lundi 28 novembre 2011

Raíces 29 - Anthropologie pour les enfants avec Federico Navarrete

Lors du 29ème numéro de Raíces diffusé le 19 novembre dernier, nous avons reçu Federico Navarrete, enseignant-chercheur à l'UNAM. Mais Federico a eu une certaine facilité pour transmettre son savoir au plus jeune public à travers de petits récits à des prix accesibles. C'est donc naturellement à lui que nous avons contacté quand nous avons voulu évoquer la diffusion de l'anthropologie auprès du jeune public.

 
 
 

Nous vous recommandons de consulter les articles et écrits suivants sur les deux sites de Federico :
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samedi 26 novembre 2011

Doutes sur une seconde occurence du 21/12/2012

Sur le net américain, une brève de l'Associated Press a fait l'objet d'une petite bombe dans les médias non spécialisés. L'INAH aurait à sa disposition une série de glyphes présents sur une brique retrouvée à Comalcalco, Tabasco. Et selon le rédacteur de cette brève en anglais, elle ferait mention à la date gravée sur la tablette d'El Tortuguero, toujours au Tabasco.

Si cette nouvelle est prise pour argent comptant par les auteurs newagers qui vendent à qui mieux mieux leurs livres bidons épris de catastrophisme apocalyptique et, parfois accompagné d'invasion extraterrestre, les épigraphistes et autres mayistes sont beaucoup plus sceptiques...

David Stuart, professeur de l'University of Texas à Austin, a été immédiatement le premier à faire part de ses doutes sur cette nouvelle inscription. Réputé pour avoir trouvé la principale clé des inscriptions mayas avec son groupe de recherches, le chercheur texan avait déjà démonté les interprétations fantaisistes proposées en ce qui concerne la tablette d'El Tortuguero sur le carnet collaboratif Maya Decipherment.

Il récidive en écartant l'interprétation hâtive lancée dans la presse quant à une éventuelle autre occurrence à Comalcalco. Stuart n'est pas le seul à dénoncer le câble inutilement alarmiste de l'Associated Pressm pourtant repris par des milliers de médias. La brique de Comalcalco est connue depuis longtemps, comme le commente justement Miguel Ángel Criado sur le carnet mexicain Arkeopatías. En réponse au communiqué, Stuart s'est fendu d'une analyse expliquant rapidement les confusions engendrées par différentes lectures de la brique de Comalcalco.

On pourrait taxer l'Associated Press de terrorisme intellectuel dans la mesure où elle bénéficie d'une portée médiatique bien plus. En jouant le jeu des profiteurs de tout poil, elle contribue plus à provoquer la panique et diffuser l'ignorance qu'en donnant vérítablement la place aux chercheurs. Elle montre également combien les règles du journalisme (recouper les sources, faire montre d'objectivité) sont au pire ignorées, au mieux maltraitées. M. Marc Anderson a perdu une belle occasion de se taire.
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dimanche 20 novembre 2011

Promenade à Xcambo, Yucatan

Lors d'un de nos récents voyage, nous avons eu la possibilité de nous rendre sur le site maya de Xcambo. Situé au nord de la péninsule, entre les petits ports de Chicxulub et de Telchac, Xcambo est entouré d'anciennes salinières qui furent exploitées depuis l'époque préhispanique jusqu'à il y a vingt ans.



Le site est donc entouré par les eaux de la Laguna Rosada qui sert de refuge pour de nombreuses espèces d'oiseaux (flamands roses, grues, frégates). La mangrove y est également présente parce que cette réserve naturelle n'a pas encore été soumise aux affres d'un écotourisme ravageur comme sur la côte orientale de la péninsule du Yucatan.

Afficher Zones archéologiques présentées sur Mexique Ancien sur une carte plus grande.

Xcambo a deux sens possibles en maya : soit "Crocodile céleste", soit "Lieu où on fait du troc". Les deux sens sont tout à fait plausibles dans la mesure où la lagune adjacente a dû accueillir en son temps des reptiles ; mais on peut justifier le second par le fait que Xcambo fournissait une quantité de sel impressionnante pour sa grande voisine T'ho, l'actuelle Merida. D'ailleurs Xcambo était relié à trois autres sites par des sacbe'obb : Xtampu, Dzemul et Misnay. La présence de salines est mentionné par des documents espagnols en 1605.


