lundi 29 novembre 2010
Visite virtuelle Exposition Moctezuma Tiempo y destino de un gobernante
dimanche 28 novembre 2010
Ouverture de la Biblioteca Digital Mexicana
Pour l'heure, un fond d'une vingtaine de textes sont disponibles, retraçant l'histoire du Mexique depuis l'époque préhispanique au 20ème siècle. Le projet est né suite à la participation des mêmes institutions à la création de la Bibliothèque Digitale Mondiale, il y a quelque temps. Les documents proposés sont répartis par siècle.
Pour les spécialistes de la Mésoamérique, on retrouve quelques documents intéressants. Il s'agit du Codex Colombino, du Manuscrit Colombino pour l'époque préhispanique. Puis viennent des documents coloniaux comme le Codex de Huamantla, le Codex Chavero de Huexotzingo, la carte de Sigüenza y Gongora, le Codex Totomixtlahuaca, la Matricula de Tributos et le Codex Techialoyan de Cuajimalpa.
On pourra juste regretter que cette bibliothèque digitale mexicaine n'ait pour l'heure aucun compte sur les réseaux sociaux : l'internaute serait averti plus rapidement des mises à jour effectuées sur le site. Pour l'heure, nous avons repris les liens et les avons ajoutés à notre section de textes en ligne.
Deux publications en ligne sur Cacaxtla
Le fait d'assister à un synchrétisme d'éléments mayans et d'autres typiques du Haut Plateau central laisse l'esprit errer vers différentes hypothèses qui pourraient expliquer une telle fusion stylistique et culturelle.
Les papiers proposés sont parmi les premiers publiés après l'annonce de la découverte des peintures des édifices A et B.
FONCERRADA de MOLINA, Martha. 1980. "Mural Painting in Cacaxtla and Teotihuacan Cosmopolitanism". Third Palenque Round Table, June 11-18, 1978. In Third Palenque Round Table, 1978, Part 2, Merle Greene Robertson (éd.).
KUBLER, George. 1980. "Eclectism at Cacaxtla". Third Palenque Round Table, June 11-18, 1978. in Third Palenque Round Table, 1978, Part 2, Merle Greene Robertson (éd.).
N'oublions pas de rappeler une publication de M. Graulich, essentielle pour comprendre le symbolisme de ses peintures et la notion de dualité, propre à la pensée mésoaméricaine.
1990. "Dualities in Cacaxtla". In Dualismo mesoamericano, Symposium at the 46th International Congress of Americanists, Amsterdam, 1988. R. Van Zantwijk, E de Ridder et D. Braakhuis, TUU-ISOR, Utrecht, p. 94-118.
Bonne lecture ! N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires après avoir parcouru ces textes que nous avons ajouté à notre bibliographie.
Les peuples indigènes du Mexique Programme 1
Alors qu'en pensez-vous ? Entonces que opinan ? What do you think about this programme ?
jeudi 25 novembre 2010
Bibliothèque virtuelle d'archéologie
Bref, un carnet à placer dans vos favoris...
lundi 22 novembre 2010
Nouveau bandeau de titre.
La mise en forme a été effectuée par notre bon ami, Bern, baroudeur et grand amoureux du Mexique. Vous pouvez d'ailleurs visiter son nouveau carnet. Il s'apprête à rendre ce que le Mexique a pu lui apporter.
Arqueologia Mexicana n°106
Patricia McAnany a eu l'honneur d'ouvrir le bal en rappelant l'importance du devoir de mémoire et de l'alimentation des morts en Mésoamérique. Son objectif est à moitié rempli car elle s'attarde trop sur le cas de K'axob, au Bélize. De la même manière, elle tombe dans une glose sur le lignage qui s'applique principalement chez les Mayas. chez les Tarasques, en pays Nayar, dans la tradition des tombes à puits.
Mais l'accent a été particulièrement mis sur les paquets sacrés ou tlaquimilolli. Maricela Avala Falcon revient largement sur leur présence chez les Mayas du Préclassique jusqu'à l'époque coloniale. Son article propose notamment une partie iconographique très intéressante : on peut voir comment les paquets sacrés sont particulièrement présents sur les linteaux de Yaxchilan au Chiapas. Elle établit ensuite des liens avec l'histoire et l'ethnographie pour proposer un panorama somme toute complet.
