Accéder au contenu principal

Microsite de l'exposition Moctezuma

Vous allez certainement penser que j'aime faire de la pub pour l'INAH. Mais si vous connaissez certaines de mes notes (parfois virulentes et acerbes), vous devez savoir qu'il n'en est rien. Mais il faut bien reconnaître que l'INAH a commencé une révolution technologique importante depuis environ 2 ans. L'un des apports non-négligeables pour les curieux du Mexique ancien qui ne peuvent se rendre sur place, est sans conteste les visites virtuelles. L'année dernière, à l'occasion de l'exposition Teotihuacan, Cité des Dieux, un microsite avait été élaboré et permettait de se faire une idée des principales pièces exposées au DF.

Pour l'inauguration en grande pompe de l'exposition Moctezuma, l'INAH a également décidé de mettre les petits plats dans les grands. La présence du président mexicain Felipe Calderon et de son épouse ont donné toute sa mesure à l'événément.

Inauguration de l'exposition Moctezuma II, le 16 juin 2010.
Photo disponible le 20 juin 2010 sur http://goo.gl/DO48 .

Vous remarquerez la présence de Leonardo Lopez Lujan, à la droite de Mme Zavala de Calderon et celle d'Eduardo Matos Moctezuma, à la gauche du président, tenant un micro.

Le site comprend des informations pratiques pour profiter de l'exposition que des informations d'ordre historique et archéologiques. Ces dernières sont rédigées par des spécialistes des Mexicas et du Templo Mayor en particulier. Elles sont regroupées dans la section "Contenido".

C'est ainsi que le guide de l'exposition a été rédigé par Eduardo Matos Moctezuma.

Une seconde partie intitulée "Moctezuma y la renovación de la naturaleza" est une présentation en plusieurs pages des principaux rituels en vigueur à l'époque de l'antépénultième tlatoani mexica-tenochca.

Felipe Solís Olguín, le regretté directeur du MNA, avait également rédigé un article intéressant, "Historias de familia: los ancestros de Moctezuma II", sur la dynastie des tlatoques mexicas et sur leurs origines tant mythiques qu'historiques.

Vient ensuite une publication de Frances Berdan, dont le titre "El gobierno y economico de Moctezuma II" est assez éloquent : il s'agit d'une présentation de l'expansion militaire et économique de l'empire mexica, à l'époque de Moctezuma II.

Suit un travail de John H. Eliott sur la Conquête de l'empire par les Espagnols. Il a pour titre : "El derrocamiento de Moctezuma y de su imperio". Enfin David A. Brading revient sur l'héritage moderne des Mexica dans "El renacimiento del México antiguo".

Tous ces documents et la brochure pour le visiteur sont disponibles en format pdf. A vous d'en profiter en cliquant sur les liens que nous vous proposons.

Une section audio contient différents fichiers mp3 qui décrivent les différentes espèces présentes dans le zoo personnel de Moctezuma II. Elle aurait pu être étoffée avec les commentaires qui présentent les 218 pièces que contient l'exposition.

Mais revenons à ce que nous expliquions au début de cette note. En dépit de la grande qualité des intervenants et des papiers proposés sur le microsite, l'INAH a fait preuve d'un certain manque de professionalisme en proposant la visite virtuelle du Museo del Templo Mayor, et non pas de l'exposition Moctezuma. S'agit-il d'un oubli coupable ou d'une véritable erreur ? L'INAH serait avisé de remédier à ce problème le plus rapidement possible afin de ne pas tromper ses lecteurs.

Nous vous laissons découvrir le microsite non sans vous encourager à regarder cette vidéo retrouvée sur la chaîne INAHTV.


PS : Nous avons rectifié la vidéo qui rapporte l'inauguration de l'exposition. Nous vous prions de bien excuser cette erreur. C'est l'arroseur arrosé.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Des restes humains anciens découverts sur le site de la Morita, Nuevo León

Des archéologues ont mené des recherches dans la grotte préhistorique La Morita II, à Nuevo León, lors de la phase II et III de la saison de fouilles 2023-2024. Ils ont découvert des restes humains datant de 2 500 à 3 000 ans avant notre ère, accompagnés de fragments de vannerie, de textiles et de fibres, probablement issus du linceul qui les enveloppait.  Fouilles des phases II et III, La Morita, Nuevo León. Photo : Moisés Valadez, INAH. L'exploration, menée par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et le Centre INAH Nuevo León, a également permis de trouver des ustensiles et des outils à usage domestique-rituel. Selon l'archéologue Moisés Valadez Moreno, les restes humains comprennent des phalanges, des métatarsiens, un cubitus, un humérus, plusieurs côtes et des dents, correspondant probablement à un bébé et deux adolescents en raison de la présence d'os de petite taille. Il est probable que les restes aient été délibérément démembrés et d...

Guiengola : Une cité zapotèque révélée par le LiDAR

L'archéologie, cette quête passionnante du passé, se réinvente constamment grâce aux avancées technologiques. Aujourd'hui, c'est le LiDAR (Light Detection and Ranging), une technologie de télédétection par laser, qui nous offre un aperçu fascinant d'une civilisation méconnue : les Zapotèques de la période Postclassique tardive (environ 1200-1521 après J.-C.). Le site de Guiengola, au sud-est de l'État d'Oaxaca au Mexique, a récemment révélé ses secrets grâce à cette technologie révolutionnaire.  Avant l'utilisation du LiDAR, Guiengola était un site archéologique peu connu, partiellement exploré par des méthodes traditionnelles. La végétation dense et le terrain accidenté rendaient les explorations difficiles et limitaient notre compréhension de ce qui pouvait se cacher sous la surface. Mais l'arrivée du LiDAR a changé la donne.  Fig. 1. Carte du site archéologique de Guiengola, Oaxaca. L'avantage du LiDAR est sa capacité à couvrir de vastes zon...

Conférence en ligne Travesías por agua: Sistemas de navegación en Mesoamérica

Suite à la conférence prononcée par l'archéologue Mariana Favila Vazquez hier à El Colegio Nacional, nous plongeons dans un aspect fascinant et souvent méconnu de l'histoire mésoaméricaine : la navigation préhispanique. Loin de l'image d'une civilisation uniquement terrestre, les peuples du Mexique ancien étaient des marins et des navigateurs aguerris, exploitant fleuves, lacs et mers pour le commerce, la guerre et la vie quotidienne. Transmise en direct sur les réseaux sociaux de la prestigieuse institution mexicaine, l'intervention de Favila Vazquez, met en lumière la navigation maya et son importance.  Dès les années 1970. des archéologues comme Norman Hammond  ont souligné l'ampleur de la navigation maritime maya le long des côtes du Yucatán, principalement à travers l'étude de sources iconographiques. Des travaux plus récents, à partir des années 2010, ont étendu ces études aux eaux intérieures, c'est-à-dire les lacs et les rivières, avec des cont...