Aujourd'hui encore les habitants de Dzemul se rendent encore régulièrement pour effectuer différents rituels. Cela explique la présence d'une petite chapelle au milieu du site.



De la même manière, une croix est plantée sur le sommet de la pyramide principale.


Bibliographie supplémentaire :
Sierra Sosa, Thelma. Xcambo codiciado puerto el clásico maya. Disponible le 23/07/2011 sur http://www.mayas.uady.mx/articulos/Xcambo.html .
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samedi 19 novembre 2011

Arqueología Mexicana n°112

Voici un petit résumé du dernier numéro de la revue de divulgation de l'INAH. Après la livrée 111 sur les rebellions indigènes, on nous propose de continuer sur un thème d'ethnohistoire où l'archéologie sert d'argument pour expliquer les intrigues de palais chez les anciens peuples mexiques.

En guise d'hors-d'oeuvre, on lira la première partie d'un long article de Claude Baudez sur les batailles rituelles en Mésoamérique. Remarquablement documenté et précis, il constitue sans nul doute une proposition intéressante sur les différentes types de guerre auxquelles se livraient les anciens peuples mésoamérique.
 
 
 Vient ensuite le plat de résistance constitué de six articles:
  •  Avec Miguel Pastrana Flores, on retrouve l'archétype de l'intrigue et du complot à travers la lutte entre Quetzalcoatl et Tezcatlipoca pour le trône de la mythique Tula.
  • Le chercheur français Patrick Lesbre propose une lecture simple et éclairante du Codex Xolotl afin d'établir les problèmes de succession à la mort de Tezozomoc dans la cité d'Azcapotzalco.
  • Le néerlandais Hans Roskamp s'est intéressé aux manoeuvres par don Petro Cuiniharangui au début de la Colonie pour prendre possession du pouvoir au Michoacan.
  • Vient ensuite un article récapitulant les versions espagnoles et indigènes de la mort de Moctezuma Xocoyotzin, expliquant notamment que son décès était le bienvenu d'une partie comme de l'autre.
  • On notera enfin l'ouverture judicieuse de cette thématique à l'horizon inca. Luis Millones avait déjà collaboré avec Alfredo Lopez Austin pour établir des ponts d'interprétation et de recherches entre les zones mésoaméricaines et andines.
Nous avons particulièrement apprécié l'article sur les paquets sacrés dans l'état de Guerrero : il complète très bien les recherches de Guilhem Olivier sur ce thème publiées dans différentes revues et publications.

Les archéologues et épigraphistes Nikolai Grube et Kai Delvendahl proposent une revue rapide de différentes scènes de jeu de balle sculptées sur des monuments d'Uxul, au Campeche. Ils expliquent la relation étroite de cette cité avec sa grande voisine, Calakmul.

Enfin on notera deux articles d'anthropologie physique ou de médecine légale en l'occurrence. Le premier est l’œuvre de Ana Garcia Barrios et Vera Tiesler : les auteures établissent des liens entre les déformations crâniennes des anciens Mayas et celles de leurs dieux. Le second est une étude à la fois historique et médicale sur le rôle des confréries religieuses face à la maladie et à la mort dans la Nouvelle Espagne.
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vendredi 18 novembre 2011

Raíces 28 - L'affaire Wirikuta avec Johannes Neurath

La semaine derni[ere, j'ai eu la chance de pouvoir converser avec Johannes Neurath sur le projet de mines à Real de Catorce, dans l'état mexicain de San Luis Potosí, et son impact sur la population huichole. Les Huicholes sont un groupe indigène d'environ 40000 individus qui font partie des rares peuples non vaincus par les Espagnols pendant la Conquête et la Colonie.
Les Huicholes ont des croyances anciennes et profondément ancrées dans leur mode de vivre. L'une d'entre est la récolte du peyote, ce champignon psychotrope qui provoque des visions. Chaque année, les Huicholes se rendent en masse sur un espace sacré appelé Wirikuta.
Bien que protégés par différentes lois fédérales et la constitution mexicaine, le gouvernement fédéral a donné plusieurs permis d'exploitation minière à différentes exploitations canadiennes et mexicaine.
C'est à la croisée entre respect des groupes indigènes et les intérêts économiques de firmes internationales que se situent le problème. 

