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Nouvelles découvertes à Tamtoc, San Luis Potosi

Sur le site de l'INAH, on apprend que les archéologues du Centro INAH de l'état de San Luis Potosi ont mis à jour les ossements de sept corps dans un contexte archéologique assez complet sur le site huastèque de Tamtok (ou Tamtoc selon les graphies en vigueur). Différents restes d'aliments ont en effet été retrouvés : ils permettront de compléter nos connaissances sur le régime alimentaire et les rites mortuaires des anciens habitants de Tamtok.

Situés à l'intérieur de la Structure 1, ces restes osseux semblaient appartenir à des gens appartenant à l'élite qui dirigeait le site tout au long de l'époque postclassique : des coquillages de l'océan pacifique, des perles de cuivre, de  coquillages et de pierre verte (originaire du Guatemala). Des fragments de textile ont été mis au jour et seront soumis à analyse : ils avaient servi à emmailloter le corps et avaient été peints ou teints de rouge, bleu, jaune et blanc. La Structure 1 a d'ailleurs été restaurée. Longue de 60 mètres et large de 30 mètres, elle semble avoir servi de résidence pour les personnes qui y ont été retrouvées.

L'année 2010 a été particulièrement bonne pour les chercheurs de Tamtok : six sculptures monumentales, un atelier de lapidaire et de sculpture, deux importantes canalisations longues de 15 mètres situées sur le site voisin de Laguna de los Patos ont pu être fouillés, restaurés et inventoriés. Cordova Tello s'est notamment chargé de l'exploration de la Structure C3 qui permettra au visiteur d'avoir une vision panoramique sur la Laguna de los Patos.

Les travaux de médecine légale et d'anthropologie physique entrepris sous la direction de Patricia O. Hernández Espinoza ont apporté leur part de révélations sur les 38 squelettes découverts en 2009 dans la zone de la Noria. On y apprend que les individus étudiés souffraient principalement de deux pathologies graves : la tuberculose vertébrale et le pian (article pian sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Pian_%28m%C3%A9decine%29), une infection cutanée qui peut atteindre les tisseux osseux. Ces deux maladies provoquaient des déformations qui donnaient un statut privilégié aux individus qui en souffraient. A la différence de nos sociétés occidentales souvent enclines à considérer comme paria ces malades, les sociétés préhispaniques les considéraient comme des êtres spéciaux et leur offraient un lieu qui leur correspondait lorsqu'il fallait les enterrer. Des individus de tous âges (5 à 39 ans) et des deux sexes reçurent ainsi leur sépulture.

Nous conclurons cette petite note en nous souvenant qu'il y a un peu plus d'un an, Guy Stresser-Péan nous quittait en laissant la difficile tâche d'interpréter et de comprendre mieux Tamtok. Ces successeurs poursuivent dignement son œuvre.

Références bibliographiques :

"Descubren entierros que revelan costumbres huastecas". Boletines INAH, publié le 11/01/2011. Retrouvé le 11/01/2011 de http://www.inah.gob.mx/index.php/boletines/14-hallazgos/4812-descubren-entierros-que-revelan-costumbres-huastecas .

Stresser-Péan, Guy et Claude Stresser-Péan.
2001. Tamtok, sitio arqueológico huasteco: Su historia, sus edificios. Tomo I. Consejo Nacional para la Cultura y los Artes - CONACULTA, Centro de Estudios Mexicanos y Centroamericanos - CEMCA, El Colegio de San Luis, Instituto de Cultura de San Luis Potosí, Instituto Nacional de Antropología e Historia - INAH, Mexico.

2005. Tamtok, sitio arqueológico huasteco: Su vida cotidiana. Tomo II.Consejo Nacional para la Cultura y los Artes - CONACULTA, Centro de Estudios Mexicanos y Centroamericanos - CEMCA, El Colegio de San Luis, Instituto de Cultura de San Luis Potosí, Instituto Nacional de Antropología e Historia - INAH, Mexico.

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