mardi 27 avril 2010

Documentaire PBS Lost Kings of the Mayas

En cliquant sur ce titre, vous tomberez directement sur un documentaire très intéressant diffusé sur la chaîne américaine PBS. Intitulé Lost Kings of the Mayas, il retrace les avancées de l'archéologie et d'autres disciplines pour établir une chronologie des différents royaumes qui composait la zone maya durant plus de 1500 ans... Au programme, entrevues avec David Stuart de l'Université d'Austin ou encore Barbara Fash

Je vous redonne aussi le lien vers la vidéo complète du document Cracking the Maya Code, diffusé sur la même chose...

A voir (en anglais sans sous-titres) avec intérêt et de manière parfaitement légale !

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lundi 26 avril 2010

Cantona sur INAHTV

Voici un petit publireportage en espagnol, proposé par l'INAH pour découvrir cette cité méconnue qu'est Cantona aux limites de l'état de Puebla... Avec une pensée particulière pour nos amis Monica et son époux Javier, archéologues qui connaissent Cantona comme leur poche.



Ce qui est problablement le plus passionnant sur ce site, ce sont les 24 terrains de jeu de balle qui y ont été construit. Plus que sur un site comme Chichen Itza, qui n'en compte qu'une quinzaine...


Afficher Zones archéologiques présentées sur Mexique Ancien sur une carte plus grande

Regardez ce plan de la zone archéologique, disponible sur le site de l'INEGI. Tout ce qui est en rose n'a pas encore été fouillé !


Bon spectacle !

Pour plus d'informations, voici quelques références :
Angel Garcia Cook and Beatriz Leonor Merino Carrion. 1998.
"Cantona: Urbe Prehispanica en el Altiplano Central de Mexico". In Latin American Antiquity, Vol. 9, No. 3 (Sep., 1998), Society for American Archaeology, pp. 191-216.
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mercredi 21 avril 2010

Les Bebedores de Cholula retrouvent de leur éclat

Une semaine après avoir annoncé les avancées des restaurations des peintures de la Caja del Agua à Tlatelolco, le site de l'INAH rapporte des résultats encore plus spectaculaires en ce qui concerne les 20 m2 de peintures murales appelées "Bebedores".

Retrouvées dans les entrailles de la Grande Pyramide de Cholula en 1970, ces peintures vieilles d'environ 1800 ans ont été soumises aux bons soins de Dulce Maria Grimaldi Serra et des experts en peinture murale de l'Université de Florence.

Des techniques identiques à celles employées pour les peintures de Tlatelolco ont été mis en oeuvre. D'une part on a appliqué du carbonate d'amonium pour enlever le voile blanc qui ternissait leurs couleurs. Ce voile était le résultat d'une exposition prolongé à l'air humide régnant sous la pyramide. D'autre part des projections de nanoparticules d'hydroxyde de calcium ont consolidé et fixé les pigments. Enfin les couche de polymères et de résines qui avaient préalablement appliquées lors de précédentes restaurations ont été nettoyées au moyen de micro-émulsions.


Bebedor, Cholula, Puebla
Classique ancien.
Photo retrouvée le 20 avril 2010 sur http://tinyurl.com/y4han44 .

Le Dr. Piero Baglioni de l'Université de Florence a expliqué que l'intervention a été particulièrement délicate, non seulement à cause de l'ancienneté des oeuvres, mais également par la variété de leur état de conservation. Certaines parties étaient plus abîmées que d'autres.

Au total ce sont près de 80% des zones les plus endommagées qui ont pu être restaurées, consolidées et donc sauvées.

Cholula partage de nombreux points communs avec Teotihuacan. Les premières traces d'occupation du site remontent au VIIIème siècle avant Jésus Christ. Mais elle a véritablement pris son essor à partir du IIème siècle de notre ère. Les peintures de Bebedores sont une preuve tangible de ce développement. Evoluant dans l'ombre de Teotihuacan, jusqu'à sa chute vers le VIIIè siècle de notre ère, Cholula a commencé à prendre de l'importance en même temps que d'autres villes de l'Epiclassique comme Cacaxtla ou Xochicalco.


