mercredi 31 juillet 2013

Les petits secrets de la Pyramide des Inscriptions à Palenque

Dans un bulletin publié sur le site de l'INAH, on nous résume les travaux de détection entrepris en 2010 par une équipe internationale composé de José Ortega Rámirez, Luis Ángel Villa Alvarado, Maksim Bano, professeur à l'Institut de physique du Globe, à Strasbourg et Pascal Sailhac, ingénieur-chercheur au CNRS sur la Pyramide des Inscriptions où le corps de Kinich Janaab Pakal II avait été déposé dans un sarcophage de pierre finement sculpté et découvert par Alberto Ruz Lhuillier en 1952 (ill.1).


1. Relevé de la pierre couvrant le sarcophage de Pakal.


Également appelé radar à pénétration de sol, le géoradar (ill. 2) est un instrument utilisé en géophysique pour déterminer la structure et la compositions des sols. Depuis quelque temps, les archéologues l'utilisent normalement dans le cadre de prospection archéologique pour détecter la présence d'anomalies dans le sol et, in fine, celle de structures. Les ondes électromagnétiques que le géoradar envoie dans le sol rebondissent sur les "anomalies" et sont renvoyées vers une antenne réceptrice. Le géoradar est particulièrement efficace sur des milieux secs comme le sable, le béton ou le calcaire. C'est d'ailleurs cette roche qui est utilisé souvent en zone maya pour construire les bâtiments et sculpter les stèles.


Ill. 2. Utilisation du géoradar sur le site de Wadi Ramm, Jordanie.
Disponible le 31/07/2013 sur https://en.wikipedia.org/wiki/File:Radarsurvey.jpg . 



A quoi peut donc nous servir l'utilisation d'un géoradar directement sur une structure, préhispanique qui plus est, à Palenque de surcroît ? En fait le projet est né suite à la remise en place de la pierre qui recouvre le sarcophage de Pakal en 2007. Pour qui n'est pas encore descendu jusqu'à sa tombe, la sensation d'étouffement dû a l'humidité permanente, la chaleur, le manque de ventilation prend littéralement le visiteur à la gorge. Les archéologues de l'INAH se sont interrogés sur l'origine des infiltrations dans la structure de la pyramide. D'autre part ils cherchaient à contredire la double hypothèse de Ruz Lhuillier selon laquelle la tombe de Pakal avait été creusée dans la roche mère et que la pyramide fut construite à partir d'elle.


Temple des Inscriptions, Palenque

Même si pour l'heure, trois des neufs niveaux ont été passés au crible, quelques enseignements sont déjà tirés.

Les lectures ont révélé que le tombeau de Pakal ne repose pas sur la roche-mère mais peut-être sur de grandes dalles qui se sont fracturées lors du soulèvement et du transport du bloc sculpté qui scellait le sarcophage.

Deux cavités de deux ou trois mètres de profondeur ont été détectées au pied de l'escalier de la Pyramide des Inscriptions. Elles ne permettent pas de corroborer l'hypothèse d'un cours d'eau canalisé passant sous la pyramide et se dirigeant vers le nord de la place. Arnoldo Cruz, directeur du Projet Palenque, avait annoncé cette découverte l'année dernière. Mais des sondages sur la résistivité électrique effectués ont révélé la présence de sources d'humidité qui peuvent accélérer la dégradation et la structure du monument. Ces recherches trouvent ainsi un intérêt évident en ce qui concerne sa conservation et sa restauration.

Espérons juste qu'il ne faille pas attendre trois ans pour avoir de nouvelles informations sur ce projet franco-mexicain très intéressant.




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lundi 29 juillet 2013

Textos ArKeopáticos 3 Printemps 2013

La gestation du dernier numéro de la revue trimestrielle sur l'anthropologie, le patrimoine, la restauration, l'architecture a pris un peu plus de temps que prévu. Mais on peut enfin le consulter, le télécharger et le partager librement. C'est l'avantage d'une licence d'utilisation Creative Commons ! Ce mois-ci, on compte plusieurs articles sur le patrimoine et l'archéologie péruvienne. 



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dimanche 28 juillet 2013

Raíces 111 - Le site de Piedra Labrada avec Juan Pablo Sereno Uribe

Cette semaine dans Raíces, nous avons évoqué le cas, pas si rare mais toujours intéressant, d'un site archéologique connu de tous, mais surveillé par les habitants qui vivent au-dessus de lui. Piedra Labrada est un excellent exemple de ce genre de situation. Situé sur la Costa Chica du Guerrero, Piedra Labrada semble avoir eu une extension semblable à Teotihuacan. En travaillant, les habitants modernes, en travaillant la terre pour former leurs sillons, rencontrent parfois des restes préhispaniques qu'ils remettent spontanément aux autorités de leur village au point de former une collection plus que notable.

Collaborateur du Centre INAH-Guerrero, Juan Pablo Sereno Uribe a obtenu il y a peu les autorisations pour démarrer un projet archéologique institutionnel de grande ampleur.

