jeudi 31 mars 2011

Raíces 2 - Les rituels funéraires au Templo Mayor avec Ximena Chávez Balderas

Deuxième épisode et première invitée. Dans le programme de cette semaine, nous avons eu le grand plaisir d'accueillir Ximena Chávez Balderas, archéologue participant au Projet Templo Mayor sous la direction de Leonardo López Luján. Dans le cadre de ses études, Ximena s'est notamment intéressée aux rituels funéraires qui ont pu être effectués au Templo Mayor. Elle revient entre autres sur les rituels de crémations.


Ce programme a été enregistré le 31 mars 2011 dans les studios de Radio UdeM avec le professeur Alvaro Guadiana aux manettes et émis le 2 avril 2011. Le programme est disponible gratuitement en fichier mp3 sur les portails Divshare et Archive. 



Raíces est un programme à but éducatif et de diffusion au public sous licence Creative Commons. Respectez-en les termes.
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mercredi 30 mars 2011

Programme 2 de Raices

Comme la semaine dernière, je vous propose en avant-première le plan du programme de radio que j'anime sur Radio UdeM. Le fichier mp3 du premier programme sera disponible très prochainement.


Cliquez sur l'image pour voir le détail.

[édition du 1/04/2011]
L'enregistrement s'est très bien passé. Ximena est une remarquable professionnelle et une fantastique pédagogue : tout paraissait simple et claire quand elle répondait. J'espère pouvoir la réinviter très prochainement. Un énorme merci à elle.

[édition du 8/04/2011]
Voici le programme pour tout ce qui n'ont pas pu l'écouter.

 

[édition du 02/11/2011]
Nous rajoutons un entretien que Ximena a concédé pour le programme Asî crea México, diffusé sur Canal Once IPN.


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Fouilles sur l'emplacement du futur musée de Tlaltecuhtli

Nous avions parlé il y a quelque temps de l'aménagement d'une dépendance du Museo del Templo Mayor, dans le centre-ville du DF. Quelques semaines après avoir annoncé des avancées significatives sur les fouilles de ce qui semble être une pyramide d'Ehecatl, Raul Barrera Rodríguez est revenu sur les explorations qui ont lieu à l'endroit où seront déposés le monolithe de Tlaltecuhtli et les offrandes découvertes depuis 2006 à la verticale de son emplacement.

C'est donc sous ce qui sera le futur écrin de Tlaltecuhtli, au carrefour des rues Guatemala et Seminario qu'on a retrouvé récemment une fosse de 12,2 m de long sur 7,7 m de large. Parmi le nombreux matériel mis à jour dans les premiers niveaux stratigraphiques, Barrera Rodríguez a indiqué l'existence d'un tepetlacalli ou caisse de pierre. Ce type d'artefact en pierre volcanique servait habituellement pour des rites autosacrificiels (Lopez Austin et Lopez Lujan, 2009 : p. 321 sq). Dans ce cas, il semblerait que les Tenochcas aient vidés la caisse de son offrande.

Le responsable du Proyecto de Arqueologia Urbana a surtout longuement digressé sur 5 sculptures qui semblent avoir été encastrées dans les parois de la grande pyramide double de Huitzilopochtli et Tlaloc. La première a la forme d'un crâne décharné et mesure 88 cm de long. Ce type d'ornement architectural était stuqué puis peint. Une seconde sculpture représente une tête de serpent (46 cm de long sur 25 cm de haut), semblable à celles qu'on peut voir aujourd'hui sur les parois latérales restaurées du Templo Mayor et qui symbolisent ensemble le coatepantli, le mur de serpents (Lopez Austin & Lopez Lujan, 2009 : p. 293). Des traces de peinture rouge et ocre ont été également relevées.


Tête de serpent, sculpture, pierre volcanique, 
Mexico, Postclassique récent.
Photo disponible le 30/03/2011 sur : 

Un troisième élément architectural est une biznaga, haute de 50 cm pour 25 cm de large. Un fragment de pierre sculptée et représentant probablement un soleil mesure de 38 cm de largeur sur 35 cm de hauteur et 28 cm de profond) a été également inventorié. Une autre pierre sculptée en bas-relief a attiré l'attention des archéologues : elle mesure 96 cm de haut pour 65 cm de large. On peut observer une jambe dont le genou est décorée par la gueule du monstre ouverte : il est fortement probable que ce relief représente à Tlaltecuhtli.

Pour Barrera, il ne fait aucun doute que la présence de tous ces objets, dont certains retrouvés à l'état fragmentaire, ont été rituellement "tués" avant d'être déposés dans cette fosse. L'ensemble fut ensuite recouvert de tezontle et de chaux, à une époque proche de l'arrivée des Espagnols. Il n'exclut pas que ce rite ait été effectué au moment d'un agrandissement de la pyramide double entre 1520 et 1521.

De nombreuses surprises sont à attendre dans un périmètre de 52 m de long sur 22 m de large. Cependant la construction du futur musée ne permet pas d'envisager un projet à long terme. En attendant, vous pouvez regarder ce diaporama disponible sur le site de l'INAH.

Bibliographie:
Alfonso Lopez Austin & Leonardo Lopez Lujan (2006). Monte Sagrado - Templo Mayor,  Mexico : INAH-UNAM.