Vient ensuite un papier de Veronica Hernandez Diaz sur le culte des ancêtres visibles dans la tradition des tombes à puits. Rappelons d'abord que ce type de sépulture est très typiques des cultures qui ont peuplé l'ouest du Mexique (dans les actuels états de Jalisco, Zacatecas et Nayarit) entre le Préclassique ancien et le Classique récent. L'article d'Hernandez est très didactique pour qui ne comprend pas ou ne connaît pas ce type de tradition funéraire. Qui plus est, elle revient la portée symbolique de ce type d'enterrements. Ensuite elle aborde les nombreuses céramiques naturalistes qui y ont été retrouvées, n'hésitant pas à y voir des portraits des ancêtres. Enfin elle revient sur un aspect fondamental de la pensée mésoaméricaine, qui est la conception cyclique du temps mais aussi de l'espace.
L'ethnohistorien Hans Roskamp revient pour sa part sur le culte des ancêtres au Michoacan à travers une étude pluridisciplinaire mais essentiellement fondé sur les documents écrits. Il décrit comment les Tarasques pouvaient concevoir la vie dans l'au-delà et comment les ancêtres étaient divinisés. La dernière partie de l'article revient sur le thème des paquets sacrés chez les Tarasques : les traditions locales rapportent qu'après incinération, le roi était placé dans des manteaux accompagnés d'un masque. L'ensemble était ensuite placé dans une urne funéraire qu'un porteur, le thiume transportait jusqu'au temple de Curicaueri. Pour Roskamp, la relation entre les paquets sacrés des dieux et des rois étaient très étroites.
Guilhem Olivier présente les paquets sacrés de manière synthétique et précise, sans pour atteindre l'article très complet qu'il avait publié dans le Journal de la Société des Américanistes. Cela dit, il convient de rappeler qu'Arqueologia Mexicana est une revue de divulgation. D'un point de vue éditorial, il aurait mieux valu regrouper les articles sur les paquets sacrés. Son exposé est on ne peut plus essentiel pour bien comprendre le culte des ancêtres en Mésoamérique. Mais un peu comme McAnany est mayiste, Olivier présente les paquets mexicas. Expliquant leur origine mythique, il détaille les différentes fonctions rituelles de tlaquimilolli lors de la cérémonie du feu nouveau et de l'intronisation. Comme chez les tarasques, les paquets sacrés des Mexicas pouvaient être "des réceptacles des forces divines".
Johannes Neurath offre une vision contemporaine du culte des ancêtres. A la différence de leurs cousins mayas, tarasques ou mexicas, les "personnes-flèches" de la culture huichole seraient en fait les vestiges d'un culte rendu aux momies ancestrales. L'article est sobre, clair, concis et montre encore la présence des coutumes préhispaniques dans certains parties du Mexique.
La section "Archéologie" du magazine est formée de quatre articles. Le premier d'entre eux est signé par Leonardo Lopez Austin et Alfredo Lopez Austin. Ils reviennent sur le tepetlacalli visible dans la cour de l'église de Saint Thomas Ajusco, au sud du Distrito Federal. Leur article est l'occasion de rappeler l'utilisation de ce type d'objet et comment ils doivent être distinguer des petlacalli, même si les deux font référence à des récipients "de biens moraux ou de dons que les hommes espéraient recevoir des dieux" (p.20; Lopez Austin et Lopez Lujan, 2010 : p. 321-330, pl. 11-20). Le tepetlacalli de Saint Thomas Ajusco présente une décoration singulière : des reliefs représentant des épis de maïs ornent les quatre côté de la pierre. Les auteurs établissent des ponts avec deux autres tepetlacalli décorés de la même manière et visibles au MNA et au Museum für Völkerkunde de Berlin. La troisième partie de leur article présente le rituel qu'organise les paroissiens autour du tepetlacalli de Saint Thomas. Ce dernier ne peut être considéré en effet comme un objet archéologique puisqu'il n'a cessé d'être utilisé pour des rituels depuis l'époque préhispanique.
Venant après le dossier du mois, l'article de Ruben Morante Lopez se veut quelque peu polémique. Il revient sur la découverte de la stèle 1 de la Mojarra, Veracruz. Apparemment rédigés dans une langue méconnue, les glyphes qui y sont sculptés ont été partiellement décryptés par les épigraphistes John S. Juteson et Terrence Kaufman. Ces derniers explique qu'il s'agirait d'une langue proto mixe-zoque. Mais les spécialistes mexicains, notamment de l'Universidad Veracruzana, ont commencé à mettre en doute son authenticité. Morante Lopez, après différentes recherches, estime d'abord que la pierre a été sculptée ailleurs que sur le site de la Mojarra, où les édifices sont en terre crue et où trois fours témoignent davantage d'ateliers de céramique, qui étaieraient cette hypothèse. Et l'auteur de conclure sur une élaboration en deux temps des 21 colonnes de glyphes qui recouvrent le monument.