Comme chaque semaine, nous vous proposons de télécharger ce programme en formato mp3 et ogg.



Vous pouvez également le télécharger librement sur Soundcloud.




Expositions
Linaje y poder: relaciones culhua-mexicas, Centre Culturel Communautaire Ex-convento de Culhuacán, Del. Iztapalapa, México, D.F., jusqu'au 18/08.
Kukulcan. Palacio Cantón, Mérida.
Quetzalcoatl fotográfico, Palacio Cantón, Mérida, jusqu'au 15/09.
Rostros de la divinidad, Fuerte San José, Campeche, jusqu'au 30/09.

Evénements académiques
Costumbres bioculturales en el Área Maya: Deformación cefálica y decoración dental. Shintaro Suzuki, Maestro en Antropología Esquelética, Facultad de Filosofía y Letras, UNAM, 30/07/2013 a las 6.30 pm en el Museo Popol Vuh, La Antigua.

Nouvelles
Bulletin sur les découvertes de Piedra Labrada publié sur la page de l'INAH.
Note "Piedra Labrada, zona arqueológica no explorada de Guerrero" publiée en ligne le 20/05/2013.
"Impulsan proyecto integral en sitio arqueológico de Piedra Labrada", publié en Agenda Cultural del INAH, juillet 2013.
"Acuerdan rescate de Piedra Labrada", boletín del INAH publié en ligne le 10/06/2013.

Médias
Publication de Textos ArKeopáticos 3, Primavera 2013.




Entretien avec Eduardo Matos Moctezuma, "Aztlan el mito de origen de los Aztecas", sur  Radio INAH, 1/08/2013 à 11 h.

N'hésitez pas à partager vos commentaires sur ce carnet ou sur la page Facebook Raices UdeM.

Nous vous rappelons que Raíces est un programme sans but lucratif sous licence Creative Commons Paternité-Partage à l'identique - Utilisation comerciale interdite. Ce programme a été mixé par Sergio Becerra dans les studios de Radio UdeM, San Pedro Garza García, Nuevo León, México, le 30/06/2013 avant son émission le 27/07/2013. Montage et illustration sonore sont le travail de Sergio Becerra alors que votre serviteur a dirigé l'entretien.
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samedi 27 juillet 2013

Découverte d'une offrande spectaculaire à Tlatelolco

Bien que l'enceinte cérémonielle de Tlatelolco soit cernée par des immeubles récents, on ne peut qu'admirer la patience et le travail des archeólogues qui y travaillent. La page internet de l'INAH nous propose un rapport sur des fouilles entreprises au pied du Grand Temple de Tlatelolco.

On apprend notamment qu'une offrande composée du crâne d'un jeune homme déposé sur une vaisselle a été mise au jour. Salvador Guillem, responsable du Projet archéologique Tlatelolco, a ajouté que, pour l'heure, aucun reste associé n'avait été retrouvé. L'offrande déposée correspond à la phase VII-A, soit la plus récente. Le crâne correspondrait à celui d'un jeune homme qui pourrait avoir servi de captif de guerre avant d'être sacrifié. il reste cependant beaucoup à faire avant de pouvoir de dégager et d'extraire les restes de cette trente-quatrième offrande.

On peut voir un court reportage de cette découverte sur la chaîne INAHTV. Nous reproduisons le lien ci-dessous.



Enfin un diaporama nous propose quelques clichés de ces vestiges.
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samedi 20 juillet 2013

Raíces 110 - Claude-François Baudez à Balamku

Au cas où vous n'auriez pas lu nos derniers billets ou survolé notre page sur Facebook, nous souhaitions rendre hommage au travail conséquent et intense de Claude-François Baudez en territoire maya. Dans un premier temps, nous avons souhaité nous attarder sur ses travaux iconographiques à Balamku, zone archéologique située dans l'état de Campeche. Cet hommage est une initiative de notre collègue Adriana Velázquez Morlet, coordinatrice du Centre INAH-Quintana Roo.

Comme chaque semaine, ce programme est téléchargeable sur le portail Archive en format mp3 et ogg.



Nous vous proposons également de le retrouver temporairement sur Soundcloud.