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lundi 28 mars 2011

Pintura mural prehispanica, Teotihuacan, vol.1 catalogo

Il est parfois difficile de trouver certains ouvrages publiés uniquement au Mexique. C'est le cas de l'excellente série Pintura mural prehispanica. Je vous propose ici de retrouver le premier volume publié sur Teotihuacan. Le lien vers cet ouvrage, dirigé par feu-Beatriz de la Fuente, est également disponible dans la section d'ouvrages numériques sur Teotihuacan, même s'il s'agit ici d'une version scannée.

Pintura Mural Teotihucanca Betriz de La Fuente Et Al.

Vous pouvez également cliquer sur le titre de cette note pour retrouver une version en plein écran. Bonne lecture !

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VIII Coloquia de Arqueologia de Estudiantes

L'unité d'archéologie de l'Universidad Autonoma de Zacatacas, dans la ville homonyme, propose la huitième édition de son colloque, du 30 mars au 1 avril prochain. Ce sera l'occasion pour les étudiants locaux de participer activement à cet événement mais également de pouvoir écouter des chercheurs de l'Universidad Veracruzana sur les fouilles d'el Carrizal ou encore d'archéologues de l'INAH sur la pyramide C de Tula.
 
On notera aussi une intervention de Gustavo Ramirez sur un groupe de momies retrouvé au Tamaulipas ou celle de Mario MArtinez Lara sur une nouvelle interprétation de l'iconographie de l'édifice A de Cacaxtla". Finalement Alejandro Sarabio fermera les travaux avec une conférence magistrale sur les dernières résultats de fouilles à Teotihuacan. Le programme est entièrement disponible en cliquant sur le titre de cette note.
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dimanche 27 mars 2011

Raíces 1 - Exposition Seis Ciudades

Voici une nouveauté pour alimenter de manière alternative ce carnet. J'ai eu la chance que mon projet de programme de radio sur l'anthropologie ait séduit le directeur des programmes de la station de radio universitaire.

Chaque samedi, à 18 heures au Mexique, le programme se transmettra en FM et sur Internet. L'idée est ensuite de vous proposer un podcast pour le télécharger et l'écouter à votre convenance. En revanche, le programme est en espagnol.

Pourquoi l'avoir appelé Raíces ? Tout simplement parce qu'une écrasante majorité des habitants de Monterrey sont originaires d'autres états du Mexique et n'ont pas accès à leur racines préhispaniques.

Dans la mesure du possible, nous essaierons de proposer un thème d'anthropologie en relation avec le Mexique et nous nous entretiendrons avec un(e) spécialiste du thème abordé. Espérons que cela soit le début d'une longue série.

Dans ce premier épisode enregistré le 26 mars 2011 dans les studios de Radio UdeM, je reviens sur l'exposition Seis Ciudades qui se tient actuellement au Musée National d'Anthropologie de Mexico Le programme sera disponible gratuitement au téléchargement sur le site Soundcloud pendant 4 semaines ainsi que sur le portail Divshare et Archive. Pour le moment, vous pouvez retrouver le premier programme sur ce dernier site en format mp3. Raíces est un programme à but éducatif et de diffusion pour le public en général.
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jeudi 24 mars 2011

Programme Raices 1

Voici ce qui sera le plan du programme pilote de l'émission que vous pourrez bientôt entendre sur Radio UdeM. J'ai utilisé Mindmanager pour le préparer. Prochainement je déposerai le lien vers le podcast à télécharger. Cliquez sur l'image pour l'agrandir. Ce plan de travail n'est là qu'à titre indicatif. J'ai peut-être préparé trop de matériel mais je préfère être prudent. Je vous proposerai un petit sur l'expo Seis Ciudades, histoire de vous motiver à la voir, ne serait-ce que virtuellement.


[édition du 1 avril 2011]
Pour tout vous dire, je suis sorti très déçu du studio d'enregistrement. Ma diction hésitante, les thèmes que j'avais, la pression de mettre toute l'information en valeur en un minimum de temps. Et je ne vous dis comment mon accent français se laisse entendre, tant j'étais nerveux. C'était une première fois, et comme souvent, on ne réussit jamais parfaitement à la première fois. Je vous laisse quand même le podcast du premier programme pour que vous vous fassiez votre propre jugement. Vous pouvez télécharger aussi le fichier mp3 du programme.
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mercredi 23 mars 2011

Historia de piedras

L'INAH propose depuis le 22 mars une approche inédite de trois monolithes de la culture mexica-tenochca. Il s'agit de "visiter" la pierre du Soleil, 1790 à l'extrémité sud-est de l'actuel zocalo du DF, la pierre de Coyolxauhqui, découverte en 1978, par les équipes dirigées par Eduardo Matos Moctezuma, et le monolithe de Tlaltecuhtli, inventé en 2006 par l'équipe placée sous la responsabilité de Leonardo Lopez Lujan.

Différent(e)s spécialistes se relaient pour analyser chaque monolithe selon un plan d'études identiques. Ainsi pour la Pierre du Soleil, un petit texte présente le contexte d'élaboration puis de découverte du monolithe. L'archéologue Bertino Olmedo Vera le décrit en trois temps avant de rappeler l'histoire de ses déménagements.


