mercredi 27 avril 2011

Cent millions de pesos pour un musée

Le quotidien La Jornada propose un article très intéressant sur sa version en ligne. On y parle du gros chèque que différentes identités gouvernementales s'apprête à signer pour doter le monolithe de Tlaltecuhtli d'un écrin digne de son nom. Nous avons déjà évoqué la construction de ce musée à plusieurs reprises durant les deux dernières années, après que Leonardo Lopez Lujan nous en a parlé.

100 millions de pesos, ce n'est pas une petite somme. Cela équivaut quand même à la rondelette somme de six millions d'euros. Rien à voir évidemment avec le Musée du Quai Branly qui en son temps coûta deux cent seize millions d'euros au contribuable français. Cette dépense n'est pas anodine : la politique culturelle du gouvernement fédéral de Felipe Calderon n'est pas réputée pour étant réduite à la portion congrue, les budgets à l'éducation, à la culture et à la recherche, diminuant chaque année un peu plus.

A titre de comparaison, ce sont plus de six cents millions de pesos qui ont été dépensés en septembre 2010 pour les fêtes du Bicentenaire de l'Indépendance, ou encore plus de deux milliards six cents millions de pesos (soit 157 millions d'euros) pour la construction du nouveau sénat mexicain (livré avec plus de 6 mois de retard et de nombreux vices de construction).

On peut donc voir cette future construction comme le verre à moitié plein ou à moitié vide. Ce nouveau musée sera l'occasion de proposer des conditions optimales de conservation et de mise en valeur du patrimoine mexicain. Les investissements de ce genre sont plus que nécessaires dans un pays où l'éducation et la culture passe après la course à l'armement dans la guerre contre les cartels de la drogue ou. On peut légitimement regretter aussi la gabegie et la manipulation occulte de fonds publics à faveur d'élus ou de hauts fonctionnaires. Une meilleure gestion (plus transparente) des fonds publics permettraient certainement de construire plus d'écoles, de bibliothèques, de musées et de théâtres

D'autres critiques pointent déjà le style architecturale, résolument moderne du futur musée et regrettent qu'on fasse fi des styles coloniaux et préhispaniques du centre historique. Ce type de commentaires n'est pas sans rappeler les voix qui s'élevèrent en France après l'inauguration du Centre Pompidou en plein quartier du Marais, les colonnes Buren au Palais-Royal ou la pyramide Pei au Musée du Louvre. Ces ouvrages publics font partie désormais du paysage urbain parisien et contribue à l'identité parisienne à l'étranger.

Un autre défi sera réservé aux archéologues qui poursuivent leurs fouilles : comment faire cohabiter un chantier avec la construction d'un bâtiment si imposant ?

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mardi 26 avril 2011

Escalier hiéroglyphique d'El Palmar : une hypothèse de lecture épigraphique

El Palmar est un site maya peu connu des chercheurs et encore moins du grand public. Situé dans l'état du Campeche, il est actuellement fouillé par une équipe américano-mexicaine dont les co-directeurs sont Kenichiro Tsukamoto, de l'Arizona State University, et Javier López Camacho, de l'Escuela Nacional de Antropología e Historia. Le tout est chapeauté par l'INAH.

C'est en périphérie du site que cette équipe a retrouvé un escalier hiéroglyphique dans le groupe Guzman, alors que la vingtaine d'escalier répertoriés en Mésoamérique l'ont été dans le centre des cités. Son existence avait été indiqué dès 2009 et deux campagnes de fouilles en 2009 et 2010 ont permis les découvertes suivantes. L'escalier desservait une plateforme de 10 m de côté pour 3 de hauteur.  Les restes de cet escalier comportent six marches que l'équipe de Tsukamoto et López Camacho s'est efforcée de reconstituer, les quatre inférieures ayant mieux affronté les épreuves du temps. Ce puzzle comporte 90 blocs où sont visibles 130 cartouches sculptés de glyphes. Le résultat est assez impressionnant : jugez plutôt !


