jeudi 29 décembre 2011

Bilan 2011 deuxième partie

Après nos récentes élucubrations égotiques et/ou égocentriques, voici un résumé des meilleurs et des pires moments de cette année 2011. Essayons de rester positif, car notre compréhension et appréhension des anciennes cultures mésoaméricaines ont globalement bien progressé. Pour se faire, concentrons sur cette nomenclature pour essayer d'être les plus brefs et plus complets possible.
  1. Les fouilles les plus informatives ;
  2. Les publications les plus intéressantes ;
  3. Les expositions les plus saillantes ; 
  4. Les événements académiques les plus notables ;
  5. Les pages et sites les plus dignes d'intérêt ; 
  6. Les maîtres et collègues qui nous ont malheureusement quitté ;
  7. Les ratés institutionnels les plus lamentables. 
1. Les fouilles les plus informatives
Si on devait retenir les campagnes de fouilles les plus fructueuses, il faudrait partager la palme entre le site d'El Teul, dans l'état de Zacatecas, l'impressionnant cimetière découvert à Comalcalco, au Tabasco, les nouveaux monolithes de style olmèque déterrés à Chalcatzingo, au Morelos. Dans le premier cas, les archéologues ont pu confirmer le caractère industriel de cette cité et ont mis la main sur un premier personnage enterré là. Dans le cas de Comalcalco, la diversité et la quantité de matériels retrouvées par l'équipe de Ricardo Armijo laisse entrevoir de très belles choses dans les années à venir, pour peu que les différentes analyses chimiques et médico-légales avancent au fur et à mesure qu'arrivent de nouveaux crédits. Enfin les travaux de restauration entrepris à Chalcatzingo ont donné une dimension supplémentaire à l'éventail de représentations observées jusqu'à présent.

A un degré moindre, il convient de noter la lente mais patiente avancée du tunnel sous la Pyramide du serpent à plumes à Teotihuacan. Nul doute que Sergio Gómez doit attendre tranquillement le moment où on en saura plus sur cet élément architectural qui promet beaucoup.

2. Les publications les plus intéressantes
On risque de taxer l'auteur de cette note de favoritisme, mais c'est avec grand plaisir que le lecteur peut retrouver la recherche longue mais détaillée de Roberto Martinez González sur le nahualisme publiée par l'UNAM.
On retiendra également la série d'articles rédigée par Leonardo López Luján sur l'histoire de l'archéologie mexicaine dans la revue Arqueología Mexicana. Ces travaux complètent  le livre complet et très bien illustré d'Eduardo Matos Moctezuma sur le même sujet. Autre bon point pour Leonardo : la majeure partie de ses articles est disponible gratuitement en ligne sur le site Mesoweb.

3. Les expositions les plus saillantes
Nous n'avons guère mentionnée la fin de la tournée européenne de l'exposition Teotihuacan, Ciudad de los dioses entamée il y a trois ans. Certainement parce que la routine s'installait et qu'il y avait d'autres choses à voir cette année. En dépit de l'annulation du Mexique en France, le public français aura pu connaître les Mayas à travers les collections guatémaltèques. La tenue de cette exposition a pourtant suscité la polémique au regard des généreux parrains de l'exposition. Il reste à espérer que ce que les actuels gouvernements français et mexicains ont provoqué pourra être réparé avec l'alternance politique.

En revanche, les publics canadiens et américains ont été considérablement gâtés avec la tenue d'exposition sur les Mayas à Toronto et sur les Olmèques en Californie.

Pour les Defeños, Seis Ciudades de Mesoamérica et l'art de la plumasserie ont été certainement les plus marquantes et ont attiré un large public. Des efforts ont également été faits pour que le public provincial puisse s'y retrouver. Ainsi l'exposition sur les anciens peuples du Veracruz a été proposée aux Veracruzains, évitant de perdre complètement le travail fait pour l'Année du Mexique en France.


4. Les événements académiques les plus notables
Cette année, trois événements majeurs ont marqué le calendrier des études mésoaméricanistes. Les tables rondes organisées à Monte Alban, Teotihuacan et Palenque seront probablement publiées dans les années à venir. Mais elles nous ont apporté d'importantes actualisations autant pour les matériels présentés que pour de nouvelles pistes d'interprétations.

En Europe, le 16e Congrès Européen de Mayistes a eu lieu à Copenhague au début de ce mois. Les Mayas avaient déjà été mis à l'honneur avec l'organisation d'un colloque organisé dans le cadre de l'exposition du Quai Branly.

5. Les pages et sites internet d'intérêt.
Les efforts pour reconstituer le passé, l'architecture des anciennes cités mayas ne manquent pas. Mais pour trouver des travaux bien faits, il faut bien chercher. Le site Maya3D a été pour nous une révélation.

Plus simple mais tout aussi inspirant, le travail de Steve Radzi a attiré notre attention en début d'année. Vous pouvez le revoir sur le site Mayavision.

