dimanche 29 avril 2012

Cours Les Mayas: une redécouverte

Cette note s'adresse à nos lecteurs mexicains. Votre serviteur donnera prochainement un cours au Museo de Historia Mexicana de Monterrey: il aura pour thème les Mayas et prendra en compte les découvertes effectuées depuis une vingtaine d'années et qui ont amélioré notre compréhension de cette civilisation complexe et passionnante. 

Desde un par de décadas, nuestros conocimientos de los grupos mayas prehispánicos han aumentado. Las nuevas excavaciones, los estudios forenses, el desciframiento cada vez más completo de su escritura han cambiado la imagen romántica que teníamos de ellos. A través de este curso, el participante podrá descubrir o re-descubrir uno pueblo de una gran y apasionante complejidad.


Xcambo, Yucatan
El curso cuenta con 5 sesiones, cada jueves de las 19 a las 21 horas a partir del 23 de mayo hasta el 21 de junio. Sera impartido por el Mtro Bertrand Lobjois, maestro en la Universidad de Monterrey. Contara también con la participación del maestro Nahum Solis como maestro invitado. El programa está considerado de la manera siguiente:

Sesión 1, el 24 de mayo del 2012
  • Presentación general del curso y Entornos y ecosistemas de la zona maya
  • Historia I (las herencias mixe-zoque y olmeca en el preclásico) 

Sesión 2, el 31 de mayo del 2012
  • Historia II (el desarrollo y el apogeo de las ciudades del clásico) 
  • Historia III (el surgimiento de nuevos centros posclásicas en las tierras bajas) 

Sesión 3, el 7 de junio del 2012
  • Organización geopolítica de la zona maya
  • Organización social de una ciudad maya 

Sesión 4, el 14 de junio del 2012. Invitado: Mtro Nahum Solis. 
  • Arte, arquitectura monumental y escritura
  • Arquitectura domestica 

Sesión 5, el 21 de junio del 2012
  • Vida cotidiana (ciclo de vida, apariencia, matrimonio, cocina; artesanías y comercio)
  • Cosmovisión, religión y mitos 
Cuota de inscripción : 400 pesos para el curso completo; 100 pesos por sesión.

Para las inscripciones, favor de contactar al Museo de Historia Mexicana por las redes sociales o al (81) 2033 9898.
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samedi 28 avril 2012

Raíces 51 - VI Coloquio de Humanidades de la UANL avec Moisés Saldaña

Dans cet épisode hebdomadaore de Raíces, nous sommes revenus sur la tenue d'un des rares événements d'études humanistiques organisés au Nuevo León. L'Universidad Autonóma de Nuevo León est le siège de cet évémenent proposant gratuitement au public des dizaines de tables rondes, de panels, de conférences magistrales sur les langues, l'histoire, la philosophie, les arts, l'education, la littérature etc. L'événement se déroulera du 2 au 4 mai prochain sur le campus principal de l'UANL, à San Nicolas de los Garza.

Pour en savoir plus sur cette sixième édition du Colloque d'Humanités, nous avons reçu Moisés Saldaña, enseignant-chercheur en histoire à l'UANL et co-organisateur pour la section d'études historiques. C'est l'occasion de vous annoncer que je participerai à cette événement en proposant une courte présentation sur les serpents à plumes enroulés.

Ce programme a été enregistré dans les studios de Radio UdeM le 26/04/2012, avec Sergio Becerra aux manettes. Votre serviteur s'est chargé de la présentation. Comme chaque semaine, vous pouvez télécharger et partager librement ce programme sur le portail Archive en format mp3 et ogg.


Nous vous communiquons les liens que vous pouvez consulter pour compléter votre écoute. N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires.

Commençons par la page officiel du Colloque de l'UANL : http://www.filosofia.uanl.mx:8080/vicoloquiohumanidades/contacto.html .

Continuons avec les fouilles à Chilpancingo et la reprise des travaux d'exploration du tunnel à Teotihuacan.

Voici quelques adresses de cours et événements académiques au DF:
En ce qui concerne le problème de Wirikuta, consultez les deux liens suivants :
  • Llamada de Alfredo López Austin : 

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Exposition sur la tradition Tombes à puits à Guadalajara, Jalisco

Le Musée d'arquéologie de l'Occident situé à Guadalajara, Jalisco, propose depuis quelques jours une exposition de 200 objets en céramique et en obsidienne appartenant à la tradition dite Tumbas de tiro (Tombes à puits en espagnol).

Datée du Préclassique récent (300 avant Jésus Chris) au Classique ancien (200 de notre ère), cette tradition s'est développée sur un territoire à la croisée des états actuels du Jalisco, du Michoacan, du Nayarit, du Colima et du Zacatecas. Intitulée Inspiración en barro, arte y cultura de la muerte. Colección Collignon, cette exposition est en effet constituée de pièces ayant appartenu au collectionneur Mario Collignon : elle contient au total 5000 objets dont 90% sont originaires de l'Occident. La collection fut donnée en 1995 à l'INAH par la famille de Collignon.

60% des pièces exposées sont entre autres le résultat de travaux effectués par les étudiants de l'Ecole de Conservation et Restauration de l'Occident. Cette institution est située à Guadalajara. Un atelier fut mis en place dès 2006 par la restauratrice Cecilia González pour sauver les pièces.


L'exposition repose sur quatre axes:

  • Une présentation générale
  • Société,
  • Nature et environnement,
  • Ritualité



Pour plus d'informations, vous pouvez parcourir le bulletin disponible sur le site de l'INAH. Un diaporama est également accessible. Si vous êtes compatriote vivant à Guadalajara et intéressé pour nous faire un petit compte-rendu, nous l'accueillerons avec plaisir.
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vendredi 27 avril 2012

Objectifs d'une nouvelle campagne de fouilles à Teotihuacan

Voilà deux saisons que le dégagement du long tunnel de 120 m qui passe sous la Citadelle de Teotihuacan attise l'imagination des archéologues et des chercheurs intéressés par cette cité qui était déjà mythique pour les Mexicas.