Escalier hiéroglyphique, Classique moyen, maya, El Palmar, Campeche.
Photo : Kenichiro Tsukamoto/INAH, disponible le 25 avril 2011 sur  

Le contenu épigraphique de cet escalier épigraphique a apporté son lot de surprises. D'une part parce qu'il fait état d'évènements qui se sont déroulés à El Palmar entre 250 et 900 de notre ère, appelé Classique. Mais il propose aussi des informations sur les relations qu'entretenait deux villes très importantes à cette époque que sont Calakmul, dans l'état actuel du Campeche, au Mexique, et Copan, situé au Honduras. Rappelons que ces deux cités étaient éloignées d'environ 400 kms. Leurs souverains respectifs se seraient rencontrés à El Palmar le 13 septembre 726.

Les fouilles ont également permis de mettre au jour ce très beau vase peint. Avec un autre vase, ils formaient une offrande qui accompagnaient les ossements d'un individu de haut rang. C'est du moins l'hypothèse défendue par l'anthropologue physique de l'Arizona State University, Jessica Cerezo-Román. L'analyse de la dentition a révélé la présence d'incrustations en obsidienne. Les restes ont pu être datés vers 750.


Vase maya, El Palmar, Campeche, Classique moyen.
Photo : Kenichiro Tsukamoto/INAH, disponible le 25 avril 2011 sur : 

Des restes de céramiques ont été retrouvés dans la cella qui surmontait la plateforme. Les banquettes intérieures ont rélévés des traces d'incendies, ce qui supposerait que la ville fut conquise et détruite par le feu, comme c'était généralement le cas en Mésoamérique (cf. Dos Pilas).

Les photos que nous reproduisons ont toutes été retrouvées sur le site de l'INAH et font partie d'un diaporama que vous pouvez librement consulter.
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samedi 23 avril 2011

Sur Merle Greene Robertson

La triste nouvelle nous est parvenu en lisant les actualisations des réseaux sociaux. L'infatiguable Merle Greene Robertson nous a quittés ce vendredi 22 avril à l'âge de 97 ans.




Merle Greene Roberston à Palenque en 1986.
Photo d'Infrogmation, disponible le 23/04/2011 sur : http://en.wikipedia.org/wiki/File:MerleGreenRobertsonPalenque86.jpg .


Je n'ai jamais eu la chance de la connaître personnellement mais sa carrière de 50 années force le respect. En revanche, j'ai le souvenir que mes premiers contacts avec Chichen Itza furent à travers d'une conférence sur le jeu de balle à Chichen Itza. Elle releva le défi incroyable de mouler tous les reliefs présents dans la cité yucatèque : le résultat est disponible sur Mesoweb et sur FAMSI pour toute la communauté mésoaméricaniste. Au total, elle aurait effectué plus de 5000 moulages ! 2000 d'entre eux sont encore conservés à l'University of Tulane, en Louisiane.


Merle Greene Robertson est de cette race quasi-éteinte de touche-à-tout : elle a étudié les arts plastiques mais est devenue historienne de l'art, épigraphiste, archéologue et enseignante-chercheuse. Son parcours est pour le moins hétéroclite et reposant sur la passion des cultures mésoaméricaines et maya en particulier. Elle a transmis cette passion à bon nombre d'étudiants, chercheurs et professeurs aujourd'hui, permettant indirectement et directement des avancées décisives dans la compréhension et le déchiffrement de l'épigraphie maya. Les fameuses Mesas Redondas de Palenque qui apparurent dans les années 1970 furent son idée, au point d'être reprises plus récemment à Teotihuacan et à Monte Alban.


Marc Zender et Joel Skidmore ont rédigé un très bel hommage à cette femme, qui résolument en avance sur son temps, fut l'une des pionnières de l'archéologie mesoaméricaine sur Internet. Le Precolumbian Art Research Institute (PARI) est là pour en témoigner. Sans elle, combien de campagnes de fouilles, de publications n'auraient jamais vu le jour ?