On peut reconnaître l'effort de l'INAH pour proposer un site plus complet. Il a le mérite de proposer des informations et de les diffuser au plus grand nombre. Le concept de l'archive .kml pour Google Earth est un excellent premier pas pour la diffusion au plus grand nombre.

6. Les maîtres et collègues qui nous ont quitté.
Jan de Vos, David H. Kelley, Merle Greene Robertson sont les trois personnages importants qui sont partis sous des cieux plus cléments. Tous les trois étaient des mayistes ayant forgé la conscience de nombreux chercheurs mexicains et étrangers. Ils nous manquent.

7. Les ratés les plus lamentables

En dehors des pillages et autres destructions impunies de sites archéologiques, le gros flop de l'année est à mettre au compte de certains hauts-fonctionnaires de l'INAH qui ont mis la charrue avant les boeufs en ce qui concerne la construction de l'écrin devant accueillir le monolithe de Tlaltecuhtli et les offrandes récupérées aux alentours. Le tollé provoqué par l'architecture (trop) audacieuse de l'édifice, couplé au non-suivi des recommandations faites par les archéologues et anthropologues, a fini par couler le projet sans que l'INAH ne s'étende sur le sujet et a montré les différends qui existe entre bureaucrates et chercheurs sur le terrain. Avant de construire de nouveaux musées, il faudrait peut-être voir à améliorer et rénover ce qui sont en souffrance dans le reste du pays.

Le brouhaha virtuel et télévisuel sur la soit-disant prophétie maya de 2012 n'en finit pas de vomir les interprétations et les oeuvres les plus hétéroclites et les moins scientifiques sur les Mayas. Espérons que tout cela retombe comme un soufflet. On ne remerciera jamais Roland Emmerich de nous avoir pris le chou avec son film catastrophe indigne d'exister.

Terminons cette note en adressant un nouveau carton rouge aux gouvernements français ET mexicains pour l'annulation de ce qui aurait pu être une série merveilleuse pour promouvoir le Mexique : l'année du Mexique en France a été annulée et les expositions de pièces précolombiennes ont été durement touché. Ironiquement et en catimini, l'exposition sur les masques de jade maya seront finalement exposés à partir de janvier 2012. Les présidents de nos deux pays sauront-ils mettre leur ego dans leur poche, histoire d'inaugurer ensemble cette événement ? Rien n'est moins sûr...


Et vous, chers lecteurs, qu'avez-vous retenu de cette année ?
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mercredi 28 décembre 2011

Bilan 2011 première partie

Cette année 2011 aura été riche d'apprentissages et d'avancées dans notre compréhension et notre perception des anciennes cultures mexicaines. Au petit jeu de la rétrospection, commençons par la tenue de ce blog. Sa tenue est exigeante à plus d'un titre. Avec toutes mes activités, je n'ai guère eu le temps de m'ennuyer et j'ai parfois été pris de court pour vous proposer des notes en relation avec le temps des annonces faites par les journaux et les sites mexicains, m'obligeant à laisser de côté bon nombre d'informations en relation avec la préhistoire, des colloques ou de petites expositions. J'en suis le premier à le regretter.
Nous avons atteint récemment les 100000 visiteurs du site depuis l'installation du compteur en 2007, les 120000 pages visités depuis le changement d'apparence de Blogger en mai 2010. Les 700 notes ont été dépassées le mois dernier pour atteindre 183 publications pour cette seule année, soit une tous les deux jours !

L'année du Mexique en France avait commencé à nous apporter de nombreux visiteurs avant que tout ne tourne à la mélodramatique et maladroite annulation de cet événement.

Cependant de nouvelles portes se sont ouvertes : l'opportunité d'un programme de radio transmis localement à Monterrey et par internet a permis d'entrer directement en contact avec des chercheurs de tous bords dont l'amour du Mexique est le point commun. Raíces a beau être en espagnol, c'est un plaisir de pouvoir partager les recherches mexicanistes avec ce qui la font et avec vous, chers lecteurs.

Deux conférences en français (chose suffisamment rare pour le signaler) ont été prononcées sur Monterrey et trois autres sont en attente pour cette année 2012. Il y a aussi des articles à terminer pour les envoyer à publier tantôt en français comme en espagnol. Enfin le gros morceau de l'année à venir sera sans nul doute le cours que j'aurai la chance de diriger au Museo de Historia Mexicana : il sera question de religion mexica. Vous serez les premiers prévenus dès que ce projet prendra définitivement forme.

Voilà pour cette note ô combien nombriliste. Dans la prochaine, vous pourrez retrouver le meilleur (et le pire) de l'archéologie et de l'anthropologie mésoaméricaniste.




