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Restitution d'objets mayas au Honduras

Dans un article daté du 12 mai 2010, le quotidien El Universal nous informe de la cérémonie de restitution de pièces mayas originaires du Honduras. A l'origine de ce geste diplomatique et culturel de la part des Etats-Unis, un trafic d'oeuvres d'art.

La plupart sont des vaisselles à motifs géométriques et animaliers, peintes en noir, rose et ruge. Quelques figurines en céramique obscure et blanche font également du lot.

Comme souvent dans ce cas-là, des fouilles sauvages, commanditées généralement des receleurs et des riches collectionneurs, ont permis de fournir le catalogue que des Salvadoriens vendaient sur Ebay. Une enquête commune des polices des douanes salvadoriennes et américaines a permis de récupérer quarante-cinq objets au total, au terme de trois ans d'enquête. Dix-huit pièces et 4 sacs de fragments de céramique avaient récupéré sur le sol américain, à Miami.

Malheureusement le mal avait été fait à double titre. Différents acheteurs au Japon, au Royaume-Uni, au Canada et en France ont été repérés. D'autre part, tout le contexte archéologique de ces céramiques est définitivement perdu : leur lieu d'origine, leur disposition, leur appartenance à un mobilier complet ou la possibilité d'une offrande... Tout cela pour la vanité et la stupidité de quelques personnes qui pensent à leur satisfaction personnelle plutôt qu'à celle du plus grand nombre. Ces individus sont des voleurs, des criminels contre l'humanité, d'une certaine manière.

L'anthropologue salvadorienne Rosa Maria Ramirez a notamment expliqué que les pièces "américaines" dataient du Classique et auraient fabriqué dans la partie occidental du pays. L'ambassadeur du Salvador à Washington a déclaré que les 18 objets retourneront prochainement dans son pays pour être exposés au Musée National d'Archéologie de Tegucilgalpa.

Espérons que l'enquête ne s'arrête pas complètement, histoire de mettre la mmain sur les "propriétaires" illégaux des objets déjà vendus. La faute revient également à Ebay, pour ne pas surveiller de plus prêt des ventes d'objets qui pourraient être tout aussi litigieuses.

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