Accéder au contenu principal

Inauguration du musée de site de Xihuacan, Guerrero

Pour les touristes en goguette sur la côte du Guerrero, il existera bientôt une option culturelle qui les changera des éternelles et insipides séances de bronzette. En effet, l'INAH et son office de tourisme vous propose de visiter le musée de site Xihuacan, situé à l'intérieur de la zone archéologique près de Soledad de Maciel, sur la commune de Petatlan.
Trêve de piques peu amènes, parlons un peu de cet endroit pour ce qu'il a pu offrir d'abord à la communauté mésoaméricaniste avant qu'on en informe les touristes en mal de vieilles pierres. Soledad de Maciel a été fouillée durant les quatre dernières années avec un certain succès si on en juge les 800 artefacts qui sont exposées de manière permanente dans le musée du site. C'est l'archéologue Rodolfo Labato qui est en charge du site : son ouverture est programmé pour la fin de l'année.

Labato rapporte l'existence d'une pierre travaillée (50 cm de haut et de large pour 25 cm de profondeur) et portant un glyphe qui peut être lu comme Xihuacan. Elle a été retrouvée à proximité du terrain de jeu de balle sur le site. Ce qui frappe en observant l'iconographie de ce site, c'est sa grande similitude ou, tout au moins, parenté avec celle de Teotihuacan, située à plusieurs centaines de kilomètres de là.

Soledad de Maciel comporte une pyramide assez particulière puisqu'elle est l'une des rares à avoir été conçue en briques. Des objets, issus de campagnes de fouilles non réglementées, ont pu être regroupés par un particulier. En plus des pièces teotihuacaines déjà mentionnées, d'autres appartiennent à des cultures de différents régions et époques.
Si on en croit le site internet officiel de Soledad de Maciel, surnommé aussi "La Chole", des bijoux et des artefacts appartenant aux cultures aztèque, tarasque, toltèque, zapotèque et maya y ont été mis au jour.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Compte-rendu Arqueología mexicana 139

Après nous avoir proposé un dossier très fouillé et varié sur l’amarante, la revue co-publiée par l’INAH et l’éditeur Raíces se sont penchés sur l’archéologie et l’histoire d’un des plus petits états mexicains, celui qui a conservé presque les mêmes frontières qu’il possédait avant l’arrivée des Espagnols : Tlaxcala. Ce dossier est présenté de manière chronologique. Aleksander Borejsza nous propose un état des lieux sur le Tlaxcala préhispanique en insistant sur la destruction toujours plus prononcée des contextes archéologiques en raison des activités humaines, agricoles notamment. David Carballo, professeur assistant à l’Université de Boston, revient pour sa part sur les principaux centres régionaux apparus au Tlaxcala entre le Préclassique et l’Épiclassique. Il explique notamment la nature de la sédentarisation des différent groupes ayant peuplé la région. Parmi les exemples détaillés par le chercheur figurent le site de La Laguna et le complexe Xochitécatl-Cacaxtla-Nativita...

Fouilles à La Perseverancia, Michoacan

Difficile de faire mieux ce jour. A travers des médias moins connus, on peut trouver traces d'importantes découvertes. C'est le cas de cette cité perdue, abandonnée au Michoacan. Rien de ce qui a été découvert ne permet une identification avec des populations qui peuplait cette partie du Mexique. Il ne s'agit de Nahuas, ni de Purepechas, ni d'Otomies, ni de Chichimèques. C'est le quotidien en ligne Provincia qui a proposé cette information pour le moins suprenante et qui mériterait des crédits plus importants. Reste de l'édifice K9, La Perseverancia, Michoacan Photo : Rodolfo Cid. Retrouvé le 26 janvier 2010 sur : http://bit.ly/8lhLYb Tout reste à faire pour les archéologues dirigés par Alejandro Salafranca. Bonne chance à son équipe...

Des restes humains anciens découverts sur le site de la Morita, Nuevo León

Des archéologues ont mené des recherches dans la grotte préhistorique La Morita II, à Nuevo León, lors de la phase II et III de la saison de fouilles 2023-2024. Ils ont découvert des restes humains datant de 2 500 à 3 000 ans avant notre ère, accompagnés de fragments de vannerie, de textiles et de fibres, probablement issus du linceul qui les enveloppait.  Fouilles des phases II et III, La Morita, Nuevo León. Photo : Moisés Valadez, INAH. L'exploration, menée par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et le Centre INAH Nuevo León, a également permis de trouver des ustensiles et des outils à usage domestique-rituel. Selon l'archéologue Moisés Valadez Moreno, les restes humains comprennent des phalanges, des métatarsiens, un cubitus, un humérus, plusieurs côtes et des dents, correspondant probablement à un bébé et deux adolescents en raison de la présence d'os de petite taille. Il est probable que les restes aient été délibérément démembrés et d...