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mardi 27 décembre 2011

Raíces 33 - Jonuta avec Miriam Judith Gallegos

Nous avons évoqué rapidement la réouverture partielle du musée régional d'anthropologie à Villahermosa. Pour ce trente-troisième numéro de Raíces, nous avons invité Judith Gallegos, archéologue de l'INAH Tabasco à parler du site de Jonuta. Judith Gallegos a une carrière d'archéologue et restauratrice très complète. Elle est la directrice du projet Jonuta et fait partie des archéologues travaillant sur sa voisine Comalcalco. Une des caractéristiques architecturales de ces deux sites est l'utilisation de la brique comme matériel de construction.

Nous avons également expliqué un des thèmes de recherche de Miriam Gallegos : les vêtements et ornements représentés sur les figurines en céramique dans la zone maya. Ce dernier thème est suffisamment vaste pour en parler plus longuement lors d'un prochain programme.

Nous avons donc enregistré cet entretien le 13 décembre dernier et il fut diffusé le 17 sur Radio UdeM. Sergio Becerra était pour l'occasion aux manettes. Le programme est disponible au téléchargement sur le site Soundcloud pendant le prochain mois. Il est également présent dans notre liste de lecture sur le site Divshare.



Nous vous recommandons de compléter cette petite incursion en territoire tabasqueño en téléchargeant les publications suivantes.

Gallegos, Miriam Judith.
 2005. "Actividades  y  atavíos  del  hombre  Maya:  La  representación  masculina  en  Tabasco,  México". In XIX Simposio de Investigaciones Arqueológicas en Guatemala, J.P. Laporte, B. Arroyo y H. Mejía (éds.), Museo Nacional de Arqueología y Etnología, Guatemala, pp.559-570. Disponible en format pdf sur :

2006. “El problema del impacto socio-urbano en sitios prehispánicos de tabasco: el caso de Jonuta y Comalcalco”. In II Seminario Internacional de Conservación del Patrimonio. “Permanencias del territorio, de los asentamientos y de la arquitectura antiguos en ciudades contemporáneas”. Facultad de arquitectura de la UADY : Mérida. Disponible en format pdf sur :


Nous attendons vos réactions, suggestions et commentaires sur ce site ou sur http://raicesudem.wordpress.com.
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lundi 26 décembre 2011

Réouverture partielle du Musée Carlos Pellicer

L'état de Tabasco regorge de sites archéologiques où se sont parfois succédé plusieurs cultures comme les Olmèques, les Zoques, les Mayas et les Nahuas. Traversé par le fleuve Usumacinta, le Tabasco est également victime du bon vouloir de ce dernier. Depuis quelques années, les inondations et crues s'accumulent et mettent en danger la population mais également ses infrastructures et son patrimoine archéologique.
En 2007 une crue historique submergea Villahermosa, la capitale du Tabasco. A cette occasion, le musée régional Carlos Pellicer où sont conservées de nombreuses objets et sculptures préhispaniques fut sérieusement endommagé.

Il y a quelques semaines, le musée régional de Tabasco a partiellement rouvert ses portes au public suite à la rénovation de deux salles. La première est consacrée à la tradition dite olmèque : le monument 13 de la zone archéologique de la Venta et le visage en mosaïque de pierre ont été ajoutées à la collection afin d'assurer leur conservation.

Selon les autorités locales, il faudra compter jusqu'en avril 2012 pour assister à une réouverture complète du musée. En attendant, n'hésitez pas à y faire un petit tour.
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dimanche 25 décembre 2011

Inauguration du nouveau musée de Tlatelolco

La cité-soeur de Tenochtitlan bénéficie depuis le 15 décembre dernier d'un musée digne de son nom. L'UNAM a procédé à l'inauguration d'un nouveau musée situé dans le Centro Cultural Universitario, collé à la zone archéologique de Tlatelolco.

Au programme de la visite, trois cents objets retrouvés lors des nombreuses campagnes de fouilles effectuées au cours des soixante-cinq dernières années. Ils narrent l'histoire de la ville jumelle de Tenochtitlan de sa fondation (officiellement au début du XIVe siècle de notre ère) à sa conquête par l'envahisseur espagnol. Figurent des pipes, des braseros, des masques teotihuacains, des fragments de peintures murales et de textiles...

Une deuxième partie du musée propose des répliques des chroniques coloniales qui présente les réactions des Espagnols lors de la découverte de ces deux cités. Il s'agit aussi de présenter une visite interactive où le visiteur pourra redécouvrir l'environnement de l'époque au moyen de vidéos et d'éléments virtuels. On pourra voir en quoi Tenochtitlan et Tlatelolco différaient, notamment en ce qui concerne l'accès des macehualtin aux espaces sacrés.

L'archéologue Salvador Guilliem, directeur du projet Tlatelolco, a été nommé commissaire général des collections de ce musée. L'histoire de l'art Maria Teresa Uriarte s'est vue confier le poste de conservatrice des collections préhispaniques. Sa collègue Mercedes de la Garza a été nommée conservatrice de la collection Stavenhagen.

