Accéder au contenu principal

Quelques photos de Boca de Potrerillos

Cela fait un moment que je n'ai pas laissé de photos de ce petit site archéologique, situé dans le municipio de Mina, à une soixantaine de kilomètres au nord de Monterrey. Le site n'est pas spectaculaire dans le sens où il n'y a pas de vestiges comme dans la vallée de Mexico ou dans les Basses Terres Nord du Yucatan. Boca se distingue d'une autre manière : l'art rupestre. Attention, ceux qui s'attendent à voir une version mexicaine d'Altamira ou de Lascaux vont être déçus car Boca est un site reconnu pour ses gravures rupestres. Boca s'étend sur une superficie de 6 km². Il s'agit d'une colline plantée dans une plaine aride, voire désertique.




L'histoire du site est longue puisque les datations C14 les plus anciennes remontent à 8000 avant Jésus Christ. Ces datations sont effectués par le biais des matériaux utilisés par les groupes nomades pour cuire leur viande dans des fogones.

Il faut ajouter que la zone était autrefois verte et abondante en gibier.
Selon le Dr William Murray de l'UdeM, les pétroglyphes étaient l'oeuvre de chasseurs-cueilleurs qui embusquaient les cerfs qui venaient boire dans le lac situé de l'autre côté de la colline. Nombreux sont les "calendriers" correspondant à la période de gestation de cet animal.


L'une des armes par les anciens chasseurs-cueilleurs est l'atlatl ou propulseur qui permet de démultiplier la distance parcourue par une javeline. A des époques plus récentes, les indigènes ont utilisé des arcs et des flèches.

Parallèlement on peut observer plusieurs croix encerclées et apparemment reliées à l'évolution de la voûte céleste tout au long de l'année. D'autres éléments naturels comme la pluie, le soleil, les étoiles sont également visibles.

Qui dit désert ne dit pas vide. Au contraire, le désert est un écosystème riche et très diversifié. Le désert de Coahuila a des espèces uniques en leur genre : oiseaux, iguanes, cactacées, fleurs...

L'accès est gratuit. Pour s'y rendre, il faut prendre la direction de Monclova depuis Monterrey.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Des restes humains anciens découverts sur le site de la Morita, Nuevo León

Des archéologues ont mené des recherches dans la grotte préhistorique La Morita II, à Nuevo León, lors de la phase II et III de la saison de fouilles 2023-2024. Ils ont découvert des restes humains datant de 2 500 à 3 000 ans avant notre ère, accompagnés de fragments de vannerie, de textiles et de fibres, probablement issus du linceul qui les enveloppait.  Fouilles des phases II et III, La Morita, Nuevo León. Photo : Moisés Valadez, INAH. L'exploration, menée par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et le Centre INAH Nuevo León, a également permis de trouver des ustensiles et des outils à usage domestique-rituel. Selon l'archéologue Moisés Valadez Moreno, les restes humains comprennent des phalanges, des métatarsiens, un cubitus, un humérus, plusieurs côtes et des dents, correspondant probablement à un bébé et deux adolescents en raison de la présence d'os de petite taille. Il est probable que les restes aient été délibérément démembrés et d...

Guiengola : Une cité zapotèque révélée par le LiDAR

L'archéologie, cette quête passionnante du passé, se réinvente constamment grâce aux avancées technologiques. Aujourd'hui, c'est le LiDAR (Light Detection and Ranging), une technologie de télédétection par laser, qui nous offre un aperçu fascinant d'une civilisation méconnue : les Zapotèques de la période Postclassique tardive (environ 1200-1521 après J.-C.). Le site de Guiengola, au sud-est de l'État d'Oaxaca au Mexique, a récemment révélé ses secrets grâce à cette technologie révolutionnaire.  Avant l'utilisation du LiDAR, Guiengola était un site archéologique peu connu, partiellement exploré par des méthodes traditionnelles. La végétation dense et le terrain accidenté rendaient les explorations difficiles et limitaient notre compréhension de ce qui pouvait se cacher sous la surface. Mais l'arrivée du LiDAR a changé la donne.  Fig. 1. Carte du site archéologique de Guiengola, Oaxaca. L'avantage du LiDAR est sa capacité à couvrir de vastes zon...

Conférence en ligne Travesías por agua: Sistemas de navegación en Mesoamérica

Suite à la conférence prononcée par l'archéologue Mariana Favila Vazquez hier à El Colegio Nacional, nous plongeons dans un aspect fascinant et souvent méconnu de l'histoire mésoaméricaine : la navigation préhispanique. Loin de l'image d'une civilisation uniquement terrestre, les peuples du Mexique ancien étaient des marins et des navigateurs aguerris, exploitant fleuves, lacs et mers pour le commerce, la guerre et la vie quotidienne. Transmise en direct sur les réseaux sociaux de la prestigieuse institution mexicaine, l'intervention de Favila Vazquez, met en lumière la navigation maya et son importance.  Dès les années 1970. des archéologues comme Norman Hammond  ont souligné l'ampleur de la navigation maritime maya le long des côtes du Yucatán, principalement à travers l'étude de sources iconographiques. Des travaux plus récents, à partir des années 2010, ont étendu ces études aux eaux intérieures, c'est-à-dire les lacs et les rivières, avec des cont...