L'équipe de Sergio Gómez et Julie Gazzola ont repris truelles, pelles et pinceaux il y a trois semaines afin de scruter le remblais qui les sépare d'une éventuelle tombe à plusieurs chambres. L'année dernière, après avoir dégagé 600 tonnes et avancé de 33 mètres, l'objectif est d'avancer de 40 mètres supplémentaires afin d'engager un nouveau robot jusqu'à l'extrémité du tunnel. Près de 60000 fragments de céramique, de jade, de pointes de flèches et de petits objets ont ainsi extraits du sous-sol teotihuacain. Cette année, l'objectif est très ambitieux puisqu'il s'agit d'arriver aux chambres situées au fond du tunnel. Néanmoins les conditions de travail sont dangereux et l'avancée se fera lentement pour éviter tout risque d'éboulement.

Gomez a déclaré sur le site de l'INAH que le petit robot d'exploration Tlaloque I ne sera pas de la partie. Il fait partie désormais de l'histoire de l'exploration archéologique du site et figure désormais de l'exposition visible au musée du site.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire cet article disponible sur la version en ligne de La Jornada. Vivement la publication des prochains résultats.
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jeudi 26 avril 2012

Des vestiges de style olmèque retrouvés à Chilpacingo

Les tremblements de terre ont parfois du bon. C'est grâce au grand séisme de 1985 qu'on a pu retrouver le monolithe de Tlaltecuhtli en 2006. Mais les archéologues du Centro INAH de Guerrero ont fait mieux. A Chilpancingo, ils ont retrouvé des vestiges de style olmèque vieux de 2800 ans sous un bâtiment qui avait été durement été touché lors d'un séisme en 1902.

Dans un article publié le site A tiempo Guerrero, on apprend quelques détails des fouilles placées sous la direction de Miguel Pérez Negrete. Les récentes secousses telluriques qui ont secoué les états de Guerrero, Michoacan, Oaxaca, Puebla, Tlaxcala, Morelos, l'Etat de Mexico et le District Fédéral, ont notamment endommagé la structure du Palais des Pouvoirs (Palacio de Poderes) à Chilpancingo. Dans le but de renforcer la structure de ce bâtiment ancien, des analyses stratigraphiques ont révélé la présence d'un groupe durant le Préclassique moyen à cet endroit.

Des tessons de céramiques ont ainsi été découverts à 3 m de profondeur sous le niveau de l'époque du Contact et leur style rappelle d'autres dite "olmèque". Nous espérons pouvoir vous tenir au courant des avancées de ces fouilles.


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mercredi 25 avril 2012

Une exposition sur les insectes à l'ENAH

L'Escuela Nacional de Antropologia e Historia propose depuis quelques jours une exposition sur l'importance des insectes dans les cultures indiennes du Mexique, anciennes et contemporaines. Dans les locaux où sont formés des générations d'anthropologues, d'archéologues, d'historiens et d'ethnohistoriens mexicains et étrangers, on peut voir gratuitement 228 objets en fibre végétal, en bois, en métal, en tissu ou en céramique.

Il est intéressant comment ces créatures ont longtemps fourni et continuent de fournir parfois  une source de protéines nécessaires pour l'organisme. Les peuples indiens du Mexique n'ont pas qu'un rapport alimentaire avec les insectes. Ils sont également très présents dans leurs vêtements, leurs ornements, leurs chants; leurs artisanats et leur médecine. Les anciens Mayas étaient habiles dans la collecte de miel. Les Zapotèques utilisaient la cochenille pour obtenir le rouge nécessaire à la coloration de leurs sculptures et céramiques. Ces deux ethnies utilisaient apparemment aussi les insectes pour guérir des maladies digestives, respiratoires, circulatoires, nerveuses ou osseuses.

Il y a en tout huit segments dans l'exposition supervisé par l'anthropologue physique Carlos Teutli Solano: Alimentation, Médecine traditionnelle, A l'époque préhispanique, Artisants; les arthropodes dans la villes, Jouets, Ornements, et Chansons et phrases. L'exposition est donc clairement pluridisciplinaire.

Pour plus d'informations, consultez le bulletin publié par l'INAH ou rendez-vous directement sur la page de l'ENAH ou son compte Facebook. Un diaporama est également disponible. L'entrée est gratuite et visible pendant les horaires d'ouverture de l'ENAH.
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mardi 24 avril 2012

Cours La muerte en el mundo náhuatl prehispánico

Voici un copié-collé d'un cours qui débutera la semaine prochaine à l'Instituto de Investivaciones Historícas de l'UNAM. Il sera présenté par le Dr Patrick Johansson, enseignant-chercheur de cette institution, et aura pour titre La mort dans le monde nahuatl préhispanique. Les cours auront lieu tous les vendredis du 4 mai au 22 juin, de 10 à 13 heures. Pour plus de renseignements, consultez la page de l'Instituto de Investigaciones Históricas de l'UNAM.
4 de mayo
Sesión 1. Consideraciones epistemológicas y heurísticas

• -La recopilación de la información por los españoles en el siglo XVI.
• -Un encuentro de dos mundos cognitivos y de dos maneras de ver la muerte.
• -La interpolación de los textos
• -La muerte en las distintas fuentes

Después de una introducción general al curso, la primera sesión considerará, en términos epistemológicos y heurísticos, el problema que plantea el estudio de la muerte indígena desde un punto de vista cognitivo “occidental” y la posibilidad de realizar un acercamiento empático a dicha muerte, con base en las fuentes disponibles. Se analizará asimismo el valor de una información recopilada en circunstancias transculturales específicas que se evocarán.


