mardi 31 mai 2011

Page du Projecto Arqueológico Xóclan

Voici une page comme on en aimerait en voir plus souvent. Le projet archéologique Xóclan fait partie d'une série de recherches plus vaste sur la présence de vestiges préhispaniques sous la ville moderne de Merida. C'est d'ailleurs la municipalité de Merida qui héberge la page internet du projet Xóclan. L'Universitat de Barcelona et la Universidad Autónoma De Yucatán sont les institutions scientifiques qui fournissent les moyens humains pour les fouilles et restauration entreprises. Parmi les archéologues ayant participé à ce projet figure Josep Ligorred qui fut récemment notre invité dans Raíces le 28 mai dernier.

Xóclan est situé à l'ouest de la ville mais est entouré par de nombreux lotissements modernes qui mettaient en danger sa préservation. Grâce à leurs prospections, les archéologues ont pu retrouver deux zones. L'une d'entre elles est composée de deux monticules et d'une sacbé, ces chemins qui pouvaient relier des villes parfois éloignées de dizaines de kilomètres. L'autre zone est plus vaste et comporte plusieurs édicules. Dès 1977, le chercheur allemand Peter Schmidt avait localisé une structure longue de cinq mètres dont plusieurs blocs étaient sculptés dans le style Puuc.

Afficher Zones archéologiques présentées sur Mexique Ancien sur une carte plus grande

Ce qui frappe surtout le visiteur du site, c'est la quantité et la diversité des documents mis à complète disposition du public. On peut ainsi télécharger plans, rapport de fouilles et une bibliographie très complète.

Seul bémol dans toutes ces belles intentions, l'annonce il y a quelques semaines de l'état avancé de détérioration de plusieurs de ces parcs écologico-archéologiques... Ni l'INAH, ni la municipalité ne sont pressés pour communiquer sur ce problème latent qui menacent d'autres zones récemment fouillées, restaurées et ouvertes au public.
Partager

Raíces 07 - Les nahuas avec Bertrand Lobjois

Voici le septième numéro de Raíces. Le programme a été diffusé sur Radio UdeM le 14 mai dernier. Le thème en était les Nahuas, suite à la parution du dernier numéro d'Arqueologia Mexicana sur le sujet. Vous pouvez d'ailleurs consulter la note que nous vous avions proposée à cette occasion.

Le programme 7 est donc largement inspiré des thèmes proposée dans ce numéro. Nous espérons recevoir prochainement Séverine Durin, chercheuse au CIESAS pour le Nuevo León pour pouvoir parler de la diaspora nahua dans le nord-est du Mexique.

Vous pourrez y laisser vos commentaires et critiques, suggestions et autres avis. Le fichier ogg est également disponible sur Archive.



Références bibliographiques
Arqueología mexicana, 109.



Estudios de cultura náhuatl, Instituto de Investigaciones Históricas, UNAM.

Souvenez que Raíces est un programme éducatif destiné au public en général sous licence Creative Commons 3. Ce programme a été diffusé le 14/05/2011 sur Radio UDEM avec l'aide de Sergio Becerra.

Partager

lundi 30 mai 2011

Fouilles à Cibceh, Yucatan

Cibceh est une petite communauté de 61 habitants dans le canton d'Acanceh, situé à quelques encâblures de Merida, la capitale du Yucatan. Le quotidien El Diario de Yucatan, relayé par le carnet Maya News Update, rapporte une série d'explorations effectuées par deux archéologues de l'INAH : Francis Cabrera et Sergio de la Cruz. Après fouillé trois structures, ils ont trouvé l'accès à deux caches.

Dans la première reposait le corps d'un adulte reposant en position fœtale sur le côté gauche, accompagné d'un mobilier funéraire qui suggère une certaine importance sociale. Une petite vaisselle en céramique, brisée, était déposée sur le crâne. Dans une zone contigüe à la cache, un pectoral de coquillage et une pierre à moudre ont pu être récupérés.

Dans l'autre cache, c'est un individu, apparemment plus jeune et mesurant 1,50 m de haut, qui a été découvert. Sa position est identique au corps retrouvé dans l'autre cache. Là aussi, une petite vaisselle en céramique avait été déposée et a été retrouvée intacte. En son milieu, figurait un motif de spirale. Une première datation des objets et des corps a été établie vers 600 après Jésus-Christ, correspondant au Classique moyen.