En ce qui concerne la pierre de Coyolxauhqui, c'est Fernando Carrizosa qui s'y colle. Il présente le moment de la découverte, le lien entre l'objet et le mythe mexica de la mort de Coyolxauhqui. Il revient ensuite sur le processus de récupération des couleurs et leur symbolisme respectif.

Enfin, pour parler du monolithe de Tlaltecuhtli, l'archéologue Ximena Chavez Balderas explique le contexte de la découverte de ce début de siècle au Mexique, mais également sur les offrandes et rituels associés l'ouvrage. Ensuite la restauratrice Maria Barajas Rocha revient sur les processus de conservation et de restauration de la polychromie de la pièce.

Chaque monument d'une photographie en très haute résolution qui permet d'avancer et de reculer à l'envie pour observer les moindres détails, mieux que si on était face à la pierre. Bonne visite virtuelle !
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lundi 21 mars 2011

Archéoastronomie à Acanceh

Les phénomènes archéoastronomiques ont souvent régi la construction des bâtiments et structures religieuses en Mésoamérique. Le Templo Mayor de Tenochtitlan, bien que complètement détruit était orienté vers l'ouest. Le Castillo ou Pyramide de Kukulcan est le décor et l'acteur de la projection du soleil durant les équinoxes. Le soleil est parfaitement aligné aux mêmes dates dans la partie supérieure de la Pyramide des 7 poupées à Dzibichaltun, au Yucatan. Un rai lumineux est projeté à travers un étroit puits à Xochicalco, Morelos. Deux structures E permettent d'observer l'alignement du soleil à différentes dates de l'année à Uaxactun, au Guatemala.


Phénomène archéoastronomique, Dzibilchaltun, Yucatan.
Photo prise le 19 mars 2010 par mescal 2010, disponible le 21/03/2011 sur :

Le dernier exemple en date est un observatoire caché sous une des pyramides situées dans le village yucatèque d'Acanceh, à une trentaine de killomètres de Mérida. L'équipe archéologique dirigée par Beatriz Quintal Suaste a ainsi découvert une cache d'un peu de moins de deux mètres de diamètre sous la pyramide. On y accède par un boyau de 40 cm de large et sur de deux mètres de haut. Seule une personne peut entrer pour observer l'entrée de la lumière solaire lorsque le soleil passe au zénith les 25 et 26 mai d'une part, les 22 et 23 juillet d'autre part.

Acanceh est une zone archéologique composée de plusieurs édifices construit entre les IIIe et Ve siècles de notre ère, même s'il furent occupés pendant plus longtemps. Jorge Pérez de Lara a rédigé un petit guide pour connaître mieux Acanceh. Il est consultable en cliquant sur ce lien. La pyramide abritant des masques en stuc qui ont fait le renom de la zone symbolise le synchrétisme religieux de la population locale : il n'est pas rare de voir certains rituels catholiques avoir lieu sur la pyramide.


Structure 1, Acanceh, Yucatan, Classique moyen.
Photo prise en mars 1997 par HJPD, disponible le 21/03 sur :

Cette information ayant été publiée sur différentes sites d'informations en ligne, il convient d'attendre une confirmation sur le site officiel de l'INAH, via un bulletin.

Références bibliographiques
Aveni, Anthony F., and Horst Hartung 1986. "Uaxactun, Guatemala, Group E". In World Archaeoastronomy. Edited by A. Aveni, pp. 441-461. Cambridge University Press, London, Cambridge.
Quinta Suaste, B. (1999). "Los mascaras de Acanceh", in Arqueologia Mexicana, vol. VII, num. 37, p. 14-17. Mexico : Editorial Raices-INAH.
"Mascaras mayas". Publié en ligne le 29/10/2009 sur http://www.inah.gob.mx/index.php/boletines/7-zonas-arqueologicas/2479-mascarones-mayas .
Veldés, Juan Antonio (éd) (2005). El Período Clásico en Uaxactún, Guatemala: Arqueología en el Centro de Petén. Guatemala: Instituto de Investigaciones Históricas, Antropológicas y Arqueológicas, Escuela de Historia, Universidad de San Carlos de Guatemala. Document  pdf disponible le 21/03/2011 sur : http://escuelahistoria.usac.edu.gt/iihaa/uaxactun.pdf .
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dimanche 20 mars 2011

Avancée des fouilles à Lagartero, Chiapas

Les fouilles se poursuivent depuis treize ans sur le site maya de Lagartero au Chiapas.  Le site a été occupé de 300 à 1400 de notre ère, si on en croit les restes de céramique. 
 
Lors de cette saison de fouilles, l'équipe d'archéologues et d'ouvriers dirigée par Sonia Rivero Torres a travaillé sur un ossuaire situé sous la pyramide 2. Cet enterrement collectif a révélé la présence de quinze crânes (et logiquement d'autant d'individus), certains comptant avec une déformation bilobulaire propre. Mais les ossements sont en mauvais états et n'ont pas permis des études anthropologiques très précises. L'anthropologue Josefina Bautista signale cependant que deux crânes appartenaient à deux femmes âgées respectivement d'une vingtaine et d'une trentaine d'années et un autre à un homme d'une soixantaine d'années.

