexicanos y Centroamericanos - CEMCA, El Colegio de San Luis, Instituto de Cultura de San Luis Potosí, Instituto Nacional de Antropología e Historia - INAH, Mexico.

2005. Le Soleil-Dieu et le Christ : la christianisation des Indiens du Mexique vue de la Sierra de Puebla, L'Harmattan, Paris ; Budapest ; Torino.

2005. Tamtok, sitio arqueológico huasteco: Su vida cotidiana. Tomo II. Consejo Nacional para la Cultura y los Artes - CONACULTA, Centro de Estudios Mexicanos y Centroamericanos - CEMCA, El Colegio de San Luis, Instituto de Cultura de San Luis Potosí, Instituto Nacional de Antropología e Historia - INAH, Mexico.

Voici un recueil d'articles publié il y a juste vingt ans en hommage à M. Stresser-Péan.
Michelet, Dominique (éd.)
1989. ENQUÊTES SUR L'AMÉRIQUE MOYENNE. Mélanges offerts à Guy Stresser-Péan, Paris.

Cher maître Stresser-Péan, QEPD.

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Quelques vidéos sur Paquime

Nous vous avons déjà parlé par le passé du site de Paquimé (cf. la note disponible ici). Mais en fouillant sur Internet et notamment sur Youtube, on peut trouver plusieurs vidéos et documentaires qui ne sont pas de l'INAH. Au final, on dispose d'une information plus variée, avec des points de vue différents.

Commençons avec la vidéo officielle de l'INAH.



Voyons ensuite cet autre reportage en espagnol et sous-titré en anglais.



Et en voici une troisième bien élaborée et disponible en espagnol. Si il y a quelque volontaire pour en faire la traduction et ajouter les sous-titres, la vidéo est à vous.



Que cela vous inspire-t-il, chers lectrices et lecteurs ?
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mercredi 2 décembre 2009

Exposition Teotihuacan et son temps

Alors que l'exposition Teotihuacan bat son plein au Musée du Quai Branly, à Paris, une autre exposition est sur le point d'être inaugurée dans la galerie 1492, rue Jacob, à Paris. Il est évident que cette exposition qui aura lieu du 4 décembre 2009 au 30 janvier 2010 n'aura pas l'ampleur de celle du MQB.

Néanmoins il peut être intéressant d'aller y faire un petit tour. Cela ne vous coûtera pas 8 €. Si un de nos lecteurs devait s'y rendre, son compte-rendu serait le bienvenu.

En attendant, rendez-vous sur Facebook en cliquant sur le titre de cette note pour retrouver les références complètes de cette exposition...
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mardi 1 décembre 2009

Deux ajouts dans les liens de publications périodiques

Point question de s'étendre sur le lien que nous avons rajouté dans la section "Publications généralistes". Mais il est de bon aloi de prévenir nos lecteurs de l'ajout du site de la revue L'Homme, publiée à Paris par l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Fondé entre autres par Claude Lévi-Strauss, L'Homme est un périodique essentiel pour l'étudiant-chercheur en anthropologie, ethnologie ou sociologie. Si les numéros les plus récents sont payants, certains plus anciens sont complètement gratuits et accessibles via la base de périodiques Persée.
Pour vous rendre sur le site de L'Homme, vous pouvez cliquer sur le titre de cette note ou ici.

Le second lien que nous vous proposons vous enverra directement sur l'Annuaire de l'école Pratique des Hautes Études, Section des Sciences Religieuses. En plus de contenir les listes des diplômés et des soutenances de thèses, cet annuaire contient le résumé des séminaires de recherches proposés par l'instution créé par Georges Dumézil et fréquentée par les pères de l'école française d'anthropologie que furent Mauss et Lévi-Strauss ou plus récemment Guy Stresser-Péan enseignèrent. C'est l'occasion pour nous de nous souvenir des séminaires de M. Graulich et des professeurs et chercheurs qui vinrent donner des conférences dans la salle Vernet (Lopez Austin, Matos Moctezuma, Johansson, Olivier pour n'en citer que quelques uns).
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