Bibliographie
Recherches archéologiques dans la vallée du Tempisque, Guanacaste, Costa Rica, Paris, Travaux et Mémoires de l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine, n° 18, 1967, 401 p.
Amérique Centrale, Genève, Nagel, 1970, 254 p. (collection « Archaeologia Mundi »).
(avec Pierre Becquelin), Archéologie de Los Naranjos, Honduras, Mexico. Études mésoaméricaines, Mission archéologique et ethnologique française au Mexique, Vol. 2, 1973, 438 p.
(avec Pierre Becquelin), Tonina, une Cité Maya du Chiapas (Mexique), Mexico, Études mésoaméricaines, Mission archéologique et ethnologique française au Mexique, 1979, Vol. 6-1. Tome I, 548 p.
(avec Pierre Becquelin), Tonina, une cité maya du Chiapas (Mexique), Paris, Études mésoaméricaines, Mission archéologique et ethnologique française au Mexique, Éditions recherche sur les civilisations, Vol.6-2, 1982, Tome II, 908 p.
(ed.) Introducción a la arqueologia de Copán, Tegucigalpa, Honduras, Instituto Hondureño de Antropologia e Historia, 1983, 3 vol.
(avec Pierre Becquelin), Les Mayas, Paris, Gallimard, 1984, 400 p., 441 fig. (collection « L'Univers des formes »).
(avec Sydney Picasso), Les Cités perdues des Mayas, Paris, Gallimard, Paris. 1987, 176 p. (collection « Découvertes »).
(avec Nathalie Borgnino, Sophie Laligant, et Valérie Lauthelin), Papagayo : un hameau précolombien du Costa Rica, Paris, Éditions recherche sur les civilisations, A.D.P.F., 1992, 285 p. ill.
(avec Nathalie Borgnino, Sophie Laligant, et Valérie Lauthelin), Investigaciones arqueológicas en el delta del Diquís, Mexico/DRCSTE, San José de Costa Rica, CEMCA, 1993, 160 p. ill.
(avec Jean-Frédéric Waldeck, peintre), Le Premier explorateur des ruines mayas, Paris, Hazan, 1993, 199 p., ill.
Maya Sculpture of Copán : The Iconography, Norman, Oklahoma, University of Oklahoma Press, 1994, 320 p., 118 fig., 2 tableaux, index.
Une histoire de la religion des Mayas. Du panthéisme au panthéon, Paris, Albin Michel, 2002 (collection « Bibliothèque Histoire »).
Les Mayas, Paris, Les Belles Lettres, 2004 (collection « Guide Belles Lettres des civilisations »).La douleur rédemptrice. L'autosacrifice précolombien, Paris, Riveneuve éditions, 2012.

Articles
1968. "Recherches archéologiques dans la région du lac de Yojoa, Honduras", Journal de la Société des Américanistes. [En ligne], 57, p. 135-138.
1972. (avec Pierre Becquelin) "Recherches archéologiques à Tonina, Chiapas, Mexique", dans Journal de la Société des Américanistes. [En ligne], 61, p. 255-257.
1979. "Recherches archéologiques à Copan, Honduras", dans Journal de la Société des Américanistes. [En ligne], 61, p. 311-316.
1984. "Le roi, la balle et le maïs. Images du jeu de balle maya", dans Journal de la Société des Américanistes. [En ligne], 70, p. 139-151.
1999. "Le roi maya en face", dans Journal de la Société des Américanistes. [En ligne], 70, p. 139-151.
1999. "Los templos enmascarados de Yucatán", dans Arqueología mexicana, VII (37), p. 54-59. (en espagnol)
2002. "Venus y el Códice Grolier", dans Arqueología mexicana, X (55), p. 70-79. (en espagnol)
2006. "De l’aurore à la nuit : le parcours du roi-soleil maya", dans Journal de la société des américanistes [En ligne], 92-1 et 2, mis en ligne le 15 janvier 2012.
2007. "El juego de balón con bastones en Teotihuacan", dans Arqueología mexicana, XV (86), p. 18-25. (en espagnol)
2007. "Los dioses mayas. Una aparición tardía", dans Arqueología mexicana, XV (88), p. 32-41. (en espagnol)
2008. "Le jaguar. Sujet et objet du sacrifice", dans Journal de la Société des Américanistes, [En ligne], 94-1; mis en ligne le 10 juin 2013.
2011. "Las batallas rituales en Mesoamérica. Parte I", dans Arqueología mexicana, XIX (112), p. 20-29. (en espagnol)
2012. "Las batallas rituales en Mesoamérica. Parte II", dans Arqueología mexicana, XIX (113), p. 18-29. (en espagnol)
2012. "Beauty and ugliness in Olmec monumental sculpture", dans Journal de la société des américanistes [En ligne], 98-2, mis en ligne le 22/01/2013. (en anglais)
2013. "La conversión de los ídolos", dans Arqueología mexicana, XX (122), p. 18-29. (en espagnol)
Nouvelles
Remplacement surprise à la tête de l'INAH.
Des fouilles de sauvetage permettent la découverte d'une trentaine d'enterrements près de Jaltipán, Veracruz.

Expositions
Kukulcan. Palacio Cantón, Mérida.
Quetzalcoatl fotográfico, Palacio Cantón, Mérida, jusqu'au 15/09.
Rostros de la divinidad, Fuerte San José, Campeche, jusqu'au 30/09.



Médias
Serie documental Diversidad, Canal 22, tous les mercredis à 21 h y Canal del Congreso, tous les jeudis à 22 h.
Serie documental Antropológicas, Canal Once TV, tous les mercredis à 20 h, rediffusion tous les dimanches à 17h.
Publication de la revue Arqueología mexicana, 122.