Plus surprenant est le mobilier qui accompagnait ses corps : un pendant d'oreille en ambre, des restes textiles et de la céramique et quatre pendants en cuivre. En quoi ces derniers artefacts sont-ils exceptionnels ? Rivero explique que c'est la première fois que des objets en cuivre sont retrouvés à Lagartero. Une analyse par spectroscopie de fluorescence par analyse dispersive en énergie a permis de déterminer qu'il s'agissait d'un alliage de carbone, d'oxygène, de silice et de calcium. Grâce au contexte céramique de l'ossuaire, on a pu dater les pièces d'orfèvrerie du Postclassique récent, vers 1400. Un seul est complet et est actuellement en cours de restauration avec les trois autres dans les laboratoires de l'ENCRyM à Mexico, selon la restauratrice Pilar Tapia. Rivero explique que des recherches devraient être menées pour déterminer l'origine de ce cuivre, puisque peu de mines préhispaniques produisant ce métal ont été identifiées.

La forme de ses pendants a retenu l'attention des archéologues. Ils représenteraient des caïmans (lagartero ou caiman en espagnol). Selon Rivero, leur présence pourrait indiquer que le site portait le même nom depuis longtemps. Cette hypothèse reste pour le moins hasardeuse. La seule présence de quatre objets ne saurait justifier le nom d'un site. Ce qui pourrait réellement faire foi, ce serait un glyphe. L'épigraphie a permis souvent de retrouver des noms différents de ce que nous connaissons aujourd'hui. Malheureusement, les glyphes ne semblent être légion à Lagartero.

Le quotidien mexicain El Universal propose ce cliché très flou dans son édition en ligne du 15 mars 2011.
Pendentif en cuivre, Lagartero, Chiapas, Postclassique.
Photo disponible le 20/03/2010 sur : 

Attendons les prochaines fouilles qui se poursuivront sur la pyramide 2.

Référence bibliographique
Rivero Torres, S. (2007). "El sitio arqueologico de Lagartero, Chiapas". In Liminar, vol. 5 n°1, p. 183-194, Tuxtla Gutierrez : Universidad Autonoma de Chiapas.
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Arqueologia Mexicana n°108

Voici l'habituelle livrée bimestriel de l'INAH réservée au grand public, version 108. C'est aussi l'âge de la majorité pour Arqueología Mexicana. Force est de constater que cette revue constitue la source d'informations la fiable et la plus accessible pour le grand-public. D'ailleurs, vous pouvez retrouver l'index complet des articles et auteurs ayant publié dans cette revue.

Ce mois-ci, le dossier principal est consacré à la restauration. Souvent méconnue, cette discipline pluridisciplinaire est présentée sous une métaphore on ne peut plus juste : "l'art de sauver l'art". Car la restauration-conservation tient autant d'un art, une techné comme disaient les anciens Grecs" que d'un art comme manifestation de sensibilité. A ce titre, l'introduction de l'article de Sofia Martinez del Campo Lanz explique très bien cette ambivalence:
Al adentrarse el restaurador en la naturaleza del objeto, accede de manera inevitable al pensamiento del artisto que lo creó para descubrir cuáles fueron las motivaciones y las influencias que lo llevaron a determinar su aspeto y su significado.
Elle précise ensuite ce sentiment particulier d'empathie que le chercheur doit éprouver pour restituer la pensée de l'artiste :
[...] y el proceso se da así, en el silencio de la sensibilidad del intelecto relacionándo con el objeto, mediante un intercambio natural de sentimientos.
On peut en fait découvrir différentes facettes de la restauration-conversation de différents types de pièces. Agustin Espinosa proposa un rapide tour du propriétaire en évoquant l'apparition et le développement de la discipline au Mexique. La directrice du MNA, Diana Magaloni Kerpel, revient à ses premières amours et nous présente la restauration des peintures murales : grâce à la restauration, on a pu établir différentes techniques et pigments selon les régions et les cultures. Magaloni s'attarde en effet sur les différences entre peintures mayas et teotihuacaines. Puis Laura Suarez Pareyron Aveleyra s'attarde sur les différentes étapes de la restauration des objets en céramique.

Suit l'article de Sofia Martinez del Campo Lanz sur les restaurations de masques de jade de Palenque et Calakmul. Laura Filloy Nadal et Tadeo Velanda Silva reviennent sur la délicate restauration du masque dit de la chauve-souris retrouvé à Monte Alban par Acosta en 1949. Avec Maria de Lourdes Gallardo Parrodi, on passe à un autre matériau : la nacre. Elle explique avec moults détails les aléas de la restauration du vêtement cérémoniel découvert à Tula, Hidalgo, par Elba Estrada et Fernando Getino en 1993. Ce puzzle de 1413 pièces a permis la mise en place d'une méthodologie différente pour atteindre la forme qu'il devait avoir originalement.