Elle est le fruit d'un collectionneur privé pendant plusieurs décennies. Regroupant plus de deux mille deux cent cinquante-cinq objets donnés à l'UNAM, elle a été transférée au Museo de la CCU Tlatelolco pour garantir sa convservation. L'exposition publique en comptera "seulement cinq cents" appartenant à de différentes cultures préhispaniques et sont présentés selon les axes thématiques suivants :
  • l'homme dans sa vie quotidienne,
  • l'indumentaire et les ornements corporels,
  • l'expression et le langage corporels,
  • les liens avec les animaux,
  • vie et mort,
  • le sacré.
Seul bémol, l'information proposée sur le site du Centro Cultural Universitario de Tlatelolco est réduite à la portion congrue, si on le compare avec ceux du Templo Mayor ou du MNA. Pour clore cette note, nous vous invitons à regarder cette petite vidéo disponible sur la chaîne CCUTlatelolco, disponible sur Youtube.

Pour en savoir plus sur ce musée, vous pouvez consulter la note de l'INAH et un article publié sur le site du quotidien El Economista en cliquant ici et . Soyez attentifs à cette dernière car la rédaction est assez médiocre et il convient de la prendre avec des pincettes. Vous pouvez également télécharger une bibliographie plus complète en format pdf sur le site de l'INAH.

Le musée est ouvert au public tous les jours de 8 heures à 18 heures. Un service de visite guidée est également proposé.

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jeudi 22 décembre 2011

Raíces 32 - Antropología e sociología avec Juan Carlos Guerra et Alvaro Guadiana

Voici le trente-deuxième épisode de Raíces. Dans ce programme, nous avons voulu prendre un peu de recul et réfléchir aux différences et similitudes entre sociologie et anthropologie. Nous avons donc invité un anthropologue, Alvaro Guadiana, et un sociologue, Juan Carlos Guerra. Tous deux sont professeurs à l'Universidad de Monterrey.
Le programme, diffusé le 10 décembre dernier, a été enregistré le 8 décembre dans les studios de Radio UdeM avec le soutien logistique de Sergio Becerra. Le podcast que vous allez écouter est disponible au téléchargement sur le site Soundcloud pendant les 4 prochaines semaines. Il est également présent sous la liste de lectures que nous avons créée sur le site Divshare.

N'oubliez pas que Raíces dispose de son propre site : http://raicesudem.wordpress.com. Vous pouvez nous y laisser vos commentaires et suggestions.




Pour clore cette note, nous ne saurions trop vous recommander la lecture des travaux de Marcel Mauss, souvent considéré comme le père de l'anthropologie française.

Mauss, M. 1950. Sociologie et anthropologie, Paris : Presses Universitaires de France. Consulté le 22/12/2011 sur : http://classiques.uqac.ca/classiques/mauss_marcel/socio_et_anthropo/socio_et_anthropo_tdm.html .
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mardi 20 décembre 2011

Arqueología Mexicana HS n°41

L'INAH a pris l'excellente initiative de publier un numéro très complet sur les offrandes de la tombe 7 de Monte Alban. Il s'agit d'un catalogue des pièces les plus marquantes de l'archéologie mexicaine. Alfonso Caso fut le découvreur de la tombe il y a près de 80 ans.

La tombe 7 est l'une des rares à ne pas avoir été pillée si bien qu'elle continue de fournir des informations très complètes sur les contexte des objets fouillés. Les analyses ont notamment révélées qu'elle avait été ouverte et réutilisé entre 1300 et 1500 de notre ère pour y enterrer des personnages importants comme en témoigne la présence de 400 objets qui composent le mobilier funéraire aujourd'hui conservé en grande partie au Museo de las Culturas de Oaxaca, dans l'ancien couvent de Saint Dominique.


Afficher Zones archéologiques présentées sur Mexique Ancien sur une carte plus grande.


Pour cet anniversaire important, le lecteur pourra parcourir une version abrégée d'une monographie intitulée El tesoro de Monte Albán, publiée en 1969 par l'INAH dans la collection Memorias del INAH, III. Elle reprend notamment les divisions proposées par Caso pour classer les différentes pièces :

  1. les métaux précieux (or, argent et cuivre),
  2. les pierres précieuses (jade, cristal de roche, turquoise, azabache, tecalli et obsidienne),
  3. les autres matières (céramique, perles, ambre, coquillages et corail),
  4. les colliers,
  5. les ossements humains,
  6. les ossements d'animaux.



On notera la grande qualité des clichés photographiques pris par Oliver Santana.Ils illustrent parfaitement l'information archéologique qui décrit chaque pièce proposée. le plus souvent, on retrouve généralement les numéros d'inventaire, les dimensions et d'autres mesures. Si certaines interprétations de Caso sont douteuses, leur valeur archéologique reste cependant intacte.

