vendredi 30 novembre 2012

Une "cuisinière" préhispanique retrouvée à Xiuic, Yucatan

900 billets publiés sur Mexique !

Une équipe américano-mexicaine d’archéologues a annoncé la récente découverte d’objets qui nous plongent au cœur de la vie quotidienne du site yucatèque de Kiuic. Situé dans la région Puuc, Kiuic a été apparemment abandonné à la fin du Classique terminal, vers 850-900 de notre ère.

Dans un article publié dans le Journal of Archaeological Science, les archéologues Stephanie Simms, Francesco Berna de la Boston University et George Bey III, du College Milsaps et Tomas Gallareta Negron de l’INAH Yucatan, annoncent les résultats d’analyses effectués sur des boules de terre cuite mises au jour  . Pour être précis, le corpus étudié compte soixante-dix-sept balles complètes et quelques neuf cents fragments qui ont été mise au jour.

Cette découverte n’est pas aussi spectaculaire qu’un masque de jadéite ou une offrande de temple. Mais elle n’en demeure pas moins essentielle pour comprendre le quotidien maya à cette époque, notamment sur la manière dont les anciens Mayas procédaient leurs aliments avant de les consommer.

Mais comment être sûr que ces boules en terre cuite n’avaient pas une autre fonction ? L’archéologue tabasqueña Miriam Gallegos rappelle sur le réseau social Facebook que des sphères semblables avaient été découvertes près de Comalli : il semblerait qu’elles aient été utilisées comme des poids pour lester des filets de pêche en eau douce.

Cependant, selon l’archéologue Charles Kolb, les boules en terre cuite de Kiuic comptent des traces successives d’exposition au feu mais également des traces microscopiques de maïs, d’haricot et de courge. La céramique utilisée a été produite localement et a une ancienneté de plus de mille ans. Les sphères étaient chauffées sur des braises avant d’être plongées dans des récipients qui contenaient les aliments devant être consommés.

L’archéologue Simms propose un processus un peu plus complexe mais encore observable dans certaines villages mayas modernes. Après creusé un trou dans le sol, on dispose les pierres ou les sphères au fond. On élabore un feu au moyen de branches au-dessus de manière à ce que les braises tombent sur les pierres. Ensuite les fruits ou les paquets de nourritures sont enroulés dans du maïs et couverts de terre. Après une heure, on peut découvrir les aliments et les consommer.

Pour sa part le mayiste Justin Kerr, dans une participation publiée sur le groupe Aztlan, rappelle l’existence d’un comal et de trois sphères en calcaire travaillé et gravé. Ils faisaient partie d’une offrande retrouvée près des restes d’une femme. Ces trois préalablement chauffées servaient de support au comal qui étaient utilisé pour cuire les aliments.

Références bibliographiques :
Simms, Stephanie R1; Parker, Evan2; Bey, George J3; Negrón, Tomás Gallareta, “Evidence from Escalera al Cielo: Abandonment of a Terminal Classic Puuc Maya hill complex in Yucatán, Mexico”. In Journal of Field Archaeology, Volume 37, Numéro 4, November 2012 , Maney Publishing, pp. 270-288(19)
Partager

mardi 27 novembre 2012

Raíces 79 - La femme maya préhispanique avec Miriam Gallegos

Cette semaine, nous retrouvons l'anthropologie sociale appliquée à un contexte préhispanique. Il y a quelques mois, Miriam López nous avait présenté le rôle de la femme mexica au moment du contact avec les conquistadores espagnols. Il nous paraissait logique de continuer d'exposer le rôle incontournable de la femme dans les sociétés mésoaméricaines en abordant la zone maya. Nul doute que nous poursuivrons ce travail de diffusion en connaissant d'autres cultures.

Vous pourrez retrouver le balado de ce programme en format mp3 sur Soundcloud, Divshare et Archive .