Au total ce sont cinq caches et trois corps qui ont été découverts dans ces deux structures. Espérons que le site officiel de l'INAH puisse apporter de plus amples informations rapidement.
Enhanced by Zemanta
Partager

dimanche 29 mai 2011

Une offrande découverte dans un cénote de Chichen Itza

"Cenote de los Sacrificios" at Chich...Image via Wikipedia
L'agence de presse de l'INAH a publié un communiqué qui a été repris par la plupart des rédactions des quotidiens mexicains. Dans un cenote (un de ses grands puits naturels formés par l'érosion du sol karstique de la péninsule du Yucatan) près de la pyramide du Castillo, des archéologues-plongeurs dirigés par Guillermo de Anda ont effectué quatre ans de fouilles et de plongées pour trouver une niche à l'accès plus que compliqué. Il faut d'abord descendre vingt et un mètres pour accéder au niveau de l'eau. Ensuite il faut plonger à 5 mètres de profondeur pour entrer dans la niche. Il faut ensuite avancer horizontalement, toujours sous l'eau, sur 25 mètres pour arriver sur le dépôt d'offrandes. Là reposait les restes d'au moins six individus, accompagnés de vaisselles, de perles en jadéite et en coquillage, des couteaux de silex, des bifaces, des os d'animaux et une grande quantité de charbon. Enfin des objets en coquillage rappellent les "lunettes" du Tlaloc mexicain figurent dans cet inventaire.
 
Les fouilles subaquatiques de l'équipe de Guillermo de Anda s'est également intéressé au fond du cenote, situé à 50 mètres sous la surface de l'eau, soit 71 mètres sous celle du sol ! Là les archéologues-plongeurs ont récupéré les ossements d'au moins 20 individus, plus d'une centaine de fragments osseux, de tessons de céramique et de sculptures. Parmi ces dernières, on peut mettre en exergue un porte-étendard en forme de jaguar, probablement semblable à cet autre, conservé au Museo Nacional de Antropología de Mexico.


Porte-étendard en forme de jaguar, Chichen Itza, Yucatan.
Maya, Postclassique ancien.
Photo disponible le 29/05/2011 sur : 

Comme nous l'avons mentionné plus haut, les archéologues pensent que les offrandes auraient été déposés et organisés dans un but propitiatoire : il s'agirait de réclamer des pluies aux divinités concernés. Pour justifier leur hypothèses, les spécialistes reprennent les résultats d'analyses paléoclimatologiques qui mettraient en évidence deux intenses périodes de sécheresses ayant eu lieu au IXème et XIIème siècle de notre ère. La présence massive de charbon semble étayer des rituels longs et importants. De Anda n'écarte pas la possibilité d'un éventuel sacrifice préalable à l'organisation de l'offrande.

Le cenote qui a été fouillé se situe à un peu plus de 2,3 kilomètres de la pyramide du Castillo et n'est pas accessible au public. Il fait d'un projet d'études régional, baptisé El culto al cenote, préparé par l'Universidad Autonoma De Yucatan et supervisé par l'INAH. Il présente l'intérêt de ne jamais avoir été dragué et fouillé à maintes reprises comme le grand cenote l'a été durant différentes campagnes entre 1882 et 1968. Vous pourrez retrouver la version originale
Enhanced by Zemanta
Partager

Raíces 09 - Fouilles à T'ho avec Josep Ligorred

Después de mas de una semana de esperanza, ya llegó el noveno programa de Raíces. En esta ocasión, invitamos a Josep Ligorred, arqueólogo en Mérida e integrante de los proyectos de rescate y valoración de los vestigios prehispánicos de T'ho en Yucatán. T'ho es el antiguo nombre de Mérida. Hace unas cuantas semanas se han reportado el descubrimiento de 9 sitios al este de la ciudad de Mérida.

La Universitát de Barcelona hizo un convenio con el ayuntamiento de Mérida para excavar y restaurar varias zonas arqueológicas de esta ciudad. Además Josep nos comenta las noticias, en particular el descubrimiento de una ofrenda mortuoria en un cenote de Chichen Itza que comentamos en el blog Mexique ancien. Uno puede consultar la página oficial del Proyecto Xoclan para conseguir más material sobre las excavaciones en Mérida.

En seguida podrán escuchar el podcast de Raíces 9. Lo pueden descargar libremente en formato mp3 en la página Archive.



Raíces es un programa educativo dirigido al público bajo licencia Creative Commons 3. Raíces 9 fue grabado el 26 de mayo de 2011 por Sergio Becerra y editado por Alvaro Guadiana, maestros de la carrera de Ciencias de la Comunicación en la Universidad de Monterrey.

Partager

samedi 28 mai 2011

Exposition de photos sur La Pintada, Sonora

Sur son site internet, l'INAH indique l'inauguration d'une exposition de photographies sur le site de peintures rupestre de La Pintada, situé à une soixantaine de kilomètres au sud d'Hermosillo, capitale de l'état de Sonora, au nord-ouest du Mexique.

Formée de 44 clichés cherche à diffuser auprès du grand public les quatre années de recherche d'une équipe dirigée par Eréndira Contreras Barragán. Pour information, le site de La Pintada compte plus de 2000 peintures rupestres dont l'accès est extrêmement restreint. Si on peut visiter la zone, le nombre de visiteurs en limitée par le fait que le site se trouve sur une propriété privée. Chaque dernier samedi du mois, on peut faire partie des 38 privilégiés qui accèdent à La Pintada, en achetant préalablement les billets au musée de Sonora.