On découvre ensuite les différentes techniques utilisés pour la sauvegarde et la restauration des matériaux organiques. En premier lieu, Alejandra Alonso Olivera fait une présentation des objets en bois retrouvés dans des contextes aussi variés que le cenote de Chichen Itza, les dépôts saturés d'El Manati, Veracruz et l'offrande 102 du Templo Mayor de Tenochtitlan. C'est encore cette offrande que Maria de Lourdes Gallardo Parrodi présente : des ornements de papier et des tissus furent mis au jour en 2000 et ont nécessité un protocole spécifique de conservation.

Si on laisse ce passionnant dossier de côté, on lira avec intérêt l'interprétation proposée par Laura Solar, Laura Lagriña et Lourdes Gonzalez sur les figurines Mazapa et les les malinches des Coras, on pourra en apprendre un peu plus sur les fouilles au 16 de la rue Guatemala dans le centre-ville de Mexico. E. Matos Moctezuma et R. Barrera Rodríguez nous propose un petit tour de ce qui a probablement été le temple de Quetzalcoatl-Ehecatl. Malheureusement la bibliographie promis à la fin de l'article n'est pas présente sur le site internet et le lecteur se retrouve quelque peu démuni face aux références mentionnées par les deux archéologues. D'autre part, l'article peut déjà être considéré comme partiellement caduque après les dernières annonces faites par Barrera il y a quelques semaines. Je reste quelque peu sceptique sur le parallèle que les auteurs effectuent entre la circularité de la pyramide et les sculptures de serpents à plumes enroulés. Thème à débattre s'il en est.

On notera un nouvel article décalé de Leonardo López Luján mais drôlement intéressant sur la Statue de la Liberté. On redécouvre ainsi l'histoire et le processus de création de ce monument et comment son concepteur, Bartholdi, entendait utiliser des éléments iconographiques mexicains pour en créer le piédestal.

Côté documents, M. Hermann Lejarazu et Xavier Noguez s'attardent sur les Codices Tributarios de Mizquiahuala et le Codex Telleriano-Remensis.

Au total, ce numéro 108 d'Arqueología Mexicana est d'un excellent acabit et propose d'accéder à des informations qui sont rarement accessibles. On ne saurait que trop vous recommander sa lecture. Pensez à consulter la bibliographie complémentaire pour en apprendre plus sur la restauration.

Bibliographie
L. Filloy Nadal, (2010). Misterios de un rostro maya. La máscara funeraria de K'inich Janaab' Pakal de Palenque, Mexico: INAH.

S. Martínez del Campo Lanz, (2011). "Las máscaras mayas de mosaico de jade. Imágenes de una restauración", in Arqueología Mexicana, vol. XVIII, núm. 108, p. 43-47, Mexico: Editorial Raices.

A. Alonso Olvera & K. Tran, (2010). Nueva tecnología aplicada a la restauración y estudio de una escultura arqueológica de madera, Colección Científica, núm. 564, Mexico: INAH.
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Uxmal en quelques images

Nous vous proposons une présentation tout en mouvement de la cité puuc d'Uxmal, ancienne rivale de Chichen Itza au Yucatan. De nuit, le site possède un (horrible) spectacle son et lumière mais de jour, c'est un spectacle incroyable. 


Commençons par cette vidéo officielle de l'INAH. On y explique les caractéristiques architecturales de cette ville ceinte par une muraille de protection. Attention : c'est en espagnol.


Vous pouvez enfin vous faire une idée d'une anastylose virtuelle du Palais du Gouverneur en cliquant sur ce lien .

Pour un parcours plus complet, vous pouvez consulter la page préparée par Jorge Pérez de Lara pour le portail Mesoweb. Vous y trouverez photos et explications.
 
A défaut de bénéficier de nombreux ouvrages, faites un tour sur Wikipedia. Les articles en anglais et en espagnol présentent bien les informations. La version allemande est de loin la version la plus complète, encore faut-il comprendre la langue de Goethe et Schiller. Quelques ressources en français sont toutefois disponibles sur la toile mais il faut bien les chercher. C'est notamment le cas de cet ouvrage rédigé par Viollet-le-duc (celui qui a reinventé Notre Dame de Paris ou le château de Pierrefonds à sa manière). On peut aussi télécharger cette bibliographie.


Références bibliographiques.
Barrera Rubio, A. (1980). "Mural Paintings of the Puuc Region in Yucatan",  in Third Palenque Round Table, 1978, Part 2, M. Greene Robertson (ed.), p.173-226, Austin / Londres : University of Texas Press. Disponible le 10/03/2011 sur : http://www.mesoweb.com/pari/publications/RT05/Barrera-1980.html.
Viollet-le-duc, E.-E. & D. Charnay (1862-1863). Cités et ruines américaines. Mitla, Palenque, Izamal, Chichen Itza, Uxmal, Paris : Gide / A. Morel & Cie. Disponible le 20/03/2011 sur : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1086656 .
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vendredi 18 mars 2011

Chichen Itza en 3D

Quand vous arrivez sur le site Maya-3D, vous êtes accueilli par cette splendide reconstitution en trois dimensions. Vue d'aigle mais quelle vue...


En explorant un peu le site, on découvre différents édifices modélisés en 3D et peints de couleurs autrement plus voyantes que le triste gris des pierres calcaires que le visiteur peut observer de nos jours. Voici par exemple le Grand Terrain de jeu de balle


Il y a aussi cette modélisation du Castillo, présentant 4 têtes de serpents à plumes.