Références bibliographiques
Ardren, Traci. 2002. Ancient Maya Woman. Walnut Creek: Altamira Press.
Gallegos G., Miriam Judith y Ricardo Armijo.
2003. “La corte real de Joy’Chan a través de las mujeres, hombres y dioses de barro. Estudio preliminar de género”, Los investigadores de la Cultura Maya, 12, tomo II: 304-318, Universidad Autónoma de Campeche, Chetumal. 2006. “Mil años haciendo pozol. Actividades y posición de la mujer indígena de Tabasco”. Disponible en ligne sur : http://congresos.cio.mx/3_enc_mujer/ext_platica.htm .
Gallegos G. Miriam Judith.
2010. "Ataviando su identidad: la mujer prehispánica de Jonuta, Tabasco, México". In Identidades y cultura material en la región maya, H. Alvarez y Marcos Pool (éds.), Mexico: UADY, pp 69-87. Gallegos G., Miriam Judith. 2011. “Las jóvenes oradoras: participación de la mujer prehispánica en la religión maya”, in Las mujeres mayas en la antigüedad, México: Centro de Estudios de Antropología de la Mujer, págs. 41-70.
López Hernández, Miriam.
2012. Mujer divina, mujer terrena: modelos femeninos en el mundo mexica y maya, Ediciones Araucaria, Buenos Aires.
Olsen Bruhns, Karen y Karen E. Stothert.
1999. Women in Ancient America, Norman : University of Oklahoma Press,
Joyce, Rosemary A.
2000. Gender and Power in Prehispanic Mesoamerica, Austin : Texas University Press. 2008. Ancient bodies, Ancient Lives: Sex, Gender, and Archaeology, New York : Thames and Hudson.
Rodríguez, María y Miriam López. 2011. Las mujeres mayas en la antigüedad, México: Centro de Estudios de Antropología de la Mujer. Disponible en : http://www.ceam.mx/novedades-editoriales/mujeres-mayas-de-la-antigueedad.html . Rodríguez, María (coord). 2007. Las mujeres en Mesoamérica prehispánica, México: Universidad Autónoma del Estado de México.
Arqueología Mexicana, 29 de 1998 sur la femme préhispanique, inclut un article d'A. Benavides réimprimé dans l'ouvrage de Rodríguez y López (2011).

Expositions
25 anniversario del Museo del Templo Mayor, Zone archéologique du Templo Mayor. 
El tiempo de los Ajawo’ob: El tiempo de los señores mayas, Museo regional de Guanajuato, Guanajuato, jusqu'au 3 janvier 2013 :  http://www.inah.gob.mx/index.php/boletines/248-museos/6156-muestra-sobre-gobernantes-mayas-abre-en-el-cervantino 
Der Herz der Maya,  Museum für Völkerkunde, Hambourg, jusqu'au 21 décembre 2012.
México artístico. La diversidad cultural indígena. Mi museo indígena. Av. Paseo de la Reforma Norte 707, Col. Ex Hipódromo de Peralvillo : http://www.cdi.gob.mx/index.php?option=com_content&view=article&id=2507 
Rostros de la divinidad. Museo maya de Cancún, jusqu'en janvier 2013. 
Rituales de muerte. Prácticas funerarias en México, jusqu'en mars 2013.

Événements académiques
Instituto de Investigaciones Antropológicas, Universidad Nacional Autónoma de México.

La Huaxteca. Presentación de avances de proyectos de investigación, ENAH, IIA, UNAM
Mardi 27/11 de 12 a 14 horas.Salón de Usos Múltiples. Avec Ferdinando Alfonso Iruretagoena Armenta, Cecilia Rojas Lombó, Lucero Meléndez.

Antropología y ciencias aplicadasSeminario permanente, lundi 26/11 de 11 à 13 h. Sala de videoconferencias (119) avec Galia González Hernández.

Casa de las Humanidades Universidad Nacional Autónoma de México.
Oaxaca y sus vecinos: Arqueología, Historia y Artes PlásticasTous les mardis jusqu'au 27/11, Av. Presidente Carranza 162, Coyoacán, México D.F. : http://www.cashum.unam.mx/actividad.php?id=265 .
Museo Nacional de Antropología, México.
IX Coloquio interno del seminario permanente de antropología de la muerte27 et 28/11 de 10 à 18 h, Auditorio Fray Bernardino Sahagún, Museo Nacional de Antropología.

Primer simposio Teotihuacán y el Occidente, jeudi 29/11 de 10 à 19 h. Auditorio Fray Bernardino de Sahagún, contact : TeotihuacanOccidente@gmail.com .




Informations

Réouverture de la salle Los toltecas y el epiclásico
http://mna.inah.gob.mx/index.php/salas-de-exhibicion/permanentes/arqueologia/los-toltecas-y-su-epoca.html

Inauguration du Museo de las Yacatas, Tzintzuntzán, Michoacan:
http://inah.gob.mx/index.php/boletines/248-museos/6246-entrega-calderon-museo-y-ex-convento-en-tzintzuntzan

Ouverture au public du site d'El Pañhu, Hidalgo: 
http://inah.gob.mx/index.php/boletines/7-zonas-arqueologicas/6245-abren-pahnu-nueva-zona-arqueologica-en-hidalgo 


Médias
Série documentaire Piedras que hablan, 27 novembre 2012.
Cine Club Mesoamericanos, UNAM, 29 novembre 2012.


Cet entretien a été enregistré le 22 novembre 2012 dans les studios de Radio UdeM, San Pedro Garza García, Nuevo León, Mexico, avec l'aide de Sergio Becerra aux manettes et au montage. Nous vous rappelons que Raíces est un programme radio éducatif sans but lucratif sous licence Creative Commons Paternité-Partage à l'identique-Usage commercial interdit.
Partager

dimanche 25 novembre 2012

Arqueología mexicana 118

Calendriers mayas, des Mexicas pilleurs à Teotihuacan, dindes et un site tributaire de Tenochtitlan sont au sommaire du dernier numéro de la revue de divulgation publiée par l'INAH.


