mercredi 29 juin 2011

Un très probable cimetière découvert au nord de Comalcalco

C'est avec beaucoup de prudence mais aussi avec de très nombreux détails que le portail de l'INAH titre sur une découverte très prometteuse faite à proximité de Comalcalco, dans l'état de Tabasco. Dans un bulletin disponible au format .pdf, on apprend les résultats déjà très complets de fouilles et d'analyses qui ont été effectuées sur les 116 corps enterrés à environ 3 kilomètres au nord de l'Acropole du site de Comalcalco, au tabasco.

Agrandir le plan

Une équipe pluridisciplinaire, dirigée par Ricardo Armijo Torres, a travaillé étroitement avec la Comision Federal de Electricidad, propriétaire des terrains, dans le cadre de prospections et d'analyses topographiques . Au total, ce sont trois monticules de caractère habitationnels qui ont été explorés, avant la construction. Armijo dirigeait en effet un projet de sauvetage appelé Comalcalco II-Potencia entre fin 2010 et juin 2011.

Un premier sondage aléatoire sur 72 m² de surface, effectué sur un des trois monticules mesurant 70 m sur 40 m, a permis d'extraire une urne funéraire double avec une petite caissette déposé sur son couvercle. Armijo Torres rapporte que la zone de fouilles a alors été étendue pour procéder au dégagement complet des urnes et à leurs transports afin de procéder à une microfouille. Pour comprendre ce procédé et à quoi ressemble une urne funéraire, nous vous renvoyons à l'extrait des Racines et des Ailes spécial Mexique, diffusé en début d'année sur France 3 : on y voit Grégory Pereira et Marion Forest fouiller le Malpais et découvrir une urne funéraire.


Puis, du 17 décembre au 31 décembre, les archéologues fouillent 16 m² du deuxième monticule. L'opération permet la récupération de 15 urnes funéraires, dont 13 contenant des ossements d'enfants, et 12 squelettes déposés en association avec elles. Une deuxième série de fouilles sur ce monticule est autorisée par le Conseil National d'Archéologie, élargissant la zone de fouilles à 88 m². Là encore, de belles surprises ont été révélées : 35 urnes funéraires, 35 squelettes associés et celui d'un canidé, certainement déposé en offrande. 28 corps ont été enterrés à 1,70 m de profondeur, environ à 1 mètre au-dessous de la nappe phréatique, sur une couche de coquilles d'huîtres. Couverts de chaux vive, les ossements ont pu être conservés. Enfin, le 17 juin dernier, un dernier périmètre de fouilles couvrant une surface de 60 m² a été exploré, mettant au jour 15 urnes funéraires, 3 enterrements directs et 3 fours sur un sol en terre cuite.

 
Urne funéraire et accompagnant, Comalcalco.
Classique terminal, Maya.
Photo INAH, disponible le 28/06/2011 sur : 

Au total ce sont 66 urnes funéraires et 50 enterrements directs qui ont été extraits par les archéologues du projet. Mais les contextes funéraires qui complètent ces enterrements ont déjà commencé à révéler de précieuses informations qui seront complétéés dans les semaines et mois à venir. On apprend ainsi que des sifflets anthropomorphes (hommes et femmes richement décorés) et zoomorphes en terre cuite, des lames, des couteaux et des chutes d'obsidienne et de silex, de nombreux fragments de metate, et plus de 70 000 autres fragments de céramique !

 
L'archéologue Ricardo Armijo tenant un sifflet anthropomorphe.
Photo INAH disponible le 28/06/2011 sur : 

Les premières analyses et observations ont permis d'établir quelques certitudes. En premier lieu, la datation. L'utilisation de la déformation tabulaire oblique a permis de dater temporairement ces enterrements entre 750 et 800 de notre ère, soit le Classique terminal. Les Mayas et d'autres peuples mésoaméricains pratiquaient, pour des raisons esthétiques la déformation des crânes dès le plus jeune âge. Armijo estime à juste avoir besoin d'analyses plus poussées (sur les céramiques et les ossements) pour en être complètement sûr. Des tests ADN seront ainsi effectués afin de déterminer le sexe des individus, leur âge, d'éventuels pathologies. On pourra également savoir si tous appartiennent à la même communauté où s'ils viennent d'autres endroits.

Les dentitions de plusieurs d'entre eux portaient des marques et des incrustations.

 
Crâne avec déformation tabulaire oblique et incrustations dentaires,
Comalcalco, Classique terminal, Maya.
Photo INAH disponible le 28/06/2011 sur :

Dans un deuxième temps, certaines urnes étaient accompagnées d'un à quatre accompagnateurs enterrés en direction des quatre points cardinaux. La présence d'un canidé n'est guère surprenante lorsqu'on connaît son caractère psychopompe dans toute la Mésoamérique. Il semblerait que tous les personnes qui furent donc enterrés à une seule et même époque.

Enfin, les trois fours retrouvés dans le dernier monticule exploré semblent avoir été utilisés pour cuire la céramique présent sur le sol.

On peut voir différents clichés en rapport avec cette découverte dans un diaporama. Ricardo Armijo Torres a également mis en ligne toute une série de photos sur son compte Facebook, donnant ainsi une dynamique toute particulière à ces fouilles et encore peu répandue parmi les chercheurs. Cette découverte peut légitimement être considérée comme majeure, étant donné la quantité inédite de corps inhumés rituellement, certainement la plus importante pour cette partie de la zone maya. La nouvelle a été reprise par les médias mexicains comme ce reportage dans le journal télévisé de Televisa, ces articles dans La Jornada, El Universal, Milenio, El Economista. L'INAH propose cette courte vidéo sur sa chaîne Youtube.


