Accéder au contenu principal

Nouvelles informations sur le système hydraulique de Uxmal

La Sala de Prensa de l’Inah a publié, le 8 janvier dernier, un article consacré aux résultats des dernières campagnes de fouilles qui ont eu lieu à Uxmal, Yucatan. Depuis longtemps les archéologues s’interrogeaient sur une question très importante : comment les habitants de cette ville ont-ils pu construire de grands monuments – comme par exemple la Pyramide du Devin – sans pouvoir compter sur une rivière ou des cenotes qui aidaient l’activité constructive ?


Coupe d'un cenote. Disponible le 11 janvier 2009 sur ridarelli.net.


Coupe d'un chultun. Disponible le 11 janvier 2009 sur waterhistory.org

La réponse vient des analyses menées sur le système hydraulique complexe de la cité. Celle-ci a connu son apogée entre 950 et 1100-1150 ap. J.-C.
José Huchim Herrera, archéologue et directeur de la zone archéologique appelée Région Puuc, explique que ce réseau aquifère se situe dans la partie ouest du site. Il est caractérisé par la présence de provisions d’eau qui s’accumulait de manière naturelle. En dessous du terrain d’argile, il y avait des dépôts de pierres sans mortier, recouverts de petites voûtes. Une fois le terrain saturé, l’absence de mortier permettait à l’eau de filtrer dans les dépôts.


Pyramide du devin vue depuis le Quadrilatère des Nonnes, Uxmal.
Photo : B. LOBJOIS, novembre 2004.

La cité d’Uxmal pouvait compter aussi sur la présence de 150 chultunob', c’est-à-dire des dépôts en forme de bouteille, creusés dans la roche calcaire et recouverts de stuc, entourés par une superficie concave qui favorisait la récolte de l’eau.

Les chultunob' se distinguent des cenotes dans la mesure où les premier étaient construit par l'homme et que les seconds sont une cavité naturelle, résultat de l'érosion du plateau karstique yucatèque. Les premiers pouvaient servir de réservoir d'eau ou de toute autre denrée qu'on peut conserver. Les seconds étaient d'immenses réserves d'eau connectées à un réseau souterrain de rivières.

L'utilisation de chultunob' a donné naissance à une nouvelle manière de construire les édifices, connue sous le nom de « maçonnerie de recouvrement ». Le mortier fut amélioré, ce qui a permis la construction de murs plus résistants et de toits caractérisés par la présence de voûtes de pierre.

Après l’apogée d’Uxmal, en revanche, la construction de monuments publiques commence à diminuer, supplantée par la présence de structures domestiques.

Voici une carte du Yucatan très intéressante. Chaque point bleu correspond à un cenote. On notera un arc de cercle de cénote correspond au point de chute de l'énorme météore qui serait tombé il y a 65 millions d'années sur terre, exterminant par conséquence la majeure partie des espèces à cette époque.
Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Raíces 328 - El Proyecto Uacusecha con Marion Forest

En homenaje a la arqueológa América Vázquezfallecida en el sismo del 19 de septiembre, y al arqueólogo Rodolfo Neftalí Mercado.

Esta semana en Raíces recibimos a una gran promesa de la arqueología francesa en México. Marion Forest es miembro del Proyecto Uacusecha, nacido de la colaboración del Centre National de Recherche Scientifique de Francia, del CEMCA y del INAH. Este equipo binacional explora desde hace varios años el Malpaís michoacano.

Como cada semana, les presentamos este programa en el portal Archive en formato ogg.

Créditos musicales Banda La Michoacana,Silvia Sapichu - Michoacan, MéxicoLila Downs - Tirineni TsitsikiReferencias bibliográficas Lista de publicaciones del Proyecto Uacusecha.

Forest, M. (2016). Urbanismo y sociedad en Malpaís Prieto, norte de Michoacán. Reflexiones acerca de la estructura espacial de un sitio prototarasco (1250-1450 d.C.). En Roskamp y S. Albiez-Wieck (eds.), Nuevas contribuciones al estudio del antiguo Michoacán. [archivo pdf] recuperado de ht…

Sauvetages archéologiques dans la région de Majahua, Nayarit

La côte de l'actuel état de Nayarit ne se limite pas aux touristiques villes de Tepic ou de Puerto Vallarta. Les plages qui la forment ont été occupées depuis des dates reculées. Un projet de fouilles de sauvetage coordonné par José Rodolfo Cid Beziez, archéologue de la direction de sauvetage archéologique de l'INAH et Concepción Cruz Robles, archéologue du Centre INAH Nayarit.

Leur équipe a "râtissé" 300 hectares depuis 2015, situés sur la commune de Compostelle. Au total sept sites d'importances ont été enregistrés : El Arroz, Cerro Canalán, Playa Canalán, El Arenal, Majahua, El Arco et Camino a Majahua. Près de 98000 tessons de céramique appartenant à des cultures et des époques différentes (entre 500 et 1300 de notre ère) ont été récupérés, 426 gravures rupestres enregistrées (dont 112 rien qu'autour du volcan Majahua et d'autres parfois non conclues à Cerro Canalán) et 97 clochettes en métal retrouvées. 

Lorsqu'on regarde le bulletin de l'INAH,…

Raíces 351 - Les briques sculptées de Comalcalco avec Miriam Judith Gallegos

Cette semaine Raíces recevait l'archéologue Miriam Gallegos, chercheuse au Centre INAH Tabasco. Avec son aide, nous avons essayé de comprendre la fabrication et l'utilisation des briques sculptées ou gravées qui sont une quasi-exclusivité architecturale du site maya de Comalcalco, situé au Tabasco. Selon Gallegos, "ils faisaient parie des constructions, présents dans les murs, les voûtes et les lnteaux. Ils supportaient de véritables charges et fonctionnaient comme un matériel de construction, en plus d'être décorés". Dès lors, quelles pouvaient être les valeurs symboliques de ces briques ? Comment étaient-ils élaborés ? Dans quelles constructions pouvaient-ils être vus ou non vus ?

Esta semana en Raíces recibimos a la arqueóloga Miriam Judith Gallegos, adscrita al Centro INAH Tabasco. Con su apoyo, trataremos de entender la fabricación y el uso de los ladrillos esgrafíados o moldeados descubiertos en el sitio maya de Comalcalco, Tabasco. Según Gallegos, "f…