La "fin du monde" approchant, il était presque évident qu'Arqueología mexicana allait nous proposer un nouveau numéro sur les Mayas, après celui sur les dernières découvertes faites à Palenque et un hors-série. Ce ne sera pas de trop pour lutter contre les mauvaises informations qui sont véhiculées par les médias de communication depuis quelques années.

Quoi de mieux que l'étude des calendriers utilisés par les Mayas pour comprendre qu'ils n'en étaient pas les utilisateurs, ni créateurs comme on l'entend ou le lit souvent. A ce titre, l'article proposé par Carlos Pallán Gayon est particulièrement révélateur et instructif. L'auteur revient notamment sur le Compte long, el tzolk'in de 260 jours (étroitement lié au cycle vénusien, le ha'ab de 360 jours. Pallán Gayon résiste à l'idée d'ajouter un bissexte, préférant plutôt un décalage progressif des fêtes et cérémonies et surtout des porteurs d'année. Il explique notamment comment à différents moments et en différents endroits ces porteurs d'années varient. Enfin il évoque rapidement les possibles computs effectués à partir de l'observation de planètes comme Mars, Jupiter et éventuellement Saturne.

Guillermo Bernal Romero se charge de nous expliquer plus préciser le fonctionnement et surtout les origines du Compte long. En effet, contrairement à ce qui est régulièrement présenté comme une invention des Mayas, le Compte long est en effet présent sur la stèle 2 de Chiapa de Corzo.

Relevé de la Stèle 2, Chiapa de Corzo,
Epi-olmèque, Préclassique tardif.

L'existence de ce Compte long implique nécessairement une date zéro et donc l'utilisation de ce chiffre, là encore attribué à tort aux Mayas. Toutefois on ne dispose pas de cette date. En revanche on dispose au moins d'une inscription indiquant une date de démarrage de ce compte sur la stèle C de Quiriguá.


Stèle C, Quiriguá.
Maya, Classique récent.

L'anthropologue Stanislaw Iwanisewski s'attarde sur l'importance des lunaisons dans le calendriers. Si on ne dispose d'aucune preuve directe de ce lien, nombreuses sont les pistes indiquant un comput des lunaisons associé au Compte long. L'auteur s'appuie sur une étude des calculs lunaires dans le Codex de Dresde et celui des lunaisons observé sur le site guatémaltèque de Xultun. Vous pouvez d'ailleurs consulter cette autre étude si vous êtes intéressé par le sujet.

De son côté, l'archéastronome Jesús Galindo Trejo propose une hypothèse intéressante sur l'iconographie de la Salle des fresques de Mayapán : les peintres auraient représenté le transit de Vénus qui a eu lieu soit en 1152 ou en 1275 de notre ère.

Il est également question d'archéoastronomie dans le papier rédigé à quatre mains par Pedro Francisco Sánchez Nava et Ivan Spracj. Les deux auteurs proposent une série d'alignements combinant l'architecture et le soleil.

L'archéologue Gabrielle Vail, responsable d'un très bon site sur les codex mayas, propose de revisiter les codex mayas en fonction des mythes diffusés au Postclassique. Enfin la participation de Patrick Johansson consiste en un exposé sur  les fameux jours néfastes, appelés nemontemi par les Mexicas.

Parallèlement à ce dossier sur le calendrier maya, on peut également des articles traitants de thèmes plus ou moins éloignés de ce dernier.

L'archéologue Raúl Barrera Rodríguez présente les différents travaux de fouilles et de restaurations entrepris sur le site d'Ixcateopan, soumis au tribut mexica bien que situé à une certaine distance de Tenochtitlan.

Un article tout aussi intéressant montre l'importance symbolique, mythologique et rituelle de la dinde. Il est l'oeuvre d'Edith Peña Sánchezet d'Alfredo Paulo Maya. A ce titre, je vous renvoie à la note que nous avons publiée il y a quelque temps sur les travaux entrepris par notre collègue Nicolas Latsanopoulos sur cet animal.

Le premier  article qui ouvre ce dernier numéro pour 2012 est l'oeuvre de Leonardo López Luján, Amaranta Argüelles et Saburo Sugiyma. Il fait le point et met à jour la présence d'objets teotihuacains dans des offrandes déposées dans le Templo Mayor de Tenochtitlan.

Xavier Noguez, enseignant-chercheur du Colegio del Estado de México, revient rapidement sur la Roue calendaire N°5 de Veytia.

Partager

lundi 19 novembre 2012

Nouvelles données sur le déclin maya.