Pour en savoir plus sur cette exposition, vous pouvez consulter et télécharger le bulletin disponible ici. Le carnet du Proyecto La Pintada n'est pas actualisé régulièrement mais on peut le lire .
Partager

vendredi 27 mai 2011

Photos du tunnel de la Citadelle à Teotihuacan

Sur sa page internet, le quotidien mexicain Milenio propose un article sur l'utilisation du georadar par l'équipe dirigée par Sergio Gomez et Julie Gazzola sur le Proyecto Tlalocan, à Teotihuacan.






Si l'article explique très à quoi sert le géoradar, j'ai préféré retenir la série de clichés qui montrent comment les archéologues fouillent lentement l'accumulation de débris qui obstruent le tunnel. Saisissant !
Enhanced by Zemanta
Partager

Le petit collier de Tak'alik Ab'aj

Situé sur le territoire de la municipalité de El Asintal au Guatemala, le parc national de Tak'alik Ab'aj héberge un site peu connu daté du Préclassique tardif. Sur sa page internet, le quotidien guatémaltèque La Noticia annonce la découverte d'un joli petit collier.

Une équipe d'archéologues dirigée par Christa Schieber et Miguel Orrego Corzo fouille la structure 6 de Tak'alik Ab'aj. Cette plateforme rectangulaire est au centre d'un alignement sur la terrasse 3. Elle a d'abord été bâtie au Préclassique moyen avant d'être agrandi au Préclassique tardif puis au Classique ancien. Le 10 mai dernier, ils ont récemment mis la main sur un petit collier de jadéite, composé d'une cinquantaine de petites pièces polymorphes. Selon les premières datations C14 issues du contexte immédiat du collier, il aurait été assemblé entre 190 avant J.-C. et 10 de notre ère.

Période Division Dates Résumé
Préclassique Préclassique ancien 1000–800 av. J.-C. Population diffuse
Préclassique moyen 800–300 av. J.-C. Olmèque
Préclassique tardif 300 av. J.-C. –  200 apr. J.-C. Maya ancien
Classique Classique ancien 200–600 Conquête liée à Teotihuacan
Classique tardif Classique tardif 600–900 Local
Classique terminal 800–900
Postclassique Postclassique ancien 900–1200 Occupation K'iche'
Postclassique tardif 1200–1524 Abandon
Note: Les différentes périodes utilisés à Tak'alik Ab'aj sont légèrement différentes de celles utilisées dans la chronologie standard utilisée pour l'ensemble de la Mésoamérique.

Ce tableau synoptique est une traduction du tableau proposé dans l'article "Tak'alik Ab'aj" en version anglaise de Wikipedia.

Pour autant le site n'est pas resté figé à cette époque : il fut occupé jusqu'au 10e siècle de notre ère, atteignant à son apogée 6,5 km² de superficie, comptant plus de 2000 ans de présence humaine. Tak'alik Ab'aj compte environ 80 bâtiment, 12 places et pas moins de 200 stèles sculptées. Durant le Préclassique moyen, il semblerait avoir des contacts étroits avec la culture olmèque, puisqu'il regroupe la plus grande concentration de sculptures de style olmèque en dehors de la Côte du Golfe du Mexique. Rappelons que le berceau de la culture olmèque est situé dans les états de Tabasco et Veracruz au Mexique, à plusieurs centaines de kilomètres de distance. De fait différentes cultures semblent avoir présente ou représentés à Tak'alik Ab'aj : vinrent successivement des contacts avec les cultures zoque-mixe et teotihuacaine avant la présence maya. Certaines stèles sont parmi les plus anciennes à utiliser le compte long pour les dates.

Pour connaître un peu mieux Takalik Abaj, je vous recommande de regarder ces deux vidéos disponibles sur Youtube. La première présente rapidement le site.


La seconde rapporte la découverte du collier.



Nous vous recommandons aussi la lecture de l'article "Tak'alik Ab'aj" disponible en espagnol, anglais et sur Wikipedia. Ils reposent sur une bibliographie solide et sont bien illustrées. Pour en savoir, pensez à vous rendre sur le site de l'Association Tikal. Vous y trouverez de nombreuses publications et présentations préparées par Christa Schieber et Miguel Orrego Corzo. En revanche évitez l'article en français : il est incomplet et incorrect (superficie du site). Une très belle galerie de photos est disponible en cliquant ici.
Enhanced by Zemanta
Partager

jeudi 26 mai 2011

Le monde des Aztèques

Le groupe d'études mésoaméricaines de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes organise une série de conférences au Musée du Quai Branly ce samedi 28 mai 2011, de 14 h à 18 h. Au pupitre de la salle de lecture Jacques Kerchache, vous pourrez écouter les participants suivants :