11 de mayo
Sesión 2. La muerte en los mitos cosmogónicos

• Creación del mundo y de la muerte
• La fecundación del hombre en el Mictlan y el origen de la vida breve
• La ley de Topiltzin

Una vez considerado el tenor específico de la cognición “mito-lógica” indígena prehispánica, se analizarán diferentes textos con el fin de determinar el papel que desempeña la muerte en la cosmogonía indígena, su función vital y la finitud existencial que conlleva.

18 de mayo
Sesión 3. La existencia y la muerte: latidos de la vida

• Muerte nómada/muerte sedentaria
• Mictlan/Tlalocan/Tonatiuh ichan/Cincalco
• El espacio/tiempo y la muerte
• Las etapas de la existencia

Esta sesión estará dedicada a las etapas de la existencia dentro del ciclo vital y a las distintas “muertes” simbólicas o reales con las que culminan estas etapas. Se analizará asimismo, la noción de espacio/tiempo desde esta perspectiva.

25 de mayo
Sesión 4. Miccacuicatl . Las exequias

• Las secuencias del ritual

• Escatología y muerte
• Los periodos de duelo
• Días de muertos en tiempos prehispánicos

La existencia culmina necesariamente con la muerte. Se analizarán, en esta cuarta sesión, las distintas secuencias del ritual mortuorio náhuatl cuyo protocolo fue establecido por Topiltzin Quetzalcóatl in illo tempore .

1° de junio
Sesión 5. Tlalmiquiztli . La muerte contingente

• Enfermedad y muerte
• Los brujos y la muerte
• La condena a muerte
• El suicidio

En esta sesión se analizarán modalidades específicas de morir, de conferir la muerte y de auto-infligírsela.

8 de junio
Sesión 6. La muerte en los cantares

Teocuicatl “cantos de dioses”
Xochicuicatl “cantos floridos”

La sublimación poética de la muerte en los cantares será el tema de esta sesión. Distinguiremos los teocuicah o “cantos de dioses” y los xochicuicah “cantos floridos”, formalmente distintos.

15 de junio
Sesión 7. Xochimiquiztli “la muerte florida”. Sacrificio humano I

• Fundamentos mitológicos del sacrificio
• Ezixtlahualiztli : la deuda de sangre
• Xochiyaoyotl “la guerra florida”: sacrificio y guerra
• Sacrificados, sacrificadores y sacrificantes

La muerte sacrificial será objeto de una primera aproximación en esta sesión. Se considerarán los determinismos religiosos que la fundamentan así como el contexto social de su realización.

22 de junio
Sesión 8. Xochimiquiztli “la muerte florida”. Sacrificio humano II

• Momentos y espacios de la muerte sacrificial.
• Las modalidades de sacrificio.
Tequechcotonaliztli “la decapitación”.
Tlacaxipehualiztli “El desollamiento”.
Teotl cualo “La antropofagia ritual”: una comunión con lo sagrado.

En esta última sesión se describirán las distintas modalidades sacrificiales con base en las fuentes disponibles.
Se procederá asimismo a realizar una síntesis de los temas considerados a lo largo del curso con el fin de lograr una visión general de lo que podría haber representado la muerte para los pueblos nahuas en tiempos anteriores a la conquista.
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lundi 23 avril 2012

Nouvelle chronologie pour Comala, Colima

Des études de terrain ont permis d'établir que l'occupation du site de Comala serait mille ans plus ancienne que proposé. Dans un bulletin publié sur le site de l'INAH, on apprend que ce site archéologique de la vallée de Colima appartiendrait à la tradition Teuchitlan, soit 200 ans après Jésus Christ. La tradition Teuchitlan est apparu au nord-ouest de l'état voisin du Jalisco, autour du volcan éponyme.

María de los Ángeles Olay, archéologue en charge des fouilles, a notamment expliqué que cette nouvelle datation repose sur l'étude de trois grandes places circulaires qui avait été détectées dans les années par des fouilles de surface. La plus grande d'entre elles a un diamètre de deux cents mètres, la seconde d'un diamètre de cents mètres et la troisième d'un diamètre de quatre-vingts mètres. La première place disposait d'une banquette sur son pourtour. Selon l'archéologue mexicaine, les communauté agricoles des alentours s'y seraient retrouvées afin de célébrer des rituels, notamment de légitimation des lignages.

Comala a connu son apogée au même moment que Teotihuacan dans le centre du Mexique. C'est ce que semble indiquer les premières datations de deux tombes à puits. Suite à la détection de traces de pillages, les archéologues ont retrouvé une première tombe comportant trois chambres creusées dans le tepetate, pierre volcanique poreuse. La seconde tombe était formé de deux chambres avec un petit couloir et un escalier qui les reliaient l'une à l'autre. C'est là qu'un personnage en céramique, représentant un acrobate, a été retrouvé.

Pour en savoir plus sur ces fouilles, vous pouvez télécharger le bulletin en espagnol de l'INAH.
Pour en savoir plus sur la culture des Tombes à puits, vous pouvez vous procurer le numéro 9 d'Arqueologia Mexicana.
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samedi 21 avril 2012

Raíces 50 - La colección Stavenhagen avec Mercedes de la Garza

Voici le cinquantième épisode de Raíces. Pour ce programme, nous avons eu l'immense privilège de pouvoir parler avec la Dr Mercedes de la Garza Camino, chercheuse émérite de l'Instituto de Filosofía y Letras et commissaire de l'exposition de la Collection Stavenhagen au Centro Cultural Universitario de l'Universidad Nacional Autonóma de México. Elle a également fait partie des fondateurs du Centro de Estudios Mayas de l'Instituto de Investigaciones Filológicas et a coordonné les programmes de maîtrise et de doctorat de cette institution.