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Nous vous rappelons que Raíces est un programme sans but lucratif sous licence Creative Commons Paternité-Partage à l'identique - Utilisation comerciale interdite. Ce programme a été mixé par Sergio Becerra dans les studios de Radio UdeM, San Pedro Garza García, Nuevo León, México, le 15/07/2013 avant son émission le 20/07/2013. Montage et illustration sonore sont le travail de Sergio Becerra alors que votre serviteur a dirigé l'entretien.
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mardi 16 juillet 2013

Des fouilles de sauvetage à Jaltipan, Veracruz révèlent un passé insoupçonné.

Un billet publié sur le site de l'INAH rapporte les premiers résultats très encourageants de fouilles de sauvetages entreprises à proximité de Jaltipan, au sud du Veracruz. Alors que des entrepôts devaient être construits, des parcours de surface préalables n'avaient été guère encourageants. Une fouille à 80 cm de profondeur a pourtant révélé la présence de très nombreux vestiges et, par conséquent, l'existence d'un gisement archéologique dans cette partie méridionale connue plutôt pour quelques vestiges de terre-pleins.

Ce qui a surpris l'équipe dirigée par Alfredo Delgado, c'est la grande quantité de restes osseux accompagnés d'offrandes contenant des os d'animaux, des perles de jade, des miroirs probablement en pyrite. Se manifeste aussi une certaine diversité culturelle à travers les restes céramiques découverts et leur sériation : des figurines de styles olmèque, teotihuacain, maya, popoluca et Remojadas font notamment partie des objets qui indiquent une occupation entre le 1er siècle avant J.C. et 700 de notre ère.

Pour l'heure, ce sont pas moins d'une trentaine d'enterrements qui ont été exhumés. La nature des offrandes est parfois insolite. Les archéologues ont notamment repéré des bois de cerfs, des os de canidés (chien ou coyote ?), d'oiseaux et de poissons. Ce qui attire l'attention, c'est la présence répété de fossiles. Les espèces fossilisés sont pour la plupart originaire d'autres époques et d'autres régions : on compte ainsi la présence de fossiles de camélidés ou de rhinocéros nains, de dents de mégalodon (un requin disparu il y a 10000 ans) et de requin-tigre.

Ces vestiges ont été découverts en même temps qu'une pyramide aux dimensions respectables (12 m de hauteur sur 60  m de longueur et 25 m de profondeur). Elle a été édifiée avec des blocs de pierre calcaire et compte une phase de construction antérieure effectuée au moyen de dalles taillées.

Delgado a enfin évoqué la possible présence d'un atelier peu commun dans la région : on y fabriquait des briques à l'instar de celles utilisées sur les sites de Comalcalco y Jonuta, deux sites mayas situés dans l´état voisin de Tabasco. Cette dernière découverte ne manquera pas de proposer différentes hypothèses sur les relations que Jaltipan pouvait avoir avec cette partie reculé de la zone maya. Certaines briques partagent une autre caractéristique avec celles de Comalcalco : on peut observer des représentations zoomorphes sur certaines d'entre elles.

Si l'importance des découvertes faites n'empêchera pas la construction des entrepôts, elle permettra la sauvegarde de la pyramide et de l'atelier. Mais combien de temps cet effort de conservation durera face à une volonté économique forte ? Quelles seront les décisions prises avec le retour de Teresa Franco à la tête de l'INAH ?

Pour en savoir sur cette très belle découverte, nous vous recommandons la lecture en espagnol du bulletin publié sur le site de l'INAH et le trop court diaporama qui l'accompagne.

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lundi 15 juillet 2013

Compte-rendu Arqueología mexicana 122

Dans le numéro 81 de la revue publiée en octobre 2006 par l'INAH, on pouvait découvrir les routes et chemins préhispaniques. Cette étude nécessaire pour comprendre les flux humains et commerciaux dans cette partie du monde trouve sept ans après sa suite logique dans un dossier spécial sur le commerce et les marchés préhispaniques, coloniaux et modernes. Effectuons un tour d'horizon des publications proposées.

On doit l'article introductif à Kenneth G. Hirth, co-éditeur de l'ouvrage Merchants, Markets and Exchange in the Precolumbian World. Dans un premier temps, il rappelle les différentes fonctions du marché précolombien. Si la fonction économique est évidente, il est en revanche moins connu comme un lieu informel de rassemblements et de réunions. Spécialiste de Xochicalco, Hirth revient sur la distribution et l'organisation du marché de cette cité. 

L'ethnohistorien Ross Hassig explique l'importance des pochtecas dans l'appareil impérial des Mexicas. Ils fournissaient autant certains biens de consommation courante que des biens réservés à la classe dirigeante. Il relativise également leur rôle d'espions en s'en tenant strictement aux événements rapportés par Sahagún. Il souligne aussi le rôle prépondérant de ce groupe sur le contrôle économique des villes et peuples tributaires de la Triple Alliance.