  • Danièle Dehouve (CNRS/EPHE), "La société aztèque"
  • Anne-Marie Vié-Wohrer (EPHE, Ecole du Louvre), "Les dieux : leurs rôles et représentations dans les manuscrits pictographiques"
  • Claude Baudez (CNRS), "Sacrifice et autosacrifice"
  • Antoine Franconi (EPHE), "Les fêtes annuelles"
  • Nathalie Ragot (Université Paris VII), "La mort et les rituels funéraires"
  • Pascal Mongne (Ecole du Louvre), "La plumasserie aztèque : de la technique précolombienne à l’art colonial"
  • Bérénice Gaillemin (Université Paris Ouest La Défense Nanterre), "Le nahuatl, langue des Aztèques"
  • Aline Hémond (Université Paris 8 Saint-Denis), "Les descendants des Aztèques : les rituels agraires des Nahuas du sud-ouest mexicain"


Il est à noter que l'invité d'honneur de ce cycle de conférences sera Leonardo López Luján, responsable du Projet Templo Mayor, francophile et docteur en archéologie de l'université Paris I.
N'hésitez pas à vous y rendre. L'entrée est gratuite et ce genre d'événements académiques publics sont plutôt rares en France.

Partager

mardi 24 mai 2011

Un peu d'archéoastronomie à Chichen Itza

Sur le site du quotidien en ligne Diario de Yucatan, on apprend la tenue d'un événement astronomique important qui est le passage à l'été lunaire. Qui plus est le soleil va passer au zénith demain 25 mai, concrètement le zénith fait qu'il n'y a pas d'ombre et le zénith aura lieu à 12h55 et non pas à midi.

a) 

b)

Ill. 1. Schéma d'illumination du Castillo, Chichén Itza,
a) lors du solstice d'été, b) lors du solstice d'hiver.
Disponibles le 24/05/2011 dans l'article "Piramide de Kukulcán" :
http://es.wikipedia.org/wiki/Pir%C3%A1mide_de_Kukulc%C3%A1n .

Pour les populations vivant éloignées des tropiques ou même de l'équateur, il est difficile de bien comprendre ce phénomène apparaissant à moins de 23° de latitude, comme c'est le cas au Yucatán. Mais pour les anciens peuples mésoaméricains, ce genre d'événements astronomiques était de toute première importance. Comme dans beaucoup de sites mayas, l'orientation astronomique de la plupart des bâtiments de Chichen Itza est même fondamentale. On connaît très bien le phénomène vénéré par les newagers lors des équinoxes de printemps et d'automne : les escaliers nord-est sont éclairés, tandis que les escaliers sud et ouest restent complèment dans l'ombre. 


Ill. 2. Epiphanie solaire sur le Castillo, Chichen Itza, Yucatan.
Disponible le 24/05/2011 sur : 


C'est le même phénomène  equinoctial qui éclaire la rampe nord serpentiforme et donne l'impression qu'il descend progressivement le long de la pyramide.


Epiphanie du serpent sur le Castillo.
Vidéo amateur d'Erik Jacob, disponible le 24 mai 2011 sur Youtube.

Ceci étant, un ingénieur du Tecnológico de Mérida, Eddie Salazar Gamboa, avait déjà indiqué en 2007 l'existence d'autres phénomènes astronomiques qui n'avaient pas dû passer inaperçus des anciens habitants de Chichen Itza. Le 17 mai dernier, la Lune est donc passée par son solstice et a éclairé le Castillo de la même manière que le Soleil, éclairant les façades sud et ouest de l'édifice entre 3 et 5 heures du matin. Le solstice lunaire intervient un mois plus tôt que son parent solaire, prévu pour le 21 juin prochain.

Le problème consiste à expliquer et interpréter tous ces épiphanies. Il faut se souvenir que les anciens peuples mésoaméricains n'avaient que l'oeil pour pouvoir observer les ciel. Le Soleil, la Lune et Vénus étaient certainement les corps célestes les plus facilement identifiables. Mais nous ne disposons d'aucun texte ou témoignage qui viendraient expliquer les rituels ou la signification. Nous en sommes réduits à des supputations, plus ou moins fondées sur les interprétations faites à l'époque coloniale par Diego de Landa, alors que la ville avait déjà été abandonnée longtemps auparavant. Ce qu'on peut néanmoins déduire, c'est l'importance du Serpent à plumes et on peut se référer à sa symbolique, étroitement liée à la fertilité. Le fait qu'il "apparaisse" deux fois complique l'analyse. Car si on peut le relier à l'arrivée des pluies fertilisatrices de l'automne, que dire de son apparition six mois plus tard pendant la saison sèche ? Pour Salazar Gamboa, les anciens habitants faisaient une cérémonie du Feu Nouveau en mai. On peut objecter deux éléments à cette hypothèse. D'une part, les cérémonies du Feu Nouveau étaient beaucoup plus fréquentes que ne le laissent penser les différents récits coloniaux. D'autre part, comme nous l'avons mentionné plus haut, il n'y a aucune interprétation pour l'autre équinoxe...