Nous vous recommandons la lecture d'une note rédigée en anglais par Geoffrey McCafferty, professeur à l'Université de Calgary et la consultation de documents supplémentaires sur Alfonso Caso, Monte Alban et la Tombe 7 sur le site de la revue Arqueología Mexicana.
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vendredi 16 décembre 2011

Offrandes de consécration sous la Pyramide du Soleil

L'INAH propose une note sur une campagne de fouilles menées sous la Pyramide du Soleil à Teotihuacan entre 2008 et 2011. L'annonce en soit n'a rien d'exceptionnelle : selon Azucena Cervantés, archéologue et carnetière d'Arkeopatias, l'information a été présentée en détail lors de la dernière Mesa Redonda organisé à Teotihuacan.

Les archéologues Saburo et Nawa Sugiyama, Alejandro Sarabia et Enrique Pérez Cortés ont dirigé des fouilles sous le plus grand monument de Teotihuacan entre 2008 et 2010 dans le but de retrouver la roche mère sur laquelle a été construite la première phase de la pyramide et déterminer la chronologie de l'édification, comme cela fut le cas à la Pyramide de la Lune dans les années 2000 et sous la pyramide du Serpent à plumes dans les années 1980.

La méthodologie employée par cette équipe internationale fut la suivante : le tunnel percé par Eduardo Noguera dans les années 1930 a servi de "sol". Ont été creusés 59 puits stratigraphiques et trois petits tunnels. L'un d'entre eux mène directement à la verticale du sommet de la pyramide, à six mètres à l'ouest de celui de Noguera.

Même si les chercheurs ont encore des analyses plus poussées à effectuer, ils ont déjà dégagé certaines tendances. La première est l'existence de trois phases de construction antérieures à celle que nous connaissons à travers la restauration tronquée de Leopoldo Batres. Il semblerait toutefois que les matériaux utilisés aient été apportés des environs de Teotihuacan. Cinq enterrements ont été retrouvés. Leur nature pourraient indiquer d'ailleurs la divinité destinataire. L'enterrement 1 était constitué d'un enfant. L'enterrement 2 a pu être déterminée par la seule présence d'un crâne d'enfant. L'enterrement 3 est celui d'un enfant de 5 à 6 ans: ses restes indiquent une position latérale fléchie et une déformation crânienne tabulaire droite. Pour l'enterrement 5, il s'agit d'un individu désarticulé.

Deux offrandes, apparemment de consécration, ont été inventoriées. L'une d'elle a révélé un riche contenu mobilier composé de pointes de projectile, de lamelles, de bifaces et d'une excentrique en obsidienne. Trois figurines anthropomorphes en pierre verte et aux yeux de coquillages et de pyrite étaient accompagnées par des pointes de projectile. L'une d'entre elles est un petit masque en serpentine, haut de 11 cm et large de 11,5 cm pour 7,8 cm de profondeur. Il pèse 1,16 kgs et se trouvait à côté d'un coquillage marin.


Masque anthropomorphe, serpentine, Teotihucan, Préclassique.
Photo disponible le 20/12/2011 sur : 

Cette offrande comporte également les fragments de 11 jarres de type Tlaloc placées en son centre, trois disques de pyrite déposés sur une ardoise de la même matière : l'un mesure 45 cm de diamètre et devient le plus grand artefact de ce genre en Mésoamérique.

Il semblerait que de nombreux restes animaux aient été sciemment placés : un crâne de félin au nord-est, celui d'un canidé au sud-ouest, les restes d'un aigle préalablement gavé avant d'être sacrifié, placé au sud-est du puits et recouvert par des pierres volcaniques. Les archéologues ont rapidement fait le rapprochement avec des éléments similaires retrouvés dans une offrande sous l'Edifice 4 de la Pyramide de la Lune. Ce faisceau d'indices fait croire à l'équipe nippo-mexicaine que la Pyramide du soleil fut d'abord un lieu de culte à une proto-version de Tlaloc.

Pour en savoir plus, consultez le diaporama directement disponible sur le site de l'INAH.
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mercredi 14 décembre 2011

L'archéoacoustique ou à la recherche du son perdu

Il est certaines recherches qui apparemment n'attirent pas nécessairement le regard des médias, comme la découverte d'un nouveau site archéologique ou d'un enterrement de dignitaires. Pourtant le travail entrepris il y a un an et demi par Francisca Zalaquett, chercheuse du Centre d'Études Mayas de l'UNAM, et Federica Sodi Miranda, archéologue du Centro INAH-Yucatan, a commencé à donner des résultats surprenants.

