Dans un article publié le 25 avril dernier dans la revue Science (1), les archéologues Takeshi Inomata, Daniela Triadan, Kazuo Aoyama, Victor Castillo et Hitoshi Yonenobu proposent une hypothèse issue de leurs fouilles entreprises sur le site guatémaltèque de Ceibal. Des datations ont été effectuées sur des matériaux retrouvés dans un espace civico-rituel formé des restes d'une plateforme carrée et d'une autre plus longue, les deux étant séparées par une place. Elles remontent à 1000 avant notre ère. Des rénovations à peine plus récentes (vers 700 avant notre ère) ont vu la plateforme carrée se transformer en petite pyramide de 6 m sur 8 m tandis qu'une nouvelle plateforme allongée a été édifié juste derrière la plus ancienne. Ce sont les dates des édifications les plus anciennes qui font croire que les Mayas ont au mieux forgé leur culture sans un contact direct avec les Olmèques. Pourquoi une telle idée, révolutionnaire sous bien des aspects ? Tout simplement parce ...
Carnet d'informations et de réflexions sur l'archéologie mexicaine et centro-américaine