Elle a toujours eu un poids religieux important puisque les nouveaux chefs et rois devaient effectuer un pélerinage pour valider leur autorité. En tout cas, cette tradition était encore en vigueur à l'époque de Moctezuma II. C'était le lieu de culte principal à Quetzalcoatl.

Une galerie de photos est disponible en cliquant ici. L'information a notamment été reprise sur le quotidien en ligne El Universal.
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samedi 17 avril 2010

Décès du Dr Enrique Nalda

L'INAH annonce sur son site la disparition du Dr. Enrique Nalda. Moins connu que certains de ses collègues mexicains, comme Eduardo Matos Moctezuma, Leonardo Lopez Lujan ou encore Angel Garcia Cook, le Dr. Nalda n'en a pas moins laissé une trace importante dans l'archéologie mexicaine, et particulièrement dans l'état du Quintana Roo, où il fouillait depuis 1987, sans interruption.

Le Dr. Enrique Nalda (1936-2010)

C'est notamment grâce à lui qu'on doit les fouilles et les restaurations des sites de Kohunlich et Dzibanché. Il y a encore quelques mois, nous mentionnons le travail du Dr Nalda sur le site d'Ichkabal et résumions ces hypothèses de travail en juin 2009.


Sur un plan plus administratif, le Dr. Nalda a exercé des fonctions importantes au sein de l'INAH. Il fut notamment le coordinateur des différents centres INAH et a monté le projet d'Atlas archéologique national. Il a également exercé comme professeur à l'Ecole Nationale d'Anthropologie et Histoire (ENAH) où il a créé le Departemento de Investigaciones Arqueológicas.

Né en Espagne, sa famille avait quitté les persécutions franquistes et trouvé asile au Mexique. Le Dr. Nalda a succombé il y a deux jours d'un cancer du poumon. Nos pensées vont à ses proches et à ses collègues du centro INAH du Quintana Roo.
Vous pouvez retrouver la nécrologie du Dr Nalda en format pdf sur le site de l'INAH. Nous l'annexons en pièce jointe.
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jeudi 15 avril 2010

Restauration des peintures de la Caja del Agua

L'INAH explique les techniques utilisées pour la restauration des peintures de la Caja de Agua. Réalisées par des mains indigènes moins d'une trentaine d'années après l'arrivée des Espagnols, ces peintures ont été découvertes.

Tlaltelolco est depuis quelques années au centre d'un projet de fouilles et de restauration de première importance. La Caja de Agua avait été découverte au début du XXe siècle par l'archéologue mexicain Leopold Batres. Longue de 12 mètres, la peinture qui l'ornaient contient pas moins de 168 éléments iconographiques. Son style iconographique est relativement proche du Codex de Florence, compilation de textes en nahuatl et d'illustrations par Bernardino de Sahagun. Mais il faut se rappeler que certains informateurs de Sahagun étaient originaires de Tlatelolco. Ceci expliquant cela...

Plan de la zone archéologique de Tlatelolco, Mexico.
Retrouvée le 14 avril 2010 sur Wikipedia, s.v. "Tlatelolco".

Toujours est-il que les restaurateurs de l'INAH ont utilisé une technique relativement nouvelle à laquelle seront prochainement différentes peintures murales de sites aussi divers que Calakmul (Campeche), Cholula (Puebla), Mayapán (Yucatán), Cacaxtla (Tlaxcala), Tamuín (San Luis Potosí) y Bonampak (Chiapas). Avec l'aide de l'Université de Florence en Italie, une projection de nanoparticules d'hydroxyde de calcium, combinée à l'utilisation de pulpe de papier et d'autres produits de nettoyage, a permis le retrait de carbonates et de sulfates qui s'étaient accumulés au fil des ans. Ces sulfates et carbonates formaient un voile blanchâtre qui empêchait une bonne visualisation des éléments susmentionnés.

Fragment de peinture murale, Caja del Agua, Tlatelolco, Epoque Coloniale
Photo de Guillermo Sologuren, retrouvée le 14 avril 2010 sur La Jornada du 22/12/2006.

Une petite galerie des travaux de restauration est visible en cliquant ici.