Un troisième article, rédigé par Ana Garcia Barrios revient sur les représentations du dieu Chaak sur les vases de style codex (Kerr K1199, K1895, K8608, K1813). La chercheuse madrilène rappelle que c'est dans les peintures sur céramique qu'on a le plus retrouvé d'informations sur cette divinité.
Dans la série d'articles sur l'anthropologie physique, Roberto Garcia Moll propose un réflexion sur les liens qui unissent l'archéologie et l'anthropologie physique pour établir des connaissances complètes sur le passé, à travers le matériel créé par l'être humain et l'étude des restes humains. Si l'article de Garcia Moll est intéressant, il eût été intéressant d'incorporer d'autres composantes de l'anthropologie, comme l'ethnohistoire, l'anthropologie sociale ou religieuse. On aurait pu ainsi éviter cette l'ambivalence dd'un terme ont il est parfois de percevoir les limites.
Dans la section Documentos, on retrovuera une analyde rapide du Codex Xolotl par Javier Noguez. On regrettera que le lien vers la bibliographie ne fonctionne pas. Nous renvoyons nos lecteurs aux brillants travaux de M. Thouvenot (2001) sur ce codex. Son collègue Manuel Hermann Lejarazu présente l'histoire du Lienzo de Tlapiltepec.
Bibliographie.
JUSTESON, John et Terence Kauffman. 1997. "A Newly Discovered Column in the Hieroglyphic Text on La Mojarra Stela 1: A Test of the Epi-Olmec Decipherment". In Science, version en ligne disponible le 21 novembre 2010 sur : http://www.sciencemag.org/site/feature/data/justeson.xhtml .
LOPEZ AUSTIN, Alfredo et Leonardo Lopez Lujan. 2010. Monte Sagrado-Templo Mayor, INAH-UNAM, Mexico.
OLIVIER, Guilhem. 1995. "Les paquets sacrés ou la mémoire cachée des Indiens du Mexique central (XVe-XVIe siècles)". In Journal de la Société des Américanistes, vol. 81, Musée de l'Homme, Paris, p. 105-141. Disponisble le 21 novembre 2010 sur : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1995_num_81_1_1585.
RAGOT, Nathalie. 2000. Les au-delàs aztèques. BAR Paris Monographs in American Archaeology, vol 7, Oxford.
THOUVENOT, Marc. 2001. Codex XOLOTL. Etude d'une des composantes de son écriture : les glyphes. Dictionnaire des éléments constitutifs des glyphes. Editions Sup-infor, version en ligne disponible le 21 novembre 2010 sur : http://www.sup-infor.com/etudes/Xolotl/codex_xolotl-txt.htm .
mardi 16 novembre 2010
La constitution mexicaine traduite en plusieurs langues indigènes
Pour autant on peut considérer que cette décision n'est qu'une toute petite victoire pour les peuples indigènes. Si les nahuatlophones sont les plus nombreux dans le pays, il ne faudrait pas oublier que plus de très nombreuses autres langues indigènes existent encore dans le pays. Certaines sont même menacées et vont bien ne plus avoir aucun locuteur...
Pourquoi donc ne pas avoir traduit la Constitution dans TOUTES les langues indigènes afin de toutes les reconnaître? La mise en avant du nahuatl n'est certainement pas une chose nouvelle. Déjà les historiens, les archéologues et les artistes oeuvrant pendant le Porfiriat avait fait des Aztèques (des Nahuas) l'ethnie la plus évoluée, donc la plus puissante du Mexique préhispanique. Il paraissait normal à l'élite du Porfiriat de mettre en avant cette ethnie plutôt qu'une autre (Tenorio Trillo, 1998 : 112-3). Mais attendre cent ans pour proposer une seule version traduite du texte fondateur du Mexique actuel, ça en dit long sur le droit des peuples indigènes au Mexique. D'ailleurs pourquoi ne pas proposer une nouvelle constitution qui prendrait véritablement en compte cette richesse culturel qui fait le Mexique ?