Leur corpus d'études, partagé entre le MNA, le Palacio Cantón à Mérida, le Fort San Miguel, à Campeche, les réserves de Chichen Itza et Calakmul, et celles de l'Universidad Autónoma de Yucatán a été analysé à 90%. Ce corpus comporte pas moins de 125 instruments pour la seule salle maya. L'INAH s'est fendue d'une longue note qui nous a servi pour la rédaction de la publication d'aujourd'hui.

Les deux spécialistes ont entrepris d'étudier les instruments de musique présents et surtout d'en jouer pour dépasser le simple cadre de l'analyse archéologique. Si riche que ce soit la taxonomie des instruments mayas (idiophones, membranophones, aérophones) faite de bois, de céramique, de carapaces de tortues, de coquillages, etc., elle ne prend sa pleine mesure qu'à travers une expérimentation dont l'objectif est d'établir des "patrons sonores ayant un signifié en rapport avec le contexte social ou certains moments importants de la vie". On jouait d'un instrument pour un rite agricole, pour un cérémonie funèbre, pour une intronisation, une demande de pluies, une chasse. Pour ce faire, certains musiciens professionnels ont été appelés à la rescousse afin de jouer les instruments les mieux conservées dans une cabine insonorisée.

Les enregistrements effectués sont ainsi répartis par combinaison, ton et échelles. L'article mentionne le cas d'une flûte triple maya du MNA qui compte pas moins de 600 combinaisons, alors que des ocarinas plus simples en compte huit ou neuf et des sifflets jusqu'à quatre ! Un second enseignement apporté par cette étude est l'identification de rangs entre demi-tons et tons qui donnent une vision plus complexe de la composition musicale chez les Mayas.

Zalaquett et Sodi ont pour objectif d’étendre leur étude aux 200 instruments de la salle Côte du Golfe et aux 40 de la salle Mexica du MNA.

Pour compléter cette note, nous vous recommander de consulter la publication suivante sur les études archéoacoustiques effectuées sur plusieurs sites mayas :

Garza, C., Médina, A., Padilla, P., Ramos A. y Zalaquett, F.
2008. "Arqueoacústica maya: la necesidad del estudio sistemático de efectos acústicos en sitios arqueológicos". Estudios de Cultura Maya, 32, p. 63-87. Mexico : Instituto de Investigaciones Estéticas-Universidad Nacional Autonóma de México. Consulté le 15/12/2011 sur http://www.iifl.unam.mx/html-docs/cult-maya/32/claragarza.pdf.

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Expositions sur le style olmèque à Tepoztlan, Morelos

Sur le site de l'INAH, on peut lire une note sur la récente inauguration d'une exposition qui se tiendra jusqu'au 28 février 2012 à l'ancien couvent de Tepoztlán, ville de l'état de Morelos.

Au total ce sont trente et une pièces originaires des sites morelenses de Chalcatzingo et Zazacatla et le site guererense de Teopantecuanitlán et datées pour certaines d'il y a 2800 ans qui sont proposées au public. Il s'agit autant de sculptures en pierre et en céramique, des figurines en jadéite, des poinçons en obsidienne et de douze reproductions de reliefs du site de Chalcatzingo, en particulier de la Triade des félins récemment découverte et annoncée sur ce carnet.

L'INAH propose également un diaporama de l'exposition pour s'en faire une petite idée.




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mardi 13 décembre 2011

Raíces 31 - Le nahualisme avec Roberto Martínez González

Pour ce trente-et-unième épisode de Raíces, j'ai eu le plaisir de m'entretenir avec un grand ami et collègue : Roberto Martínez González. Docteur de l'École Pratique des Hautes Études, enseignant-chercheur à l'Universidad Nacional Autónoma de México, Roberto vient de publier sa thèse de doctorat traduit du français. Intitulée El nahualismo, elle a naturellement servi de fondement pour ce programme. Ce travail a été récemment récompensé par l'Academia Mexicana de Ciencias, dans la catégorie des Sciences Sociales.
Le programme disponible sur Soundcloud sera proposé au téléchargement pendant 4 semaines sur Soundcloud mais restera disponible à l'écoute sur Divshare. Le programme a été enregistré le 1er décembre dernier dans les studios de Radio UdeM avec Checo Becerra aux manettes.




Bibliographie :
Baez-Jorge, Felix. 2008. Entre los naguales y los santos. Xalapa : Universidad Veracruzana.