En 1996, pour la récompenser de son apport incommensurable à l'archéologie et à l'épigraphie mayiste, elle fut récompensée de l'Orden de la Aguila Azteca par les autorités mexicaines. Plus récemment le Guatemala lui avait décerné en 2004 la Orden del Pop, dont on peut voir la remise au Musée Popol Vuh de la Antigua. Il y a quelques jours à peine, l'INAH annonçait la reprise de fouilles au Temple XX que Merle Greene Robertson avait parrainées à la fin des années 1990. Elle a énormément oeuvré pour Palenque et mériterait, comme Linda Schele en son temps, d'y être inhumée avec les honneurs qui lui sont dûes.
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vendredi 22 avril 2011

Arqueologia Mexicana Edición Especial 38

Après quelques semaines de patience, nous avons enfin pu nous procurer le dernier hors-série d'Arqueologia Mexicana. Après avoir publié un numéro sur la cuisine préhispanique, un autre sur les piments mexicains et un troisième sur les cucurbitacées, la tomate et le haricot, un hors-série sur le maïs s'imposait naturellement. Le sous-titre nous donne l'orientation générale de ce numéro : il s'agit d'un catalogue visuel.


On peut donc voir les différentes variétés de maïs, connaître le processus de domestication du teocintle (maïs sauvage), puis découvrir son symbolisme depuis l'époque préhispanique à travers les divinités et les rituels qui lui sont étroitement proches, ensuite comprendre sa taxonomie, enfin d'appréhender les moyens de le travailler au moyen d'outils et de processus qui lui sont propres comme la nixtamalisation.

Le maïs a permis la développement de toutes les civilisations d'Amérique centrale et du sud, à l'instar du blé pour les Européens et les peuples méditerranéens, ou du riz pour les populations d'Asie. Le maïs a donc été un élément civilisateurs de première importance.

Une carte permet de situer tous les toponymes ayant rapport avec le mot maïs et ses dérivés en nahuatl : Jilotepec, "la montagne des jilotes" ; Tlaxcala, "la ville des tortillas". Une conséquente bibliographie achève notre lecture, entre un taco et un tamal... Si la gastronomie mexicaine est classée depuis l'année dernière au Patrimoine immatériel de l'humanité par l'UNESCO, c'est certainement grâce au maïs.

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dimanche 17 avril 2011

Nouvelles données à Chiapa de Corzo

Dans un article au titre trompeur et tapageur paru dans la Jornada en ligne du 13 avril 2011, les archéologues Bruce Bachand et Emiliano Gallaga sont revenus sur la série de découvertes faites sous le Monticule 11 à Chiapa de Corzo.

En lisant le titre de cet article, j'ai tout d'abord cru à de nouvelles découvertes mais il s'agit en fait de quelques précisions qui complètent les bulletins et les infographies proposés par l'INAH tout au long de 2010. Nous nous en étions d'ailleurs fait l'écho en mai et décembre de l'année dernière. On apprenait même pendant l'été que l'INAH s'était porté acquéreur des terrains où reposait le corps du Seigneur de Chiapa, information complètement omise par le reportage de la Jornada.


Revenons-en à l'entretien accordé par les co-directeurs du projet Chiapa de Corzo. On y apprend ainsi quelques détails jusqu'à présent omis ou laissés de côté. Gallaga revient longuement sur les accessoires portés par celui qui fut probablement le dirigeant de la cité. La pièce la plus impressionante est un masque rituel en coquillage. Les yeux et la bouche olmécoïdes sont en obsidienne verte. Parallèlement ce sont cent vingt haches qui ont été retrouvées horizontalement et dirigées vers les quatre points cardinaux dans les deux complexes funéraires fouillés.

Une autre satisfaction de l'article est peut-être cette très belle photo du collier de pièces en jadéite, retrouvé parmi le mobilier funéraire de la tombe du Seigneur de Chiapa.


Collier de jadéite, Monticule 11, Chiapa de Corzo, Chiapas.
Préclassique ancien, Zoque-Olmèque.
Photo d'Hector Montaño/INAH, retrouvée le 17/04/2011 sur :

Il semblerait que les analyses et les procédés de datation n'aient pas tous aboutis, laissant ouverte une certaine marge d'erreur dans les datations préliminaires.

Selon Gallaga, les monticules 11 et 12 formaient un ensemble d'observation archéoastronomique du soleil : l'orientation des deux structures mettaient apparemment en valeur les solstices, moments des semailles. "Ce patron architectural de l'observatoire et de la plateforme serait semblable à celui de La Venta.