De son côté, l'INALI (Instituto NAcional de Lenguas Indigenas) a décidé de faire un effort particulier dans le cadre du Bicentenaire du début de la guerre d'indépendance et du Centenaire de la Révolution mexicaine. C'est ainsi que des groupes de traducteurs ont été mis en place dans différentes universités et centres de recherches linguistiques à travers tout le pays pour traduire la Constitution politique des Etats Unis du Mexique en 13 langues appartenant à 5 grandes familles linguistiques. Les versions proposées sont soumises d'ailleurs au public pour être commentées et améliorées par l'internaute afin de coller le plus possible aux concepts et idées parfois très abstraits de l'espagnol.
Si on regarde le détail, on a les familles et les langues suivantes :
- maya : maya, huasteco del occidente, tzeltal, tzotzil et ch'ol,
- oto-mangue : otomi del centro, mazahua de oriente, matlazinca,
- tarasco : purépecha
- totonaco-tepehua : totonaco de la costa, tepehua del norte
- uto-nahua : náhuatl de la Huasteca Potosina, náhuatl central de Veracruz
Pourquoi donc ne pas avoir traduit la Constitution dans TOUTES les langues indigènes afin de toutes les reconnaître? La mise en avant du nahuatl n'est certainement pas une chose nouvelle. Déjà les historiens, les archéologues et les artistes oeuvrant pendant le Porfiriat avait fait des Aztèques (des Nahuas) l'ethnie la plus évoluée, donc la plus puissante du Mexique préhispanique. Il paraissait normal à l'élite du Porfiriat de mettre en avant cette ethnie plutôt qu'une autre (Tenorio Trillo, 1998 : 112-3). Mais attendre cent ans pour proposer une seule version traduite du texte fondateur du Mexique actuel, ça en dit long sur le droit des peuples indigènes au Mexique. D'ailleurs pourquoi ne pas proposer une nouvelle constitution qui prendrait véritablement en compte cette richesse culturelle qui fait le Mexique ? Quid des six autres grandes familles linguistiques repertoriées par l'INALI et qui ne font pas partie du projet ?
Pour information, il s'agit des familles et variantes linguistiques suivantes :
- Algica : Kikapoo
- Cochimi-Yumana :
- Seri : seri;
- Mixe-Zoque : ayapaneco, mixe, oluteco, popoluca de la Sierra, sayulteco, texistepequeño, zoque
- Chontal de Oaxaca : chontal de oaxaca,
- Huave : huave
Bibliographie
Diario oficial. 2008. "INSTITUTO NACIONAL DE LENGUAS INDIGENAS. Catalogo de las Lenguas Indígenas Nacionales: Variantes Lingüísticas de México con sus autodenominaciones y referencias geoestadísticas." Disponible le 16 novembre 2010 sur : http://www.inali.gob.mx/pdf/CLIN_completo.pdf .
TENORIO TRILLO, Mauricio. 1998. El artilugio de una nación : México en las exposiciones universales, 1880-1930. Fondo de Cultura Económica, Mexico.
PS : Notre note sur le canular de Tinun a été retirée. Merci à Shania de nous avoir rappelé à notre promesse.
PPS : Cette note a été améliorée grâce à la participation involontaire d'Erico sur le forum http://mexique-fr.com .
lundi 15 novembre 2010
El Teul continue de surprendre
Epiclassique-Postclassique, El Teul, Zacatecas.
Photo : INAH, disponible le 12 novembre 2010 sur http://bit.ly/9RhIZd .
Grand Terrain de jeu de balle, Chichen Itza, Yucatan.
Epiclassique.
Photo B. LOBJOIS, disponible le 12 novembre 2010 sur : http://bit.ly/d1jTv2 .
L'auteur du bulletin de l'INAH explique qu'il serait de style teotihuacain. Cette affirmation mériterait de reposer sur une étude comparative documentée et claire. Même si les pièces sont dûment photographiées, leur relevé constituerait un plus pour établir ce parallèle avec l'iconographie teotihuacaine.
La statue d'El Teul ne font donc que conforter un rituel en usage ailleurs en Mésoamérique. Le sang versé est sensé couler vers le centre du terrain, alimentant les dieux afin que l'équilibre cosmique puisse être conservé (Graulich, 2005). Sur le cliché précédent, Laura Solar, une des archéologues et co-responsable du projet, présente une série d'objets en céramique parmi lesquels figurent différents récipients tripodes et un animal (cerf, chien ?).
Il est évident qu'El Teul aura beaucoup de choses à révéler avant son ouverture au public en 2012. Nous suivrons donc avec beaucoup d'intérêt l'évolution des fouilles et des découvertes qui y seront faites.
