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Articles

Réouverture du musée de site de Dzibilchaltún, Yucatan

Après deux ans de travaux de rénovation, le Musée du monde maya, situé sur le site archéologique de Dzibilchaltún, a été réinauguré par les autorités locales. Ces travaux avaient été entrepris suite aux dégâts subis par le musée original datant de 1994 lors du passage des cyclones Isidore et Wilma en 2002 et 2005. Ses travaux d'entretiens se sont convertis en une refonte complète des collections et du guide muséographique. Au total ce sont 700 pièces qui sont présentées au public. Elle correspondent à différentes cités mayas et à différentes époques (du Préclassique au Postclassique tardif). Vous pourrez notamment y voir l'enterrement du dirigeant de Ch’iy Chan Ti’ Ho: Kalom ‘Uk’uw Chan Chaak. Il avait été mis à jour par l'équipe de l'archéologue Ruben Maldonado lors de fouilles menées en 1998 et 1999 sous la structure 42. Une urne funéraire avec des restes humains incinérés. Dans la même salle, il y a également l'offrande des sept poupées en terre cuite: elles o...

Raíces 46 - Panel Mayas 2012 avec Nahum Solis et William Breen

46 épisodes après, Raíces fête son premier anniversaire. Quand j'ai commencé à enregistrer chaque semaine avec le Mtro Guadiana, je n'avais pas trop d'idée sur la manière de durer une année complète. Raíces est devenu depuis une part importante de ma vie personnelle. Cela m'a permet de m'ouvrir à de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives. Je n'avais jamais pensé à faire de la radio. La période d'anxiété à parler devant un micro s'est (presque) estompé. On connaît parfois des impondérables matériels qui rendent l'enregistrement plus piquant. Merci à Checo Becerra pour sa présence, son temps et sa patience pour ma diction, mes hésitations et qu au Mtro Guadiana pour avoir cru en ce projet. Je dis "nouvelles perspectives" car j'étais enfermé dans une vision très limitée de l'anthropologie : l'anthropologie religieuse et l'archéologie n'en sont que deux domaines. Ils sont tout aussi importants que la médecine léga...

Fin des restaurations des peintures murales à El Tajín, Veracruz

Il y a un an et demi, nous faisions état d'une campagne de restauration de grande envergure sur les peintures murales visibles sur l'édifice 1 de Tajín Chico.  Ces travaux sont désormais achevés, si on en croit la lecture d'un bulletin de l'INAH publié il y a 3 jours. Les restaurateurs de l'INAH en ont fini avec les trente mètres de peintures. Elles présentent la particularité d'être présentes dans un des quartiers résidentiels sur les hauteurs du site. Effectuées entre 900 et 1200 de notre ère, elles témoignent d'une grande richesse chromatique que des carbonates de calcium voilaient. Dulce María Grimaldi Sierra, en charge de la restauration qui aura duré au total 3 ans, détaille également le corpus iconographique représenté sur cette peinture. On y retrouve des volutes et des grecques, typiques de l'iconographie des peuples du Golfe de Mexico, mais aussi des figures anthropo-zoomorphes comme des hommes-poissons, des hommes-reptiles et un félin à tê...

Mayas 2012: evidencias cientifícas de una mala interpretación

Si vous nous suivez sur les réseaux sociaux, vous êtes sans doute au courant d'un événement auquel votre serviteur participera comme expositeur. Je ne serai pas seul en piste: seront présent l'archéologue Nahum Solis; professeur à l'Universidad Humanistíca de las Américas, l'astronome Pablo Lonnie Railey, collaborateur du Planetario Alfa, le docteur William Breen, professeur à l'Université de Monterrey. La conférence aura lieu au Museo de Historia Mexicana, à Monterrey, le 27 mars prochain. Le collège d'experts commencera ses activités à partir de 19 heures. Il sera précédé d'une visite guidée des pièces mayas du musée. Nous essaierons de démontrer comment les théories catastrophiques voir apocalyptiques d'une fin du monde n'ont aucun véritablement fondement scientifique, en l'occurrence anthropologique, archéologique ou astronomique. L'événement est gratuit. Cependant si vous venez, soyez prudents : l'auditorium a une capacité li...

Nouvelle exposition temporaire au Museo del Templo Mayor

Bien que cela n'apparaisse pas encore sur la page officiel du Museo del Templo Mayor, on peut d'ores et déjà trouver des informations sur une exposition qui a commencé ce mois de mars et s'achèvera en août prochain. Intitulée Humo para los dioses: una ofrenda de sahumadores al pie del Templo Mayor de Tenochtitlan, elle regroupe une série d'encensoirs faisant partie de l'Offrande 130. Cette offrande a été retrouvée lors des fouilles entreprises sous l'emplacement du monolithe de Tlaltecuhtli en 2009.   Dans un petit livret que vous pouvez lire sur le site Mesoweb, Leonardo López Luján revient sur les circonstances de cette invention hors du commun et sur la restauration de ces pièces qui possèdent une bonne partie de la peinture qui les ornent. Le directeur du Proyecto Templo Mayor explique l'utilisation rituelle qui en était faite et la fête pendant laquelle on en faisait usage.   Un cycle de conférences sera organisé tous les samedis du mois de ma...

Compte-rendu Arqueología Mexicana 114

Voilà un numéro qui ne manquera pas d'attirer les amateurs de paradis artificiels. Dans cette publication, la part belle est faite aux boissons enivrantes et aux alcools consommés dans le passé et dans le présent par les peuples mésoaméricains. Mais avant d'arriver à ce dossier central, la revue publiée par l'INAH nous propose une très longue section d'informations que nous avons couverte sur ce carnet. Vient ensuite une double page propose de courtes critiques sur différentes publications éditées l'année dernière. Suit une présentation du Códice en Cruz par le chercheur Xavier Noguez. Un premier article signé par Emily McClung de Tapia et Nawa Sugiyama (fille de l'archéologue japonais Saburo Sugiyama) étudie sur l'utilisation (parfois la surexploitation) des ressources végétales et animales par les peuples indigènes passés et présents et propose une perspective différente pour la gestion de la biodiversité mexicaine. Il convient de rappeler que l...

Visiter le site de Cantona prendra plus de temps...

C'est ce qu'on peut penser lorsqu'on lit le bulletin publié par l'INAH sur son site officiel. Le site poblano fouillé par les équipes Angel García Cook est certainement l'un des moins connus de cet état mais dont les ressources archéologiques semblent les plus riches. 14,7 km de long, 7000 cours intérieures qui n'ont pas été explorées, vingt-sept terrains de jeu de balle, 550 ateliers, une acropole, de nombreuses places à caractère religieuses, 4000 voies de communication : des chiffres qui donnent le vertige et indiquent le statut et l'amplitude de Cantona à l'époque préhispanique. Pourquoi un tel gigantisme ? Pourquoi une telle urbanisation. L'emplacement de Cantona était stratégique. Elle est situé sur un couloir commercial qui reliait la Côte du Golfe du Mexique, Teotihuacan et Cholula sur le Haut Plateau central et Monte Alban au sud. Alors qu'elle a été construite au Préclassique, Cantona ne s'enrichit et n'atteint ses dimension...