lundi 4 mars 2013

Appel à contributions Journée d'études sur le dindon

Notre collègue Nicolas Latsanopoulos, dessinateur du bureau d'archéologie du conseil d'archéologie de Seine Saint-Denis, est le coorganisateur d'un événement qui aura lieu le 4 décembre prochain à Paris.

Avec Anath Ariel de Vidas et Perig Pitrou, ils appellent les chercheurs mésoaméricanistes à  participer à une journée d'études sur le dindon en Mésoamérique. Nous reproduisons ci-dessous leur appel à contribution également diffusé sur le site de l'Institut des Amériques. 

À la différence d’aires culturelles dans lesquelles de nombreuses espèces animales ont été domestiquées au cours de l’histoire, dans les sociétés précolombiennes de Mésoamérique, ce processus n’a concerné que le chien, la cochenille et le dindon. Or, en dépit de l’importance de ce dernier dans les pratiques et les systèmes de représentation des populations indiennes, peu de travaux lui ont été consacrés, alors que Meleagris gallopavo se présentait comme l’animal domestique autochtone par excellence, avant l’arrivée des Espagnols au XVIe siècle. L’abondante littérature traitant des relations que les humains entretiennent avec le bétail, les chevaux ou les animaux de compagnie dans diverses régions du monde, confirme l’existence d’un vaste champ d’étude encore partiellement inexploré sur le continent américain. C’est en ce sens qu’il est proposé d’engager une réflexion collective sur la place occupée en Mésoamérique par la gallina de tierra, comme l’appelait les Espagnols, depuis la période préhispanique jusqu’à nos jours.
Dans cette perspective, les participants pourront mobiliser des données ethnographiques, archéologiques, ethnohistoriques et ethnolinguistiques pour aborder des problèmes relatifs à la position du dindon dans l’iconographie précolombienne, dans les ethnoclassifications du monde animal, notamment après la Conquête, à son rôle dans les mythes et dans la tradition orale, à son utilisation lors des pratiques sacrificielles et culinaires, aux relations, notamment de substitution, qu’il entretient avec d’autres oiseaux de basse-cour et d’autres espèces animales, ou encore aux spécificités que lui confère son statut d’animal domestique, pour ne tracer que quelques unes des pistes que les participants pourront choisir d’explorer. Quelles que soient la thématique et/ou l’hypothèse choisie – le dindon comme agent, patient, médiateur, animal sacrificiel, commissionnaire, entremetteur, porteur, émissaire…–, il serait intéressant, lorsque cela est possible, de restituer, par l’analyse textuelle ou l’examen d’éléments visuels, les séquences d’actions à l’intérieur desquelles le dindon s’insère.
Afin de faciliter le dialogue pluridisciplinaire et le comparatisme avec d’autres parties des Amériques ou du monde, nous inviterons à cette journée d’étude des commentateurs/rices venant d’autres horizons géographiques et disciplinaires. Une fois les propositions de communication acceptées par le comité d’organisation, il est demandé que les textes des interventions (en français, espagnol ou anglais) soient envoyés deux mois à l’avance pour donner le temps aux commentateurs/rices de les lire et de préparer leurs exposés. À l’issue de la journée d’étude, les contributions seront réunies, sous réserve de validation, en vue d’une publication collective. 
Pour tout renseignement supplémentaire, nous vous invitons à prendre contact avec Nicolas Latsanopoulos par courrier électronique.

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