Référence :
Guilliem Arroyo, Salvador. 2007. La pintura mural de la caja del agua del Imperio Colegio de la Santa Cruz de Santiago Tlatelolco. In Anales del Museo de América, n°15, Madrid,  p. 39-53 (fichier pdf).
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mercredi 14 avril 2010

Quelques lectures intéressantes

Je reviens de la bibliothèque centrale de ma petite université privée. J'y ai trouvé quelques livres très intéressants. Certains sont encore publiés, d'autres non. Certains sont en espagnol, d'autres en anglais.

Le plus rageant dans tout cela, c'est que le recteur a décidé de supprimer la section Estudios Mexicanos dans le cursus des Humanités. Une aberration... Je doute que beaucoup de personnes aillent consulter les textes suivants.

Bref, je vous laisse la petite bibliographie suivante à méditer.

Braswell, Geoffrey E. 2003. The Maya and Teotihuacan. Reinterpreting Early Classic Interaction. University of Texas Press, Austin.


Escalante Gonzalbo, Pablo. 2004. Historia de la vida cotidiana en México. I Mesoamérica y los indigenas de la Nueva España. El Colegio de México-Fondo de Cultura Económica, Mexico. Dans ce dernier ouvrage, je recommande un article très intéressant de Guilhem Olivier intitulé "Homosexualidad y prostitucion entre los nahuas y otros pueblos del Posclasico". Je pense que je préparerai prochainement une petite note sur ce thème méconnu des études mésoaméraines.

Fuente, Beatriz De la & alii. 1995. La Acrópolis de Xochicalco. Instituto de Cultura de Morelos, México.

Hendon, Julia A. & Rosemary A. Joyce. 2004. Mesoamerican Archaeology. Blackwell Studies in Global Archaeology, Blackwell Publishing, Oxford.

Martin, Simon & Nikolai Grube. 20002. Crónica de los reyes y reinas mayas. Planeta, Mexico.
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jeudi 8 avril 2010

Le Temple XIX de Palenque en danger

Sur la liste de discussions FAMSI, l'archéologue Elaine Schele dénonce le manque de travaux de restauration et de conservation sur le groupe de la Croix depuis deux années. L'ensemble de bâtiments et en particulier, ceux de l'édifice XIX, n'ont connu aucune maintenance ou travaux d'entretien. Entre 1997 et 2001, une équipe dirigée par l'archéologue Merle Greene Robertson avait longuement et patiemment restaurée l'oeuvre.

Elaine Schele connaît bien le site pour y travailler depuis plusieurs années. Elle le présente régulièrement sur son bloc-notes, Exploring Lakam'ha. On peut donner légitimement lui faire confiance.

On ne peut pas en dire autant de la page officielle de l'INAH qui ne fait aucune mention de cette situation plus que regrettable.

[Edition du 14 avril 2010 : sur la liste de discussion Aztlan, on nous envoie vers cette vidéo très intéressante sur l'exploration et la restauration du Temple XIX en 1998. La vidéo est l'oeuvre du chercheur Dave Pentecost]


Ressources complémentaires :
Palenque project reports, disponible le 8 avril 2010 sur http://www.mesoweb.com/palenque/dig/report/report_01.html
Stuart, David. 2005. The Inscriptions from Temple XIX at Palenque. Pre-Columbian Art Research Institute. ISBN 0934051100.


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mercredi 7 avril 2010

L'archéologie du Quintana Roo sur Twitter

La directrice de l'INAH Quintana Roo s'appelle Adriana Velazquez Morlet. Elle tient à jour un compte Twitter où elle diffuse quotidiennement la date en compte court maya, des informations sur les découvertes et les fouilles en cours dans sa juridiction.
Depuis quelque temps, elle publie aussi des photos de sites archéologiques peu ou pas connus, ou de structures qui ne sont pas ouvertes au public. Grâce à elle, je découvre les trésors que compte le Quintana Roo, au delà de Coba, Tulum ou San Gervasio (sur l'île de Cozumel).


Récemment elle a ainsi publié deux photos via Twitpic qui présente une peinture murale de Xel-Há (Classique) et une autre de la Structure 1 d'Oxtankah (Classique ancien).

Vue de la structure 1, Oxtankah, Quintana Roo. Classique.
Photo : INAH Quintana Roo, retrouvée le 6 avril 2010 sur http://twitter.com/INAHQROO .