La deuxième partie du bulletin revient sur des explications plus techniques. Il s'agit en effet de présenter la technique de microfouilles. Cette méthode de recherche se révèle être la plus pratique dans ce cas pour deux raisons. D'abord, l'équipe d'Armijo menait des fouilles de sauvetages sur un terrain appartenant à la CFE, avant que celle-ci ne commence la construction d'une grosse installation électrique. On notera au passage comment la loi fédérale de conservation du patrimoine mexicain est de nouveau bafouée. Il était donc impossible de procéder à l'analyse de chaque urne retrouvée sur le terrain. En les rapatriant dans un laboratoire d'analyse, on peut garantir leur stabilité et leur intégrité.


L'archéologue australien Stanley Séraphin effectuant une microfouille.
Photo INAH disponible le 28/06/2011 sur :

Selon le reportage de Televisa, le Proyecto Comalcalco manquait de moyens pour continuer ses recherches. Selon une estimation que nous vérifierons avec Ricardo Armijo, seulement 10 % de cet ensemble a pu être fouillé. Souhaitons seulement que cet échantillon soit suffisant pour établir des patrons funéraires. Car, comme le dit justement Grégory Pereira : "En archéologie, ce n'est pas l'exceptionnel qui compte, sinon la répétition".

Bibliographie :
Comas J., Marquer Paulette. Crânes déformés de l'île de Sacrificios (État de Veracruz, Mexique). In: Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, XII° Série. Tome 4 fascicule 3, 1969. pp. 209-257. doi : 10.3406/bmsap.1969.1454. url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1969_num_4_3_1454
Consulté le 29 juin 2011.
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samedi 25 juin 2011

Rue Sésame en nahuatl

ElmoImage via Wikipedia
Vous connaissez certainement rue Sésame, un des nombreux programmes qui a bercé notre enfance. Depuis quelques années on peut le revoir sur France 5. Rue Sésame est certainement un des programmes pour enfants les plus adaptés dans le monde. Récemment une version pour la Palestine a même été diffusée.

Au Mexique, on connaît mieux la bande à Elmo sous le nom de Plaza Sesamo. Le programme est diffusé de manière continue depuis 1982 au Mexique dans sa version propre, avec ses propres personnages. Plaza Sesamo est tellement aimé qu'il existe même un parc d'attraction à Monterrey.

Alors pourquoi parler de Rue Sésame dans un carnet d'informations anthropologiques. Tout simplement pour saluer l'effort entrepris par l'INALI (Instituto Nacional de Lenguas Indigenas) pour promouvoir le nahuatl auprès des jeunes générations. On peut désormais voir Plaza Sesamo en version nahuatl. En fait, il s'agit des mêmes épisodes mais tout simplement dans la langue indigène dominante. Nous vous proposons de voir le premier épisode partagé en deux vidéos.



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vendredi 24 juin 2011

Palenque, une nécropole royale

Palenque palace in MexicoImage via Wikipedia
Décédée il y a deux mois, que penserait Merle Greene Robertson en voyant l'évolution rapide de ce qui fut son dernier projet suspendu il y a une dizaine d'années à Palenque ? Comment aurait-elle accepté les avancées capitales présentées par les médias mexicains sur le Temple XX de la grande cité maya, révélée aux yeux du monde en 1952 avec la découverte du sarcophage de K'inich Janaab Pakal par l'équipe d'Alberto Ruz Lhuillier.


L'INAH a publié hier sur son site une série d'informations et de photographies qui rendent compte de fouilles qui ont lieu actuellement au Temple XX, alors qu'il s'agissait originellement de le restaurer (voir cette note du 30 janvier 2011). Greene Robertson n'est en tout cas pas mentionnée une fois dans ce bulletin publié le 23 juin 2011. Quel manque de reconnaissance et de tact de la part de l'INAH ! David Stuart, enseignant-chercheur à l'University of Texas at Austin et éminent mayiste, a judicieusement rappelé sur son blog que les premières photos du Temple XX furent l'oeuvre de Merle Greene Robertson.

Alors de quoi se réjouit-on tant au point de faire les gros titres des journaux télévisés mexicains, d'habitude plus amènes à évoquer l'ingouvernabilité de ce pays et les massacres perpétrés par les trafiquants de drogue, ou à s'extasier devant les résultats de l'équipe nationale de football ? Pas grand-chose en fait. En fait, il s'agit des premières images de l'intérieur de la tombe. On sait en effet que l'existence de cette tombe depuis longtemps (relisez la note du 30 janvier dernier pour vous en rendre compte).

Pour accéder à la crypte où ne repose aucun sarcophage (ce qu'on savait déjà en 2003), il faut rejoindre la plateforme située en haut de la pyramide à 19 mètres de hauteurs. Là on descend dans un puits de trois mètres de profondeur.

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 Plateforme du Temple XX, Palenque.
Classique, Maya.
Photo Mauricio Marat/INAH, disponible le 24/06/2011 sur

Au cours de la descente, on peut observer les différentes phases de reconstruction et d'agrandissement de l'édifice. C'est dans une cavité de 15 cm sur 15 cm que les archéologues ont introduit une camérique endoscopique, suffisamment petite, légère et éclairée pour nous donner une vision de ce qu'est la chambre funéraire.


Orifice d'accès à la crypte funéraire du Temple XX, Palenque.
Classique moyen, Maya.
Photo Mauricio Marat-INAH, disponible le 24/06/2011 sur : 

Coordinatrice du projet, l'archéologue Martha Cuevas est revenu pour la presse sur les différents éléments visibles sur les clichés. Elle a notamment souligné la présence de peintures murales de couleur noire sur fond rouge. En cela, la crypte se distingue de la Tombe de la Reine Rouge, dont les parois étaient seulement couvertes de stuc peint en rouge.


Peintures murales rouges, crypte du Temple XX, Palenque.
Classique moyen, Maya.
Photo INAH, disponible le 24/06/2011 sur :

En effet, si vous observez les deux clichés suivants, on se rend compte de la présence d'éléments géométriques et de neuf personnages.