Johannes Neurath, conservateur de la Salle Gran Nayar au Musée National d'Anthropologie, nous explique tous les tenants et aboutissants de cet imbroglio.

Ce numéro de Raíces n'existerait pas sans l'aide d'Oscar et de Sergio, nos ingénieurs si habiles. Il a été enregistré dans les siudios de Radio UdeM le 10 novembre dernier et émis le 12 novembre. Il est disponible sur Soundcloud et Divshare.




Nous vous invitons également à participer à la lutte des Huicholes pour préserver leurs lieux de cultes. Consultez la page Facebook Salvemos Wirikuta. N'oubliez pas de nous laissez vos commentaires et suggestions

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Une exposition sur les Mayas au Canada

Voici une petite note pour nos amis québecois et francophones vivant au Canada.Le nouvelle ne vient pas de l'INAH puisque le site officiel de cette institution fédérale reste muet sur le sujet pour l'heure.

Ce 19 novembre, a lieu l'ouverture au public d'une exposition sur les Mayas au Royal Ontario Museum de Toronto. Intitulée Mayas: Secrets of their Ancient Worlds, elle expose au public 250 pièces dont la moitié sont mexicaines, l'autre moitié étant composé d'oeuvres du British Museum, du Princeton University Museum, et du Gardiner Museum. Le directeur du Museo Regional de Chiapas, Roberto López Bravo, et le docteur Justin Jennings sont les deux commissaires de l'exposition.

Ce sont les cités de Tonina et de Palenque qui seront particulièrement mises en valeur.Ce sera l'occasion de voir réunies pour la première fois les trois parties du Tablero de los Guerreros, originellement situées dans le Temple XVII de Palenque et dispersées au gré du temps. Laura Filloy avait notamment décrit le travail de restauration effectué sur ces pierres gravées lors d'un numéro de Raíces.


Sur le site internet du ROM, vous pourrez retrouver les informations pratiques pour visiter l'exposition sous la forme d'un fichier pdf à télécharger. Vous profiterez également de commentaires où J. Jennings évoque la civilisation maya à travers deux autres courtes vidéos explicatives sur 2012 et l'autosacrifice.




En marge de l'exposition, une série de six conférences (en anglais, toutes payantes et non inclues dans le prix du billet de l'exposition) se tiendra tous les mardis. La première fut présentée par Justin Jennings le 15 novembre dernier. Suivront :
  • Elizabeth Graham,
  • Jeremy Sabloff sur les fouilles en cours à Sayil,
  • Helen Haines sur l'organisation politique maya,
  • David Stuart sur Palenque,
  • Antony Aveni sur 2012.
Des visites guidées en français sont également proposées les premiers lundis et vendredis de chaque mois. C'est bien peu mais nos lecteurs francophones devront s'en contenter. Quant au prix d'entrée, il reste quand même assez cher avec 25 dollars canadiens pour un adulte et 17 pour les visiteurs de 3 à 18 ans. L'exposition restera à Toronto jusqu'en avril 2012 avant de "déménager" au Musée des Civilisations à Ottawa.

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jeudi 17 novembre 2011

Fouilles à Kabah, Yucatan

Kabah est un site de style puuc situé à quelques encablures d'Uxmal, dans la péninsule du Yucatan. Il fait partie des quatre sites avec Uxmal, Sayil et Labna que les tour-operators proposent de faire visiter.

Afficher Zones archéologiques présentées sur Mexique Ancien sur une carte plus grande.

Depuis l'année, des fouilles sont entreprises afin d'en savoir plus sur l'organisation spatiale et sociale de cette cité, dont les premiers témoignages d'occupation remontent au IVe siècle avant Jésus Christ. Dirigées par l'archéologue Lourdes Toscano Hernández, elles sont concentrées sur une structure appelée le Palais, un complexe résidentiel considéré comme royal. Mieux encore, elles auraient permis de mettre la main sur ce qui servaient de cuisine pour la cour royale de Kabah.