Bibliographie :
GONZALEZ TORRES, Yolotl. 1985 (réed. 2005). El sacrificio humano entre los mexicas. Fondo de Cultura Economica, Mexico.
GRAULICH, Michel. 2005. Le sacrifice humain chez les Aztèques. Fayard, Paris.
vendredi 12 novembre 2010
Le patrimoine archéologique au Mexique et le changement climatique
jeudi 11 novembre 2010
Colloque Claude Levi-Strauss , un parcours dans le siècle
La revue Cuicuilco fête ses trente ans
L'UNAM a déjà entrepris ce type de projet de numérisation de ces revues. C'est notamment le cas des revues des Estudios de Cultura Nahuatl, publié par l'Instituto de Investigaciones Antropológicas, ou encore du Boletin de Pintura Mural Prehispánica en México, préparé par l'Instituto de Investigaciones Estéticas, même si l'intégralité des numéros n'est pas disponible.
En France, le Journal de la Société des Américanistes fait figure de pionnier en la matière, même si les numéros les plus récents ne sont pas disponibles en ligne. La mise en ligne temporaire du dernier numéro d'Ancient Mesoamerica, publié par la Cambridge University Press, propose une approche inverse : on peut télécharger l'intégralité du dernier numéro jusqu'à ce que le numéro suivant soit publié.
Pour l'heure, nous avons ajouté Cuicuilco à notre liste de Périodiques et vous invitons à découvrir cette revue.
Exploration du tunnel de la Pyramide du Serpent à plumes
Le Proyecto Tlalocan, dont nous nous sommes fait l'écho il y a quelques semaines, a signalé des avancées significatives avec les premiers tours de roue de Tlaloque 1, un petit robot conçu à l'Instituto Politecnico Nacional. C'est la première fois qu'une petite machine de ce type est utilisé en contexte archéologique au Mexique (la deuxième fois dans le monde après une exploration identique en Egypte il y a une dizaine d'années). Au-delà de la petite prouesse technologique réalisée par l'IPN, les premières images de Tlaloque ont, toutes proportions gardées, un impact aussi fort que celles des robots téléguidés qui nous ont envoyé des photos de paysage martiens il y a quelques années.
Pourquoi ? D'abord parce que l'hypothèse de l'archéologue Sergio Gomez d'un tunnel creusé par les mains d'hommes il y a 1800 ans a tendance à se vérifier : les traces d'outils utilisés à cet effet sont parfaitement visibles. Le tunnel a été délibérément rempli pour sceller l'accès vers trois chambres qui, jusqu'à maintenant, n'a pas révélé d'enterrements de dirigeants teotihuacains, comme le suppose Gomez. Ensuite parce que le parcours réalisé par Tlaloque 1 a mis en évidence la présence de blocs de pierres massifs et très probablement sculptés. Enfin parce que l'interstice de 25 cm de hauteur où s'est glissé le robot pourra probablement être agrandi pour permettre le passage de chercheurs, la voûte de la galerie semblant suffisamment stable. Gomez a clairement indiqué que ce sera la prochaine tâche de son équipe lors des prochaines semaines.
Une note et un petit diaporama sont disponibles sur le site de l'INAH. Nous continuerons à vous informer de la suite des explorations du tunnel.
Les sources mexicaines de la pensée cartésienne
Dessel prend notamment l'exemple de Descartes, élève du collège jésuite de la Flèche, et étudia le cours de logique mexicaine publié par Antonio Rubio, jésuite mexicain. envoyé en Espagne. D'autre part, il inclut logiquement et justement Nezahualcoyotl, roi-poète et philosophe. Ce dernier se rapprochait du grec Parménide mais se distinguait par son mysticisme. Dessel revient aussi sur la retraite et la longue réflexion de Moctezuma avant sa rencontre avec Cortés.
dimanche 7 novembre 2010
Tlaltecuhtli en couverture de National Geographic
A l'intérieur du magazine, on retrouve deux articles sur les fouilles entreprises depuis 2005 dans les Ajacaras, en contrebas de ce qui étaient les escaliers du Templo Mayor. Le premier article est l'oeuvre de Robert Draper : il y présente rapidement l'ancienne métropole et s'attarde notamment sur Ahuizotl, le tlatloani antérieur à Moctezuma II. Rappelons que l'hypothèse de travail de Lopez Lujan est que sous le monolithe de Tlaltecuhtli pourraient reposer les restes d'un ou de plusieurs tlatoque.
