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Arqueologia Mexicana n°102

Et voici la dernière livrée en date du magazine de divulgation archéologique sur la Mésoamérique. Le mois dernier, on fêtait les 32 ans de la découverte de Coyolxauhqui. A cette occasion, l'INAH et Editorial Raices ont mis le paquet en ce qui concerne les rédacteurs.



Jugez vous-même : Leonardo López Luján, seul et avec son père, Alfredo López Austin seul, Eduardo Matos Moctezuma, deux fois s'il vous plaît, sans compter Xavier Noguez ou Manuel Hermann Lerajazu.  Du lourd donc, du très lourd même. Tout comme ce monolithe de 8 tonnes qui repose désormais au Museo del Templo Mayor, et sur lequel sont projetées ce qui étaient probablement les couleurs originales.


Commençons donc par le dossier de ce mois. Matos Moctezuma, à l'origine de la découverte du monolithe, dresse un bilan de trente années de fouilles et de recherches connexes. On peut voir notamment des photos curieuses, voir amusantes (Leonardo López Luján en train de prendre des notes).

Alfredo López Austin a pour sa part préféré nous résumer l'importance de Coyolxauhqui dans la mythologie mexica à travers une nouvelle traduction d'un passage de Sahagun revisitant notamment le lien entre le toponyme qu'est Coatepec proposé par Seler et la découverte de Matos Moctezuma.

Suit un article à six mains, rédigé par Lourdes Cué, Fernando Carrizosa y Norma Valentín. Il y est proposé une lecture iconographique du monolithe en correspondance avec les codex. Mais surtout, pour la première fois, une intégration de la polychromie à cette analyse.

Leonardo López Luján propose d'élargir l'étude à d'autres représentations de Coyolxauqui : les sculptures complètes, les têtes ou encore leurs évocations dans les chroniques.

Enfin Matos Moctezuma referme le dossier en s'intéresse à l'impact de la découverte de la pierre de Coyolxauhqui sur l'inconscient collectif mexicain, à travers une série de commentaires et de photographies parfois cocasses, comme cette voiture encastrée dans le Templo Mayor en 1999 !

Puis le père et le fils les plus célèbres de l'anthropologie mexicaine étudient les allées et venues de la Pierre de Tizoc, à l'instar de ce que López Luján avait déjà fait pour la Pierre du Soleil

Précédant le dossier sur Coyolxauhqui on retrouvera donc la rubrique de Manuel Hermann Lejarazu sur l'histoire des codex mexicains. Ce mois-ci le chercheurs évoque les codex d'Azoyu et le Lienzo de Tlapa

Suit un article d'anthropologie physique sur la vision de la vie et de la mort dans le Mexique préhispanique. Pas de grande nouveauté à ce titre. Pas plus d'ailleurs dans l'article évoquant la nature de K'inich Janaab' Pakal dans son contexte funéraire.

A mesure qu'on se rapproche de la fin du magazine, on peut lire un article intéressant sur les fouilles sous-marines réalisées au large de la Riviera maya sur un navire coulé appelé Quarante Canons.

Enfin Xavier Noguez étudie de manière et relativement complètement le Codex Magliabechiano.

J'espère vous avoir donné envie de lire cette revue. La prochaine aura pour thème "Les prophéties maya et l'année 2012".

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