Peinture murale, crypte du Temple XX, Palenque.
Classique moyen, Maya.
Disponible le 24/06/2011 sur : 


Eléments géométriques, peinture murale, crypte du Temple XX, Palenque.
Classique moyen, Maya.
Photo INAH disponible le 24/06/2011 sur : 

Sur le sol de la crypte reposent onze céramiques avec ce qui semblent des restes d'offrandes, accompagnées de pièces de jadéite et de coquillages.


Céramiques, piècees de jade et coquillages.
Crypte du Temple XX, Palenque, Classique moyen, Maya.
Photo  INAH, disponible le 24/06/2011 sur : 

Comme vous l'aurez compris, rien d'extraordinaire dans ce qui est présenté comme la découverte archéologique de l'année par les médias mexicains (et part les autorités de l'INAH également). Le plus important reste à découvrir et à analyser. En attendant, vous pouvez regarder ce reportage proposé dans le journal télévisé le plus au Mexique.


[Mis à jour le 21/07/2011]
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mardi 21 juin 2011

Une seconde statue découverte à El Teul, Zacatecas

Il y a encore quinze jours, nous vous parlions d'une vidéo explicative du désormais fameux. Je dis "fameux", car il faut bien reconnaître qu'avec Chiapa de Corzo, El Teul est littéralement apparu aux yeux du grand public ces dernières années suite à la volonté du gouvernement mexicain de promouvoir de nouvelles options pour un tourisme culturel. On a d'abord appris la place de la métallurgie après la découverte d'un four préhispanique en juillet 2010. En novembre dernier, nous avions rapporté l'extraction d'une sculpture imposante sous l'un des côtés du jeu de balle de cette cité du Zacatecas.

La semaine dernière les archéologues Peter Jiménez y Laura Solar ont ainsi annoncé avoir retrouvé le pendant de cette sculpture de l'autre côté du terrain de jeu de balle. D'après la position de la sculpture, il semblerait qu'elle soit tombée de son emplacement d'origine avec le passage du temps et des intempéries.

Pour rappel, voici une photo de la statue retrouvée en novembre 2010.


Et maintenant voici un cliché de celle retrouvée il y a peu. Haute de 1,75 m pour un diamètre de 56 cm, cette sculpture est le pendant direct de celle retrouvée en 2010. Ce qui est intéressant, c'est l'iconographie identique que partage les deux personnages : même position des bras, même long vêtement allant jusqu'aux chevilles, mêmes dimensions, même joug à la ceinture, . La principale différence est en fait l'absence de la tête pour la nouvelle venue, dont un tout petit fragment (une oreille) a également été retrouvé. Elle a été datée entre 900 et 1200 après Jésus-Christ.


La similitude est telle que les archéologues estiment qu'il pourrait s'agir d'une version locale du mythe des Jumeaux Divins dans le Popol Vuh. Ce rapprochement présente en effet certains avantages : on démontre ainsi la continuité culturelle, spatiale et temporelle qui définit la Mésoamérique. Pourtant c'est peut-être aller un peu vite en besogne. Si des contacts commerciaux avaient lieu entre les différentes régions de Mésoamérique, si un socle commun de croyances et de mythes est effectivement perceptible à travers les ethnies et les âges, il reste peu probable que les deux sculptures retrouvées à El Teul représentent les Jumeaux divins comme on peut les voir sur les céramiques mayas. C'est dénier aussi le caractère hétérogène de la Mésoamérique.

Dans le bulletin disponible sur le site de l'INAH et repris par le journal El Universal, on rappelle que des sculptures anthropomorphes avaient été découvertes lors des fouilles d'un terrain de jeu de balle à Tonina au Chiapas. Mais, comme le même bulletin le rappelle, il s'agissait de captifs et non de joueurs.
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Inauguration de l'exposition Mayas : de l'aube au crépuscule

Aujourd'hui, les présidents français et guatémaltèque vont inaugurer une exposition qui mettra sans doute du baume au coeur après l'annulation de l'Année du Mexique en France. En effet, suite à la guerre diplomatique entre ces deux pays, deux expositions (l'une à Saint Romain sur les cultures du Veracruz et l'autre à la Pinacothèque de Paris sur les masques mayas en jadéite) ont tout simplement été supprimées.



Mais pour les amateurs des Mayas, n'oublions pas que les frontières politiques actuelles n'étaient pas les mêmes à l'époque préhispanique, notamment au cours du Classique. C'est donc grâce à différents mécènes privés guatémaltèques (plus intéressés par le développement touristique de leur pays que par la sauvegarde de leur patrimoine) que le public français pourra connaître l'ancienne cité d'El Mirador.

Hébergée au Musée du Quai Branly jusqu'au 2 octobre prochain, l'exposition a commencé à susciter l'intérêt des médias. C'est ainsi que Le Monde Diplomatique s'est fendu d'un article dénonçant la mainmise d'un lobby d'entrepreneurs sur les fouilles entreprises à El Mirador par l'archéologue américain Richard Hansen et les découvertes qui y ont été faites. Un autre papier, publié dans Le Monde Magazine et disponible en ligne, revient sur les fouilles entreprises par une équipe franco-guatémaltèque dirigée par Dominique Michelet et Philippe Nondedeo, chercheurs à l'UMR 8096 Archéologie des Amériques, sur le site de Naachtun.

On pourra les entendre parler de leurs découvertes lors du colloque organisé par la même UMR 8096 et le Musée du Quai Branly les 1er et 2 juillet prochains au théâtre Claude Lévi-Strauss. Ils ne seront pas les seuls gros poissons à figurer parmi les locuteurs reconnus dans leur domaine. Le Musée du Quai Branly a d'ores et déjà mis en ligne le programme du colloque, disponible en format pdf. On y retrouve l'archéologue et ministre guatémaltèque de la culture, le Dr Escobedo, assidu de Facebook, le vétéran américain Arthur Demarest, l'inventeur de San Bartolo William Saturno, l'épigraphe David Freidel, l'équipe française du Projet La Joyanca dirigé par Marie-Charlotte Arnauld, l'Américain Stephen Houston, la germanophone Crista Schieber qui travaille sur T'akalik Ab'aj, etc. Bref, que du beau monde pour un événement académique qui n'a que trop rarement lieu, si on prend en compte les Journées d'Etudes Mayas réalisées en décembre 2009 à Paris.