Voyez aussi ce modèle du Caracol.


Certes il s'agit d'une interprétation mais ce genre de travaux a le mérite de rendre plus vivant des endroits qui ne le sont que par la présence des singes hurleurs, des iguanes ou des araignées. En attendant les applications éducatives sont nombreuses pour peu qu'on ait envie de traduire de l'anglais : on peut trouver une brochure explicative en format .pdf. Les anastyloses proposent ici des scènes de vie quotidienne et religieuses saisissantes.

Mettez-vous en plein les yeux ! Mathias Kohlschmidt et Martin Grühn sont les concepteurs allemands du site Maya-3D. Ils vous offrent également la possibilité de plonger en plein Palenque ou de voir quelques pyramides de Tikal...
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jeudi 17 mars 2011

Joya de Ceren, El Salvador

Le quotidien en ligne mexicain El Universal a récemment proposé un papier qui présente le site maya de Joya de Céren, situé sur la municipalité de San Juan Opico; à quelques 35 kilomètres à l'est de San Salvador, capitale du pays éponyme.

Agrandir le plan

Joya de Céren a connu plusieurs phrases d'occupation. D'abord le village fut peuplé jusqu'en 250 de notre ère, soit au Classique ancien. Puis il fut de nouveau occupé de 400 à 600, soit vers le Classique moyen. Ici pas de pyramide gigantesque ou de tombes aux riches offrandes. Joya de Ceren a une singularité qui a permis aux archéologues d'entrer dans le quotidien d'un petit village d'agriculteurs mayas d'il y a 1600 ans. Ce sont des archéologues américains, notamment Payson Sheets, qui ont commencé des travaux systématiques.

Les fouilles de Joya de Ceren ont cependant un point commun avec Herculanum et Pompéi, en Italie du sud. Ces cités ont été ensevelies par la lave lors de puissantes éruptions volcanique. A Joya de Ceren, c'est le volcan Loma Caldera qui a fait parler de lui. Situé à  moins d'un kilomètre du village, le volcan est entré en éruption vers 600 après Jésus Christ.  C'est une couche atteignant parfois cinq mètres de hauteur qui recouvrit et scella alors le village. De la même manière que les archéologues ont pu reconstituer les derniers instants de la population des deux villes de Campanie, leurs homologues de l'université du Colorado à Boulder aux Etats-Unis ont pu rétablir les derniers instants de vie sur ce site. Effrayés par les premiers soubresauts du volcan, les habitants abandonnèrent leurs demeures et leurs biens : vaisselles et jarres, semailles et épis de maïs encore entiers, graines de courges et de piments...

Même si, pour l'heure, les fouilles n'ont pas encore permis de déterminer les limites de la cité, elles n'ont pas permis une restauration suffisante d'un site pourtant classé Patrimoine de l'Humanité de l'UNESCO (comme Chichen Itza, Teotihuacan ou Palenque). Les dégradations dûes à l'humidité constante et au vent ont passablement dégradé l'état de monuments découverts pour certains à la fin des années 1970 par l'archéologue américain Payton Sheets. Mais les autorités salvadoriennes ne semblent pas être en mesure de remédier à ces problèmes, alors que les campagnes de fouilles continuent sporadiquement.
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Fouilles sur l'Edifice II de La Reforma

Le quotidien El Tabasco Hoy rapporte l'avancée de travaux sur le site maya de Moral Reforma, dans l'état du Tabasco. Situé à 52 km à l'est de la chèferie Balancan, le projet Reforma est placé sous la direction de l'archéologue mexicain Francisco Cuevas Reyes. Elle a été bâtie au Classique aux abords du fleuve Usumacinta, comme Bonampak et Palenque au Chiapas.


Durant les mois de novembre et décembre 2010 puis janvier 2010, des travaux de déblaiement ont été effectués au sommet de l'Edifice 2. Ils ont été suivi d'une restauration rapide afin que les visiteurs puissent compter sur une vue plus agréable. L'année dernière, les archéologues avaient restauré l’Édifice 14 : il est surmonté d'une cella, accessible après avoir monté 70 marches.

Ces structures hautes et étroites rappellent celles de Tikal, au Guatemala ou de Rio Bec, dans l'état du Campeche.  On attend que l'INAH publie un bulletin sur cette opération de fouilles et restauration.

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Entrevue du Grand Journal avec Grégory Pereira

Nos amis du Grand Journal, portail d'informations sur la France et le Mexique, proposent dans leur édition en ligne du mars 2011. Thomas Goubin a eu l'occasion d'interroger l'archéologue Grégory Pereira. Actuellement chargé du projet Malpais Prieto, Grégory Pereira est chercheur à l'UMR8096 du CNRS et a travaillé sur différents projets français, mexicains et franco-mexicains.

Dans cette série de questions, tout y passe : les premiers chantiers de fouilles, son expatriation pendant 8 ans, le retour au pays, la dédicace de l'Année du Mexique à Florence Cassez par le président Sarkozy, etc.

A ne pas manquer pour ceux qui veulent en savoir plus sur la vie d'un archéologue au Mexique. Retrouvez l'interview en cliquant sur le titre de cette note ou bien ici.