Partager

samedi 21 mai 2011

7 nouveaux sites préhispaniques découverts à Mérida

Alors des articles de presse locale s'inquiètent de la détérioriation que connaissent plusieurs sites archéologiques méridianos, l'INAH annonce avec une certaine fierté la récente découverte de neuf nouveaux sites dans la banlieue de la capitale yucatèque qui s'appelait T'ho lorsque les Espagnols ont conquis les lieux. Situés dans la municipalité de Sitpach, Oxmul, Polok Ceh, Cuzam, Chan Much, Nichak, Tzakan y Chankiuik les archéologues du PARME (Proyecto Arqueológico Región Mérida), couvrent un territoire de 1000 ha, placés sous la protection du centre INAH-Yucatán.

 Fouilles du PARME autour de Mérida.
Photo disponible le 21/05/2011 sur : 

Mais Luis Raúl Pantoja Díaz, coordinateur du PARME, a fait une annonce qui va changer la chronologie de l'occupation de la région. Jusqu'à présent, on pensait que les plus anciennes populations s'étaient établis vers le Classique ancien, si on en croit notamment les fouilles de Dzibilchaltun. Or le site d'Oxmul semble indiquer une présence dès les Préclassique, vers 400 avant notre ère. Plusieurs éléments semblent corroborer cette hypothèse : 75 personnes y ont été enterrés avec des vaisselles polychromes.

On peut regretter l'autosatisfaction permanente qui régit parfois les autorités de l'INAH et les rédacteurs des bulletins disponibles sur le site officiel de cette vénérable institution. Le bulletin de l'INAH met en avant les réserves écologiques qui furent créés après des fouilles entreprises en 2004 et 3006 du côté de San Pedro Cholul. Mais il omet volontaire les traces flagrantes de dégradations ou de destructions subies par les édifices, abandonnés à leur propre sort. Si la découverte de nouveaux sites est toujours une bonne chose, il est néanmoins vital d'assurer leur pérennité.Enhanced by Zemanta
Partager

Appel à participation Va Mesa Redonda de Teotihuacan

La convocation pour un des événements académiques majeurs au Mexique est disponible depuis quelques jours sur le site de l'INAH. L'événement aura du 24 au 28 octobre prochains, au Centro de Estudios Teotihuacanos situé sur la Zona Arqueológica de Teotihuacan.

Le thème proposée cette année est Teotihuacan: Investigaciones recientes. Centro y perifería. Pour être plus précis, les organisateurs de la table ronde propose quatre grands thèmes d'études :
  • Grandes monumentos y planificación de la ciudad,
  • Barrios y periferia (en el valle de Teotihuacan),
  • Grupos sociales : oficios, grupos étnicos y jerarquías,
  • Conservación, restauración y difusión del patrimonio arqueológico en Teotihuacan.
Amis teotihuacanistes, vous avez jusqu'au 15 juin prochain pour envoyer vos propositions de participations au comité organisateur  dirigé par S. Riego aux adresses électroniques suivantes :
  • riegosan[at]gmail.com
  • mesaredondateo[at]gmail.com
  • estudiosteotihuacanos[at]gmail.com
Bon courage si vous pensez participer à cet événement.
    Enhanced by Zemanta
    Partager

    Décès de David H: Kelley

    C'est avec une certaine tristesse que nous avons appris le décès, le 19 mai dernier, de David Humiston Kelley. Bien que né aux USA en 1924, le Dr Kelley était un épigraphiste et archéoastronome canadien. Il avait travaillé à l'Université de Nebraska, puis celle de Calgary. Cette dernière conserve une grande dynamique dans les études mayistes et l'épigraphie maya.

    La figure de David est en effet étroitement associée à cette discipline : David H. Kelley avait été l'un des premiers chercheurs occidentaux à appuyer et promouvoir les thèses révolutionnaires du soviétique Yuri Knosurov sur l'écriture maya dans les années 1950 et 1960.

    Professeur émérite de l'Université de Calgary, Kelley s'était plus récemment intéressé à des contacts transpacifiques qu'il n'aura pas plus longtemps développés. Quelques semaines après la perte de Merle Greene Robertson, c'est une autre grande figure mayiste qui s'est éteinte, cette fois des suites d'une longue maladie. Reposez en paix, Dr David H. Kelley.

    Enhanced by Zemanta
    Partager

    jeudi 19 mai 2011

    Pour mieux comprendre tzotzil et ch'ol

    Coat of arms of ChiapasArmes de l'état du Chiapas via Wikipedia
    La page du FAMSI (Foundation for the Advancement of Mesoamerican Studies, Inc.) continue de surprendre l'étudiant-chercheur autant par la grande qualité et la diversité des publications en lignes. On peut retrouver des facs-similés de codex, les photos de céramique maya de Justin Kerr, les moules de Merle Greene Robertson, des rapports de fouilles et de projets financée par la Fondation et aussi des dictionnaires de langues d'Amérique centrale.

