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Articles

Des corps enterrés retrouvés à Tamtoc, San Luis Potosi

37 corps ont été mis à jour cette année et l'année passée par des archéologues de l'INAH dans le site de Tamtoc, situé dans l'état de San Luis Potosi, au nord-est du Mexique. Datés pour la plupart du Postclassique moyen entre 1100 et 1200 après Jésus-Christ, ces restes humains ont été soumis à des analyses médicales et légistes. Il en résulte qu'une partie d'entre eux souffraient d'infections qui ont provoqué des déformations osseuses sévères. Leurs corps avaient été placés à proximité de la stèle 32 située dans la partie nord du site, appelée la Noria. Sur cette stèle, les archéologues ont noté la présence d'un calendrier lunaire si bien qu'ils ont proposé d'interpréter cette partie du site comme lié à un culte de la fertilité. Mais le problème est que la stèle 32 date du VIIe siècle après Jésus-Christ. Découverte en 2006, elle mesure 8 mètres sur 12 mètres. Dessin du relief de la stèle 32, Tamtoc, Classique Moyen. Retrouvée le 23 octobre 2009...

Découverte d'un Temple à Melchor Ocampo, Hidalgo

Voici une information, pas si fraîche que cela mais qui vaut largement d'être mentionnée. Lors de fouilles préalables à la construction d'un gazoduc qui doit relier tepeji del Rio à Atotonilco dans l'état d'Hidalgo, des archéologues de l'INAH ont découvert les restes d'un temple daté aux alentours de l'an 1000, soit au tout début du Postclassique ancien. Vestiges toltèques de Melchor Ocampo, Hidalgo. Postclassique ancien. Photo de Dinorath Mota pour El Universal, retrouvée le 23 octobre 2009 sur : http://www.eluniversal.com.mx/img/2009/09/Est/toltecas.jpg La présence de vestiges avait été mentionnée par feu l'archéologue Guadalupe Mastache. Mais ce sont ces fouilles qui ont permis de retrouver quelques marches accédant à une plateforme. Quelques morceaux de céramique, apparemment de brasero et d'encensoirs, ainsi que des crânes ont été récupérés à l'occasion. Afin de préserver ces vestiges, l'INAH et l'entreprise de construction o...

Quelques explications sur le rituel du Volador

Pour comprendre tous les tenants et aboutissants du rituel des Voladores il nous faut remonter aux premières représentations du rituel dans le codex Tepeucila ou encore dans le codex de Florence. D'abord il ne faut pas croire que le rituel des Voladores est originaire de Véracruz. L'archéologie tend à prouver que ces premières traces sont originaires du Nayarit, comme en témoigne ce retable miniature de la Yale Art Gallery et daté entre 300 avant et 200 après Jésus-Christ (Urcid, 2006 : p. 71). Les Aztèques pratiquaient également le rituel des Voladores : la planche XXVII du Codex Azcatitlan est d'ailleurs explicite. Codex Azcatitlan , pl. XXVII. Photo retrouvée le 20 octobre 2009 sur http://losvoladoresdepapantla.blogspot.com/ Dans son commentaire du codex, Barlow explique en note de bas de page l'origine et la signification de ce rite. Il indique notamment plusieurs sources coloniales comme Motolinia ou Duran. Selon le premier, le jeu du Volador était effectu...

12a Conferencia de Arqueología de la Frontera Norte

Du 14 au 16 octobre 2009, des experts mexicains et américains se sont réunis sur le site archéologique de Paquimé (traduit de la langue opata en espagnol par Casas Grandes), dans l'état de Chihuahua, afin d'évaluer les relations de cette ville avec les cultures de l'Occident. L'archéologie a encore du mal à reconnaître la valeur des cultures et sites du nord du Mexique. Il faut dire que les crédits alloués sont rares que les publications accessibles au grand public. Eduardo Gamboa Carrera, directeur du Centre Culturel Paquimé estime à 1500 le nombre de sites enregistrés rien que pour l'état de Chihuahua. Nommée au patrimoine de l'humanité en 1998, Paquimé est le résultat de migrations et d'influences externes. Elle dispose d'une architecture singulière : des murs de terre moulée pouvant atteindre quatre étages, mêlant des éléments originaires de Mésoamérique comme des cultures indiennes du sud-ouest des USA. Les édifices religieux ne sont visibles qu...

Les Voladores de Papantla-El Tajín classés au Patrimoine immatériel de l'UNESCO

Je pense que la toute nouvelle secrétaire de l'UNESCO sera reçu avec des vivas au Mexique. A l'instar de la France, qui figure parmi les pays les plus souvent cités au Patrimoine mondial de l'Humanité, le Mexique augmente régulièrement sa présence dans cette liste. L'année dernière, c'était la cuisine de Oaxaca qui avait été directement nommée, de même que la Guelaguetza, danse typique de cette région. Aujourd'hui c'est le Véracruz et plus particulièrement Papantla qui est mis à l'honneur. Cette petite localité peut désormais se vanter d'être nommée deux fois au patrimoine de l'humanité. En 1992, c'est la zone archéologique d'El Tajín qui avait reçu cet honneur. Tajín est un mot totonaque qu'on peut traduire par "Lieu du Tonnerre". Mais qui étaient donc les Totonaques ? Il s'agit du dernier peuple ayant occupé le site entre le Ier et le XIIIe siècle de notre ère! A titre de comparaison, des villes comme Teotihuacan ou...

34ème annniversaire des fouilles de Cacaxtla

L'INAH de l'état de Tlaxcala a commemoré le 34ème anniversaire de Cacaxtla, site archéologique occupé à l'Epiclassique par des populations olmeca-xicalanca et mayas. Un des faits intéressants s'avère la quantité d'enfants sacrifiés lors de différents rituels effectués dans le Palais. 200 crânes d'enfants figurent parmi les 300 retrouvés tout au long des différentes campagnes de fouilles, notamment à la fin des années 1970. La plupart aurait été sacrifiée si on en croit les différents objets retrouvés à proximité directe des corps comme des fragments de pierres, d'ossements et de céramiques, des figurines représentant des opposums ou des grenouilles, des pointes de projectile en silex et en obsidienne. Dans le Patio Hundido, c'est des tombes qui ont été découvertes. Les corps ont été désarticulés post mortem afin d'être placés dans une fosse recouverte de pierres. Les autorités archéologiques locales ont notamment mis en valeur l'importance des of...

Registre des pétroglyphes de Boca de Potrerillos

L'INAH explique comment l'archéologue Moises Valadez Moreno a mobilisé une équipe de 50 personnes dans le but d'actualiser le registre des quelques 4000 pierres et rochers rupestres de la zone archéologique de Boca de Potrerillos, située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Monterrey, dans l'état du Nuevo Leon. Le site a été occupé pendant près de 8000 années dans un environnement climatique très différent d'aujourd'hui. Appelé Sistema Reticular de Identificación y Registro, ce système sera probablement expérimenté en Afrique du sud pour y cartographier et enregistrer des manifestations similaires d'art rupestre. Chaque pierre des 600 hectares que compte le polygone de Boca de Potrerillos est ainsi localisée par GPS, permettant un décompte plus facile. Des photos numériques de haute résolution sont également prises afin d'établir des modèles en trois dimensions fidèles. Le projet compte avec le soutien logistique de l'Université du T...