Accéder au contenu principal

Revue de presse : Teotihuacan, cité des dieux.

Le quotidien Le Monde propose un article sur l'exposition, bourré d'erreurs et d'approximations. A Véronique Mortaigne, auteur de ce papier, je conseille de venir passer plus de temps sur ce blog pour se rendre compte de ce que sera l'exposition. D'une part l'exposition proposé au MQB est accompagné de conférences et d'événements. Mais il est incorrect de dire que Monterrey a eu une version simplifiée de l'exposition. La scénographie était absolument somptueuse, de par la taille de la salle d'exposition de la Nave Lewis (3000 m2). Il aurait été correct d'ajouter que l'exposition est restée plusieurs mois au Musée National d'Anthropologie à Mexico dans une salle aux dimensions autrement plus réduites, tout comme cela sera le cas au MQB.
Dans la série "omission regrettable", il aurait été convenable de mentionner dans la première partie de l'article que Quetzalcoatl est le dieu "serpent à plumes" et pas uniquement le dieu "serpent". La rectification en fin d'article peut provoquer la confusion pour une personne guère habituée à Teotihuacan et à la Mésoamérique...
Cela dénote non pas tant d'un manque de culture générale, mais plutôt de recherches préliminaires complètes avant d'écrire un papier.
Ne gâchons pas notre plaisir : pour une fois qu'on parle positivement du Mexique dans le Monde, autant en profiter !

Le quotidien mexicain El Universal revient également sur l'événement parisien en insistant sur la visite spéciale du directeur de l'INAH pour participer à l'inauguration de l'exposition aux côtés de l'ambassadeur du Mexique en France et de Frédéric Mitterant, ministre français de la Culture. On y apprend notamment que l'exposition marque le début des festivités françaises pour le centenaire de la révolution mexicaine et le bicentenaire de l'Indépendance. Rappelons en effet que 2010 sera l'année du Mexique en France.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Des restes humains anciens découverts sur le site de la Morita, Nuevo León

Des archéologues ont mené des recherches dans la grotte préhistorique La Morita II, à Nuevo León, lors de la phase II et III de la saison de fouilles 2023-2024. Ils ont découvert des restes humains datant de 2 500 à 3 000 ans avant notre ère, accompagnés de fragments de vannerie, de textiles et de fibres, probablement issus du linceul qui les enveloppait.  Fouilles des phases II et III, La Morita, Nuevo León. Photo : Moisés Valadez, INAH. L'exploration, menée par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et le Centre INAH Nuevo León, a également permis de trouver des ustensiles et des outils à usage domestique-rituel. Selon l'archéologue Moisés Valadez Moreno, les restes humains comprennent des phalanges, des métatarsiens, un cubitus, un humérus, plusieurs côtes et des dents, correspondant probablement à un bébé et deux adolescents en raison de la présence d'os de petite taille. Il est probable que les restes aient été délibérément démembrés et d...

Guiengola : Une cité zapotèque révélée par le LiDAR

L'archéologie, cette quête passionnante du passé, se réinvente constamment grâce aux avancées technologiques. Aujourd'hui, c'est le LiDAR (Light Detection and Ranging), une technologie de télédétection par laser, qui nous offre un aperçu fascinant d'une civilisation méconnue : les Zapotèques de la période Postclassique tardive (environ 1200-1521 après J.-C.). Le site de Guiengola, au sud-est de l'État d'Oaxaca au Mexique, a récemment révélé ses secrets grâce à cette technologie révolutionnaire.  Avant l'utilisation du LiDAR, Guiengola était un site archéologique peu connu, partiellement exploré par des méthodes traditionnelles. La végétation dense et le terrain accidenté rendaient les explorations difficiles et limitaient notre compréhension de ce qui pouvait se cacher sous la surface. Mais l'arrivée du LiDAR a changé la donne.  Fig. 1. Carte du site archéologique de Guiengola, Oaxaca. L'avantage du LiDAR est sa capacité à couvrir de vastes zon...

Conférence en ligne Travesías por agua: Sistemas de navegación en Mesoamérica

Suite à la conférence prononcée par l'archéologue Mariana Favila Vazquez hier à El Colegio Nacional, nous plongeons dans un aspect fascinant et souvent méconnu de l'histoire mésoaméricaine : la navigation préhispanique. Loin de l'image d'une civilisation uniquement terrestre, les peuples du Mexique ancien étaient des marins et des navigateurs aguerris, exploitant fleuves, lacs et mers pour le commerce, la guerre et la vie quotidienne. Transmise en direct sur les réseaux sociaux de la prestigieuse institution mexicaine, l'intervention de Favila Vazquez, met en lumière la navigation maya et son importance.  Dès les années 1970. des archéologues comme Norman Hammond  ont souligné l'ampleur de la navigation maritime maya le long des côtes du Yucatán, principalement à travers l'étude de sources iconographiques. Des travaux plus récents, à partir des années 2010, ont étendu ces études aux eaux intérieures, c'est-à-dire les lacs et les rivières, avec des cont...