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mardi 15 mars 2011

Rions un peu

Il fait bon rire, en ces temps de révoltes au Maghreb, de pré-apocalypse nucléaire au Japon et de tensions diplomatiques entre la France et le Mexique... On nous a envoyés ce dessin humoristique fort sympathique. En dépit des confusions et autres erreurs chronologiques, il a le mérite de botter les faux prophètes et autres astrologues à la noix et de remettre les choses à leur place.
 Disponible le 15/03/2011 sur : http://goo.gl/b6HFO
Un autre caricaturiste avait déjà fait le même gag en 2009. Nous l'avons même publié sur ce blog.


Disponible le 15/03/2011 sur : http://goo.gl/QiRJ8

Sur le carnet Arkeopatias, on parle d'archéologie et de vieilles ruines avec un dessin bourré d'humour noir par Maitena.


Disponible le 15/03/2011 sur : 


Si vous en avez repéré d'autres sur ce thème, n'hésitez pas à nous communiquer vos liens...


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lundi 14 mars 2011

Exposition El Vuelo de las imágenes

Il s'agit d'une très belle exposition qui s'annonce au Museo Nacional de Antropologia et au Museo Nacional de Arte, tous deux situés à Mexico. Intitulée Le vol des images : la plumasserie au Mexique et en Europe, elle commencera avec la présentation de 150 objets au Museo Nacional de Arte, datés entre 1400 et 1800. On pourra même voir un atelier de plumasserie mexicaine moderne, histoire de se familiariser avec les techniques employées par ces fabuleux artistes-artisans. Au début du parcours, on pourra la sculpture de Quetzalcoatl, retrouvée à Apaxco, qui se caractérise par la présence d'un relief de Tlaltecuhtli.




Serpent à plumes, Apaxco, Estado de Mexico.
Photo B. Lobjois, prise en octobre 2007.


Elle se poursuivra en mai au MNA où seront exposés 250 pièces sous le titre Le vol des images, Les ailes du monde indigène. Dans cette deuxième enceinte, le visiteur pourra connaître le symbolisme et l'utilisation rituelle des plumes parmi les peuples mésoaméricains. 
 
A voir dès que possible. Pour plus de détails, rendez-vous sur ce bulletin de l'INAH.

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Cycle de conférences à El Tajin Veracruz

Le site archéologique d'El Tajin sera le siège d'un cycle de conférences qui aura lieu du 17 au 21 mars prochain. Coordonné par l'archéologue Patricia Castillo Peña, ce cycle de conférences présentera au public les récentes avancées des chercheurs de l'INAH sur le site. Seront présents David Andrade Olvera, Daniel Nahmad Molinari, Jessica Hernández Tavera, María Eugenia Maldonado, Guadalupe Espinosa et Arturo Pascual Soto. Ce dernier est sans doute le meilleur spécialiste d'El Tajin...
Sur sa page internet, l'INAH explique qu'il s'agira à terme de proposer une table ronde, comme il en existe déjà à Monte Alban et à Palenque. Pour y assister, il suffira de se rendre au musée du site. Pour vous rendre à El Tajin, Il faut aller à la ville de Papantla, dans l'état de Veracruz. 

Ce cycle de conférences a été ajouté à notre page sur les Conférences.
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jeudi 10 mars 2011

III Congreso Internacional de Cultura Maya

Ce dimanche 13 mars, à 19h30, sera officiellement inauguré le III Congrès international de culture maya. Y participeront plus de deux cents spécialistes mondiaux. Plusieurs fora ont été mises en place : leurs objectifs seront de proposer une vision complète de la civilisation maya à travers toutes les époques, du Préclassique au Postclassique. Le théâtre Manzanero, situé dans le centre-ville de Mérida, accueillera toutes les activités du congrès.
C'est l'archéologue Alfredo Barrera Rubio, du centre INAH Yucatan, qui dirigera et organisera les activités durant quatre jours. Dans le bulletin publié sur le site de l'INAH, il insiste sur le besoin impérieux de montrer que la culture et civilisations n'ont jamais disparu. On retrouvera parmi les participants Karl Taube, Carlos Peraza Lope, ou Richard Hansen...

Parallèlement, une petite exposition d'une trentaine de sculptures modernes en bois sera ouverte au public, au théâtre Peon Contreras, à Merida.

[édition du 24/03/2011. Sur la chaîne INAHTV, on peut voir ce court reprotage sur le congrès.]


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samedi 5 mars 2011

Pour apprendre le nahuatl du Guerrero

Nous nous faisons souvent les défenseurs des peuples. Rien de grandiloquent mais il convient de respecter les droits fondamentaux des peuples indigènes sur tout le continent américain en général et au Mexique en particulier. Il est tout aussi normal de valoriser les cultures et les langues de ces peuples qui ont énormément de choses à apporter à nos civilisations européanocentristes. 
 
