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Arqueología mexicana Hors-série 64

Depuis une quinzaine de jours, on peut trouver en ligne et en kiosque le dernier hors-série de la revue publié par l'éditeur Raíces. C'est d'ailleurs à partir de la version disponible sur la Google Playstore que nous vous proposons cette lecture résumée et commentée.

Ce numéro 64 propose un guide visuel des principaux sites de la route Puuc, cette région situé à cheval entre le Yucatan et le Campeche. Le Puuc ou "collines" en tzeltal est marqué notamment par un style architectural facilement reconnaissable.



Puuc4.jpg

Ill. 1. « Puuc4 » par HJPDTravail personnel
Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Si l'ensemble des sites de la route Puuc mériterait d'être classé au Patrimoine de l'UNESCO, seule Uxmal a eu l'honneur d'en faire partie jusqu'à présent. C'est d'autant plus dommage que Uxmal s'inscrivait dans un cadre géopolitique bien plus large qu'on pourrait le croire.


2002.12.29 18 Codz Poop Kabah Yucatan Mexico.jpg

Ill. 2 «2002.12.29 18 Codz Poop Kabah Yucatan Mexico»
par Hermann Luyken - Travail personnel.
Disponible sous la licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Dans ce hors-série, il est question de neuf autres sites qui ont connu leur acmé entre 600 et 1000 de notre ère. Toute sélection est obligatoirement arbitraire. L'introduction ne permet pas nécessaire de comprendre les critères de sélection : il est difficile de comprendre comment un site comme Santa Rosa Xtampak ait pu être laissé de côté. Un coup d'oeil rapide sur la page Wikipedia Puuc en espagnol est encore plus déconcertant : on y compte que trois sites !

Le magazine débute avec une introduction qui présente la chronologie, l'organisation géopolitique et les principaux éléments architecturaux qui définissent le style Puuc, l'importance des chultunes, ces citernes artificielles, du dieu de la pluie.


ChultunYucatanSchema.jpg
Ill. 3. « ChultunYucatanSchema » par Tousleso — Travail personnel.
Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.


Uxmal se taille évidemment la part du lion dans ce parcours photographique. Il faut dire qu'il s'agissait d'une capitale régionale reliée à d'autres centres par de nombreux sacbe. Nous vous en proposons un exemple à Chichen Itza.


Chichen Itza sacbe 6.jpg

Ill. 4. « Chichen Itza sacbe 6 » par HJPDTravail personnel.
Disponible sous la licence CC BY 3.0 via CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

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Ill 5. «Piramide del adivino» por Cocojorgefalcon - Travail personnel.
Disponible sous la licence CC BY 3.0 via  Wikimedia Commons.


Suivent les sites de Xlapak, Sayil, Kabah, Labna, Chacmultun, Oxkintok, Chunhuhub, Xcalumkin, Tohcok.


Ill. 6. Le Palais, Xlapak, Yucatan. 
Disponible le 17/10/2015 sur: 


Chacmultun n'est pas forcément très connu. Traduisible par "Monticule de pierres rouges", ce petit site ne conserve que quelques éléments architecturaux comme le Palais et la Structure 20. C'est dans l'Édifice des peintures qu'on peut encore observer les vestiges de peintures murales.


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Ill. 7. Terrain de jeu de balle, Chacmultun. "Chacmultun JPelota" par HJPD - Travail personnel.
Disponible sous la licence CC BY 3.0 via Wikimedia Commons.


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Ill. 8. Peintures murales, Chacmultun, "Chacmultun M1" par HJPD - Travail personnel
Disponible sous la licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Tout au long de ce catalogue, le lecteur re(découvre) les dessins de F. Catherwood ou les anastyloses de T. Proskouriakoff, les clichés des expéditions de Rickards, de Sweet. Chaque site mentionné présente une carte schématisée des structures visibles pour faciliter leur orientation et leur situation.



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Ill.9. «Sayil-Mirador» por Régis Lachaume - http://www.astrosmo.unam.mx/~r.lachaume/fotos/yucatan/sayil-mirador.jpg. Disponible sous la licence Domaine public via Wikimedia Commons.

L'un des avantages d'une revue en ligne est sa versatilité et sa simplicité d'usage : le lecteur peut faire facilement défiler les illustrations, les agrandir, interagir avec les légendes. Si, comme votre serviteur, vous possédez nombre des images présentes et que vous ne souhaitez pas encombrer votre bibliothèque d'une revue en papier, le choix est vite fait. Si, en revanche, vous êtes encore un bleu dans les études préhispaniques, l'achat de la version papier est peut-être davantage fait pour vous. Autre détail et pas des moindres, Arqueología mexicana propose ses numéros virtuels à 45 pesos au lieu de 60 pour la version imprimée.




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Ill. 10. Bâtiment 1, „Tohcok1“ par HJPDTravail personnel
Disponible sous la licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.


Il est regrettable qu'une bibliographie minimale n'ait pas été incluse alors que le FAMSI propose de nombreuses publications en ligne gratuitement sur cette région. Pour ce faire, nous vous invitons à consulter les documents suivants.

Références bibliographiques
Lorenzo Vidal, C. & Muñoz Cosme, G. (1997). "La arquitectura de las ciudades Mayas del área Puuc, Yucatán". En X Simposio de Investigaciones Arqueológicas en Guatemala, 1996 (editado por J.P. Laporte y H. Escobedo), pp.360-376. Guatemala: Museo Nacional de Arqueología y Etnología. Disponible sur : http://www.asociaciontikal.com/pdf/28.96_-_Cristina_y_Gaspar.pdf. [Consulté le 18 Oct. 2015].

Ringle, W. (2005). The 2001 Field Season of the Labná-Kiuic Archaeological Project. [En ligne] Famsi.org. Disponible sur : http://www.famsi.org/reports/00019/index.html. [Consulté le 18 Oct. 2015].

Rivera Dorado, M. (coordinador). (1986-1992), Oxkintok (4 vols), Madrid : Misión Arqueológica de España en México, y Ministerio de Cultura.


Rivera Dorado, M. (1996). Los Mayas de OxkintokMadrid: Ministerio de Cultura.

Toscano Hernández, L. & Huchim Herrera, J. (2004). «La Región Puuc de Yucatán». Arqueología Mexicana, Vol. XII, número 70, November-December 2004, pp.80-87.




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