Si vous êtes lecteur régulier de ce blog, vous aurez remarqué que certaines notions ou hypothèses ont été durement critiquées par votre serviteur : la prophétie maya, les sacrifices humains massifs. Il est une autre polémique régulièrement alimentée et souvent mal argumentée : la "disparition" des Mayas. Concept romantique s'il en est, proposé par des mayistes et archéologues des années 1930 à 1950 selon lequel les différentes groupes mayas abandonnent du jour au lendemain leurs villes, leurs habitations.

En fait, cet abandon concerne avant tout les grands centres urbains des Basses terres centrales comme Tikal ou Calakmul entre 750 et 900 de notre ère. D'autres villes ont connu des abandons rapides avant cette époque appelée Classique terminal. D'autres encore se sont épanouis ensuite comme Uxmal, puis Chichen Itza ou Mayapan au nord de la Péninsule du Yucatan. Qui plus est l'abandon n'est jamais total. Si les palais et autres habitations de l'élite sont abandonnés, de petits groupes ont continué d'occuper et d'utiliser temples et pyramides, comme en témoignent des dépôts d'offrandes postérieurs.

Dzibanché s'étend sur plus de 40 km² à travers quatre ensembles de constructions : le Groupe principal, Tutil, le Groupe central et l'acropole de Kinichna. Le site connut son acmé entre les IIIe et XIe siècles de notre ère. Les campagnes successives de fouilles, de restaurations et conservation entreprises sur le site de Dzibanché pourraient battre en brèche la chronologie actuellement en vigueur. C'est en tout cas ce que prétend résumer ce bulletin publié sur le site de l'INAH. Sandra Balanzario, chargée du projet Dzibanché, est revenue sur une série de découvertes faites par l'équipe dirigée par feu  Enrique Nalda .

Une vaisselle rituellement tuée indique que le site a été habité et utilisé jusqu'au Postclassique tardif. Sur cette céramique peinte, les archéologues ont pu déchiffré la présence du frère d'un dirigeant de la dynastie Ka'an qui régna de nombreux siècles sur Calakmul.

Parallèlement le travail de fouilles a été suspendu jusqu'à présent afin de restaurer et consolider les bâtiments qui furent les derniers fouillés par Nalda. Parti à la recherche des maisons de habitants de Dzibanché, c'est en fait un complexe de quatre palais apparemment de caractère administratif qui a été mis au jour situé dans la Petite acropole.

70 % des espaces conservent en effet des traces de peinture murale polychrome et des graffitis. Des glyphes faisant référence à la dynastie Ka'an ont été également déchiffrés. D'autre part des restes osseux appartenant à quatre individus démembrés ont été retrouvés à proximité d'encensoirs-effigies tués rituellement. Des couteaux d'obsidienne et de silex, des restes d'animaux et un poinçon en os gravé d'une scène de sacrifice par cardiectomie complètent ce catalogue d'objets datés du Postclassique.

Dans un autre ensemble, la Place Pom, l'équipe de Nalda avait fouillé les vestiges de pièces occupées probablement par l'élite de la ville pendant le Classique. Cela se traduit par la présence de banquettes, des objets servant à moudre, des céramiques polychromes associées à des activités domestiques et d'une peinture murale comportant des traces de peintures rouges, bleu, jaune, vert et noir. On peut observer un serpent aux crocs saillants et à la gueule grand ouverte : sur son corps on peut reconnaître les bras et mains de différents personnages. Etant donné la proximité de ce complexe de la zone monumentale de Dzibanché, il n'est pas exclu qu'il s'agisse de la résidence des gouvernants de la dynastie Ka'an.

Au Temple des cormorans tout proche, un autre relief en stuc peint pendant le Classique a révélé la représentation de la montagne sacrée, si importante dans la cosmovision mésoaméricaine : il s'agit du lieu d'origine des principaux lignages. Le relief est particulièrment bien conservé dans la mesure où c'est l'agrandissement de cette pyramide au Postclassique qui l'a sauvegardé du temps. Ce relief est actuellement en cours de conservation.

Si vous souhaitez savoir à quoi ressemblent ces reliefs peints, vous pouvez jeter un œil au diaporama préparé par l'INAH.


Partager

samedi 17 novembre 2012

Raices 78 - Littérature anthropologique pour enfants avec Gabriela Olmos

Il y a plus d'un an, nous recevions Federico Navarrete Linares, enseignant-chercheur à l'UNAM, historien et écrivain. Nous avions parlé de ses publications à destination du jeune public et notamment de son roman Huesos de lagartija (Os de lézard). Cette semaine, nous souhaitons mettre en avant le travail d'auteur d'une autre invitée que vous avez déjà pu entendre sur Raíces: Gabriela Olmos.

Gabriela Olmos est l'auteur d'une petite dizaine d'ouvrages (co-édités par Artes de México) destiné au jeune public. Elle nous explique les difficultés de rédiger pour eux mais également ce qu'elle a souhaité transmettre à travers ses publications.

Ce programme est disponible sur Divshare, Soundcloud et Archive.org en format mp3 et ogg.






