Accéder au contenu principal

Lumières sur le Codex Borbonicus. De l'historien au physicien, lectures croisées

Le 17 octobre 2017, Le Centre de Recherche sur la Conservation, le Centre d'Etudes Ibériques et Ibéro-Américaines et la Fondation des Sciences du Patrimoine organisaient une journée d'études sur le Codex Borbonicus, document préhispanique conservé depuis 1826 à la Bibliothèque du Palais Bourbon. Intitulée Lumières sur le Codex Borbonicus. De l'historien au physicien, lectures croisées, cette journée de travaux a vu défiler un grand nombre de mésoaméricanistes français et francophones.

Les organisateurs ont eu la bonne idée, chose rare, de filmer intégralement les participations que le public aura pu voir gratuitement. Elles sont disponibles sur la chaîne Université de Toulouse Jean Jaurés du site CANAL U. Chaque intervention a été scrupuleusement montée et complétée d'un résumé, d'un diaporama, d'une rapide présentation de l'intervenante, d'informations bibliographiques et de liens internet complémentaire.


À titre d'exemple, voici la présentation de Sylvie Peperstraete, enseignante et chercheuse à l'Université Libre de Bruxelles. Elle a eu l'excellent réflexe de partager sur les réseaux sociaux sa propre intervention : Les acteurs des rites dans le Codex Borbonicus. « El papa mayor, q. no salio sino a el gran sacrifico ».




Voici la bibliographie annexe de sa présentation.

Peperstraete, S. (2018). Les prêtres indigènes dans les récits des conquistadores de Mexico, in E. Roulet (dir.), Conquistadores, négriers et inquisiteurs. Trois figures majeures du monde colonial américain, XVIe-XVIIIe siècles. Hommages à Bernard Grunberg, Paris, Éditions L’Harmattan, 233-252. 

Peperstraete, S.(2017). Le Codex Borbonicus ou la datation d'un manuscrit rituel aztèque. Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA), 7 novembre 2017.[En ligne : http://www.o-re-la.org/index.php/analyses/item/2056-le-codex-borbonicus-ou-la-datation-d%E2%80%99un-manuscrit-rituel-azt%C3%A8que].

Peperstraete, S. Teteo et ixiptlahuan. Les dieux aztèques et leur iconographie, Koregos. Revue et encyclopédie multimédia des arts, reporticle, 39, 10 juillet 2015. [En ligne : http://www.koregos.org/fr/sylvie-peperstraete_teteo-et-ixiptlahuan/].

Dupey Garcia, E. (2010). Les couleurs dans les pratiques et les représentations des Nahuas du Mexique central (XIVe-XVIe siècles). Thèse de doctorat en Sciences religieuses. Paris, École pratique des hautes études (EPHE).

López Austin, A. (1983). 1983 Nota sobre la fusión y la fisión de los dioses en el panteón mexica, Anales de Antropología, (20)II, 75-87. [En ligne : http://www.mesoweb.com/about/articles/Fusion.pdf].


Sahagún, B. de [1565-1570] (1588). Historia general de las cosas de Nueva España. Traduction et annotations de Denis Jourdanet et Remi Simeon. Paris, G. Masson Editeur, 898 p. [En ligne : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56006542] ou Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne de Frère Bernardino de Sahagún : le Codex de Florence. [En ligne : https://www.wdl.org/fr/item/10096/].

N'ayant pu retrouver la programmation originale de cet événement, nous joignons les différents enregistrements probablement dans un ordre arbitraire.



Voici tout d'abord Nathalie Ragot, chercheuse à l'INALCO. Elle a notamment réfléchi sur l'histoire et la composition du Codex Borbonicus






Danièle Dehouve s'était pour sa part intéressé aux fêtes des vingtaines dans le Codex Borbonicus, notamment aux interprétations qui en ont été faites.



José Contel, chercheur à l'Université Toulouse Jean Jaurés, a notamment repris sa principal thématique de recherche en proposant ce Tlalloc, la montagne et la pluie dans les tonalpohualli et cempoallapohualli du Codex Borbonicus.




La communication de la chercheuse polonaise Katarzyna Mikulska s'est faite en espagnol avec le titre suivant El Códice Borbónico y los Códices Borgia y Vaticano B: comparaciones desde una perspectiva codicológica.