Il existe différentes ressources exploitables pour mieux connaître les différentes que nous avons mentionnée dans cette note :

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jeudi 1 avril 2010

Rachat de Chichen : polémique autour des concerts et spectacles

Les anthropologues de l'INAH font grise mine. Ils ne décolèrent pas contre le récent rachat de 80 ha de terrain appartenant à la famille occupante Barbachano par l'INAH, pour un montant estimé à 230 millions de pesos. Nombreux sont en effet les archéologues et anthropologues à manifester leur inquiétude (plus que légitime) de voir le site, classé patrimoine mondial de l'humanité et récemment nouvelle merveille du monde, être le siège de différents spectacles et autres présentations artistiques.

La directrice de l'INAH Quintana Roo, Adriana Velazquez Morlet, estime qu'il s'agit d'une décision qui a certes cherché à mieux contrôler l'accès au site et les activités qui y ont lieu. Velazquez Morlet a rapporté au quotidien El Universal les résultats d'un rapide sondage effectué auprès des employés de l'INAH Quintana Roo sur le rachat de Chichen Itza. Un anthropologue a ainsi dénoncé une vente face à laquelle l'INAH Yucatan et son autorité de tutelle fédérale ont été délibérement laissé de côté.

De son côté, le directeur du centre INAH pour le Yucatan, Alfredo Barrera Rubio, a dénoncé le prix très élevé pour cet achat. Selon une évaluation faite par le gouvernement fédéral en 2003, les terrains valaient tout au plus 8,1 millions de pesos...

La population locale est partagée. Les élus jugent avec bienveillance cet achat, espérant que se résolvent les problèmes internes à la zone archéologiques. Les artisans et commerçants ont pour leur part dénoncé des irrégularités de la part des organisateurs du concert d'Elton John à leur encontre.

A l'heure où nous rédigeons cette note, les dieux mayas ont d'ailleurs joué un mauvais tour aux organisateurs de ce concert qui doit avoir lieu le 4 avril prochain au pied de la pyramide du Castillo. Une partie de la scène s'est effondrée, faisant 3 blessés et un mort parmi les ouvriers chargés de la monter, si on en croit deux brèves publiées ici et par le Diario de Yucatan.


 

Pourtant les organisateurs du concert (particulièrement Cultur, l'organisme gouvernemental du Yucatan chargé de la promotion touristique) refuse d'annuler les concerts, tant les enjeux économiques sont importants. Il faut dire que le prix des billets étaient de 4000 pesos minimum et atteignaient 18000 pesos dans le carré VIP. Le groupe de médias Televisa est également en charge de la retransmission du concert. Or on connaît les liens qui unissent le président de cette entreprise avec le PRI (Partido Revolucionario Institucional), dont est issue la gouverneure du Yucatan, Yvonne Ortega.

Rappelons que le gouvernement de l'état voisin du Yucatan s'est porté acquéreur des terrains comprenant la zone archéologique. Avec un cynisme tout diogénien, la direction générale de l'INAH a envoyé un courrier de remerciement à Mme. Ortega. On notera dans le même temps le mutisme du directeur de l'INAH en ce qui concerne le respect des lois sur le patrimoine national pour l'organisation du concert. Il y a donc un hyatus important entre la direction fédéral de l'INAH et les chercheurs sur le terrain. Le Conseil National d'Archéologie a également une part de responsabilité, tout comme il en a eu d'abord dans la polémique du spectacle son et lumière de Teotihuacan.
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The Aztec Pantheon and the Art of the Empire

Voici le site de la prochaine grande exposition prévue à la Getty Villa de Los Angeles. Réalisée en collaboration avec l'INAH, The Aztec Pantheon and the Art of the Empire fait partie des événements organisés par la municipalité de Los Angeles pour célébrer les 200 ans du mouvement indépendantiste mexicain.

L'exposition compte sur un site compagnon de très bonne qualité, disponible en cliquant sur le titre de cette note. Vous pourrez notamment retrouver un diaporama des principales pièces présentées au public.

Le lien Interactive deities propose une étude simple mais complète de la tête de Coyolxauhqui et de la statue de Xochipilli.

Enfin six planches du Codex de Florence sont également expliquées succinctement ici.  Si vous allez l'occasion d'aller à Los Angeles entre le 24 mars et le 5 juillet, n'oubliez pas d'aller visiter cette expo.
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