Références bibliographiques
Navarrete, Federico.
Huesos de lagartija. Mexico: Ediciones SM.
 Olmos, Gabriela.

(2005). El zopilote y la chirimía. Mexico: Artes de México.
(2007). Como bailan los monstruos. Mexico: Artes de México.
(2010). Con los ojos cerrados. Sueños de los niños indígenas. Mexico: Artes de México.
(2012). El sueño de los dioses y otros cuentos huicholes. Mexico: Artes de México

Expositions
Los dioses de barro. Museo Nacional de Antropología, jusqu'au 21 novembre 2012.
México artístico. La diversidad cultural indígena. Mi museo indígena.
Rostros de la divinidad. Museo maya de Cancún, jusqu'en janvier 2013.

Événements académiques
La lengua y la cultura maya a través del campo interdisciplinario: El caso del Colectivo Turix en Yucatán Viernes 23/11 a las 12.30 horas. Sala de videoconferencias, Instituto de Investigaciones Históricas, UNAM Con Jaime A. Magaña Caamal.
El estudio de los contactos culturales en Mesoamérica y Oceanía. Alteridad y ritual en la obra de Inga Clendinnen, 23/11 de 12 à 14 h.  Federico Navarrete Linares, IIA - UNAM Instituto de Investigaciones Antropológicas, Auditorio. Taller Signos de Mesoamérica Coordinadores Dr. Alfredo López Austin, Dr. Andrés Medina Hernández.
Antropología de género, 21/11 de 12 à 14 h. Coordinadora Dra. Ana María Salazar Peralta Instituto de Investigaciones Antropológicas, Salón 120.
Los recubrimientos arquitectónicos de estuco y barro (parte II), 21/11/2012 de 14 heures à 16 h. Conférence de Yuko Kita, Instituto de Investigaciones Antropológicas, Seminario Permanente de Arqueología en áreas tropicales de Mesoamérica.
La cultura olmeca del Golfo de México y del Altiplano central mexicano. Tous les vendredis à 18 heures, cours avec Regina de los Angeles Montaño Perches, Escuela Nacional de Antropología e Historia, Salle P202.

Informations
Création d'un Institut d'état de langues indigènes au Sinaloa, El Universal du 15 novembre 2012.
Trois nouveaux sites archéologiques découverts dans l'état de Zacatecas, INAH Noticias.

Médias
Série documentaire Piedras que hablan, 20 novembre 2012 sur Calakmul et Bonampak.
Cine Club Mesoamericanos, UNAM, 22 novembre 2012 sur le Yucatan.
Publication d'Alejandra Gámez Espinosa. (2012) Ritualidad y cosmovisión agrícola en una comunidad ngiwá (popoloca), México: IIA-UNAM.


Cet entretien a été enregistré les 10 octobre et 15 novembre 2012 dans les studios de Radio UdeM, avec l'aide de Sergio Becerra aux manettes et au montage. Nous vous rappelons que Raíces est un programme radio éducatif sans but lucratif sous licence Creative Commons Paternité-Partage à l'identique-Usage commercial interdit.
Partager

jeudi 15 novembre 2012

Etudes bioanthropologiques à San Miguelito, Quintana Roo

La récente inauguration du Museo maya de Cancun a mis le petit site de San Miguelito sous le feu des projecteurs. Sandra Elizalde, archéologue en charge des fouilles, des restaurations et de l'étude de San Miguelito, bénéficie enfin d'une tribune digne des recherches qu'elle mène. L'INAH a publié dernièrement un bulletin sur une analyse bioanthropologique des restes de 47 enterrements retrouvés sur ce site. Pour être plus précis, ils avaient été déposés sous le sol de 11 constructions de type habitationnel, alors que le Yucatan était progressivement conquis par les Espagnols, coupant ainsi les routes commerciales, terrestres et maritimes, autour du Yucatan.

Les rapports médico-légaux font état de 30 enfants âgés entre 3 et 6 ans. Elizalde en conclut une forte mortalité infantile, très probablement provoquée par la multrition et la famine qui semble avoir frappé la côte orientale de la péninsule du Yucatan. Corrolaire de cette malnutrition, le mobilier funéraire accompagnant les défunts est limité autant en nombre qu'en qualité : les archéologues ont notamment retrouvé une figurine en céramique en forme de colibri et une seconde représentant une femme au visage ridé.

Des 17 enterrements restant, deux ont été effectué à des urnes en céramique. Si certains ossements restent encore à identifier, d'autres offrent quelques certitudes comme cet enterrement accompagné de bois de cervidés, d'un couteau et de pointes de projectile.

Les fouilles entreprises depuis 2010 ont permis de retrouver deux phases de construction : la première remonterait entre 1200 et 1350 de notre ère. La seconde phase présentent des similitudes architecturales avec les sites de Tulum, Xelha et Xcaret. San Miguelito formait très probablement un seul site avec El Rey. Idéalement situé à l'entrée de la lagune Nichupté, il faisait partie de cette ceinture de centres d'échanges et se trouvait sur les routes de cabotage opérant autour de la péninsule du Yucatan. 