Ce colloque essaiera autant de proposer des raisons à l' "effondrement généralisé" des cités mayas, dixit Dominique Michelet,  que les manières selon laquelle elles ont pu être abandonnées. En effet, si beaucoup ont révélé des marques d'incendies et de destruction, d'autres semblent avoir sciemment été délaissées par leurs habitants. C'est ce que Philippe Nondedeo explique à propos de Naachtun. Son équipe a dégagé une pyramide inachevée haute de 15 mètres mais elle n'a ni escalier, ni temple au sommet. Cependant les habitants de Naachtun ont pris le temps de déposer rituellement une offrande d'abandon faite de coquillages spondyles dans un récipient en céramique.

Si nous recommandons à nos lecteurs de voir cette exposition et de participer au colloque qui l'accompagnera dans les prochains jours, nous lui recommanderons une certaine prudence afin de ne pas céder à des sirènes touristiques trop tentatrices qui ne défendent que certaines personnes et certainement pas les intérêts des communautés mayas sur place. Pour se préparer à la visite, le Musée du Quai Branly a mis à disposition des internautes une bibliographie en français des ouvrages disponibles sur les Mayas. Pensez également à visiter le site de la FARES (Foundation for Anthropological Research and Environmental Studies).

Bonne visite et intelligente visite !
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lundi 20 juin 2011

Publication d'Arqueología del México Antiguo


Eduardo Matos Moctezuma est un chercheur prolixe : sa quantité de publications (articles, livres, coordination d'ouvrage) laisse rêveur. 2011 n'échappe pas à la règle puisque l'archéologue mexicain nous propose de mieux connaître l'histoire de l'anthropologie et de l'archéologie mexicaine à travers un ouvrage dont la publication a été annoncée la semaine dernière sur le site de l'INAH.

Mexican archaeologist Eduardo Matos Moctezuma ...Image via WikipediaIntitulé Arqueología del México Antiguo, ce livre propose 400 illustrations de toute sorte (codex, plans, photographies, relevés, illustrations, etc.) qui retracent l'évolution de la connaissance du passé préhispanique du Mexique depuis la découverte de la Pierre du Soleil et la grande sculpture de Coatlicue jusqu'à nos jours, en passant par la première stratigraphie de Gamio et la création de l'INAH en 1939.

L'ouvrage a été publié chez l'éditeur italien Jaca Books et fait partie d'une collection intitulée Corpus Precolumbino.

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Commentaires sur Arqueologia Mexicana HS 39

Flag of the United Nations Educational, Scient...Image via Wikipedia
Voici un petit résumé de ce qui vous attend si vous vous procurez le 39ème numéro hors-série d'Arqueologia Mexicana. Intitulé México en la lista del patrimonio mundial de la UNESCO, ce numéro fait la part belle à l'autosatisfecit. Il est vrai que le Mexique occupe une place . Cette publication propose une rétrospective du patrimoine mondial, culturel et matériel inscrit par l'UNESCO. 

Les premières pages rappellent l'histoire de la convention sur le Patrimoine mondial. Un premier encadré (p. 11) résume différents extraits de textes et conventions qui permettent de faire entrer tel monument, telle tradition ou tel site naturel au patrimoine de l'humanité. Un second encadré (p. 13) présente les différentes catégories d'inscription possibles.


Suit un long catalogue des différents sites archéologiques et naturels et des traditions qui ont été promus par l'UNESCO selon les catégories et critères précédemment évoqués. Quelques images agrémentent l'ensemble.


On peut toutefois regretter un peu le manque d'esprit critique et les recommandations et critiques faites par l'UNESCO et ICOMOS quant au non-respect de certains critères sur la conservation et l'utilisation de certains monuments mexicains inscrits au Patrimoine Mondial de l'Humanité. La multiplication des concerts géants et un flux non contrôlé de touriste à Chichen Itza mettent en péril cette zone archéologique. Si la mise en place d'un spectacle son et lumière à Teotihuacan a échoué, c'est en partie par sa dénonciation auprès d'ICOMOS et de l'UNESCO. A trop vouloir jouer la carte d'un tourisme culturel de masse, les autorités locales et fédérales mexicaines mettent en danger ce qu'elles sont sensées protéger.
 
Pour terminer cette note, vous pouvez télécharger ce fichier comprenant la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité pour Google Earth. Nous vous recommandons de consulter directement le site du Patrimoine Mondual de l'Humanité pour plus d'informations. En tout cas, cette publication ne laissera pas grand souvenir dans la mesure où on peut trouver toute l'information sur Internet.
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dimanche 19 juin 2011

Raíces 12 - Chiapa de Corzo avec Emiliano Gallaga

Voici enfin le douzième épisode de Raíces, le programme radiophonique et anthropologique que votre serviteur anime sur Radio UdeM. Nous avons d'orienter sur le site de Chiapa de Corzo qui est ouvert depuis peu au public. Chiapa de Corzo fut habité par ce que les archéologues modernes appellent "Mixe-Zoques".

Zona arqueológica de Chiapa de Corzo, Chiapa.
Photo: Nacasma, disponible le 14/08/2016:
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/78/ZAChiapa.jpg/800px-ZAChiapa.jpg

Pour parler de tout cela, nous avons l'archéologue Emiliano Gallaga. Impliqué dans le projet Chiapa de Corzo, Gallaga est également directeur du Centre régional INAH, situé à Tuxtla Gutierrez. Il revient notamment sur les taches incombant à un directeur de Centre régional INAH.

Le programme est également disponible sur le site Divshare et en format mp3 et ogg sur Archive.