    Parmi les toutes dernières publications mises gratuitement à la disposition du public, Randa Marhenke a récemment signalé sur le forum Aztlan, la présence d'un dictionnaire d'une langue maya : le ch'ol. Si on en croit les statistiques de l'INEGI (équivalent mexicain de l'INSEE), alors que le ch'ol est à peine parlé par 40000 personnes, la plupart dans l'état du Chiapas. On connaît deux variantes de Ch'ol.

    Or on peut retrouver depuis quelques jours le dictionnaire historique ch'ol rédigé par Nicholas A. Hopkins et J. Kathryn Josserand en 1988 au Texas Maya Workshop. Nous en avons profité pour actualiser notre section de documents pour la recherche.

    Enhanced by Zemanta
    Partager

    mardi 17 mai 2011

    Quelques documents gratuits sur Cacaxtla

    Si vous allez donner du mulot sur la page Mesoweb, vous pourrez trouver une série de documents certes un peu anciens mais intéressants sur le site de Cacaxtla. Tous sont issus des fameuses Mesas Redondas que feu Merle Greene Robertson avait eu la géniale intuition de mettre en place

    Il s'agit d'abord d'un papier de Donald Robertson, intitulé "The Cacaxtla Murals", publié en 1985 et exposé lors la Quatrième Table Ronde de Palenque. 
     
    Un autre article , "Mural Painting in Cacaxtla and Teotihuacan Cosmopolitanism", rédigé par Marta Foncerrada de Molina, et publié en 1980 après la table ronde de 1978.

    Au même moment, George Kubler proposait d'étudier un autre aspect de Cacaxtla, dans sa conférence intitulée "Eclectism at Cacaxtla".

    Comme vous l'aurez compris, tout est dans la langue de Shakespeare !  Bonne lecture.

    Partager

    lundi 16 mai 2011

    Cycle de conférences "6 ciudades antiguas de Mesoamérica"

    En marge de l'exposition 6 ciudades antiguas de Mesoamérica, qui a actuellement au Museo Nacional de Antropologia de México, un cycle de conférence a débuté dans la même enceinte vendredi dernier. Première locutrice, la directrice du MNA, Diana Magaloni Kerpel. Selon un bulletin publié sur le site de l'INAH, l'ex-directrice de l'ENCRyM a proposé une conférence afin de présenter au grand public les différentes significations de la pyramide.

    Elle a orienté son exposé sur la signification des pyramides : la représentation mythique de la Montagne sacrée, "symbole de la fertilité, de la rénovation et de l'abondance."

    Comme nous le disions un peu plus haut, cette conférence marque l'inauguration d'un cycle qui durera jusque fin et comptera sur les interventions de locuteurs de tout premier plan. L'INAH donne rendez-vous tous les vendredis à midi à l'auditorium Tlaloc. Qui plus est l'entrée est gratuite. Autant en profiter car l'exposition est payante.

    Voici le programme des conférences :
    • 20 mai : Nelly Robles, Monte Alban;
    • 27 mai : Rodrigo Liendo, Palenque;
    • 3 juin : Alejandro Sarabia, Teotihuacan;
    • 10 juin : Patricia Castillo, El Tajin;
    • 17 juin : Salvador Guilliem, Tlatelolco;
    • 24 juin : Edaurdo Matos Moctezuma, México-Tenochtitlan;
    • 1er juillet : Martha Carmona, Talleres de orfebrería.
    Partager

    dimanche 15 mai 2011

    Raices 05 - Archéologie et anthropologie

    Voilà un petit moment que nous ne vous avions pas donné de nouvelles de notre programme de radio, Raices. Le septième programme a été diffusé samedi dernier et nous enregistrerons le dixième ce jeudi, si tout va bien.

    Dans le numéro 5 de Raices, que nous avons dédié à Merle Greene Robertson, il a été question de la différence entre archéologie et anthropologie. L'enregistrement et le montage ont été effectués par Alvaro Guadiana et Sergio Becerra, professeurs à l'Universidad de Monterrey avant sa diffusion le 14/05/2011.

    Je vous propose de l'écouter sur ce player ou d'aller directement sur le site du programme Raíces. Il est également disponible sur Archive en format ogg.



    Bonne écoute !
    Partager

    dimanche 8 mai 2011

    Raíces 06 - Sites archéoloques du Quintana Roo avec Adriana Velázquez Morlet

    Voici le sixième programme de Raíces diffusé le 7 mai dernier.  Nous avions accueilli Adriana Velazquez Morlet, directrice du Centro INAH Quintana Roo depuis de nombreuses années. Ce fut l'occasion de parler des trésors archéologiques du Quintana Roo et d'évoquer l'inauguration d'un futur musée à Cancun.

    Tulum, Quintana Roo, Postclassique.
    Photo: PhilippN. Disponible le 14/08/2016:
    https://de.wikipedia.org/wiki/Datei:Tulum_-_Castillo_and_Bay.jpg .

    Vous trouverez également la carte conceptuelle du programme pour comprendre les liens que nous avons utilisés pour préparer le programme. Ce dernier est disponible gratuitement au téléchargement en format ogg.