Galinier, J. 1990. La mitad del mundo. Cuerpo y cosmos en los rituales otomíes, Mexico, UNAM/CEMCA.
Martínez González, R. et de S. de Pury, “Sobre el origen y significado del término nahualli”, Estudios de Cultura Náhuatl, v. 37, 2007, p. 96-105. Mexico : Instituto de Investigaciones Históricas-Universidad Nacional Autónoma de México. Consulté le 12/12/2011 sur http://www.historicas.unam.mx/publicaciones/revistas/nahuatl/pdf/ecn37/753.pdf .
Martínez González, R. 2007. "Nahualli: image and representations". Dimensión Antropológica. Mexico: INAH. Consulté le 12/12/2011 sur : http://www.dimensionantropologica.inah.gob.mx/?p=3678 .
Martínez González, R. 2011. El nahualismo. Mexico : Instituto de Investigaciones Antropológicas-Universidad Nacional Autónoma de México.
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jeudi 8 décembre 2011

Série Diversidad

L'INAH et Canal 22 ont annoncé la diffusion d'une nouvelle série documentaire sur cette dernière chaîne. Transmise tous les vendredis soirs à 20 heures, elle compte 13 épisodes pour rendre compte de différentes cultures indigènes vivant au Mexique. On y retrouvera en vrac : les croix parlantes du Quintana Roo, les Lacandons, les Pirékuas (dont le chant traditionnel vient juste d'être classé au patrimoine immatériel de l'humanité), etc.

9 programmes proposeront des témoignages en langues indigènes sous-titrées en castillan. Le premier épisode proposera une plongée dans le rock tsotsil. Suivront un programme sur le mezcal, puis les activités d'un soigneur otomi et un quatrième sur un groupe d'artistes-graffiteurs du DF.

La série continuera en janvier et février avant de clore sur un documentaire présentant l'utilisation des réseaux sociaux par des communautés nahuas dans l'état de Puebla.

Vous pourrez retrouver les vidéos sur le compte Youtube de Canal 22.
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mercredi 7 décembre 2011

Des enterrements fouillés en plein centre de Puebla

C'est bien connu : les centre-villes sont souvent de vraies mines d'informations pour les archéologues. Après Mérida qui révèle son ancien passé (voir notre note du 4 décembre), c'est désormais Puebla, capitale de l'état mexicain homonyme qui redécouvre son très lointain passé.

Sous la Casa del Mendrugo, édifice religieux construit pendant la Colonie et utilisé comme bureau de perception par les Jésuites, les archéologues de l'INAH dirigés par Arnulfo Allende ont fait une découverte qui redéfinit la chronologie de l'occupation de cette ville à l'époque préhispanique. Une série de 49 pièces en céramique datées entre les XVIe et XVIIIe siècles a été mise au jour dans la cour centrale de l'édifice. Sous l'un des coins de cette cour, les archéologues ont dégagés plusieurs pavements successifs remontant jusqu'au XVIe siècles.

En creusant plus profondément, un mur de contention préhispanique (probablement d'une ancienne maison) est apparu. A côté de ce dernier les archéologues ont dégagé un pavement de pierres calcaires taillées et cimentées par de la boue. C'est sous ce sol que se trouvaient 26 objets en céramiques noires et blanches et les restes de deux individus.

Le squelette le plus complet est celui d'une femme âgée d'environ 55 ans. Il semblerait que certaines côtes aient été fracturées plus récemment, probablement par les mêmes jésuites qui édifièrent le bâtiment coloniale. Le second dont seul le crâne, les clavicules et les humérus ont été exhumés appartient à un homme. Des analyses ADN seront effectuées sur une molaire afin de déterminer le groupe ethnique des individus.


Crâne de l'enterreent de la Casa del Mendrugo, Puebla.
Préclassique moyen.
Photo de Melitón Tapia-INAH disponible le 6/12/2011 sur : 

Les datations du Préclassique ancien et moyen (entre 1500 et 1200 avant notre ère) ont pu être corroborées par la présence d'une offrande placée à l'intérieur d'une jarre en céramique orange. Elle contient une série de 35 objets : des figurines anthropomorphes de 15 à 18 cm de hauteur et des pectoraux en pierre verte, deux petits miroirs complet et les fragments d'un troisième en magnétite, d'autres figurines féminines incomplètes en céramique, des pectoraux en coquillage, un noyau d'obsidienne noire pour fabriquer des lamelles.


Figurines en pierre verte, style olmèque, Préclassique ancien et moyen.
Casa del Mendrugo, Puebla.
Photo de Melitón Tapia-INAH, disponible le 6/12/2011 sur :
http://inah.gob.mx/images/stories/Multimedia/Fotogalerias/2011/Diciembre/cultura_madre/demo/img/foto2.jpg.

Les caractéristiques iconographiques des figurines en obsidienne sont propres au style dit "olmèque". Cela ne signifie pas nécessairement que Puebla eût été un site olmèque mais cela témoigne de la diffusion de ce style en Mésomarique. Les sites de Chalcatzingo dans l'état voisin de Morelos sont un bon exemple de cette diffusion, tout comme le site de las Bocas, fouillé par María de la Cruz Paillés Hernández dans l'état de Puebla. Cependant, comme nous l'indiquions au début de cette note, c'est toute la chronologie de la zone qui s'en trouve bouleversée.