Le CCU Tlatelolco abrite une collection comptant plus de 2800 pièces dont six cents sont actuellement visibles. Il nous a semblé intéressant d'interroger Mercedes de la Garza sur la conception et le contenu exact de cette exposition.

Nous avons ensuite pu aborder rapidement la publication récente de son dernier ouvrage Sueño y éxtasis. Visión chamánica entre los nahuas y los mayas au Fondo de Cultura Económica et à l'UNAM.

Vous pouvez télécharger et partager librement ce programme en format .mp3 ou ogg sur le portail Archive .


Sur Divshare, vous retrouverez tous les programmes (1 à 50) sous forme de liste de lecture. Choisissez l'épisode qui vous plaît !


N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires !
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jeudi 19 avril 2012

Arqueología Mexicana Hors-série 43

Dans le dernier hors-série de la revue de divulgation de l'INAH, on nous propose une petite visite de Xochimilco, dont les fondateurs furent l'un des 7 groupes issus d'Aztlan, selon les mythes mexicas. Divisé cinq parties, ce numéro repose sur le caractère lacustre devenu unique dans la vallée de Mexico, notamment après l'assèchement volontaire successif des différents plans d'eau de cette région. Les quatre premières font référence à l'histoire de Xochimilco de l'époque préhispanique à nos jours. La dernière est une liste des très nombreuses fêtes s'y déroulant tout au long de l'année. L'ensemble est abondamment illustré de dessins, plans et photos. Une annexe contient un petit guide touristique pour préparer une balade.


Carte représentant la vallée de Mexico vers 1519.

Il convient de rappeler que bon nombre d'autres villes (Tenochtitlan, Chalco entre autres) tiraient leurs biens comestibles des chinampas, ces petits potagers édifiés à partir de la vase des lacs. 


Chinampa, Xochimilco, Distrito Federal.
Photo disponible le 19/04/2012 sur:

On y cultivait notamment pommes de terre, avocats, tomates, goyaves, amaranthes, piments. Mais le maïs et le haircot étaient les cultures dominantes. C'est également dans les eaux de Xochimilco qu'on trouve les tous derniers axolotes à l'état sauvage, ces petits amphibiens qui constituaient un mets de choix pour les Mexicas. Les canaux de Xochimilco sillonnent les restes du lac éponyme. Ils servent désormais à promener les touristes sur les trajineras, ces barques longues à fond plat qui servait originellement à transporter les fleurs et les produits maraîchers cultivés sur les chinampas.






Classée au Patrimoine mondiale de l'humanité, Xochimilco est jumelée avec Amiens en France. La capitale picarde dispose également de jardins flottants appelés hortillonnages
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mardi 17 avril 2012

Les collections du Museo de Historia Mexicana disponibles en ligne

Le Museo de Historia Mexicana de Monterrey, dans un souci d'exposer et de mettre ses collections permanentes au public, a procédé à une refonte complète de son site. Depuis quelques jours, on peut en effet y consulter une base de données iconographiques sur une partie des collections.

Pour l'heure, les contenus sont assez complets et reprend les quatre espaces visibles dans le musée : Mexique préhispanique, vice-royal, indépendant, moderne et Numismatique. Chaque pièce est illustrée d'une photo sur laquelle on peut faire un agrandissement et comporte différentes données muséographiques et explicatives. En ce qui concerne la section de pièces préhispaniques, on dispose d'un tour d'horizon spatio-temporel complet. En dépit de crédits et d'une collection limités, le MHM ne s'en sort pas trop mal et s'offre une jolie exposition permanente sur la Toile.

Tout est loin d'être encore parfait cependant. Il serait d'abord judicieux que les erreurs d'interprétation soient corrigées. Sans parler d'erreurs d'orthographe récurrentes comme des majuscules souvent absentes pour les noms propres ! Votre serviteur a notamment relevé la mauvaise identification d'un oiseau à la place d'un serpent à plumes sur une céramique tripode teotihuacaine alors que l'iconographie est on ne peut plus claire. On peut se demander dès lors la question: n'eût-il pas mieux valu d'attendre d'avoir un produit bien fait plutôt que de devoir procéder à de nombreux ajustements a posteriori ?

En résumé, bel effort à poursuivre. Tout d'abord en proposant des vues complètes des pièces. Pourquoi ne pas rejoindre à terme le Google Art Project et gagner en exposition ? Il est évident qu'il conviendra de compléter le nombre de pièces avec d'autres artefacts qui méritent d'être connues.
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lundi 16 avril 2012

Raíces 49 - Izamal avec Miguel Covarrubias

Dans ce quarante-neuvième épisode de Raíces, nous avons reçu l'archéologue yucatèque Miguel Covarrubias Reyna. Collaborateur de l'INAH, il participe depuis de nombreuses années au Proyecto Izamal et co-dirige le Proyecto Dzilam González. Il a rédigé récemment un article en collaboration avec Rafael Burgos Villanueva et Yoly Palomo Carrillo, publié dans la revue de divulgation Arqueología Mexicana 114. L'article aurait d'ailleurs mérité meilleur sort: il a été copieusement coupé pour pouvoir être publié.