    Souvenez-vous que Raíces est un programme éducatif de diffusion au public sous licence Creative Commons 3. Il a pu être émis le 08/05/2011 grâce à S. Becerra.

    Dzibanche, Quintana Roo, Classique tardif.
    Photo : HJPD, disponible le 14/08/2016:
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8c/Dzibanche2.jpg/800px-Dzibanche2.jpg.
    Références bibliographiques
    Arqueología mexicana, 14, Sur de Quintana Roo.

    14. Sur de Quintana Roo

    Arqueología mexicana, 54, Mayas del Norte de Quintana Roo.

    54. Los mayas del norte de Quintana Roo


    76. Mayas de Yucatán y Quintana Roo

    Nous attendons vos commentaires et suggestions. Bonne écoute !
    Enhanced by Zemanta
    Partager

    Arqueología Mexicana 109

    Un très beau numéro que la dernière publication de Raices-INAH. Au programme de ce bimestre, un sujet difficile à résumer en si peu de pages : les Nahuas.


    Grâce à des auteurs aussi réputés que Miguel León-Portilla, son épouse Ascensión Hernández, Xavier Noguez ou Patrick Johansson, il était difficile de trouver meilleur casting pour nous parler du peuple indigène dont la langue est la plus parlé au Mexique.

    Le dossier propose une vision englobant des axes d'études très distincts pour avoir une vision générale des Nahuas. En premier, Miguel León-Portilla présente rapidement le développement de cette culture à travers le temps et l'espace mexicain. Son épouse résume ensuite les aspects et l'évolution de la langue nahuatl. Suit un article de Noguez sur la production des codex nahuas dans le centre du Mexique. Patrick Johansson poursuit ce travail en présentant les principaux écrits coloniaux et modernes (comme la Constitution de 1857 et les ordonnances de l'empereur Maximilien de Habsbourg). Natalio Hernandez nous donne une vision contemporaine des Nahuas, en montrant comment le territoire de cette langue et de cette culture s'étend un peu plus mais n'en est pas moins menacée.

    En complément du dossier principal, on pourra lire les résultats d'une étude d'anthropologie physique et plus particulière de paléopathologie sur deux corps retrouvés sous l'ex-couvent de San Jeronimo, au DF. Ces squelettes de l'époque vice-royale ont révélé des maladies osseuses aux origines surprenante. Les paléopathologues ont ainsi déterminé que l'une des deux femmes avait probablement souffert d'un cancer du sein dont les métastases avaient gagné d'autres parties du corps et de son squelette. L'autre femme souffrait pour sa part d'ostéopéquilose. D'ailleurs pour plus d'informations sur la paléopathologie et ses applications pratiques, faites un tour sur le carnet de Bertrand (encore un !) Mafart ou sur son site internet.

    On remarquera aussi la première reproduction de la Descripción de Monumentos antiguos Mexicanos, oeuvre rédigée par Guillaume Dupaix et illustrée par José María Polanco. Publié en 1794, cet ouvrage présentait alors sert toujours de référence pour les anthropologues spécialistes du Templo Mayor, puisque on peut retrouver. Dans un article historiographique sur ce livre Leonardo López Luján propose de comparer les commentaires de Dupaix et les dessins de Polanco avec les photographies des monuments conservés pour la plupart. C'est ainsi qu'on apprend que le serpent à plumes de Santa Cecilia Acatitlan n'était pas décapitée. López Luján explique également que la tête avait été retrouvée récemment dans les réserves du Museo Nacional de Antropología et avait retrouvé son corps, lors d'une récente restauration.


    Vue supérieure du serpent à plumes de Santa Cecila Acatitlan,
    Pierre volcanique, Mexica, Postclassique.
    Photo B. LOBJOIS, prise le 28 décembre 2007.


    Qui plus est, une petite carte du centre historique agrémentée des différents monuments présentés par Dupaix permettent de situer rapidement l'emplacement actuel de leur découverte.

    Pour les olméquistes, on pourra lire un article de John Garwood Hodgson et Emiliano Gallaga Murrieta décrivant le Monument 3 du site de Ojo de agua, situé sur la côte chiapanèque, à plusieurs centaines de kilomètres de ce qui est considéré habituellement la zone olmèque. L'analyse de ce monument est l'occasion d'en savoir un peu plus sur un site ancien et méconnu.

    Terminons avec les deux documents proposés par Manuel Hermann Lejarazu et Xavier Noguez. Le premier nous rapporte les aventures tumultueuse du Codex Tulane tandis que le second décortique le Codex de Jilotepec.

    De quoi bien se documenter avant la prochaine livrée sur la royauté maya, prévue en juillet.
    Enhanced by Zemanta
    Partager

    jeudi 5 mai 2011

    Exposition Xochicalco. Patrimonio Mundial. 100 años de investigaciones arqueológicas 1910-2010

    Les carnets d'Erik Boot Maya News Update et Ancient Mesoamerica News Update constituent de bonnes sources d'information tierces quand on est en manque de nouvelles pour préparer un programme radio. E. Boot est à l’affût de tout et souvent nous proposons des informations identiques, la principale différence, étant qu'il ne propose que trop rarement des approfondissements sur tel ou tel information. C'est aussi un épigraphiste de première catégorie, peut-être parmi les meilleurs de sa génération.