Références bibliographiques
Agrinier, P. (1960). The carved human femurs from tomb 1, Chiapa de Corzo, Chiapas, México. Orinda, California. New World Archaeological Foundation.
Agrinier, P. (1964). The Archeological Burials at Chiapa de Corzo and their furniture. Utah. New World Archaeological Foundation.
Bachand, B. (2011). Chiapa de Corzo y los olmecas. Arqueología mexicana, 18(107), 74-83.
Bachand, B. R. (2013). Las fases formativas de Chiapa de Corzo: nueva evidencia e interpretaciones. Estudios de cultura maya, 42, 11-52. Facsimile pdf disponible el 14/08/2016: https://revistas-filologicas.unam.mx/estudios-cultura-maya/index.php/ecm/article/view/124/125 .
Clark, J. E., & Lee Jr, T. A. (1979). A behavioral model for the obsidian industry of Chiapa de Corzo. Estudios de cultura maya, 12, 33-51. Facsimile pdf disponible el 14/08/2016: https://revistas-filologicas.unam.mx/estudios-cultura-maya/index.php/ecm/article/view/521/516 .
Sullivan, T. D. (2015). Shifting Strategies of Political Authority in the Middle Through Terminal Formative Polity of Chiapa de Corzo, Chiapas, Mexico. Latin American Antiquity, 26(4), 452-472. 
Valverde Valdés. M. C. (1992). Chiapa de Corzo: épocas Prehispánica y Colonial. 

Nous sommes revenus largement sur les différents événements culturels, académiques et les fouilles en cours pendant ce mois.

Le programme est un peu plus long que d'habitude, fin de saison oblige. Le professeur Alvaro Guadiana a été particulièrement bienveillant avec ce projet. Il a été enregistré le 17 juin dernier et émis sur Radio UdeM le 18 juin 2011.

Notez bien le commentaire que nous faisons sur l'exposition Mayas au Musée du Quai Branly. Bonne écoute !
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mardi 14 juin 2011

Estudios de Cultura Maya 36

Les revues qui mettent en ligne leur contenu pour faciliter leur diffusion auprès du grand public et aussi des étudiants sont plutôt rares. On sait qu'elles ont leurs limites. Certaines préfèrent mettre en ligne les publications antérieures à trois ans comme le Journal de la Société des Américanistes, d'autres uniquement le dernier numéro en date comme Ancient Mesoamerica, ou mettre en ligne une grande partie de leur catalogue comme Estudios de Cultura Nahuatl ou Estudios de Cultura Maya. D'autres enfin s'entêtent à laisser leurs anciens, très anciens numéros à la vente, comme Mexicon.

Estudios de Cultura Maya est une revue annuelle publiée par l'Instituto de Investigaciones Filológicas de l'Universidad Nacional Autónoma de México. Son dernier numéro, le 36, est disponible gratuitement autant à la lecture en ligne (idéal pour les propriétaires de tablettes) qu'au téléchargement intégral et partiel (cliquez sur le titre de cette note pour vous retrouver sur le site de l'IIF. 
 
 

Au sommaire, on retrouvera des noms bien connus des étudiants et des chercheurs mayistes français : Philippe Nondédéo, Julie Patrois, M. Charlotte Arnauld, Eric Taladoire y Dominique Michelet, accompagné par Alfonso Lacadena ont proposé un article sur l'autonomie politique et culturelle de l'état de Rio Bec. Il est le résultat des fouilles que l'UMR 8096 du CNRS et le CEMCA ont entrepris sur ce site du Campeche dans les années 2000 sous la direction de Dominique Michelet.

A vous de le télécharger et de le consulter...

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Découverte d'un escalier datant de la fondation de Tlatelolco

A défaut de pouvoir arriver si loin au Templo Mayor de Tenochtitlan à cause de son emplacement, on se pourra toujours se rabattre sur les travaux qui continuent d'avoir. Là, il n'y a pas de pression de la part d'architectes et de bureaucrates en tout genre. Salvador Guilliem avait déjà considérablement déchiffré le terrain des recherches sur la ville-soeur de Tenochtitlan qu'était Tlatelolco. Depuis 1992, on connaît l'existence de deux étapes antérieures du Grand Temple de Tlatelolco sous ce que le touriste peut actuellement voir (phase 1a). En 2007, une deuxième phase de construction a pu être mise au jour sous la forme d'un escalier (phase 1b) : nous vous l'avions présentée dans cette note l'année dernière. Mais les archéologues ont voulu aller plus loin.
En 2009, un puits a été percé depuis la plateforme de la pyramide jusqu'à 7 mètres de profondeur. Là l'équipe de Lucia Sanchez a retrouvé les restes d'une plateforme stuquée sur laquelle reposaient des fragments d'encensoirs polychromes, et une petite colonne avec des restes de peinture rouge, bleue, et noire.
Pyramide double de Tlatelolco, Mexico.
Culture Mexica, Postclassique.

Les fouilles ont continué et ont permis entre février et aujourd'hui la localisation de nouveaux éléments architecturaux. Un tunnel transversal avait été percé dans la façade ouest de la pyramide, atteignant 12 mètres de long. Les chercheurs ont dégagé l'escalier qui montait vers un petit temple et une autre partie de la plateforme susmentionnée. Cet ensemble appartient à la phase 1c de la pyramide, datée entre 900 et 1200 de notre ère, soit le Postclassique ancien pour la chronologie de la région et confirmant les hypothèses proposées par Salvador Guilliem l'année dernière. Ils ont trouvé différents objets en céramique et des petites lames en obsidienne, des pierres travaillées pour la construction et le remplissage, ainsi que des os de petits rongeurs.



Cette datation pose problème puisque les témoignages recueillis par le frère Diego Durán expliquent que Tlatelolco fut fondée vers 1337. Donc la fondation de la cité serait plus ancienne qu'on ne le pensait. Reste un problème pour les archéologues du Proyecto Tlatelolco : déterminer si les trois phases retrouvées sont véritablement des phases de construction distinctes ou si elles sont simplement des phases d'agrandissement d'un même édifice, comme on peut le voir à Tenochtitlan.

