Accéder au contenu principal

Esplandor teotihuacano

La pression permanente des médias, de certaines autorités scientifiques nationales et internationales, voir même des simples touristes en visite aura-t-elle raison du directeur de l'INAH ?

En tout cas, elle aura fait démissionner Laura Pescador Canton, directrice de la Coordination National d'Archéologie de l'INAH. Elle avait donné son autorisation à la réalisation du Projet "Spendeur teotihuacaine". Le quotidien marxiste La Jornada préfère mettre en avant les manifestations répétées des syndicats de travailleurs de l'INAH comme raison à cette démission. Les mêmes syndicats continuent de demander celle de Roberto Garcia Moll, directeur du projet Tula et président du Conseil National d'Archéologie, pour "avoir avalisé et permis le dommage physique" fait aux pyramides.

C'est Salvador Guilliem Arroyo, directeur du projet Tlatelolco, qui prendra sa relève à partir du 1er mai. Ce dernier préfère garder sa position sur le projet mais a annoncé que "ce qui comptait par dessus tout, c'est le patrimoine national".

Le directeur de la vénérable institution, Alfonso de Maria y Campos, fait depuis février l'objet d'une plainte déposée par des travailleurs de l'INAH et l'archéologue Sergio Gomez Chavez, pour dommages au patrimoine national.


Angel de Maria y Campos

Bien évidemment, il n'en est fait aucune mention sur le site officiel de l'INAH qui, depuis le début de cette affaire, n'intervient qu'au compte-goutte sur ce dossier épineux.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Des restes humains anciens découverts sur le site de la Morita, Nuevo León

Des archéologues ont mené des recherches dans la grotte préhistorique La Morita II, à Nuevo León, lors de la phase II et III de la saison de fouilles 2023-2024. Ils ont découvert des restes humains datant de 2 500 à 3 000 ans avant notre ère, accompagnés de fragments de vannerie, de textiles et de fibres, probablement issus du linceul qui les enveloppait.  Fouilles des phases II et III, La Morita, Nuevo León. Photo : Moisés Valadez, INAH. L'exploration, menée par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et le Centre INAH Nuevo León, a également permis de trouver des ustensiles et des outils à usage domestique-rituel. Selon l'archéologue Moisés Valadez Moreno, les restes humains comprennent des phalanges, des métatarsiens, un cubitus, un humérus, plusieurs côtes et des dents, correspondant probablement à un bébé et deux adolescents en raison de la présence d'os de petite taille. Il est probable que les restes aient été délibérément démembrés et d...

Guiengola : Une cité zapotèque révélée par le LiDAR

L'archéologie, cette quête passionnante du passé, se réinvente constamment grâce aux avancées technologiques. Aujourd'hui, c'est le LiDAR (Light Detection and Ranging), une technologie de télédétection par laser, qui nous offre un aperçu fascinant d'une civilisation méconnue : les Zapotèques de la période Postclassique tardive (environ 1200-1521 après J.-C.). Le site de Guiengola, au sud-est de l'État d'Oaxaca au Mexique, a récemment révélé ses secrets grâce à cette technologie révolutionnaire.  Avant l'utilisation du LiDAR, Guiengola était un site archéologique peu connu, partiellement exploré par des méthodes traditionnelles. La végétation dense et le terrain accidenté rendaient les explorations difficiles et limitaient notre compréhension de ce qui pouvait se cacher sous la surface. Mais l'arrivée du LiDAR a changé la donne.  Fig. 1. Carte du site archéologique de Guiengola, Oaxaca. L'avantage du LiDAR est sa capacité à couvrir de vastes zon...

Conférence en ligne Travesías por agua: Sistemas de navegación en Mesoamérica

Suite à la conférence prononcée par l'archéologue Mariana Favila Vazquez hier à El Colegio Nacional, nous plongeons dans un aspect fascinant et souvent méconnu de l'histoire mésoaméricaine : la navigation préhispanique. Loin de l'image d'une civilisation uniquement terrestre, les peuples du Mexique ancien étaient des marins et des navigateurs aguerris, exploitant fleuves, lacs et mers pour le commerce, la guerre et la vie quotidienne. Transmise en direct sur les réseaux sociaux de la prestigieuse institution mexicaine, l'intervention de Favila Vazquez, met en lumière la navigation maya et son importance.  Dès les années 1970. des archéologues comme Norman Hammond  ont souligné l'ampleur de la navigation maritime maya le long des côtes du Yucatán, principalement à travers l'étude de sources iconographiques. Des travaux plus récents, à partir des années 2010, ont étendu ces études aux eaux intérieures, c'est-à-dire les lacs et les rivières, avec des cont...