San Miguelito compte 40 bâtiments répertoriés : 14 ont été restaurés pour permettre leur visite, couplée à celle du musée.  Ils sont répartis en cinq ensembles :
  • la grande pyramide, de douze mètres de côté,
  • l'ensemble Sud
  • l'ensemble Dragon
  • l'ensemble Chaac
  • l'ensemble Nord où ont été exhumés les 47 enterrements.
Un bâtiment, apparenté à un palais, comptait notamment deux représentations en relief de la divinité postclassique Chac et un autel où a été découvert une vaisselle scellée par une pierre. A l'intérieur, une microfouille a permis l'identification d'un éclat d'obsidienne, une pointe de projectile en silex, une hachette et des billes faites de différents matériaux.

Enfin un pendentif en nacre long de 5 cm contient un visage masculin gravé : son profil laisse penser qu'il est originaire du centre du Mexique. Différents outils en pierre, des blocs d'obsidienne non taillés et originaire du Guatemala, des objets en pierre et en nacre et des pièces en céramique grossièrement travaillées figurent au catalogue.

Pour en savoir plus, vous pouvez observer le diaporama disponible sur le site de l'INAH. En ce qui concerne les routes mayas de navigation, vous pouvez consulter le numéro 33 de la revue Arqueologia Mexicana.
Partager

lundi 12 novembre 2012

Arqueologia Mexicana - Hors série 46

La revue de divulgation publiée par l'INAH propose un nouveau catalogue visuel pour le bimestre octobre-novembre. Cette fois-ci il s'agit de redécouvrir le patrimoine mexicain et mexica surtout à travers sa réutilisation dans différents domaines comme le cinéma, le théâtre, la publicité, la philatélie, la numismatique, le tatouage, l'art urbain (1).


L'ensemble est précédé d'un texte rédigé par Eduardo Matos Moctezuma, membre du Colegio de México et chercheur émérite de l'INAH. Au-delà de certains aspects comiques de bon goût, frôlant parfois l’espièglerie, on notera la dénonciation féroce de certains abus commis contre le patrimoine mexicain, y compris par les propres gouvernements à niveau local ou fédéral.

L'archéologue mexicain revient entre autres sur l'abus généralisé et la mauvaise utilisation de l'adjectif "aztèque", appliqué pour désigner tout et n'importe quoi. De la même il regrette l'usage fallacieux de fin du monde et des extraterrestres fait par le secrétariat au tourisme pour promouvoir le Mexique.

C'est ainsi que Matos revient sans ambages sur le pillage et les collections privées, les spectacles son et lumière qui ont fleuri ou voulu fleurir ici et là sur le territoire, notamment à Teotihuacán sous la pression du président élu Enrique Peña Nieto, alors gouverneur de l'État de Mexico. Il dénonce vertement les processions de touristes dans les zones archéologiques lors des équinoxes et solstices pour "recharger leur batterie", sans qu'aucun élément archéologique n'ait corroboré de telles pratiques à l'époque préhispanique. Il fustige aussi les danses et rituels curatifs effectués près du Templo Mayor, résultats d'interprétations modernes et complètement infondées: on ignore tout en effet des rythmes, durées et chorégraphies utilisés au moment du contact.

Dernier point de son argumentaire : l'utilisation impropre des musées et sites archéologiques. Sans donner d'exemples concrets, Matos fait référence implicitement aux dîners privés organisés au Museo Nacional de Antropología, aux concerts de Chichen Itza ou  à la construction de bâtiments modernes sur des vestiges préhispaniques sans qu'il y ait eu une recherche et une restauration préalable comme l'exige la loi mexicaine. Il s'agit d'une mise au point juste et nécessaire.

On pourra regretter la couverture réduite des abus commis contre le patrimoine mexicain. En effet, le catalogue met en exergue presque exclusivement le patrimoine mexica postclassique et appelle nécessairement à une considération plus vaste de cette problématique dénoncé par l'auteur de Vida y muerte al hilo de la obsidiana. Regrettable également est l'absence de mise à jour du site officiel de la revue suite à la publication de cette revue, il y a maintenant trois semaines.

(1) Dans ce dernier ensemble, on peut regrouper l'architecture, les monuments civiques, les peintures murales, les noms de rue et les graffiti. 
Partager

dimanche 11 novembre 2012

Raíces 77 - Langues originelles menacées avec Fernando Nava

"Article 4. Les langues indigènes qui sont reconnues dans les termes de la présente loi sont des langues nationales pour leur origine historique et ont la même valeur sur leur territoire, leur localisation et dans le contexte où elles sont utilitées."