Miguel nous a donc parlé de l'importance d'Izamal au Préclassique, au Protoclassique et au Classique ancien. Il est revenu sur l'architecture mégalithique de cette ville et de ses cités satellites qui sont dispersés sur un territoire de quelques 53 kilomètres carrés ! Sa structure principale est la troisième en terme de volume pour toute la Mésoamérique ! Malheureusement le site d'Izamal n'est pas aussi connu que Teotihuacan ou Cholula. Le site a été occupé dès le Préclassique et a connu son apogée lors du Classique ancien. Peu à peu il a été délaissé au cours du Classique. Seuls ses temples continuaient d'être fréquentés jusqu'au Postclassique. Izamal est ses satellites se distinguent par une architecture dite mégalithique, c'est-à-dire faite de grands blocs taillés. Malheureusement les occupations successives et la réutilisation des pierres par les habitants puis par les Espagnols ont réduit la quantité d'informations disponibles. C'est pour cela que les archéologues ont décidé d'orienter leurs recherches sur des villes comme Aké ou Dzilam Gonzalez: ils espèrent ainsi retrouver différents objets et inscriptions non disponibles à Izamal.

Afficher Zones archéologiques présentées sur Mexique Ancien sur une carte plus grande.

L'enregistrement et le montage ont été effectués par Sergio Becerra. Ce programme est disponible et partageable librement sur le portail Archive en formato mp3 y ogg.




Face à l'absence de bibliographie dans la revue comme sur la page internet de cette dernière, nous reproduisons celle que Miguel Covarrubias nous a aimablement fait parvenir.

Références bibliographiques:
Burgos, Rafael, Miguel Covarrubias y José Estrada.
2005. “Estudios en la periferia de Izamal: El área de transición entre una zona de producción agrícola y una zona limítrofe de ocupación humana al poniente del área urbana”. In Los Investigadores de la Cultura Maya, vol. 13, Tomo II:425-444, Universidad Autónoma de Campeche, Campeche.

Burgos, Rafael, Miguel Covarrubias y Sara Dzul.
2006 “Estudios en la Región de Ah Kin Chel desde la Perpectiva de Izamal”. In Los Investigadores de la Cultura Maya, vol. 14, Tomo I:170-184, Universidad Autónoma de Campeche, Campeche.

Burgos Villanueva, Rafael y Luis Millet Cámara. 2011.
“Informe de los trabajos arqueológicos realizados en la I temporada de campo del Proyecto Kabul, Izamal, Yuc.”. M.S. Archivo de la Sección de Arqueología del Centro INAH Yucatán, Mérida.

Burgos Villanueva, Rafael , Miguel Covarrubias Reyna, Yoly Palomo Carrillo.
2012. "Izamal, capital regional del centro-norte de Yucatán", in Arqueología mexicana, vol. XIX 114, pp.76.

Covarrubias Reyna, Miguel y Rafael Burgos Villanueva.
2008 “Geografía Política de la Provincia de Ah Kin Chel”. In Boletín del Sistema Nacional de Información Estadística y Geográfica, Vol. 1, No. 1:46-93, INEGI, Aguascalientes. 

Kurjack, Edward B.
2003 “Sitios, Monumentos y la Organización Territorial de los Mayas Precolombinos”. In Los Investigadores de la Cultura Maya, Vol. 11, Tomo I:8-19, Universidad Autónoma de Campeche, Campeche.
Lincoln , Charles.
1980.  “Izamal, Yucatán, México: Un reconocimiento breve, descripción preliminar y discusión”. In Boletín ECAUDY, Vol. 8, No. 43:24-69, Escuela de Ciencias Antropológicas de la Universidad de Yucatán, Mérida, Yucatán.

Maldonado Cárdenas, Rubén.
1990.   “Izamal, sitio hegemónico del norte de Yucatán en la Época Clásica.” In La Época Clásica: nuevos hallazgos, nuevas ideas, pp. 483-496, Seminario de Arqueología (Amalia Cardóz, Coord.), Instituto Nacional de Antropología e Historia, México, D.F.

2010 “El Izamal Prehispánico.” In Unicornio, Suplemento Científico y Cultural de Por Esto!, Año 19, No. 993:2-4, Domingo 16 de mayo del 2010, Mérida.

Millet Cámara, Luis.
1999.  “Los Mayas de Yucatán. Entre las Colinas y el Estero." In Arqueología Mexicana, Vol. VII, No. 37:4-13, INAH-Editorial Raíces, México, D.F.

1989.  “Izamal: nuevos conceptos sobre antiguos hallazgos.” In Boletín de la ECAUDY, Vol. 16, No. 99:17-22, Escuela de Ciencias Antropológicas de la Universidad de Yucatán, Mérida.

2000 “Izamal, Yucatán. In Memorial Patrimonio de Todos, (Arqueología), Tomo VIII:134-135, INAH-Ediciones Espejo de Obsidiana, México, D.F.

Millet Cámara, Luis y Rafael Burgos Villanueva.
2000. “Chalamté: un Pueblo de Visita Olvidado” In Cuadernos de Arquitectura de Yucatán, No. 11-12:168-175, Facultad de Arquitectura, Universidad Autónoma de Yucatán, Mérida.

2005.   “Izamal: Una ciudad rectora en el Norte de Yucatán.” In Ina’j, No. 14:3-8, Centro INAH Yucatán, Mérida. 2006 “Izamal: una aproximación a su arquitectura.” In Los Mayas de Ayer y Hoy, Tomo I:132-155,(A. Barrera y R. Gubler, Eds.), Instituto Nacional de Antropología e História, Patronato CULTUR y Universidad Autónoma de Yucatán, Mérida. 

Millet Cámara, Luis, Heber Ojeda y Vicente Suárez. 1993.
“Tecoh, Izamal: nobleza indígena y conquista española.” In Latin American Antiquity, Vol. 4, No. 1:48-58, Society for American Archaeology, EEUU.

