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Anastyloses des enterrements de Teotihuacan

L'INAH décrit dans un long articles un projet de collaboration d'infographie avec l'UNAM (Université Nationale Autonome de Mexico) dont le but de reconstituer en 3D une dizaine d'enterrements découverts à Teotihuacan, Edo de Mexico.

Ce projet pluridisciplinaire impliquera des archéologues et anthropologues de l'INAH d'une part, et des architectes, des ingénieurs-infographistes de l'Université. Selon le communiqué de l'INAH, "ce type de reconstitutions digitales permettent au public et au spécialiste d'avoir une idée de la manière originale avec laquelle les corps inertes étaient placés à l'époque préhispanique, ce qui serait impossible de déduire étant donné l'état de décomposition des corps au moment de leur découverte".


Pyramide du serpent à plumes, Teotihuacan.
Copyright : B. Lobjois

Deux programmes ont ainsi été utilisés pour reconstruire le volume du corps et la disposition du squelette. Ils ont été ainsi appliqués à certains enterrements rituels réalisés sous la Pyramide du Serpent à plumes de la Citadelle, au sud de la zone archéologique de Teotihuacan. Selon les auteurs du communiqué de presse, cette pyramide a été érigée dans le but de commémorer la création du temps et du calendrier, le serpent à plumes servant de patron des gouvernants.

Les archéologues Ruben Cabrera et Saburo Sugiyama émettent l'hypothèse selon laquelle 260 individus ( nombre correspondant au nombre de jours du calendrier rituel préhispanique) auraient enterrés rituellement à cet endroit. De la même manière, ces deux archéologues, responsables des fouilles à la citadelle dans les années 1980 et 1990, estiment que les squelettes retrouvés étaient des captifs de guerre.


Tête de Serpent à plumes, rampe NO, Pyramide du Serpent à plumes, Teotihuacan.
Copyright : B. Lobjois

26 enterrements ont été retrouvés sous la pyramide du serpent à plumes de la citadelle. Au total, ce sont 139 individus qui y ont été placés (113 hommes et 26 femmes) tous jeunes. L'anthropolgue physique Gonzalez Miranda explique que même si le sacrifice par cardiectomie existait à Teotihuacan, c'est la décapitation qui était pratiquée préalablement à l'enterrement.

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