Nicolas Latsanopoulos, doctorant à l'EPHE, s'est penché sur les problèmes de la restitution graphique du Codex Borbonicus dans La face cachée de la ligne : les apports du relevé graphique à l’étude du Codex Borbonicus.




Avec Fabien Pottier, la journée d'étude prend une dimension plus axée sur les sciences puisqu'il s'agissait d'identifier des matières picturales du Codex Borbonicus au moyen d'une étude spectroscopique.





Pour le chercheur italien Davide Domenici, il faut donner un cadre de comparaison significatif du Codex Borbonicus en prenant en compte les changements technologiques avant et après le contact. 





Un dernier apport sur les techniques et matériaux utilisés par l'artiste du Codex Borbonicus concerne ses couleurs: Élodie Dupey García a naturellement axé sa présentation sur les informations disponibles dans les chroniques.





Dernier point et non des moindres, la bibliographie complète de cette journée d'études est disponible directement ici

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Des restes humains anciens découverts sur le site de la Morita, Nuevo León

Des archéologues ont mené des recherches dans la grotte préhistorique La Morita II, à Nuevo León, lors de la phase II et III de la saison de fouilles 2023-2024. Ils ont découvert des restes humains datant de 2 500 à 3 000 ans avant notre ère, accompagnés de fragments de vannerie, de textiles et de fibres, probablement issus du linceul qui les enveloppait.  Fouilles des phases II et III, La Morita, Nuevo León. Photo : Moisés Valadez, INAH. L'exploration, menée par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et le Centre INAH Nuevo León, a également permis de trouver des ustensiles et des outils à usage domestique-rituel. Selon l'archéologue Moisés Valadez Moreno, les restes humains comprennent des phalanges, des métatarsiens, un cubitus, un humérus, plusieurs côtes et des dents, correspondant probablement à un bébé et deux adolescents en raison de la présence d'os de petite taille. Il est probable que les restes aient été délibérément démembrés et d...

Guiengola : Une cité zapotèque révélée par le LiDAR

L'archéologie, cette quête passionnante du passé, se réinvente constamment grâce aux avancées technologiques. Aujourd'hui, c'est le LiDAR (Light Detection and Ranging), une technologie de télédétection par laser, qui nous offre un aperçu fascinant d'une civilisation méconnue : les Zapotèques de la période Postclassique tardive (environ 1200-1521 après J.-C.). Le site de Guiengola, au sud-est de l'État d'Oaxaca au Mexique, a récemment révélé ses secrets grâce à cette technologie révolutionnaire.  Avant l'utilisation du LiDAR, Guiengola était un site archéologique peu connu, partiellement exploré par des méthodes traditionnelles. La végétation dense et le terrain accidenté rendaient les explorations difficiles et limitaient notre compréhension de ce qui pouvait se cacher sous la surface. Mais l'arrivée du LiDAR a changé la donne.  Fig. 1. Carte du site archéologique de Guiengola, Oaxaca. L'avantage du LiDAR est sa capacité à couvrir de vastes zon...

Conférence en ligne Travesías por agua: Sistemas de navegación en Mesoamérica

Suite à la conférence prononcée par l'archéologue Mariana Favila Vazquez hier à El Colegio Nacional, nous plongeons dans un aspect fascinant et souvent méconnu de l'histoire mésoaméricaine : la navigation préhispanique. Loin de l'image d'une civilisation uniquement terrestre, les peuples du Mexique ancien étaient des marins et des navigateurs aguerris, exploitant fleuves, lacs et mers pour le commerce, la guerre et la vie quotidienne. Transmise en direct sur les réseaux sociaux de la prestigieuse institution mexicaine, l'intervention de Favila Vazquez, met en lumière la navigation maya et son importance.  Dès les années 1970. des archéologues comme Norman Hammond  ont souligné l'ampleur de la navigation maritime maya le long des côtes du Yucatán, principalement à travers l'étude de sources iconographiques. Des travaux plus récents, à partir des années 2010, ont étendu ces études aux eaux intérieures, c'est-à-dire les lacs et les rivières, avec des cont...