Toutes ces informations ont été publiés sur le site de l'INAH dans un bulletin datée du 13 juin dernier. Vous pourrez d'ailleurs retrouver un diaporama de 11 clichés sur les fouilles qui ont permis ces découvertes.
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lundi 13 juin 2011

Casa de Tlaltecuhtli au Templo Mayor : lettre ouverte des archéologues en charge du projet

A défaut de réponse de la part des autorités administratives de l'INAH, Eduardo Matos Moctezuma, Raul Barrera Rodriguez, Carlos Javier Gonzalez et Leonardo Lopez Lujan, spécialistes du Templo Mayor et du Proyecto de Arqueologia Urbana ont envoyé une lettre au quotidien El Universal évoquant le projet de construction d'un musée baptisé Casa de Tlaltecuhtli dans le terrain des Ajaracas, en cours d'exploration depuis 2006. Nous avons déjà mentionné ce projet dans deux notes sur notre carnet.

Ce document a été résumé dans de courts articles qui pose certaines questions sur le futur de la zone archéologique. Malheureusement ni El Universal (droite) ni La Jornada (extrême-gauche) ne reproduisent la lettre dans son intégralité, induisant le lecture à un point de vue biaisé. Il a été rédigé en réaction à un article rédigé par Abida Ventura pour le quotidien El Universal du 9 juin dernier et un autre d'Ana Monica Rodriguez dans La Jornada de la même date. Salvador Aceves Garcia, coordinateur du plan d'oeuvre, explique que les travaux de construction de la Casa de Tlaltecuhtli devraient commencer dès cette année :
Para este 2011, prosiguió Aceves García, se estima terminar la construcción del vestíbulo hundido –de cerca de 50 metros de longitud– que llevará a los visitantes a la casa de Tlaltecuhtl.
Aceves a assuré à La Jornada que le monolithe retournerait à son emplacement d'origine :
... las próximas visitas serán algo parecido al recorrido que se realiza en la explanada que antecede al Museo Nacional de Antropología, pero con la gran diferencia de que el trayecto consistirá en bajar una rampa y caminar en el mismo nivel donde fue hallado y será recolocado el monolito.
Enfin ses propos sur d'éventuels délais administratifs à respecter laissent songeurs :
La viabilidad de este proyecto –subraya el arquitecto– no está sujeta a tiempos administrativos, porque en sí mismo ostenta una dinámica y una inercia que nadie detendrá
En guise de comparaison, nous reproduisons ci-dessous la lettre des quatre en espagnol, avec l'autorisation de Leonardo Lopez Lujan, responsable du Proyecto Templo Mayor.

Carta para los diarios El Universal y La Jornada en torno a nota sobre la "Casa de Tlaltecuhtli".

A raíz de las declaraciones del arquitecto Salvador Aceves publicadas por El Universal y La Jornada el 9 de junio pasado y con relación al proyecto de un edificio para resguardar la escultura de la diosa Tlaltecuhtli, queremos aclarar lo siguiente:

  1. La prioridad debe ser la continuidad de los trabajos arqueológicos en el predio de las Ajaracas, ya que constituyen una oportunidad única e irrepetible para conocer un sitio de enorme trascendencia histórica. Hasta ahora, dichos trabajos han contado con el apoyo de la Dirección General, la Coordinación Nacional de Arqueología, y el Consejo de Arqueología del INAH, el cual ha aprobado en su momento los informes que se le han remitido sobre dichos trabajos. Debe considerarse también que aun esta pendiente la exploración del predio de la Casa de las Campanas, la cual deberá hacerse conforme a los protocolos científicos internacionales.
  2. En el año 2007; fuimos convocados por la Coordinación Nacional de Monumentos Históricos del INAH a varias reuniones, en las cuales se pretendían establecer los criterios para la construcción de un edificio que resguardaría la escultura de Tlaltecuhtli y cuyo proyecto seria sometido a un concurso.
  3. Mucho tiempo después, se nos volvió a convocar para solicitar nuestra opinión respecto a un proyecto elaborado por el arquitecto Francisco Serrano.
  4. Como consecuencia de esa segunda convocatoria, elaboramos un documento en septiembre de 2009, en el cual presentamos una serie de señalamientos y recomendaciones de carácter arqueológico, de conservación y de museografía, los cuales implicarían una adecuación del proyecto del arquitecto Serrano. Hasta el momento, ignoramos si nuestras propuestas han sido tomadas en cuenta.
  5. En lo que toca al tema del aspecto visual de la fachada del inmueble proyectado, así como su integración con el entorno arquitectónico inmediato, consideramos que son las personas e instituciones especializadas en la materia, en particular el Consejo de Monumentos Históricos del INAH, quienes deberán opinar y pronunciarse al respecto.
  6. Por ultimo, e independientemente de las adecuaciones que se puedan realizar para un nuevo museo y un mejor acceso a la zona arqueológica del Templo Mayor y su Museo, consideramos que la ubicación actual de la escultura monumental de Tlaltecuhtli constituye un emplazamiento digno que favorece su conservación y permite apreciarla desde diferentes ángulos y alturas, lo que realza sur gran calidad artística.
Suivent les signatures des quatre auteurs sus-mentionnés.

Deux sons de cloches très discordants apparaissent si on consulte toutes ces informations. Les quatre spécialistes rejettent l'idée de construction tant que les fouilles en cours n'auront pas été complètement effectuées, notamment sur le terrain de la Casa de la Campana. Ils estiment en outre que l'emplacement actuel (dans le musée du Templo Mayor) du monolithe permet de l'apprécier pleinement et de maintenir son intégrité physique.

