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Différents enterrements retrouvés à Cholula, Puebla

Une campagne de fouilles de sauvetage a débuté le mois dernier dans des quartiers périphériques de la Grande Pyramide de Cholula, à San Andrés Cholula. Une équipe de chercheurs menée par Carlos Cedillo travaille à partir de différents puits de sondage afin de sauver ce qui peut l’être avant d’importants travaux de voirie, notamment la rue 5 de Mayo, à quelques centaines de mètres de la grande pyramide de Cholula.

Après avoir foré une vingtaine de puits, les archéologues de l’INAH ont ainsi pu mettre au jour plusieurs enterrements dont certains sont datés du Postclassique (entre 1100 et 1521 de notre ère). Dans un premier, ils ont retrouvé deux enterrements individuels séparés.

Mais c’est l’annonce d’un enterrement multiple (13 individus de différents âges) qui attire le chercheur. L’hypothèse des chercheurs propose un lien familial entre tous ces restes. Seuls des tests d’ADN permettront d’asseoir cette idée. Par le même procédé on pourra déterminer si les individus en question appartiennent à une ethnie en particulier : Cedillo avance l’idée qu’il pourrait s’agir d’Olmèques-Xicalancas, de Chichimèques ou de Colomochcas.

Selon le bulletin publié sur le site de l’INAH, il s’agit d’adultes et d’enfants dont les corps auraient été ensuite déplacés, toujours à l’époque préhispanique. Pour l’heure, l’étude stratigraphique n’a pas encore permis de libérer les squelettes des individus localisés. Dans le palais d’un crâne était présent un petit tube de pierre verte, probablement de la jadéite. Il était coutumier chez bon nombre de peuples mésoaméricains de glisser un objet de ce type dans la bouche du défunt pour son voyage dans l’au-delà. La jadéite est présente à de nombreuses reprises parmi le mobilier funéraire limité qui a pu être dégagé. Pour l’heure les archéologues font état d’un pendentif à traits humains et d’une plaque. Tous deux sont en jadéite et seraient de style mezcala, cette culture préclassique localisé dans l’actuel état de Guerrero. Une autre plaque en albâtre et un petit masque en pierre verte avec des restes de peinture rouge (possiblement du cinabre) font également partie de cet inventaire temporaire.

D’autre part la présence de nombreux dépotoirs a permis de retrouver une coupe en terre cuite polychrome et un puits conique qui servait probablement de grenier. La grande majorité de ces dépotoirs sont du Postclassique mais deux cavités remplis de matériel de construction auraient été utilisées dès le Préclassique.

Si vous lisez et comprenez la langue de Cervantés, vous pouvez consulter le bulletin en format pdf et regarder le diaporama joint.
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