Quiñones Cetina, Lucía. 2006. "Del preclásico medio al clásico temprano: una propuesta de fechamiento para el area nuclear de Izamal, Yucatán". In Estudios de Cultura Maya, 28, pp.51-65. México: IIF-UNAM, México. Disponible le 15/04/2012 sur http://www.iifilologicas.unam.mx/estculmaya/uploads/volumenes/xxviii/cetina2.pdf.

Pour le cycle de conférences sur les codex de la BNAH, le cours d'art de l'occident mésoaméricain, l'exposition sur le jade, consultez le site du Museo Nacional de Antropología. Pour le cours d'archéologie militaire, consultez la page de la FES-Acatlan. Pour l'exposition sur les encensoirs du Templo Mayor, il faut faire un tour sur la page du Museo del Templo Mayor.

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dimanche 15 avril 2012

Raíces 48 - L'écriture historique coloniale avec Alejandro Tapia

Voici le programme qui aurait dû être diffusé le 7 avril dernier sur Radio UdeM. Malheureusement ce ne fut pas le cas, pour des raisons techniques indépendantes de notre volonté. Nous recevions le Dr. Alejandro Tapia Vargas, professeur de psychologie à l'Universidad de Monterrey et historien. Il est l'auteur de l'ouvrage La escritura: símbolos de conversión en las crónicas novohispanas que nous avions résumé et commenté la semaine dernière dans cette note.
Le programme fut enregistré le 28 mars dernier dans les studios de Radio UdeM. Notre ingénieur de son fut Sergio Becerra. Vous pouvez écouter et télécharger cette émission en format .mp3 sur Soundcloud et Divshare.




Nous attendons impatiemment vos commentaires !
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vendredi 13 avril 2012

Le MNA et Google Art Project : quels intérêts sont en jeu ?

Fier de sa googlisation, l'INAH a décidé d'intégrer le Google Art Project en proposant différentes pièces du Museo Nacional de Antropología. Comme vous avez pu probablement le lire sur d'autres sites, le projet de Google suscite à la fois un concert de louanges et de critiques tout aussi bien argumentées. Cinquante-cinq musées ont récemment rejoint cette exposition virtuelle L'INAH est depuis plusieurs années contractuellement à Google et lui délègue pratiquement une bonne partie de sa diffusion sur internet à travers différents projets comme le concours "Pon México en el mapa" ou une carte spéciale sur Google Maps.

On compte pas moins de 148 pièces dont la Pierre du Soleil mexica, la scuplture de Xochipilli, le masque de Pakal et l'ocelocuauhxicalli. Elles seront prochainement complétées dans la mesure où l'INAH avait rapporté il y a quelques mois un long processus de numérisation de ces collections pour les rendre disponibles au plus grand nombre possible. Un des autres avantages de Google Art Project et qu'on peut visiter le musée participant au projet depuis son fauteuil. Pour l'heure une grande partie du MNA est déjà accessible. aue les différents jardins.

Il n'en reste pas moins curieux qu'une institution publique concède l'exploitation commerciale à une société comme Google, confronté il y a encore peu au problème du droit d'auteur et au monopole de la numérisation du savoir de nombreuses bibliothèques dans le monde... Comment s'assurer que le patrimoine des musées mexicains et de très nombreux autres sur le globe ne soit pas aliéné ?
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Une technique de fouilles non invasive utilisée à El Pañhu

Il y a quelques semaines, nous recevions le Dr Fernando López Aguilar, responsable du Proyecto El Pañhu. Ce site otomi fait l'objet de fouilles régulières depuis quelques années : elles précèdent une ouverture dans le courant de cette année.

Sur le site de l'INAH, on apprend qu'une équipe de géophysiciens de l'Universidad Nacional Autonóma de México apporte un soutien technique à l'équipe d'archéologues travaillant sur le site. Pour l'occasion, ils ont inventé le terme d'archéogéophysique. Derrière ce néologisme se cache l'utilisation d'appareils dans un contexte archéologique permettant de fouiller les vestiges d'un bâtiment sans avoir à percer de puits de sondage où à creuser de manière extensive et systématique.
Bien qu'utilisée dans des contextes archéologiques plus récents comme la cathédrale de Morelia, la tomographie de résistivité électrique est encore balbutiante au Mexique. La méthode rho a été créée par les frères Schlumberger afin de faciliter la prospection de minerais, de cavités et de liquides.

Pour se faire, une cinquantaine d'électrodes a été disposée à 40 cm de profondeur sur le principal édifice d'El Pañhu dans le but de détecter une phase de construction antérieure. En créant un champ électrique artificiel, il est possible de déterminer la résistivité du milieu à conduire ce champ et d'observer différents niveaux dans le milieu prospecté. Une image en trois dimensions peut alors être recrée par ordinateur.
Photo INAH, disponible le 13/04/2012 sur :

L'utilisation de cette technique a déjà permis de vérifier une hypothèse faite par les archéologues : la phase Classique de la pyramide a été pillée, certainement dans le but de retrouver l'offrande d'inauguration de la première phase et donc de la désacraliser. L'espace ouvert a ensuite été rempli avec un autre matériel pour tenter de camoufler le "délit".
Une série de questions se pose cependant : la loi de protection du patrimoine national prévoit que les structures fouillées doivent obligatoirement être restaurées. Qu'en est-il du statut de ces fouilles qui n'en sont pas véritablement ? Des fouilles complètes auront-elles encore lieu ? Seront-elles complémentaires à cette nouvelle méthode ?
En attendant de connaître la réponse à cette question, nous vous suggérons la lecture de la note disponible sur le site de l'INAH. Un diaporama présentant l'utilisation de cette technique est également visible.
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lundi 9 avril 2012

Des vidéos du centre du Mexique en 1939

Le Penn Museum a longtemps financé des recherches et des missions anthropologiques au Mexique. Pour aussi surprenant, la prestigieuse institution américaine a mis en ligne une série de vidéos à grande valeur historique et anthropologique sur sa chaîne Youtube.