Il faudra retenir aussi l'hypothèse risquée mais intéressante d'Emiliano Gallaga sur la culture olmèque : "La culture olmèque, considéré comme la mère des civilisations, n'a pas été un groupe humain, mais plutôt une structure religieuse. Plusieurs groupes de nature différente ont partagé un même patron religieux, et hormis cela et les structures architecturales, il ne s'est pas passé la même chose avec la langue ou la culture." Cela expliquerait notamment la présence d'autant de vestiges olmèques  dans différentes régions du Mexique."

Je vous encourage à prendre contact avec Bruce Bachand et Emilio Gallaga sur Facebook pour en savoir plus sur le sujet.

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samedi 16 avril 2011

Raíces 04 - Gravures rupestres en Boca de Potrerillos avec William Breen Murray

Esta semana en Raíces volvemos a recibir a nuestro colega y amiga William Breen Murray con el áfan de aprofundizar nuestros conocimientos sobre este tipo de gráfica rupestre que son los petrograbados. William es un reconocido especialista de esta iconografía, en particular por sus trabajos sobre arte rupestre en el noreste de México. Ha contribuido a que el sitio de Boca de potrerillos, quizás uno de los más adornados en todo el país, se convertiera en la única zona arqueológica abierta al público en Nuevo León.

Como cada semana, les presentamos este programa en el portal Archive en formato ogg y mp3.


Referencias bibliográficas
Valadez, M., Breen Murray, W. & Turpin, S. (1998). Boca de Potrerillos. Mina: Museo Bernabé de las Casas.

Murray, W. B. (2007). El arte rupestre del noreste. Monterrey: Fondo Editorial de Nuevo León.

Murray, W. B. (2013). Pasos en el camino: Arte Rupestre en el corredor de la Sierra Madre Oriental (Noreste de México).

Exposiciones
Exposición Seis ciudades de Mesoamérica, Museo Nacional de Antropología, México.

Exposición fotográfica por Raul Barrera y Michel Zabé

Eventos académicos
Convocatoria para el V Coloquio Internacional del noreste mexicano y Texas, hasta el 31/05.

Primer foro de Ciencias Sociales, Museo del noreste

Noticias
Excavaciones del Proyecto Tlaloc en Teotihuacan.

Registro de petrograbados entre los estados de Guerrero y Michoacán por Ruben Manzanilla.

Les recordamos que Raíces es un programa educativo sin fines de lucro bajo licencia Creative Commons Paternidad-Compartir al identico-Uso comercial prohibido. Este programa se grabó con el apoyo de Sergio Becerra en los estudios de Radio UdeM, San Pedro Garza García, Nuevo León, México, el 16/04/2011. La edición estuvo a cargo de Sergio Becerra. La conducción es responsabilidad de un servidor.

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jeudi 14 avril 2011

Plan du programme 4 de Raices

Voici la carte conceptuelle de notre quatrième programme diffusée sur Radio UdeM et disponible en podcast sur ce carnet et sur celui de Raices. Cette semaine, il sera question d'art rupestre et pariétal. Encore une fois, c'est William Murray, auteur de nombreux articles et ouvrages sur le sujet, éditeur de la revue ARARA, qui sera à mes côtés. Il est fort probable que nous ayions à scinder ce programme en deux temps, tant les interrogations et les références sont plus nombreuses qu'on ne le croit. Le Mexique et la Mésoamérique sont des terres privilégiées.


Le programme sera diffusé à 18h, heure locale, sur Radio UdeM et sera disponible en téléchargement au retour des vacances de Pâques, aux alentours du 28 avril. L'UdeM proposera une série d'émissions spéciales pendant ces mêmes vacances, où seront les liturgies de Pâques.

Vous pouvez cliquer sur l'image pour en voir tous les détails ou télécharger le fichier .xmmap ci-joint et l'ouvrir sous Mind Manager pour profiter au maximum des liens à consulter.
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samedi 9 avril 2011

Dernières avancées sur le Projet Tlalocan

Une fois n'est pas coutume : c'est l'Agence France Presse qui rapporte l'avancée des fouilles du tunnel qui court sous la Pyramide adossée et celle du Serpent à plumes à Teotihuacan. Dans une dépêche visible sur Google News, on apprend que l'équipe de Sergio Gomez et Julie Gazzola avance lentement : 7 des 120 mètres ont pu être fouillés. Cette lenteur s'explique par la quantité incroyable de petits fragments d'artefacts de jade, de céramique ou d'os (60000 jusqu'à présent) mis au jour. Selon la même dépêche, pas moins de 300 tonnes ont été extraites du tunnel.