De son côté Miguel León-Portilla propose une lecture du Tonalamatl de los Pochtecas ou Codex Fejervary-Meyer en s'attardant sur les images de divinités des pochtecas. Il revient sur certains attributs des patrons des marchands et effectue un parallèle intéressant avec les marchands mayas et leurs divinités protectrices au Postclassique.

L'archéologue Amalia Attolini Lecón propose une cartographie des chemins, routes de cabotage, ports, sanctuaires-marché qui jalonnerait ainsi la zone maya. Elle met en exergue le rôle clé des marchands dans l'organisation de la société maya, servant de messagers, d'intermédiaires, de contrôleurs sur certains produits.

Son collègue Rafael Cobos s'intéresse également aux échanges commerciaux dans la zone maya pendant le Classique et le Postclassique avant de les recontextualiser dans un cadre macroculturel. 

L'anthropologue Francés Berdan évoque les différents systèmes d'échanges à l'époque préhispanique et pendant la Colonie. Dans un premier temps, elle rappelle les objets qui pourraient servir de monnaie. Si le cas des fèves de cacao est bien connu, il en existait différentes variétés si bien qu'on aboutissait à un système de valeurs plus complexe qu'il n'y paraissait. D'autres systèmes locaux comme celui des hachettes en cuivre au Michoacan ont existé. L'arrivée du système monétaire espagnol s'est naturellement intégré aux cultures locales, les deux systèmes fonctionnant ensemble dans un système monétaire intégré comme les différentes monnaies nationales au moment de l'introduction de l'euro.

L'historienne Enriqueta Quiroz revient pour sa part sur la refonte des marchés au moment de la Colonie. L'exploitation de l'argent et de l'or, la pénétration espagnole vers l'Occident et le Nord ont redéfini et augmenté le réseau commercial. Les foires, les marchés de céréales et de viandes, les boulangeries ont été introduits.

Pour fermer ce dossier Samuel Villela nous propose de voir l'évolution des marchés autochtones entre l'époque préhispanique et la notre. Son étude montre que la présence de marchés locaux et régionaux, lointains héritages, ont de beaux jours devant dans la mesure où une économie de marché fondée sur la production manufacturière industrielle ne pénètre pas ce tissu socio-économique.

Notez que dans la section de références bibliographiques et publications en relation avec le dossier, on peut observer la présence de l'ouvrage. Cependant sa disponibilité sur internet n'a pas été mentionnée.
Long, J., & Attolini Lecón, A. (2010). Caminos y mercados de México, Serie Historia general, UNAM : Instituto de Investigaciones Históricas. En ligne : http://www.historicas.unam.mx/publicaciones/publicadigital/libros/caminosymercados/mercados.html .

Je vous recommande cet article qui aurait eu sans nul doute sa place dans ce dossier thématique :
López Luján, L., & Olmedo, B. (2010). Los monolitos del mercado y el glifo tianquiztli. Arqueología mexicana, XVII(101), 19-21. 

Ce numéro 122 d'Arqueologia mexicana propose aussi une des dernières publications de Claude-François Baudez. Véritable touche-à-tout, il nous propose une réflexion sur la réutilisation de différents scupltures préhispaniques. Si sa réflexion s'attarde particulièrement sur le cas mexica, il propose également quelques exemples mayas qui ne sont pas forcément très étudiés et/ou diffusés. Habitué aux prises de positions qui peuvent fâcher, Baudez considère que la Pierre de Tizoc, son homologue du Palais de l'Archevêché et le monument peint. Il soutient au passage l'hypothèse selon le visage sculpté au centre du monument dit "Pierre du Soleil" est une représentation de Tlaltecuhtli, notamment en s'appuyant sur la présence des quatre autres Soleils antérieurs à celui du mouvement de la Terre.

D'autre part on lira avec grand intérêt le travail de Miguel Covarrubias et Rafael Burgos sur les recherches archéologiques effectuées à Dzilam González, petite localité du Yucatan. Nous avons la chance d'enregistrer un entretien radiophonique avec Miguel Covarrubias l'année dernière. Le gisement a été victime d'intenses pillages et de matériels réutilisés dans des constructions coloniales et postérieures. Le projet archéologique a établi une extension territoriale relativement importante d'Ah Kin Chel, bien au-delà de Dzilam González. L'occupation de Dzilam est relativement et remonte au Préclassique supérieure. La présence d'une architecture mégalithique montre le contrôle politique, économique et commercial jusqu'à la côte située à 11 kms. Les auteurs estiment que la première phase de leur projet a amplement atteint ses objectifs et offre de nouvelles perspectives pour de futures recherches.

Terminons par la rubrique de Xavier Noguez publié au début de ce numéro. Il revient cette fois sur un document conservé à l'Institut de recherches juridiques de l'UNAM : le Libro de Guardinanes y Gobernadores de Cuauhtinchan.

Voilà de quoi patienter avant de dévorer le prochain numéro de la revue qui proposera de nouvelles données archéologiques sur différents sites du Michoacan.