Vue générale des fouilles, Palacio, Kabah, Yucatan.
Classique, Maya.
Photo INAH disponible le 17/11/2011 sur : 

Sur quels éléments archéologiques est fondée cette hypothèse ? Comme l'explique Toscano Hernández dans la vidéo, une concentration inhabituelle de 7 metates, ces lourdes pierres utilisées dans la gastronomie mésoaméricaine, et la présence répétée de foyers avaient déjà mis la puce à l'oreille des archéologues. Des analyses chimiques ont mis en évidence la présence de substances organiques. En revanche, aucun comal n'ayant été retrouvé, il n'est pas exclu que les habitants de Kabah aient consommé le maïs sous forme de tamal, et non de tortillas.

Les fouilles avançant, les chercheurs ont mis au jour une quantité non négligeable d'ustensile de cuisine qui servaient à découper et préparer la viande : 30000 tessons de céramique, 70 types de silex et de pierres comme des lames, des couteaux, des percuteurs. Des échantillons de substances ont été prélevés sur plusieurs pièces pour procéder à différentes analyses biochimiques avant leur extraction complète.

Les dimensions de ce bâtiment sont également frappante : 40 m de long pour 14 m de large. Cela sous-entend qu'on y préparait les repas en grande quantité.


Vue de la cuisine royale de Kabah, Yucatan.
Classique, Maya.
Photo INAH disponible le 17/11/2011 sur :
http://www.inah.gob.mx/images/stories/Multimedia/Fotogalerias/2011/Noviembre/cocina_kabah/demo/img/10.jpg .

La présence d'une structure aussi importante à Kabah soulève une question importante : dispose-t-on d'indices archéologiques semblables pour des sites plus vastes comme Uxmal ou Chichen Itza ? On relèvera aussi la nécessaire prise d'échantillons in situ avant le dégagement définitif de certaines pièces...
D'autres photos prises par cette dernière sont disponible sur la page Red Mexicana de Arqueología (inscription gratuite mais obligatoire).

Une vidéo résumant les découvertes à Kabah est également disponible sur la chaîne INAHTV.

L'information est directement disponible en espagnol sur le site de l'INAH, sous la forme d'un bulletin. Elle a été reprise ensuite par différents quotidiens.

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jeudi 10 novembre 2011

Avancées dans les travaux de restauration du Grand Terrain de jeu de balle à Chichen Itza

Sur son site internet et sur sa chaîne Youtube, l'INAH présente les avancées de la campagne de restauration d'une des plus importantes structures du site yucatèque de Chichen Itza : le grand terrain de jeu de balle.



Extrémité nord-ouest du Grand Terrain de jeu de balle, Chichen Itza, Classique.
Photo : INAH, disponible le 8 novembre 2011 sur :
http://www.inah.gob.mx/images/stories/Boletines/2011/Noviembre/08_noviembre/1_chichen.jpg .

La restauratrice Denise Carpinteyro (sic!) explique que vingt années avaient passé depuis les derniers travaux de restauration de l'édifice.


Comme à Teotihuacan, la numérisation de l'édifice permettra d'effectuer des contrôles topographiques. Mais ce scanner a déjà permis de constater un processus de détérioration invisible à l’œil nu.

Le projet de conservation vise également d'autres structures du site : le tzompantli, la Plateforme des aigles et des Jaguars, le Castillo ou Pyramide de Kukulcan, le Temple des Guerriers et la Plateforme de Vénus.

Les ciments de précédentes restaurations seront remplacés par un mélange de calcaire, de pierre réduite en poudre et d'écorces, appelé bajpek, conformément aux anciennes méthodes mayas de construction. Les parois seront ensuite recouvertes de bave de nopal, un imperméabilisant végétal également employé dans l'architecture traditionnelle.

D'autre part l'idée est de remettre un peu d'ordre dans les décombres et les pierres qui se sont détachées des escaliers menant à la partie haute du terrain.

Terminons enfin cette note en vous indiquant qu'il s'agit de la 700e publiée depuis octobre 2006, soit un peu plus de cinq ans... Pas si mal quand même !
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mercredi 9 novembre 2011

La pyramide du Serpent à plumes en cours de restauration

L'un des monuments majeurs de la cité la plus importante pendant le Classique sur le Haut-Plateau central subit une cure de jouvence depuis plusieurs années, rendant impossible tout accès lors de la visite du site.