Bibliographie complémentaire.
Paillés Hernández. M. 2003. Proyecto Arqueológico Las Bocas, Puebla. FAMSI. Disponible en ligne le 6/12/2011 sur : http://www.famsi.org/reports/99041es/index.html .
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lundi 5 décembre 2011

Raíces 30 - Egyptologie avec Gerardo Taber

Une fois n'est pas coutume. Nous quittons les terres mexicaines pour traverser l'Océan Atlantique et atterrir en terres des pharaons. Gerardo P. Taber est une exception au Mexique. Il fait partie des très rares égyptologues au Mexique. Il est également conservateur de la salle égyptienne et méditerranéenne au Museo Nacional de las Culturas, le plus vieux musée public d'Amérique latine. Il a été commissaire de l'exposition Isis y la Serpiente Emplumada qui a eu lieu à Monterrey en 2007 et à Mexico en 2008 et que nous avons mentionnée à plusieurs reprises sur ce carnet.


Comme d'habitude vous pouvez écouter et télécharger gratuitement ce programme sur les plates Soundcloud et Divshare.



Voici les références bibliographiques que nous avons mentionnées dans ce programme :
  • Isis y la serpiente emplumada. 2007. Monterrey : Forum Universal de las Culturas.
  • Seidel, M. et R. Schulz. 1999. Egipto. El mundo de los faraones. Cologne : Könemann.
  • Colección Biblioteca Egipto. 2007. México : Folio.
Terminons avec l'exposition Arte antiguo de la India, au Museo Nacional de las Culturas. Bonne écoute
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dimanche 4 décembre 2011

Fouilles dans le centre-ville de Mérida

Dans un bulletin publié le 2 décembre, l'INAH fait part des premiers résultats de fouilles de sauvetage préliminaires à l'enfouissement de câbles dans le centre-ville de Mérida, au Yucatan. L'archéologue Ángel Góngora Salas est le responsable de ce chantier dispersé sur plusieurs rues autour de la cathédrale.

Pour l'heure, ce sont deux enterrements préhispaniques qui ont été exhumés. Les restes de deux corps datant de l'époque préhispanique gisaient à 2.8 m de profondeur sous l'actuelle place Hidalgo à 50 m de l'actuelle cathédrale. C'est la première fois qu'on y retrouve trace de corps. Jusqu'a présent, seuls des restes de céramique témoignaient de l'antique T'ho sous le zocalo.

Enterrement, Mérida, Yucatan.
Préclassique
Photo d'Ángel Góngora Salas-INAH, disponible le 06/12/2011 sur :

Les archéologues ont creusé d'abord creusé deux puits. Les deux sépultures fouillées divergent dans le mode d'ensevelissement. Le premier correspond à celui d'un individu mâle agenouillé dont les ossements sont en bonne état de conservation. Le second a été identifié dans une urne funéraire en céramique orange remplie de cendres et de fragments osseux. Dans ce dernier cas, les archéologues n'excluent pas l'hypothèse que le corps fut exhumé puis incinéré avant d'être de nouveau incinéré.

Chaque enterrement contenait quelques pièces en céramique qui ont permis une datation entre 600 avant notre ère et 300 après, soit entre le Préclassique moyen et récent. Des analyses sont en cours pour d´terminer désormais une éventuelle synchronie des enterrements.
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jeudi 1 décembre 2011

VII Mesa Redonda de Palenque

Ce qui avait débuté comme de simples discussions dans des cabanes du campement d'archéologues à Palenque dans les années 1990 est devenue une véritable institution pour les mayistes.

Inaugurée le 27 décembre dernier par le directeur général de l'INAH, la VIIe Table ronde de Palenque se veut un lieu d'échanges et de discussions sur les découvertes archéologiques, épigraphiques et historiques faites sur la culture maya depuis 2008.


Au total, ce sont 60 chercheurs venus parfois d'horizons lointains pour exposer leurs travaux sur le thème Les Mayas et les conceptions du temps. L'idée est également de tordre un peu le cou à toutes les idées fantaisistes sur la soit-disant prophétie maya. L'événement a été placé sous la responsabilité d'Emiliano Gallaga, archéologue et responsable du Centre INAH-Chiapas.

Pour l'occasion, l'INAH a mis en place un microsite sur lequel vous retrouverez le programme complet de la manifestation mais aussi une quantité d'information très importante sur le site de Palenque (vidéos, infographies, visite virtuelle, diaporama...).

Place sera faite également au recueillement : la mémoire de Merle Greene Robertson, créatrice des premières tables rondes dans les années 1970, sera honorée après son décès survenu cette année. Seront également commémorés les chercheurs suivants :
 Tous sont malheureusement décédés depuis 2008  et avaient grandement contribué aux études mayistes et à leur diffusion. La VIIe Table Ronde de Palenque s'achèvera demain, alors que l'exposition Las eras, los dioses y los gobernantes sera visible quelque temps encore au Musée de site.

Crédit photo : carnet El Mayista, consulté le 1/12/2011.
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