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dimanche 14 juillet 2013

Disparition de Claude-François Baudez

Une bien triste nouvelle que celle communiquée par la Société des Américanistes à ses adhérents ce samedi 13 juillet 2013. Nous prenons la liberté de le reproduire ci-dessous :
C'est avec une très grande tristesse que nous vous informons que Claude F. Baudez nous a quittés ce samedi 13 juillet. Tout au long de sa riche carrière, il a beaucoup apporté à notre Société qu'il a présidée pendant de longues années. Nous nous rappelons les stimulantes conférences qu'il donnait régulièrement dans le cadre de la Société et, plus que tous, il avait choisi de publier dans le JSA une série d'articles qui sont autant de références incontournables, constamment citées. Avec sa disparition, notre Société perd un membre éminent, un collègue généreux et dévoué, un ami.
Loin de nous l'idée de rédiger un billet retraçant sa longue et impressionnante carrière. Certains écrivains s'en occuperaient très bien. M. Baudez a acquis ses galons d'archéologue au Costa Rica à la fin des années 1950. Mais l'essentiel de son travail de terrain a été effectué au Honduras, entre les vallées du Comayagua, los Naranjos et Copan. Au Mexique, il a co-dirigé le projet Tonina pour en publier un ouvrage qui sert toujours de référence.

Ce qu'il convient de garder de l'oeuvre de Baudez, c'est sa diversité et sa richesse. Baudez a toujours fait un peu grincer des dents dans la communauté mésoaméricaniste de par ses thèses audacieuses et réfractaires à la mode. Son dernier ouvrage intitulé La douleur rédemptrice, l'autosacrifice précolombien n'échappe pas à la règle si on considère le brillant exposé qu'il a proposé l'Université ouverte, le 4 avril dernier. On peut d'ailleurs télécharger sa conférence ici. Un enregistrement vidéo est également disponible gratuitement en cinq tronçons sur le portail Vimeo.

Images et représentations du monde : l’autosacrifice en mésoamérique pré-colombienne - [1/5] from Université Ouverte on Vimeo.

Images et représentations du monde : l’autosacrifice en mésoamérique pré-colombienne - [2/5] from Université Ouverte on Vimeo.

Images et représentations du monde : l’autosacrifice en mésoamérique pré-colombienne - [3/5] from Université Ouverte on Vimeo.

Images et représentations du monde : l’autosacrifice en mésoamérique pré-colombienne - [4/5] from Université Ouverte on Vimeo.


Images et représentations du monde : l’autosacrifice en mésoamérique pré-colombienne - [5/5] from Université Ouverte on Vimeo.


Plus personnellement, je retiendrai la grande gentillesse et la disponibilité d'un professeur toujours disposé à sourire, faire sourire et dispenser des remarques souvent justes. Je me souviens de ses séminaires en tant que directeur invité à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, en marge du cours dispensé par mon maître, Michel Graulich. Si les deux partageaient des points de vue très tranchés sur les hypothèses de l'autre, il n'en résidait pas moins un profond respect entre eux. Baudez restera toujours pour moi l'auteur de ce petit volume de la collection Découvertes publiée aux éditions Gallimard. J'avais quatorze ans quand je découvrais véritablement alors la civilisation maya. Ce livre est d'ailleurs disponible dans plusieurs langues. Un autre ouvrage accessible tant écononiquement que scientifiquement parlant est son guide Les Mayas publié aux Belles Lettres. Pour celles et ceux qui souhaitent rentrer plus en détail, vous pouvez vous plonger dans Une histoire de la religion des Mayas, dont la traduction espagnole est consultable librement sur le site du CEMCA.



Je n'ai pas encore l'occasion de lire son dernier ouvrage sur l'autosacrifice précolombien. Baudez était également membre du comité scientifique de la revue mexicaine Arqueologia mexicana. Il y avait publié de nombreuses réflexions et études sur ces thèmes, comme ce qui a été probablement son dernier article "La conversión de los idolos" : il y explique comment certains monuments préhispaniques ont été dûment et sciemment réutilisés par le clergé évangélisateur et propose l'hypothèse selon laquelle ils ont été resculptés afin d'être eux-mêmes "baptisés". On n'oubliera pas non plus que Claude Baudez était un membre actif et historique de la Société des Américanistes dont les articles et les conférences scandaient la vie de cette institution. Vous trouverez sur cette page les publications les plus récentes sur le site Revues.org.

J'ai une pensée pour sa publication toute récente dans la revue Arqueología mexicana, 122. Il faisait partie du comité scientifique de cette revue et était un membre actif et respect de la Société des Américanistes. Directeur honoraire du CNRS, il n'en demeurait pas moins actif. Il avait été notamment été mis à contribution par Erik Le Bras dans le cadre de l'organisation de l'exposition Le cinquième soleil proposée au Musée du président Jacques Chirac, à Sarran, l'année dernière.