Une équipe de restaurateurs de l'INAH semble avoir réussir à réduire considérablement les dégats causés par le temps et les intempéries sur cette structure fouillée pour la première fois par l'archéologue Manuel Gamio entre 1917 et 1922.


Tête de serpent en ronde-bosse et corps de serpents en bas-relief,
Pyramide du Serpent à plumes, Teotihuacan, Classique.
Photo : Bertrand Lobjois prise en mai 2002.

Une note publiée sur le site de l'INAH et reprise autant par les médias mexicains et sur les réseaux des sociaux explique comment l'équipe dirigée par Rogelio Rivero Chong a procédé. L'ouvrage d'art consistait à établir un système d'aération en face de la façade principale et de creuser de petits puits d'aération de part et d'autres des rampes d'escalier. Des ciments utilisés il y a plusieurs décennies pour consolider les sculptures ont été retirés afin de faciliter l'évaporation.

Les travaux de restauration ont également permis d'établir avec certitude que les sculptures en ronde-bosse visibles sont en fait l’œuvre de trois artistes différentes. Il semblerait également que les pierres de construction vinrent à manquer pour achever la partie supérieure des rampes. Les constructeurs durent utiliser des gravats et les recouvrir de stuc pour donner le change.

Une numérisation par scanner a également été effectué, comme pour le Grand Terrain de jeu de balle de Chichen Itza, dans le but d'effectuer des contrôles topographiques par la suite.
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mardi 8 novembre 2011

L'hémérothèque de Leonardo López Luján

Je me suis toujours demandé comment, en dépit des responsabilités énormes qui reposent sur ses épaules, Leonardo López Luján pouvait trouver le temps pour autant publier. Ne dort-il jamais ? Utilise-t-il des nègres pour rédiger ses publications à sa place ? A-t-il un clone ?
Trêve de plaisanteries, López Luján a cette facilité déconcertante et incroyable de pouvoir s'organiser pour nous proposer au moins tous les deux mois un article dans la revue Arqueología Mexicana, gérer l'édition de catalogues d'expositions ou de colloques. Sa force réside également dans le travail d'équipe qui caractérise le chercheur mexicain, formé notamment en France.

Pourquoi ces propos dithyrambiques, me direz-vous ? N'allez pas penser que nous ayons des points de vues identiques sur toutes les découvertes que son équipe fait et toutes les interprétations qu'il propose... Mais Leonardo López Luján fait partie de ces quelques chercheurs, comme Michael Smith, Karl Taube ou encore Miguel Olmos, qui met ses publications à la disposition du grand public.

Si vous êtes curieux, étudiant ou chercheur aguerri, vous pouvez vous procurer bon nombre de ses publications sur le site Mesoweb. Au total, mon logiciel de téléchargement a recensé 92 articles écrits seul ou en collaboration. Les articles sont regroupés en différentes catégories :
  1. religion et politique mésoaméricaines,
  2. périodisation de l'histoire mésoaméricaine,
  3. récupération du passé en Mésoamérique,
  4. histoire de l'archéologie mexicaine,
  5. expositions,
  6. pétroglyphes et sculptures en ronde-bosse,
  7. Teotihuacan,
  8. Tenochtitlan,
  9. Tlaltelolco,
  10. Morelos,
  11. Puebla,
  12. Guerrero,
  13. Yucatan.
A ne pas manquer donc...

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lundi 7 novembre 2011

Raíces 27 - Afromexicains au Veracruz avec Gladys Casimir

Voici le vingt-septième épisode de votre programme d'anthropologie Raíces. Enregistré le 27 octobre dernier avec Nicolas Chapa aux manettes, le programme a été diffusé le 29 octobre à 18 heures (heure de Monterrey) sur Radio UdeM.
Dans cet épisode, nous avons le très grand plaisir de pouvoir converser avec Gladys Casimir de Brizuela, archéologue et enseignante-chercheuse à l'Universidad Veracruzana de Jalapa, Veracruz. Panaméenne d'origine, Gladys Casimir a accompli la majeure partie de sa carrière d'archéologue au Mexique.
Mais elle s'est spécialisée aussi dans les études afromexicaines. C'est pour cette raison que nous l'avions invitée. Elle a pu ainsi nous livrer quelques pensées sur la présence africaine au Veracruz avant l'arrivée des Espagnols, par le biais de contacts fortuits.