A notre avis, il semblerait que certains fonctionnaires de l'INAH estiment que le temps passe trop lentement et qu'il s'agisse de rentabiliser désormais les investissements consentis, quitte à faire fi de ce qu'on pourrait encore y découvrir. Les propos de M. Aceves sont plus que maladroits et entretiennent une image bureaucratique et financière de l'INAH. Mexique Ancien estime sa profonde préoccupation sur le devenir des fouilles en cours et rejette toute pression exercée sur les équipes de chercheurs du Templo Mayor qui contribuent chaque jour à améliorer notre connaissance de l'ancienne Tenochtitlan et de ses habitants.
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dimanche 12 juin 2011

Raíces 11 - Travailleuses domestiques à Monterrey avec Séverine Durin

Le 11 juin dernier, nous accueillions Séverine Durin, anthropologue au CIESAS du Nuevo León. Séverine étudie plus particulièrement les populations indigènes vivant dans la région de Monterrey. Elle travaille régulièrement avec les travailleuses domestiques, appelées communément et discriminatoirement "muchachas". Issus des Nahuas de la Sierra Potosina, du Veracruz ou d'Hidalgo, ces jeunes femmes abandonnent leur communauté pour trouver un emploi d'aide-ménagère souvent mal payée ou dans des conditions qui ne respectent pas le droit du travail.

Séverine est également venue dénoncer certaines mesures récentes établies par les autorités de San Pedro Garza García, poumon financier de Monterrey et même du Mexique. Les employeurs sont tenus de transmettre l'identité de leur personnel domestique aux autorités policières, officiellement afin de lutter contre la recrudescence de vols dans les domiciles. Sous-entendu, les femmes-travailleuses indigènes seraient un facteur de délinquance et d'insécurité. Ce type de raisonnement fait à l'emporte-pièce est pourtant puni par la loi puisqu'on discrime des personnes sur des critères ethniques, à l'instar des amalgames faits par certains politique et bon nombre de Français contre les populations.

Pour en savoir plus je vous renvoie à la bibliographie de Séverine Durin et à son profil sur Academia. A défaut de pouvoir trouver les deux livres qu'elle mentionne dans la deuxième partie du programme, vous pouvez toujours cliquer sur ce lien pour retrouver un long document pdf qu'elle a coordonné. Vous pouvez la chercher sur Facebook et lui écrire à durin[at]ciesasnoreste.com.mx .

Le podcast de Raíces 11 est disponible sur Archive en format mp3 et ogg.



Bibliographie
Durin, S. (2006). Indígenas en Monterrey. Redes sociales, capital social e inserción urbana. Yanes, P. Molina, V. y González, Ó.(coords.). El triple desafío. Derecho, instituciones y políticas para la ciudad pluricultural, 163-197.

Durin, S.; Moreno, R. (2008). Caracterización sociodemográfica de la población hablante de lengua indígena en el Área Metropolitana de Monterrey. S. Durin, (coord), Entre luces y sombras. Miradas sobre los indígenas en el Área Metropolitana de Monterrey, México: CIESAS, 81-138.

Durin, S. (2008). Entre luces y sombras. Miradas sobre los indígenas en el Área Metropolitana de Monterrey, México: CIESAS; CONAPRED.

Durin, S. (2013). Servicio doméstico de planta y discriminación en el área metropolitana de Monterrey. Relaciones,134, primavera  2013, 93-129. Facsimile pdf disponible le14/08/2016: https://www.academia.edu/3688336/_Servicio_dom%C3%A9stico_etnicidad_y_discriminaci%C3%B3n_en_el_%C3%A1rea_metropolitana_de_Monterrey_.


Raíces 11 a été enregistré le 11/06/2011 par Oscar dans les studios de Radio UdeM et édité par Sergio Becerra, professeur à l'Université de Monterrey. Raíces est un programme éducatif à but non lucratif.
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Raíces 10 - Visites virtuelles avec Nalleli Cepeda


Pour sa dixième diffusion, Raíces eu le plaisir d'accueillir enfin Nalleli Cepeda pour parler de diffusion culturelle et en particulier la diffusion du patrimoine histoire et archéologique du Mexique. Depuis quelques années, Nalleli oeuvre à un projet ambitieux : les promenades virtuelles ou paseos virtuales en espagnol. L'idée est de sauvegarder un patrimoine de plus en plus menacé par le tourisme de masse et de le diffuser par des outils de conception modernes.

Illustration de la promenade virtuelle de Toluquilla.
Crédit photo: INAH.
Disponible le 14/08/2016:

Nalleli n'a rien d'une anthropologue à première vue : ballerine de formation, elle a cependant toujours été attiré par l'idée de pouvoir transmettre au public l'histoire de son public. Travaillant pour la CONACULTA, elle a la chance de pouvoir voyager dans tout le Mexique et de travailler avec des informations de première main, proposées par les archéologues. 


Raíces 10 est disponible au téléchargement sur les sites Divshare et Archive en format mp3 ou ogg.





Raíces 10 a été enregistré le 31 mai 2011 par Sergio Becerra, professeur à l'Université de Monterrey, dans les stadios de Radio UdeM. Raíces est un programme éducatif à but non lucratif. Merci à Nalleli !
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mercredi 8 juin 2011

Résultats d'explorations archéologiques en Aguascalientes.

Nous ne parlons pas souvent d'Aguascalientes, ce petit état enclavé entre le Jalisco et le Zacatecas. Cela n'empêche qu'il soit au coeur de l'actualité archéologique ces derniers jours. La raison en est simple. Des explorations archéologiques sont actuellement menées dans deux sites inconnus jusqu'alors : El Ocote y Santiago. D'après les éléments découverts, il semble cependant appartenir à une tradition observée entre les VIIè et Xè siècle de notre ère. Ana María Pelz, collaboratrice de l'INAH pour l'état d'Aguascalientes, a précisé que la présence de reste de maïs et l'architecture observée dans les deux sites laissent clairement entendre qu'il s'agissait de populations sédentarisées.