"Article 5. Les langues indigènes seront valables, à l'égal de l'espagnol, pour n'importe quel sujet ou procédure de caractère publique et pour accéder pleinement à la gestion, aux services et à l'information publics. Il appartient à l'Etat de garantir l'exercice des droits prévus dans cet article."


La preservation et la diffusion des langues originelles est le thème que nous avons comenté lors de ce soixante-dix-septième programme de Raíces en compagnie du Dr Fernando Nava, enseignant-chercheur à l'UNAM, directeur du programme de master en anthropologie de cette institución, linguiste et musicologue.


 



Vous pouvez reproduire et télécharger librement le fichier en format mp3 ou ogg sur le site archive.org.

Vous pouvez également écouter la liste complète des programmes émis sur le portail Divshare. 



Références bibliographiques

Catálogo de las Lenguas Indígenas Nacionales. Variantes lingüísticas de México con sus autodenominaciones y referencias geoestadísticas. Document pdf disponible le 10/11/2012 sur : http://inali.gob.mx/clin-inali/

Ley de derechos lingüísticos de los pueblos indigenas. Disponible en ligne le 10/11/2012 sur :http://site.inali.gob.mx/LGDPI/index.html .

Expositions

25 anniversario del Museo del Templo Mayor. Exposition temporaire du mardi au dimanche, de 9 à 17 h, Zone archéologique du Templo Mayor.
Los dioses de barro, Museo Nacional de Antropología. Jusqu'au 21 de noviembre, 
La diversidad cultural indígena. Mi museo indígena. 
Rostros de la divinidad. Museo maya de Cancún, jusqu'en janvier 2013.
El tiempo de los Ajawo’ob: El tiempo de los señores mayas, Museo regional de Guanajuato, Guanajuato, jusqu'au 3 janvier 2013.

Evénement académiques
Jornadas de arquitectura prehispánica. Du 12 au 16 novembre 2012, Faculté d'Architecture de l'UNAM, Mexico.
Taller avanzado de Epigrafía V. Textos en objetos portátiles, Amphithéâtre Javier Romero Molina, ENAH, jusqu'au 21 noviembre.
XXII Encuentro “Los investigadores de la cultura maya”Du 13 au 16 novembre 2012  Aula Magna “Tomás Aznar Barbachano”, Universidad Autónoma de Campeche, Centro de Investigaciones Sociales e Históricas.

Medias
Série documentaire Piedras que hablan, tous les mardis à 21 heures sur Canal 22.

Cet entretien a été enregistré le 8 novembre 2012 dans les studios de Radio UdeM, avec l'aide de Sergio Becerra aux manettes et au montage. Nous vous rappelons que Raíces est un programme radio éducatif sans but lucratif sous licence Creative Commons Paternité-Partage à l'identique-Usage commercial interdit.
Partager

samedi 3 novembre 2012

Raíces 76 - La fête des morts avec Emiliano Gallaga

Cette semaine nous retrouvons avec plaisir notre collègue de l'INAH Emiliano Gallaga pour évoquer un moment fort de l'année pour les Mexicains. Avec le 12 décembre qui célèbre la Vierge de Guadalupe, le Vendredi Saint, l'Indépendance mexicaine du 16 septembre, la fête des morts qui a lieu tous les 2 novembre fait partie des moments forts de la vie de ce pays. Nous avons d'ailleurs proposé une petite plongée dans le cimetière de Tzintzuntzan, au Michoacan il y a quelques années.

Vous pouvez écouter ce programme sous Divshare et Soundcloud. Vous pouvez aussi le retrouver sur la page archive.org en formato .ogg et .mp3.







Références bibliographiques

Argüello Sánchez, Jorge. (1994). Gran fiesta de muertos. Hueymicailuitl. México: Ducere.
Garza Guajardo, Celso. (1998). Solo conozco a los muertos. Monterrey: UANL / Centro de información regional.
Morales, Antonio. (2000). La fiesta de los muertos. Una celebración de los estudiantes universitarios. México: UNAM.
Norget, Kristin. (2006). Days of death, days of life. Ritual in the Popular Culture of Oaxaca. New York: Columbia University Press.
Sierra Carrillo, Dorla. "La muerte entre los Tarascos". In Arqueología mexicana, vol. X, núm 58, p. 62-69. Mexico: Raices/INAH.

Expositions
Évènements académiques
Nouvelles
Médias
Cet entretien a été enregistré le 1er novembre 2012 dans les studios de Radio UdeM, avec l'aide de de Sergio Becerra à la console et au montage. Nous vous rappelons que Raíces est un programme radio éducatif sans but lucratif sous licence Creative Commons Paternité-Partage à l'identique-Usage commercial interdit.


Partager

Textos arKeopáticos 1

C'est avec un certain plaisir que nous relayons la publication du premier numéro de la revue en ligne Textos arKeopáticos, initiative privée, libre et gratuite. Félicitations à son équipe de rédaction, également en charge du carnet arKeopatias !