Datées de 1939, elles sont toutes en couleurs, tournée probablement en Kodachrome, comme de nombreuses vidéos tournées avant et pendant la seconde guerre mondiale. Bien que muettes, elles nous permettent de nous faire une idée de la vie quotidienne mais aussi de l'état de différents sites archéologiques avant des fouilles systématiques.

Nous préférons passer volontairement sur le premier segment de huit minutes qui présente une corrida.

Dans le deuxième segment, on pourra apprécier México et Patzcuaro et le lac de Texcoco.


Dans le troisième segment, direction Oaxaca avec les sites de Monte Alban (en cours de fouilles) et Mitla.


La quatrième de ces prises de vue sont en grande partie de Oaxaca avec plusieurs éléments de Mitla.


Une cinquième partie propose différentes prises de vue dans l'état de Puebla. On peut ainsi voir la grande pyramide de Cholula recouverte complètement par la végétation et libre de toute urbanisation.


Enfin la dernière partie nous présente différentes vues de l'Etat de Mexico (Tenayuca) et en particulier de Patzcuaro (Michoacan).


Félicitations au Penn Museum pour cette initiative et ce beau voyage dans le temps.
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dimanche 8 avril 2012

La escritura: símbolos de conversión en las crónicas novohispanas

Alejandro Tapia Vargas est psychologue, enseignant et chercheur à l'Universidad de Monterrey. Il a également une maîtrise en histoire, présentée à l'Escuela Nacional de Antropologia e Historia. Le résultat de cette double casquette s'appelle La escritura: símbolos de conversión en las crónicas novohispanas, un ouvage où se mêle ethnohistoire, historiographie et sémiotique.


On est souvent habitué à lire et à critiquer l'écriture et la compréhension biaisé qu'avaient les chroniqueurs espagnols à leur arrivée en Nouvelle-Espagne. Ce n'est pas pour rien que Miguel León-Portilla publia il y a cinquante ans son best-seller Visión de los vencidos. Relaciones indígenas de la Conquista. Du côté français le docteur Georges Baudot, grande figure américaniste toulousaine, et Tzvetan Todorov avaient proposé ensuite une réflexion semblable dans Récits aztèques de la conquête, ouvrage publié au Seuil en 1983.

Tapia Vargas nous propose une démarche herméneutique complémentaire aux deux oeuvres citées précédemment. Il s'intéresse notamment aux préjugés qui se reflètent autant dans les éléments rapportés par les anciens chroniqueurs que dans leur manière de les rapporter. Car leur écriture, leur manière de rédiger est toute imprégné des éléments de la rhétorique propres à cette époque encore marqué par un esprit médiéval.
Le prédicat de Tapia Vargas repose sur un questionnement multiple :
  • dans quelles circonstances les chroniques ont été rédigées ?
  • sur quel types d'informations reposent-elles ?
  • comment justifier leur choix selon le point de vue du chroniqueur ?
  • quelles étaient ses motivations ?
Le raisonnement de l'historien-psychologue revient sur trois cas d'école : l'Historia General de las cosas de Nueva España par Sahagún, l'Historia de los Indios de Nueva España par Fray Toribio de Benavente dit Motolinia, le Tratado de las supersticiones de Ruiz de Alarcón.

Mais en aucun cas Tapia ne juge les auteurs. Comme tout bon historien, il se borne à lire et exposer l'histoire de manière fluide et accessible en dépit de la complexité du thème. Si vous êtes intéressé(e), vous pouvez vous procurer cette étude sur la page de l'éditeur Trillas.

Voici les liens à consulter pour les expositions et cours que nous avons mentionnées dans la troisième partie du programme : 

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samedi 7 avril 2012

Une exposition sur le jade au MNA de Mexico

Depuis deux petites semaines est proposée au public une exposition au Museo Nacional de Antropología, à Mexico. Il s'agit d'une exposition binationale, impliquant le Mexique et la République Populaire de Chine. Intitulée Piedras del Cielo. Civilizaciones del jade, elle comprend 220 objets rappelant l'importance de cette pierre dans les civilisations chinoises et mésoaméricaines.

Cinq sections la composent: les deux premières évoquent ses caractéristiques physiques et les techniques de taille. Vient ensuite un segment expliquant ses utilisations et ses symbolismes. Enfin l'accent est porté sur une caractéristique commune du jade, communément utilisé pour accompagner les défunts.

Les pièces exposées appartiennent à différents musées mexicains (MNA, Templo Mayor, musées régionaux du Chiapas, du Yucatan, du Campeche, etc:) et au Musée du Palais (situé à la Cité Interdite de Pékin). Des objets attribués aux souverains Griife de Jaguar de Calakmul et à Moctezuma seront les enseignes mexicains. Du côté chinois certains objets très anciens (datant du Néolithique soit jusqu'à 8000 ans avant notre ère) sont présentés.

Présentée dans la salle des exposition temporaires jusqu'à la fin juin 2012, elle est ouverte du mardi au dimanche de 9 à 19 heures moyennant votre entrée au musée. Nous vous recommander de lire le bulletin publié par l'INAH sur son portail. Un diaporama est également disponible. Cette exposition coorganisée par les deux institutions susmentionnées fera ensuite le voyage à Pékin à partir de l'automne prochain.
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mercredi 4 avril 2012

Différents enterrements retrouvés à Cholula, Puebla

Une campagne de fouilles de sauvetage a débuté le mois dernier dans des quartiers périphériques de la Grande Pyramide de Cholula, à San Andrés Cholula. Une équipe de chercheurs menée par Carlos Cedillo travaille à partir de différents puits de sondage afin de sauver ce qui peut l’être avant d’importants travaux de voirie, notamment la rue 5 de Mayo, à quelques centaines de mètres de la grande pyramide de Cholula.