Pour sa part Leonardo Lopez Lujan revient rapidement sur les difficultés à fouiller dans un contexte urbain et stratigraphique aussi complexe que celui de Mexico. Pourtant il n'en oublie pas les avantages, avec un meilleur accès aux ressources bibliographiques, aux laboratoires d'analyses, et aux équipes de restauration qui garantissent un état optimal de conservation pour les plus de 8500 pièces retrouvées lors des fouilles. Malheureusement on regrettera que son article ne soit pas disponible sur le site de NG ou dans la version française de la revue.
La publication est axée très grand public et explique de manière très simple et très imagée les avancées incroyables réalisées par Leonardo et son équipe pluridisciplinaire. J'ai particulièrement apprécié une infographie qui met en abîme l'offrande de "l'aristochien" comme l'appelle LLL : en quatre pages, le lecteur descend progressivement vers l'île où s'est développée Tenochtitlan, le centre cérémoniel, le Templo Mayor, la pierre monumentale jusqu'à l'Offrande 131. Les auteurs s'attardent sur la stratigraphie de l'offrande 120, dite de l'"aristochien", visible partiellement lors de l'exposition Moctezuma II: Tiempo y Destino de un Gobernante. Néanmoins cette stratigraphie manque un peu de précision et on se perd entre le contenu et le numéro de chaque offrande.
Référence bibliographique :
CHAVEZ BALDERAS, Ximena, AGUIRRE, Alejandra, MIRAMONTES, Ana; et ROBLES, Erika. 2010. "Los cuchillos ataviados de la Ofrenda 125, Temlo Mayor de Tenochtitlan". In Arqueologia Mexicana, vol. XVII, num. 103, Editorial Raices-INAH, p. 70-75.
[édition du 11 novembre 2010 : suite à certains commentaires pertinents de nos lecteurs, nous avons procédé à certaines modifications concernant les informations.]
mardi 2 novembre 2010
Anales del Instituto de Investigaciones Estéticas
Nous avons donc mis à jour notre section "Périodiques" et vous encourageons à aller faire un tour sur le portail de cette revue aussi souvent que possible. Utilisez l'extension Down them all pour accélérer le processus !
Conférence au Musée d'Histoire Mexicaine de Monterrey
Un peu de pub pour notre chapelle. Après-demain, votre serviteur aura l'honneur de participer pour la troisième année consécutive aux Cuartas Jornadas de Estudios Mexicanos, organisées par l'Universidad de Monterrey au Museo de Historia Mexicana, dans le centre-ville de la Sultana del Norte.
Au programme cette année, il sera question du "Passé préhispanique aux temps du Porfiriat et de la Révolution". Il s'agit simplement de présenter à un public non-spécialiste comment s'est forgée l'identité nationale mexicaine au moment du pouvoir autocrate de Porfirio Diaz en 1884 et 1910. Au delà de la redécouverte et de la réappropriation du passé préhispanique, on expliquera notamment la systématisation des études archéologiques et anthropologiques à cette époque.
Je cherche d'ailleurs une revue pour publier la version de l'article que j'ai rédigé pour l'occasion. Si vous avez des contacts, envoyez-moi un courriel. Au pire des cas, j'utiliserai le site qu'a recommandé mon collègue Felipe Castro pour faire une publication qui ait l'air professionnel.
lundi 1 novembre 2010
1st Central-South Conference on Mesoamerica
The entire schedule and the resumes are available here. Nevertheless, I'm quite surprised that expositors will only have 15 minutes to convince the audience. I don't know if someone can really do that in such little time. Don't forget to check the official website of this event by clicking on the title of this note. Indeed, check our Conferences page : it has been updated.
Cours de nahuatl en ligne
Certains modules sont encore manquants (pronoms, adjectifs, temps des verbes). Cependant l'ensemble est assez complet pour peu que vous sachiez l'espagnol pour apprendre. Certains outils sont même téléchargeables. Au delà des simples, le site propose en effet des textes poétiques et en prose ainsi qu'un dictionnaire bilingue (nahuatl-castillan). On a même la date actualisée selon le tonalamatl. On peut également voir quelques documentaires qui traitent des codex.
Si vous connaissez un équivalent en français et en anglais, n'hésitez pas à nous en faire par. N'oubliez pas non plus de faire un tour sur le site du dictionnaire en ligne d'Alexis Wimmer pour une étude plus poussée des formes du nahuatl classique. Dernier détail, la section Interactivité de ce carnet a été évidemment mise à jour.
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