Accéder au contenu principal

Compte-rendu Arqueología mexicana hors-série 82

L'éditeur Raíces termine son vingt-cinquième anniversaire en nous proposant un hors-série qui se propose à la fois de faire le point mais aussi de proposer un outil sensé faciliter la vie de ses lecteurs et de ses suiveurs sur les réseaux. Le travail de compilation proposé par Enrique Vela et son équipe est à ce titre intéressant qu'il nous invite à parcourir de manière thématique : on peut ainsi parcourir cet index de manière libre, en consultant les axes qui intéresseront le lecteur.


On retrouve des lectures chronologiques, culturelles, historiques, ethnologiques, herméneutiques, historiographiques ou divulgatrices. Au total, ce sont 27 fiches réparties en deux grandes axes thématiques que le lecteur pourra parcourir. D'un côté on peut lire des fiches de caractère chronologiques allant de la présence mexicaine dans l'archéologie mondiale aux zones archéologiques et musées. Entre temps, on aura eu la possibilité de redécouvrir les principales divisions chronologiques, l'histoire de l'archéologie comme discipline, les différents types de codex et manuscrits. La seconde partie dégage une meilleure cohérence en reprenant des thèmes de vie quotidienne aussi divers que l'alimentation, l'organisation sociale, la mort, les calendriers, etc.

Impossible de résumer en moins de 100 pages près de 2500 articles ! Le lecteur est donc invité à plusieurs reprises à consulter le document pdf contenant l'index général de de la revue et mis en ligne sur le site de la revue. On peut néanmois émettre quelques bémols sur cette édition. D'une part la localisation du site de Boca de Potrerillos est erronée : elle est placée à la frontière entre le Nuevo León et le Tamaulipas quand il est en fait situation à la frontière entre Nuevo León et le Coahuila.

Vous l'aurez probablement compris: ce numéro peut décevoir le lecteur régulier de la revue. L'intérêt scientifique est donc limité.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Compte-rendu Arqueología mexicana 139

Après nous avoir proposé un dossier très fouillé et varié sur l’amarante, la revue co-publiée par l’INAH et l’éditeur Raíces se sont penchés sur l’archéologie et l’histoire d’un des plus petits états mexicains, celui qui a conservé presque les mêmes frontières qu’il possédait avant l’arrivée des Espagnols : Tlaxcala. Ce dossier est présenté de manière chronologique. Aleksander Borejsza nous propose un état des lieux sur le Tlaxcala préhispanique en insistant sur la destruction toujours plus prononcée des contextes archéologiques en raison des activités humaines, agricoles notamment. David Carballo, professeur assistant à l’Université de Boston, revient pour sa part sur les principaux centres régionaux apparus au Tlaxcala entre le Préclassique et l’Épiclassique. Il explique notamment la nature de la sédentarisation des différent groupes ayant peuplé la région. Parmi les exemples détaillés par le chercheur figurent le site de La Laguna et le complexe Xochitécatl-Cacaxtla-Nativita...

Fouilles à La Perseverancia, Michoacan

Difficile de faire mieux ce jour. A travers des médias moins connus, on peut trouver traces d'importantes découvertes. C'est le cas de cette cité perdue, abandonnée au Michoacan. Rien de ce qui a été découvert ne permet une identification avec des populations qui peuplait cette partie du Mexique. Il ne s'agit de Nahuas, ni de Purepechas, ni d'Otomies, ni de Chichimèques. C'est le quotidien en ligne Provincia qui a proposé cette information pour le moins suprenante et qui mériterait des crédits plus importants. Reste de l'édifice K9, La Perseverancia, Michoacan Photo : Rodolfo Cid. Retrouvé le 26 janvier 2010 sur : http://bit.ly/8lhLYb Tout reste à faire pour les archéologues dirigés par Alejandro Salafranca. Bonne chance à son équipe...

Des restes humains anciens découverts sur le site de la Morita, Nuevo León

Des archéologues ont mené des recherches dans la grotte préhistorique La Morita II, à Nuevo León, lors de la phase II et III de la saison de fouilles 2023-2024. Ils ont découvert des restes humains datant de 2 500 à 3 000 ans avant notre ère, accompagnés de fragments de vannerie, de textiles et de fibres, probablement issus du linceul qui les enveloppait.  Fouilles des phases II et III, La Morita, Nuevo León. Photo : Moisés Valadez, INAH. L'exploration, menée par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et le Centre INAH Nuevo León, a également permis de trouver des ustensiles et des outils à usage domestique-rituel. Selon l'archéologue Moisés Valadez Moreno, les restes humains comprennent des phalanges, des métatarsiens, un cubitus, un humérus, plusieurs côtes et des dents, correspondant probablement à un bébé et deux adolescents en raison de la présence d'os de petite taille. Il est probable que les restes aient été délibérément démembrés et d...