Nous vous proposons d'écouter ce programme sur la plateforme Soundcloud pendant les 4 prochaines semaines. Il est disponible aussi sur la plateforme Divshare. N'oubliez pas que les fichiers que nous vous proposons sont sous licence Creative Commons et que si vous devez les réutilisez, nous vous remercions d'en indiquer la paternité.


 


Bonne écoute !


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Colloque sur Jeu de Balle à Villa Emiliano Zapata, Veracruz

Le jeu de balle était une pratique rituelle répandue dans toute la Mésoamérique et parfois au-delà, comme tant à le prouver le cas de Casas Grandes ou Tancama. Cependant ses règles différaient selon la culture, comme le montrent l'archéologie ou la peinture murale: on ne jouait pas à la balle de la même manière à Teotihuacan qu'à Copan ou à Chichen Itza.

Il est peu fréquent de voir des conférences organisées sur ce thème. L'une d'entre elles fut organisée il y a une dizaine d'années par Ted Leyenaar aux Pays-Bas. Dans les prochains jours, on pourra assister au 1er Coloquio Temas selectos Centro-Sur de Veracruz. Pour être plus précis, le 18 novembre, des chercheurs mexicains et étrangers proposeront au public une série de conférences sur le thème El juego de pelota à la Casa del Campesino, à Villa Zapata, Veracruz.





Point d'orgue de cette journée d'études, l'archéologue français Eric Taladoire, enseignant à l'Université Paris I, prononcera une conférence magistrale sur le thème qu'il a étudié pour son doctorat il y quelques décennies. Pour afficher le programme complet de cet évènement académique parrainé par le CONACYT, l'Instituto de Investigaciones Antropológicas de l'UNAM et l'Universidad Veracruzana, vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessus.
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vendredi 4 novembre 2011

Leonardo López Luján et Laura Filloy Nadal en conférence au Museo del Popol Vuh, La Antigua

Le Museo Popol Vuh, dépendance de l'Universidad Francisco Marroquin, dispose d'un site internet très intéressant. A la différence de son homologue mexicain, il propose régulièrement et gratuitement les conférences présentées par des mésoaméricanistes de tout premier ordre. C'est ainsi que nous avions déjà proposé de voir une conférence de Ramzy Barrois sur les sculptures associées aux terrains de jeu de balle.

Aujourd'hui, nous vous proposons de visionner deux conférences récemment enregistrée. La première est un long et passionnant exposé sur l'histoire des fouilles au Templo Mayor de Tenochtitlan par Leonardo López Luján : http://newmedia.ufm.edu/lopezexcavacionestenochtitlan .

La seconde est une présentation complète sur la restauration du masque de Pakal par Laura Filloy Nadal : http://newmedia.ufm.edu/filloymascarapakal .

Le Museo Nacional de Antropología ou celui du Templo Mayor seraient bien inspirés de suivre cet exemple guatémaltèque...
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mercredi 2 novembre 2011

Raíces 26 - Comalcalco avec Ricardo Armijo Torres

Raíces 26 est une sorte de programme fantôme. Devant être diffusé le 22 octobre dernier, l'enregistrement est resté en boîte suite à une erreur d'un des techniciens de Radio UdeM. J'imagine votre déception si vous avez cherché à écouter Raíces 26 la semaine dernière. La déception est partagée, qu'on se le dise.

Pour réparer cet inconvénient, nous avons décidé de le diffuser par le biais de ce carnet et de son petit frère en espagnol sur http://raicesudem.wordpress.com. Vous allez donc pouvoir écouter Ricardo Armijo Torres nous parler du projet Comalcalco, ce site archéologique du Tabasco à l'architecture peu commune que nous avons l'occasion de présenter à plusieurs reprises sur ce carnet.

Raíces 26 a été enregistré le 20 octobre 2011 dans les studios de Radio UdeM, avec l'aide de Sergio Becerra. Nous avons mis le site sur la plateforme Divshare.


Vous pourrez également l'écouter et le télécharger sur Soundcloud pendant les quatre prochaines semaines.

 

Vous pouvez enfin vous procurer les publications que nous mentionnons sur la page de l'Asociación Tikal.
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