Cher Maître, merci pour vos enseignements et votre amour de ces peuples si éloignés de nous dans le temps et dans l'espace.
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mercredi 10 juillet 2013

Un entrepreneur belge construit illégalement son musée du chocolat à Chichen Itza

Les hommes d'affaires agissent rarement dans un but philanthropique. On vient d'en vivre un triste exemple avec une affaire qui n'a pas forcément été révélé sur la page officielle de l'INAH et moins encore sur les comptes Twitter et Facebook de l'INAH Yucatan.

Selon Yuacatanahora, Mathieu Brees s'est mis dans la tête de construire un musée du chocolat sur des terrains qu'il a préalablement acquis entre le temple des 1000 colonnes et un terrain de jeu de balle faisant partie de l'ancienne Chichen Itza mais situé en dehors de la zone archéologique et des 45 ha que l'état du Yucatan avait acquis en 2010. Cette transaction concerne une partie du terrain où se situe le Club Med Chichen Itza.

M. Brees, en dépit de plusieurs rappels à l'ordre et de mises en demeure, a délibérément fait poursuivre la construction de son musée. Convoqué devant les autorités locales de l'INAH, il lui a été formellement notifié la suspension définitive de l'oeuvre. Bien qu'étudié dans le passé, aucune de fouille de sauvetage n'a été préalablement été effectuée.

Si le cas est bien remonté jusqu'à la Direction générale de l'INAH, la récente destitution de Sergio Arroyo retardera certainement la destruction de cette construction illégale. Selon l'opinion de certains, elle pourrait avoir été un des facteurs de cette "démission" surprenante.

En tout cas, la presse belge, flamande en particulier, n'hésite pas à relater l'épisode qui met l'AWEX, l'Agence Wallonne à l'Export, sous les feux de la rampe. Cette dernière avait donné des subventions à M. Brees sans apparemment s'assurer des dommages collatéraux sur le patrimoine mexicain. Un premier article est disponible sur le site de Nieuwsbladm tandis qu'un second est lisible sur HLN.

Il aurait mieux valu que M. Brees ouvre une boutique Leonidas ou Jeff de Bruges à Playa del Carmen ou à Cancun. Nul doute qu'il aurait gagné beaucoup d'argent.

[Edité le 10/07/2013]
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mardi 9 juillet 2013

Le jeu des chaises musicales se poursuit à l'INAH...

Les multiples et récents remplacement à la tête de centres INAH (Chiapas, San Luis Potosí, Coahuila, etc.) pendant les derniers mois semblaient, la publication de communiqués officiels signé de sa main faisaient que Sergio Arroyo, nommé en décembre dernier par le ministre mexicain de l'éducation nationale à la direction de l'INAH, semblait tenir son destin entre ses mains après un passage entre 2001 et 2005. Si ce premier mandat avait laissé un bilan contrasté, son retour l'hiver dernier avait été généralement salué par les chercheurs d'une institution de plus en plus sclérosée par une administration de plus en plus bureaucrate où les places de chercheurs se font de plus en plus rares et la direction plus que controversée et autoritaire de Alfonso de María y Campos pendant entre 2006 et 2012.

Officiellement en raison de "divergences institutionnelles", l'actuel ministre de l'éducation Emilio Chuayffet l'a démis de ses fonctions et a nommé María Teresa Franco. Cette historienne, diplômée de l'Universidad Iberoamericana, n'est pas une inconnue à l'INAH: elle fut directrice... entre 1992 et 2000 juste avant que Sergio Arroyo ne prenne sa place. La décision peut paraître surprenante de premier abord. Elle traduit surtout un malaise et une crise interne patente à l'INAH, remis en cause dans bon nombre d'affaires où le patrimoine national mexicain est plus considéré comme un atout touristique qu'un ensemble tangible et intangible à étudier et à divulguer. Cette crise voit s'affronter l'administration et les chercheurs, voir les chercheurs entre eux comme le décrit Gustavo Rámirez, archéologue du centre INAH Tamaulipas et syndicaliste.

Au moment où nous publions ce billet, aucun communiqué officiel n'a été publié sur la page  officielle de l'INAH ou sur la multitude de ses comptes officiels Twitter, Facebook ou Google+.

[Édition du 09/07/08: l'hebdomadaire Proceso pense connaître les raisons politiques de cette destitution. Alors que l'INAH avait annoncé sur sa page aujourd'hui, la destruction d'un téléphonique souhaité par le gouverneur l'état de Puebla, Raphaël Moreno Valle, le titulaire de la CONACULTA, Rafael Tovar y de Teresa, supérieur hiérarchique a décidé de promouvoir différents projets touristico-culturels dans cet état, tournant le dos aux recommandations faites par les chercheurs de l'INAH qui avaient dénoncé l'ouvrage d'art consistant en deux tours hautes de 60 m construites dans les quartiers historiques de la ville, après la destruction sans autorisation d'une demeure coloniale. Les collaborateurs de l'INAH qui devaient placer les sceaux de suspension de la construction ont d'abord été refoulés par les policiers municipaux qui surveillent les travaux. L'affaire sera finalement portée devant la Cour suprême de justice de la Nation suite à des recours déposées par des associations de défense du patrimoine poblano. Arroyo aurait donc servi de bouc-émissaire.]
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lundi 8 juillet 2013

Raíces 109 - Alta Vista 2 avec José Humberto Medina González

Cette semaine nous avons reçu José Humberto Medina González, archéologue auprès de l'INAH et collaborateur sur la zone archéologique de Alta Vista, ville préhispanique située dans l'état de Zacatecas.