Bonne lecture !
Partager

vendredi 2 novembre 2012

Un deuxième enterrement découvert à Tak'alik Ab'aj

Le Hufftington Post et l'agence de presse de l'UNAM rapportent la découverte en juin dernier d'une tombe sur le site maya connu aujourd'hui comme Tak'alik Ab'aj. L'année dernière, nous vous avions déjà parlé de ce site guatémaltèque qui a connu une occupation pendant plus de deux mille ans. Jusqu'en présent on disposait seulement d'un seul contexte funéraire sur ce site, découvert en 2001. Riche de plus de 600 vaisselles et d'un ensemble de jade ne comptait pas d'ossements.

L'équipe d'archéologues de l'IDEAH (Instituto DE Antropología e Historia) coordonnée par Crista Schieber a mis au jour une série d'objets qui devait être disposés sur le corps de leur propriétaire enterré sous l'édifice 6 du site. L'un d'entre eux, un collier en jadéite, apporte des informations qui pourraient s'avérer essentielle pour identifier cette personne dont les ossements n'ont pas résisté à l'épreuve du temps. Un des éléments est une représentation d'un vautour : il pourrait s'agir d'un personnage appelé appelé Kutz Chman ou Vieux vautour.



Le collier fait partie de tout un ensemble d'ornements taillés dans la même pierre : deux bracelets de poignets, deux autres de cheville et le sertis d'un pagne qu'on peut apprécier sur le schéma visible ci-dessus et généreusement proposé par Crista Schieber et Miguel Orrego. Les rares éléments céramiques retrouvés ont été datés entre 700 et 400 avant notre ère, remontant à la présence du style olmèque sur ce site.

Sur le site du Ministère de la Culture et des Sports du Guatemala, on peut également consulter le résumé de la conférence de presse proposé par Schieber et Orrego. Une fois n'est pas coutume: nous vous recommandons la lecture de l'article rédigé en anglais "Tak'alik' Ab'aj" disponible sur Wikipedia.

Partager

jeudi 1 novembre 2012

Avancées des fouilles à Iglesia Vieja, Chiapas

Depuis cinq ans, une équipe d'archéologues de l'INAH au Chiapas fouille, consolide et restaure le site préhispanique d'Iglesia Vieja, situé à quelques kilomètres au nord de la station balnéaire de Tonala. Situé à 750 m d'altitude, Iglesia Vieja compte cinq goupes d'édifices répartis sur plus de 70 hectares et trois collines entourées de rivières.



Iglesia Vieja est l'un des rares sites mésoaméricains à présenter une architecture mégalithique: le site maya postclassique d'Aké, au Yucatan, et celui de Chimalacatlán, au Morelos, sont les deux seuls autres à disposer de constructions utilisant de volumineux blocs de pierre taillés et parfaitement ajustés.

Palais des âmes, Aké, Yucatan, Postclassique.
Photo : HJTV, disponible le 26/10/2012 sur : 

Iglesia Vieja a connu son acmé au Classique ancien, entre 250 et 400 de notre ère même si on dispose d'éléments remontant l'occupation du site jusqu'à 400 avant notre ère. Depuis 2010, l'archéologue nippon Akira Kaneko et son équipe fouillent les groupes B et C. La structure B-I attire l'attention par sa longueur : 91 m où se voient parfaitement les énormes blocs extraits et travaillés de carrières avoisinantes. C'est sous cette édifice qu'a été récupéré une offrande postérieure à l'abandon du site, datée vers 600 de notre ère.

Autel face au Temple 1, Iglesia Vieja, Chiapas.
Classique ancien.
Photo : Emiliano Gallaga/INAH.

C'est encore sur la place de ce groupe qu'un énorme bloc ovoïde de 2 m de diamètre et 1 m de hauteur a été localisé. Certains mythes mixe-zoques modernes rapporte curieusement que l'homme serait né d'un oeuf.

Monument des 4 faces, Iglesia Vieja, Chiapas.
Zoque, Classique ancien.
Photo : Emiliano Gallaga/INAH.

D'autre part, Kaneko fait mention de la découverte d'au moins trente sculptures présentant des traits humains et/ou animaux. Parmi cette deuxième catégorie, on a pu observer des représentations de tortues, d'oiseau, de rapace et de poisson. Il est également intéressant de voir qu'Iglesia Vieja ait développé sa propre culture, en dépit du rayonnement teotihuacain sur une très grande partie de la Mésoamérique.


Temple 1, Iglesia Vieja, Chiapas.
Classique ancien.
Photo : Emiliano Gallaga/INAH.

Pour en savoir plus sur Iglesia Vieja et les fouilles, consultez le bulletin publié par l'INAH. Nous remercions le Dr Emiliano Gallaga, délégué de l'INAH au Chiapas de nous avoir gracieusement proposé de publier les photos dont il est l'auteur.

  
Partager

Notes similaires

Related Posts with Thumbnails