Il est évident qu'à ce rythme, le déblaiement du tunnel durera plusieurs années. Mais mieux vaut des fouilles scrupuleusement effectuées que bâclées. C'est en substance ce qu'a déclaré Jorge Zavala, collaborateur du projet Tlalocan. Il faudra donc attendre un bon moment pour savoir si l'hypothèse d'une tombe royale proposée par Gomez se vérifiera. D'ailleurs ce dernier ne semble plus focaliser son travail sur cette hypothèse. L'idée de percevoir le tunnel comme une recréation de l'inframonde est d'ailleurs plus intéressante : elle offrira certainement des informations nouvelles et des confirmations de ce qu'on connaît sur la perception mésoaméricaine de l'inframonde.

L'INAH n'a toujours pas réagi, ni proposé de bulletin sur le sujet. En revanche la chaîne française BFM a proposé un court reportage sur le projet Tlalocan : mais à aucun moment les journalistes ne reviennent sur les découvertes que nous mentionnons. Ils en sont restés à la découverte du tunnel, sans en préciser la date (2003, si je ne me trompe pas), ni le début des fouilles (entreprises l'année dernière). Pour une fois qu'on peut voir quelques informations d'archéologie (mexicaine qui plus est), on peut déplorer l'inexactitude de la presse généraliste.


La nouvelle n'a été que peu reprise par les médias mexicains. On peut en trouver une version espagnole dans le quotidien El Economista du 7 avril 2011.

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Raíces 03 - Gravures rupestres et archéoastronomie avec William Breen Murray

William Breen est anthropologue et enseignant-chercheur à l'Université de Monterrey. Mais Breen est surtout un passionné d'art rupestre et d'archéoastronomie. Avec le temps, il est devenu le spécialiste en art rupestre du nord-est du Mexique. Américain de naissance et mexicain d'adoption, il a publié une quantité impressionnante d'ouvrages et d'articles à ce sujet.

C'est donc avec un certain plaisir que je l'ai accueilli dans Raíces pour évoquer ses thèmes de prédilections. L'entrevue a été enregistrée le 14 avril 2011 avec l'aide d'Alvaro Guadiana et diffusée sur les ondes locales de Radio UdeM et sur Internet.

Ce programme est disponible en format ogg et mp3 sur la plateforme Archive.


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jeudi 7 avril 2011

Programme 3 de Raices

Vous trouverez ci-joint le plan du programme que je présenterai avec l'aide du Dr William Murray, anthropologue à l'UdeM. William est un vieux briscard de l'anthropologie au Mexique. C'est un spécialiste reconnu internationalement pour l'art rupestre du nord-est du Mexique. Il a voyagé un peu partout dans le blog pour présenter ses travaux sur les principaux sites rupestres du Nuevo Leon et du Coahuila. Il propose des théories innovantes sur l'interprétation des pétroglyphes visibles notamment à Boca de Potrerillos. Elles reposent sur son observation des étoiles sur le site à des moments importants du calendriers (solstices, équinoxes, etc.). Vous aurez donc compris que nous parlerons surtout d'archéoastronomie et de ses liens avec l'anthropologie des populations anciennes et contemporaines du Mexique.


Je vous propose également de télécharger la carte conceptuelle en format .xmmap que vous pourrez ouvrir avec le logiciel MindManager de Mindjet. Vous pourrez cliquez directement sur les liens internet qui nous servent de références pour planifier le déroulement du programme.