Le nahuatl est la langue indigène la plus parlé du pays et compte de nombreux dialectes locaux. Il est parlé du Guerrero au Veracruz et de Oaxaca jusqu'à San Luis Potosi. Si vous êtes intéressé par un apprentissage reposant sur la communication, nous ne saurions trop vous recommander la consultation et/ou le téléchargement de fichiers pdf préparés par l'Instituto Lingüistico de Verano, situé dans la délégation Tlalpan, à Mexico. Ils sont disponibles sur le site de partage scribd. Vous trouverez un ouvrage avec des phrases de conversation courante, une grammaire complète et un dictionnaire nahuatl-espagnol.

Tlaxtlaui !
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Exposition Seis ciudades de Mesoamerica, MNA

L'INAH déploie des trésors d'efforts pour promouvoir sa toute dernière exposition  au Museo Nacional de Antropologia. Appelée Seis ciudades en Mesoamerica. Sociedad y medio ambiente, elle compte quatre cents pièces originaires des sites de Teotihuacan, Monte Alban, Palenque, El Tajin, Tenochtitlan et Tlatelolco. Eduardo Matos Moctezuma en a été nommé commissaire.

Depuis une dizaine de jours, l'INAH multiplie les notes présentant les six cités et les artefacts les plus dignes d'intérêts. Certains d'entre euxsont présentés pour la première fois au public. Chaque note est accompagné d'un aval scientifique avec les précisions apportées par un archéologue fin connaisseur du site. Prenons le cas de linteaux en bois retrouvés à Tlatelolco dont le long processus de restauration de conservation se verra récompensé. Ce sont l'archéologue Margarita Carballal et la restauratrice Luisa Mainou qui ont expliqué l'histoire de ces linteaux retrouvés.


Colonnes sculptées, El Tajin, épiclassique.
Photo : INAH, disponible le 5 mars 2011 sur : 

Hier, l'INAH mettait en avant un monolithe à l'iconographie inédite à Teotihuacan. Antonio Sarabia a été consulté pour l'occasion. L'archéologue revient sur cette découverte faite en 2005


Monolithe sculpté, andésite grise, Classique ancien, Pyramide du Soleil, Teotihuacan.
Photo INAH, disponible le 5 mars 2011 sur : 

Cette communication peut cependant paraître exagérée. Mais elle s'est révélée efficace pour attirer près de quatre cent mille visiteurs à l'exposition Moctezuma. A l'instar des grandes expositions en France, les expositions sont rarement bénéficiaires. La réduction drastique des crédits et subventions de la part du gouvernement fédéral oblige les autorités de l'INAH à multiplier les expositions thématiques, quitte à réutiliser plusieurs fois les mêmes pièces et à perturber les visiteurs des musées régionaux ou locaux.
Deux autres faits parallèles sont également à prendre en compte : d'une part on peut noter que  plusieurs des villes mentionnées ont fait ou feront l'objet d'une publication au Fondo de Cultura Economica;  d'autre part, le dernier numéro (assez insipide) d'Arqueologia Mexicana proposait un dossier de contenu  identique en janvier dernier.

Monte Alban, El Tajin, Tenochtitlan et Teotihuacan. On regrettera l'absence de Casas Grandes ou d'autres grandes cités comme Chalchiuhuites, Tzintzuntzan, Uxmal, Chichen Itza, Calakmul, Tula, El Tajin ou Rio Bec qui auraient mérité tout autant de figurer dans cette exposition. Il aurait été intéressant de connaître les arguments expliquant les choix de Matos Moctezuma. Sa liste reste assez consensuelle et prend soin de ne pas sortir des sentiers battus, certainement afin de drainer un plus large public.

Rappelons que l'exposition aura lieu jusqu'en mai prochain. Nous y voyons un concentré de ce qu'on peut trouver dans les différentes salles du Museo Nacional de Antropología, agrémenté de quelques nouvelles pièces. Espérons que nous nous trompons et que vous y trouverez votre compte. De toute manière, cette exposition reste une excellente manière de se rapprocher des cultures mésoaméricaines anciennes.Terminons notre présentation de cette exposition avec une vidéo que l'INAH a mis en ligne sur Youtube.



[édition du 17/03/2011. A l'occasion de l'inauguration de l'exposition Seis Ciudades, l'INAH propose un microsite pour disposer de quelques éléments informatifs.]

Bibliographie.

Arqueologia mexicana, vol. XVIII, num. 67, Mexico : Editorial Raices - INAH.

González Cruz, A.
(2004). Palenque, Chiapas, Arqueología, Diálogos  con el Pasado, CONACULTA-INAH, Mexico.

Ladrón de Guevara, S.
(2010). El Tajín. Fideicomiso Historia de las Américas, México : Colegio de México - Fondo de Cultura Económica.

Liendo Stuardo.
(2010). "Palenque. La transformación de la selva en un paisaje urbano". In Arqueología mexicana, vol. XVIII, num. 107, Mexico : Editorial Raices, pp. 46-52.

Marcus, J.
(2008). Monte Alban. Fideicomiso Historia de las Américas, México : Colegio de México - Fondo de Cultura Económica.

Matos Moctezuma, E.
(2006). Tenochtitlan. Fideicomiso Historia de las Américas, Mexico : Colegio de México - Fondo de Cultura Económica.

(2009). Teotihuacan. Fideicomiso Historia de las Américas, Mexico : Colegio de México - Fondo de Cultura Económica.
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