    C'est en tout cas grâce à lui que j'ai trouvé de cette exposition au Museo Regional Cuauhnahuac. Intitulée Xochicalco. Patrimonio Mundial. 100 años de investigaciones arqueológicas 1910-2010, elle a pour commissaire l'archéologue et restauratrice Silvia Garza Tarazona. Dans une note publiée sur le site de l'INAH, elle aura lieu jusqu'en juillet prochain. Cette exposition est l'occasion de présenter ensemble trois sculpures en terre cuite retrouvées au début des années 1990. Pour être plus précis, l'équipe dirigée alors par Norberto González Crespo avait trouvé dans un des bâtiments de la Grand-Placel un dépôt de fragments de céramique, d'ossements humains et animaux, de vaisselles. Ce sont 343 qui formaient entre autres dix-huit figures qui avaient probablement leur place sur le toit qui a chu, lors d'un incendie qui ravagea la cité au début du Postclassique, peut-être par un mouvement de rébellion interne. Cet ensemble était composée de 11 personnages anthropomorphes, quatre iguanes et trois pumas.

    Chaque catégorie est présente dans l'exposition. A commencer par un iguane long de 1,05 m, haut de 47 cm, et 34 cm de profondeur. Sa queue relevée et sa gueule tournée vers la gauche lui confère un dynamisme peu courant dans les céramiques.


    Iguane, céramique stuqué, Xochicalco, Postclassique.
    Photo disponible le 5/05/2011 sur :

    Il y a aussi cette figure anthropomorphe surnommée "El Creador", en raison des deux longs pénis qui s'entrelacent sous la forme d'une liane, se nouent sur la poitrine, remontent vers les épaules et redescendent vers la cuisse. Il est évident que ce personnage avait une relation étroite avec la fécondité. Ce qui frappe, ce sont ses yeux qui sont semblables à certaines divinités représentées dans l'art maya. Sa coiffe


    Le Créateur, céramique stuquée, Xochicalco, Postclassique.
    Photo INAH disponible le 5/05/2011 sur :

    Le jaguar propose des couleurs d'origine: rouge sur les gencives et la langue, la poitrine blanche et le corps jaune. Haut de 77 cm, large de 51 sur 54 cm de profondeur, ce jaguar est assis, les oreilles pliées vers l'arrière. Il semble prêt à bondir. un petit cordon dont les extrémités forment un rectangle, entoure son cou.

    A l'instar du serpent, le puma avait une place symbolique et rituelle non négligeable comme le rappelle très bien le numéro 72 d'Arqueología Mexicana.

    A voir donc.
    Partager

    Holtun, Peten, une fausse vraie découverte

    Sur le site du quotidien espagnol El Mundo, on peut lire cette brève qui reprend une annonce faite par le National Geographic.
    Des archéologues dirigés par Brigitte Kovacevich ont annoncé la cartographie d'un site jusque alors inconnu de la communauté mésoaméricaniste. Nommé Holtun, "Tête de pierre", ce site n'est pas tout à fait méconnu. A la lecture du papier proposé par NG, les populations locales avaient signalé dès la fin des années 1990 que quelque chose de grand était caché sous les certains monticules. Suite à une cartographie en trosi dimension effectuée par GPS, l'équipe de Kovacevich a repéré une centaines de bâtiments, incluant une pyramide, un terrain de jeu de balle, un observatoire astronomique et des maisons en pierre. L'utilisation de ce matériau était souvent réservé à l'élite d'une cité.

    Le toponyme Holtun a été attribué par les archéologues en raison des grands masques de stuc qui ont été retrouvés dans la pyramide. Pour Kathryn Reese-Taylor, mayiste à l'University of Calgary, Holtun permettra d'améliorer nos connaissances sur la vie quotidienne dans des villes mayas secondaires. En l'occurence Holtun s'est développée dans l'ombre de Tikal dont elle dépendait.

    Si Holtun n'a jamais été fouillée de manière scientifique, elle n'en a pas moins été victime de pillages si on en juge la légende de la photo publiée dans l'article de National Geographic.


    L'archéologue Brigitte Kovacevich à l'entrée d'un tunnel de pilleurs.
    Holtun, Peten, Guatemala, Maya, Préclassique-Classique.
    Photo Michael G. Callaghan, retrouvée le 05/05/2011 sur :

    Bref, le titre tapageur de National Geographic est à relativiser. Si Holtun n'était pas officiellement connu des archéologues, d'autres personnes en ont vent, détruisant un patrimoine dont le contexte est perdu et ne pourra pas être retrouvé.

    Partager

    Notes similaires

    Related Posts with Thumbnails