Après avoir foré une vingtaine de puits, les archéologues de l’INAH ont ainsi pu mettre au jour plusieurs enterrements dont certains sont datés du Postclassique (entre 1100 et 1521 de notre ère). Dans un premier, ils ont retrouvé deux enterrements individuels séparés.

Mais c’est l’annonce d’un enterrement multiple (13 individus de différents âges) qui attire le chercheur. L’hypothèse des chercheurs propose un lien familial entre tous ces restes. Seuls des tests d’ADN permettront d’asseoir cette idée. Par le même procédé on pourra déterminer si les individus en question appartiennent à une ethnie en particulier : Cedillo avance l’idée qu’il pourrait s’agir d’Olmèques-Xicalancas, de Chichimèques ou de Colomochcas.

Selon le bulletin publié sur le site de l’INAH, il s’agit d’adultes et d’enfants dont les corps auraient été ensuite déplacés, toujours à l’époque préhispanique. Pour l’heure, l’étude stratigraphique n’a pas encore permis de libérer les squelettes des individus localisés. Dans le palais d’un crâne était présent un petit tube de pierre verte, probablement de la jadéite. Il était coutumier chez bon nombre de peuples mésoaméricains de glisser un objet de ce type dans la bouche du défunt pour son voyage dans l’au-delà. La jadéite est présente à de nombreuses reprises parmi le mobilier funéraire limité qui a pu être dégagé. Pour l’heure les archéologues font état d’un pendentif à traits humains et d’une plaque. Tous deux sont en jadéite et seraient de style mezcala, cette culture préclassique localisé dans l’actuel état de Guerrero. Une autre plaque en albâtre et un petit masque en pierre verte avec des restes de peinture rouge (possiblement du cinabre) font également partie de cet inventaire temporaire.

D’autre part la présence de nombreux dépotoirs a permis de retrouver une coupe en terre cuite polychrome et un puits conique qui servait probablement de grenier. La grande majorité de ces dépotoirs sont du Postclassique mais deux cavités remplis de matériel de construction auraient été utilisées dès le Préclassique.

Si vous lisez et comprenez la langue de Cervantés, vous pouvez consulter le bulletin en format pdf et regarder le diaporama joint.
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mardi 3 avril 2012

Un carnet sur la plume chez les Mexicas

Voici une initiative très intéressante proposée par un petit groupe d'étudiantes en archéologie de l'Université Paris I. Si cette initiative se distingue par le fait qu'elle est destinée à un public francophone, elle se démarque également par le sujet qu'elle entend expliquer et mettre en valeur.

Sur le carnet Quetzalapanecayotl, Armelle, Paola et Thomasine mettent à profit les nouvelles technologies pour valider leur travail dirigé de Licence 2 en histoire de l'art et archéologie. Pour cela elles utilisent principalement des ressources actuellement disponibles en ligne pour que le lecteur puisse facilement les retrouver et les consulter. C'est d'ailleurs un autre aspect remarquable de leur carnet : les trois auteurs proposent une lecture pluridisciplinaire (ornithologie, ethnohistoire, archéologie, zooarchéologie, etc.).

Leur choix d'étudier l'importance de la plume dans la société mexica du Postclassique est loin d'être anodin. Les plumes étaient une monnaie d'échange courue: certaines étaient plus précieuses que d'autres. Mais plus qu'un objet à valeur marchande, les plumes avaient des significations et des usages rituels. Elle est aussi présente dans certains récits mythiques de première importance, notamment dans la conception d'Huitzilopochtli/Quetzalcoatl.

Nous surveillerons avec intérêt les travaux entrepris par ces trois jeunes et leur souhaitons plein de réussite dans leur entreprise. Comme nous, ajoutez ce carnet à vos favoris.

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lundi 2 avril 2012

Raíces 47 - Revue Textos Arkeopáticos avec Juan Tonchez

Ce samedi, nous avons reçu Juan Tonchez, un des trois fondateurs de la revue en ligne Textos arKeopáticos. Accompagné d'Azucena Cervantés, archéologue indépendante et collaboratrice régulière de projets à Teotihuacan, et de Juan José Reynol, Juan est architecte de formation. Il s'est ensuite intéressé à l'archéologie et travaille actuellement sur des fouilles dans l'état de Jalisco.

La revue Textos arKeopáticos proposera dans les prochains jours sa deuxième édition disponible sur le blog Arkeopatias. Nous sommes revenus sur la genèse de la revue, ses contenus, ses objectifs.

Nous vous proposons d'écouter et de partager librement ce programme sur le portail Archive en format mp3 et ogg.


Références
Sitio oficial: https://arkeopatias.wordpress.com/
Página Facebook: https://www.facebook.com/Arkeopatias
Cuenta Twitter:
Cuenta Google+: https://plus.google.com/118338864761457156469/posts
Canal Youtube: https://www.youtube.com/user/ArKeopatiasTV/videos.

Voici une série de revues à consulter en ligne :


http://www.ciesas.edu.mx/ichan/Index.html
http://ichantecolotl.blogspot.mx/



  • Estudios de Cultura Maya : http://www.iifilologicas.unam.mx/estculmaya/ 
  •  Journal de la Société des Américanistes: http://jsa.revues.org/


Bonne écoute en attendant vos commentaires et suggestions. Nous avons enregistré cet entretien le jeudi 30 mars dernier dans les studios de Radio UdeM. Sergio Becerra s'est chargé du montage et de l'illustration musicale de ce quarante-septième épisode de Raíces. 
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