Accéder au contenu principal

Le MNA et Google Art Project : quels intérêts sont en jeu ?

Fier de sa googlisation, l'INAH a décidé d'intégrer le Google Art Project en proposant différentes pièces du Museo Nacional de Antropología. Comme vous avez pu probablement le lire sur d'autres sites, le projet de Google suscite à la fois un concert de louanges et de critiques tout aussi bien argumentées. Cinquante-cinq musées ont récemment rejoint cette exposition virtuelle L'INAH est depuis plusieurs années contractuellement à Google et lui délègue pratiquement une bonne partie de sa diffusion sur internet à travers différents projets comme le concours "Pon México en el mapa" ou une carte spéciale sur Google Maps.

On compte pas moins de 148 pièces dont la Pierre du Soleil mexica, la scuplture de Xochipilli, le masque de Pakal et l'ocelocuauhxicalli. Elles seront prochainement complétées dans la mesure où l'INAH avait rapporté il y a quelques mois un long processus de numérisation de ces collections pour les rendre disponibles au plus grand nombre possible. Un des autres avantages de Google Art Project et qu'on peut visiter le musée participant au projet depuis son fauteuil. Pour l'heure une grande partie du MNA est déjà accessible. aue les différents jardins.

Il n'en reste pas moins curieux qu'une institution publique concède l'exploitation commerciale à une société comme Google, confronté il y a encore peu au problème du droit d'auteur et au monopole de la numérisation du savoir de nombreuses bibliothèques dans le monde... Comment s'assurer que le patrimoine des musées mexicains et de très nombreux autres sur le globe ne soit pas aliéné ?

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Compte-rendu Arqueología mexicana 139

Après nous avoir proposé un dossier très fouillé et varié sur l’amarante, la revue co-publiée par l’INAH et l’éditeur Raíces se sont penchés sur l’archéologie et l’histoire d’un des plus petits états mexicains, celui qui a conservé presque les mêmes frontières qu’il possédait avant l’arrivée des Espagnols : Tlaxcala. Ce dossier est présenté de manière chronologique. Aleksander Borejsza nous propose un état des lieux sur le Tlaxcala préhispanique en insistant sur la destruction toujours plus prononcée des contextes archéologiques en raison des activités humaines, agricoles notamment. David Carballo, professeur assistant à l’Université de Boston, revient pour sa part sur les principaux centres régionaux apparus au Tlaxcala entre le Préclassique et l’Épiclassique. Il explique notamment la nature de la sédentarisation des différent groupes ayant peuplé la région. Parmi les exemples détaillés par le chercheur figurent le site de La Laguna et le complexe Xochitécatl-Cacaxtla-Nativita...

Fouilles à La Perseverancia, Michoacan

Difficile de faire mieux ce jour. A travers des médias moins connus, on peut trouver traces d'importantes découvertes. C'est le cas de cette cité perdue, abandonnée au Michoacan. Rien de ce qui a été découvert ne permet une identification avec des populations qui peuplait cette partie du Mexique. Il ne s'agit de Nahuas, ni de Purepechas, ni d'Otomies, ni de Chichimèques. C'est le quotidien en ligne Provincia qui a proposé cette information pour le moins suprenante et qui mériterait des crédits plus importants. Reste de l'édifice K9, La Perseverancia, Michoacan Photo : Rodolfo Cid. Retrouvé le 26 janvier 2010 sur : http://bit.ly/8lhLYb Tout reste à faire pour les archéologues dirigés par Alejandro Salafranca. Bonne chance à son équipe...

Des restes humains anciens découverts sur le site de la Morita, Nuevo León

Des archéologues ont mené des recherches dans la grotte préhistorique La Morita II, à Nuevo León, lors de la phase II et III de la saison de fouilles 2023-2024. Ils ont découvert des restes humains datant de 2 500 à 3 000 ans avant notre ère, accompagnés de fragments de vannerie, de textiles et de fibres, probablement issus du linceul qui les enveloppait.  Fouilles des phases II et III, La Morita, Nuevo León. Photo : Moisés Valadez, INAH. L'exploration, menée par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et le Centre INAH Nuevo León, a également permis de trouver des ustensiles et des outils à usage domestique-rituel. Selon l'archéologue Moisés Valadez Moreno, les restes humains comprennent des phalanges, des métatarsiens, un cubitus, un humérus, plusieurs côtes et des dents, correspondant probablement à un bébé et deux adolescents en raison de la présence d'os de petite taille. Il est probable que les restes aient été délibérément démembrés et d...