Les travaux topographiques ont pu déterminer que le site de Santiago s'étendait sur une superficie de 300 hectares alors qu'El Ocote couvrait seulement 60 hectares. La faible superficie de ce dernier s'explique par sa situation : deux terrasses (pas encore fouillées) étaient construites en haut d'une colline, appelée los Tecuanes, dans les contreforts de la Sierra Madre Occidentale. Les habitations du commun ont été retrouvées au pied de cette élévation naturelle : des restes des parois ont pu être découvert. Sous ses habitations, seize corps d'adultes et d'adolescents ont pu être mis au jour entre 2004 et 2006. Un seul enfant a été enterré en position assise. Des offrandes d'obsidienne, de coquillages ou de turquoise accompagnaient certains individus, ce qui suggère des liens avec d'autres régions comme le Pacifique ou le sud-ouest des Etats-Unis. Enfin plusieurs peintures rupestres sont actuellement restaurés pour ralentir leur détérioration.

A Santiago, même si la plupart des structures restent cachés sous la végétation ou des couches de sédiments, on a pu identifier les deux corps architecturaux qui forment un terrain de jeu de balle.

Espérons que d'autres nouvelles arriveront rapidement pour compléter ce premier rapport public. L'INAH a publié un bulletin complet à consulter et télécharger.
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Explorations en cours près d'El Centro, Tabasco

Un des responsables de l'INAH pour l'état de Tabasco a confirmé des explorations archéologiques préalables à de futures fouilles dans le canton d'El Centro. Des archéologues sont en train d'effectuer des relevés topographiques sur deux zones qui devront être protégées. Elles sont situées sur les communes de La Palma et Cruz del Bajío.

Juan Antonio Ferrer Avalos s'est en revanche abstenu d'identifier formellement la culture qui a bâti ces sites. Sur l'état de Tabasco actuel, on a retrouvé la présence de trois cultures successives : la tradition olmèque, la mixe-zoque, la maya. Nul doute que les prochains mois et années nous apporteront de nouveaux détails.

En attendant vous pouvez retrouver la dépêche sur le site du quotidien Tabasco Hoy.
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samedi 4 juin 2011

Raíces 08 - Art rupestre du Coahuila avec William Breen

Dans le huitième épisode de Raíces, William Breen, enseignant=chercheur à l'Universidad de Monterrey, nous propose une présentation du livre de la chercheuse américaine Solveig Turpin sur l'art rupestre de Coahuila. Turpin était chercheuse à l'University of Texas at Austin et a mené une longue carrière sur les manifestations artistiques anciennes dans la vallée du Rio Bravo/Grande pendant les 40 dernières années, ce qui l'a amenée à visiter différents sites du nord-est mexicain, entre les états de Tamaulipas, Nuevo León et Coahuila.

Vous retrouverez une bibliographie significative de Solveig Turpin sur le site d'Arara, une association américaine d'art rupestre. Elle est également présente sur Facebook.

Vous pouvez aussi télécharger ce programme gratuitement en format mp3 et ogg sur la page Archive.


Raíces est un programme éducatif diffusé au public sous licence Creative Commons 3, enregistré le 19 mai 2011 par Sergio Becerra et postproduit par Alvaro Guadiana, professeurs de la Licence en Sciences de la Communication à l'Universidad de Monterrey.

Bonne écoute !
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vendredi 3 juin 2011

Reparlons (et voyons) El Teúl Gonzalez de Ortega

L'INAH a mis en ligne sur sa chaîne Youtube une petite vidéo qui présente le site d'El Teúl que nous avons présenté dans trois autres notes par le passé. Rappelons seuleñent qu'El Teúl est situé dans l'état de Zacatecas, à la frontière avec le Jalisco. Il fait partie des 12 nouveaux sites que le président Calderón avait choisi au début de son mandat pour promouvoir un tourisme culturel (et accessoirement de masse) dans des endroits peu connus du Mexique.


Pour trouver les notes en question, cliquer ici, ou ou encore ici. Bon spectacle !
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mercredi 1 juin 2011

Résumé de la conférence de Rodrigo Liendo sur Palenque

Dans le cadre du cycle de conférences hebdomadaires proposé par le Museo Nacional de Antropología en marge de l'exposition Seis ciudades antiguas de Mesoamérica, le chercheur argentin de l'UNAM Rodrigo Liendo est revenu sur le cas de Palenque. Après les interventions de Diana Magaloni et de Nelly Robles les semaines précédentes, le site internet de l'INAH propose un résumé de l'exposé de Liendo.

Liendo a notamment expliqué quelle était la zone d'influence directe de Palenque. Pour se faire, le chercheur mayiste a proposé une liste de chiffres et de projections statistiques. Il estime que Palenque, ou B'akaal selon les glyphes déchiffrés par les épigraphiste, avait environ 680 lieux placés directement sous son influence, dans une zone allant du Tabasco actuel au Guatemala. Des sites comme Moral-Reforma, El Toruguero ou Pomoná souffraient de constantes défaites dans les guerres qui les opposaient à Palenque. Pour déterminer les relations pacifiques ou belliqueuses de Palenque, les épigraphistes ont repérés la présence du glyphe B'akaal, observé à El Tortuguero et Moral Reforma à l'ouest, à Chinikiha et Pomoná à l'est, Xupa au sud et Jonuta au nord.

Pour Liendo, la seule présence du glyphe B'akaal n'est toutefois pas suffisante pour vérifier l'étendue de la sphère d'influence de Palenque. Le chercheur mentionne notamment les exemples de El Lacandón, Santa Isabel, Nututún, El Retiro, La Cascada, La Providencia, Sulusum, Lindavista, Reforma, Belisario Domínguez qui n'ont aucune inscription évoquant leur relation avec la cité palencaine.

En ce qui concerne la chute de la cité et son abandon, Liendo revient sur l'indépendance acquise par Pomoná en 711 après J.-C., montrant sa perte d'influence avant d'être mentionnée une dernière en 799 sur un vase.

Si vous êtes intéressé par les recherches de Rodrigo Liendo, nous vous invitons à le contacter sur Facebook.
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