Raices 3 09042011 by Mexique Ancien

Pensez à visiter ensuite le petit frère de Mexique Ancien. Il s'agit d'un carnet audio développé sous wordpress, intitulé Raices.
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dimanche 3 avril 2011

Inauguration du musée de site de Xihuacan, Guerrero

Pour les touristes en goguette sur la côte du Guerrero, il existera bientôt une option culturelle qui les changera des éternelles et insipides séances de bronzette. En effet, l'INAH et son office de tourisme vous propose de visiter le musée de site Xihuacan, situé à l'intérieur de la zone archéologique près de Soledad de Maciel, sur la commune de Petatlan.
Trêve de piques peu amènes, parlons un peu de cet endroit pour ce qu'il a pu offrir d'abord à la communauté mésoaméricaniste avant qu'on en informe les touristes en mal de vieilles pierres. Soledad de Maciel a été fouillée durant les quatre dernières années avec un certain succès si on en juge les 800 artefacts qui sont exposées de manière permanente dans le musée du site. C'est l'archéologue Rodolfo Labato qui est en charge du site : son ouverture est programmé pour la fin de l'année.

Labato rapporte l'existence d'une pierre travaillée (50 cm de haut et de large pour 25 cm de profondeur) et portant un glyphe qui peut être lu comme Xihuacan. Elle a été retrouvée à proximité du terrain de jeu de balle sur le site. Ce qui frappe en observant l'iconographie de ce site, c'est sa grande similitude ou, tout au moins, parenté avec celle de Teotihuacan, située à plusieurs centaines de kilomètres de là.

Soledad de Maciel comporte une pyramide assez particulière puisqu'elle est l'une des rares à avoir été conçue en briques. Des objets, issus de campagnes de fouilles non réglementées, ont pu être regroupés par un particulier. En plus des pièces teotihuacaines déjà mentionnées, d'autres appartiennent à des cultures de différents régions et époques.
Si on en croit le site internet officiel de Soledad de Maciel, surnommé aussi "La Chole", des bijoux et des artefacts appartenant aux cultures aztèque, tarasque, toltèque, zapotèque et maya y ont été mis au jour.
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De nouvelles fouilles à Kaminaljuyu.

Kaminal Juyu est un site guatémaltèque dont l'occupation humaine remonte à 1000 avant Jésus-Christ. Les dernières traces de présence remonte à 1000 après Jésus Christ. Deux mille ans de présence ne peuvent donc passer inaperçu. Kaminal Juyu a été étudiée par différents archéologues durant le XXe siècle. Une des particularités urbanistiques de Kaminal Juyu sont les canaux qui desservaient la ville : certains mesuraient jusqu'à 20 mètres de long.

A l'instar de la construction du musée qui habitera le, les archéologues effectuent une série de fouilles sur le futur emplacement d'un centre d'accueil pour les visiteurs de la zone 7 de Kaminal Juyu, située au coeur de la ville de Guatemala.

Afficher Zones archéologiques présentées sur Mexique Ancien sur une carte plus grande

Quelques résultats préliminaires ont été annoncés à la presse. On apprend ainsi que des millers de tessons de céramiques et vingt-cinq restes de monuments ont pu être retrouvés. Ils dateraient du Préclassique récent, vers 200 avant Jésus Christ. Des fragments de stèles représentant un homme âgé ont également été sorti de terre. Les archéologue du projet ont émis l'hypothèse selon laquelle il s'agirait d'un gouvernant qui aurait été mis à bas par un soulèvement populaire, après que le manque d'eau s'est fait sentir dans la zone.

On pourrait également prendre en compte une autre hypothèse, plus conforme aux rites que pratiquaient les peuples mésoaméricains : il était coutume de briser rituellement des objets de la vie quotidienne, notamment chez les Mexicas, lorsqu'on fêtait la fin d'un cycle de 52 années et le début d'un nouveau. Enfin, une conquête n'est pas à conclure : détruire les stèles représentant les dirigeants des cités conquises était une manière de célébrer cette victoire

Pour plus d'information sur Kaminal Juyu, nous vous recommandons de regarder un mini-documentaire disponible sur Youtube.


N'oubliez pas de consulter notre section bibliographique et plus particulièrement les ouvrages suivants, tous disponible en ligne.


  • Records of the Archaeology Division of the Carnegie Institution of Washington, 1919–1958; III-II: Carbon copies of field diaries; A.V. Kidder’s notes, 1935. Accession 58–34, III-II#1. Peabody Museum Archives, Harvard University, Cambridge, Mass.



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