Comme chaque semaine, nous vous proposons de réécouter le programme sur le portail Archive en format mp3 et ogg.



Vous pouvez également le télécharger librement sur Soundcloud.



 
Références bibliographiques
Aveni,A.F., Hartung,H.,and Kelley,J.C.(1982). AltaVista (Chalchihuites), astronomical implications of a Mesoamerican ceremonial outpost at the Tropic of Cancer. In American Antiquity, 47: 316–335.

Medina González, J. Humberto, & García Uranga, B. L. (2010). Alta Vista : a 100 años de su descubrimiento. Primera edición. México, D.F.: Instituto Nacional de Antropología e Historia.

Expositions
A cien años del descubrimiento de AltaVista, Chalchihuites 1908-2008, Museo de la Revolución de la Frontera, Ciudad Júarez, Chihuahua, jusqu'au 13/08/2013.

Pintando con naturaleza la imagen del mundo. Textiles indígenas mexicanos, Museo regional de Puebla, Puebla, jusqu'au 29/11/2013. 
 
Événements académiques
CELE-INALI
Análisis de las lenguas y culturas de los pueblos indígenas contemporaneos tomando como modelo el nahuatl, du 22/06 au 24/07, chaque lundi, mercredi et vendredi de 11 h à 14 h. Renseignements : academialenguasmexicanasunam@yahoo.com.mx.

UPEAP
Puebla Mundo prehispánico Hasta el 14 de julio, tous les jeudis à partir de 18h30; avec Eduardo Merlo Júarez: http://www.upaep.mx/educacioncontinúa.

Médias
II Ciclo de documentales de arqueología subacuática, tous les mardis de juillet, Museo Nacional de Antropología, México, D.F.

Nous vous rappelons que Raíces est un programme sans but lucratif sous licence Creative Commons Paternité-Partage à l'identique - Utilisation comerciale interdite. Ce programme a été mixé par Sergio Becerra dans les studios de Radio UdeM, San Pedro Garza García, Nuevo León, México, le 31/01/2013 et le 17 juin 2013 avant son émission le 06/072013. Montage et illustration sonore sont le travail de Sergio Becerra alors que votre serviteur a dirigé l'entretien.
 
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samedi 6 juillet 2013

Quatre numéros de la Revista digital universitaria de la UNAM à lire sans retenue

La Revista digital universitaria de la UNAM est une publication mensuelle qui existe depuis maintenant 14 ans. Elle est distribué sous licence Creative Commons, facilitant ainsi sa diffusion et son accès. Elle présente l'avantage de mettre à la disposition du public des articles rédigés par des spécialistes, chercheurs à l'UNAM ou dans d'autres universités mexicaines dans une langue accessible pour le commun des mortels. Les informations proposées sont parfaitement actualisés. Tous les articles sont disponibles intégralement en ligne ou en format pdf. Un outil de citation automatique est également disponible pour les "zoterophiles", "endnotemaniaques" et autres "mendeleyaddicts". La Revista digital universitaria de la UNAM est également très active sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google +, Youtube. On peut aussi s'abonner au fil rss. Ne manquent qu'un compte Academia et un autre sur Diaspora...

Sur les deux dernières années, pas moins de quatre numéros ayant pour thème le Mexique préhispanique ont été publiés. Ceux de mai et juin 2013 contenaient un dossier intitulé "Textos y contextos entre la astronomía, el calendario y las sociedades mesoamericanas". En novembre et décembre 2012, on pouvait lire différentes participations sur le thème "Los mayas, sus historias y sus tiempos".

A vous de faire chauffer le disque dur et de lire attentivement ces textes...
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vendredi 5 juillet 2013

Documentaire Le code maya enfin déchiffré

Continuons notre série de vidéos sur les Mayas. Je vous propose cette fois-ci un documentaire connu du public américain, rediffusé récemment sur la chaîne ARTE en France et en Allemagne. Il dure 1h28 mais ne sera visible que depuis la France (navré pour nos lecteurs francophones au Mexique).

Bon visionnage !


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jeudi 4 juillet 2013

Las concepciones del tiempo de los mayas

Comme l'actualité est relativement calme ces dernières semaines, je vous propose de regarder cet entretien en deux temps de la Dr Mercedes de la Garza, mayiste reconnue, par une autre mayiste d'importance, la Dr María del Carmen Valverde. Le tout est disponible sur la chaîne Youtube de la Revista digital universitaria de la UNAM ! Attention : c'est en espagnol non sous-titré.



Dans un deuxième moment, vous pouvez également regarder cette explication du système des porteurs d'année dans le calendrier long.


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