Accéder au contenu principal

Exposition Comer y ser

Un des faits anthropologiques les plus intéressants est sans conteste l'alimentation. On connaît bien les divisions céréalières qui expliquent les principales cultures au cours des millénaires et de la sédentarisation de l'homme. En Europe, le blé est au cœur de bon nombre de préparations. En Asie, c'est le riz qui l'emporte. Aux Amériques, c'est la culture du maïs et de la pomme de terre qui se détache.

Les autorités du Museo de Historia Mexicana, à Monterrey, se sont attachés à produire une exposition temporaire sur le thème de l'identité d'un groupe en fonction de son alimentation. Intitulée Comer y ser, cette exposition s'intéresse particulièrement à l'identité culinaire du Mexique. Pour se faire, 131 pièces des collections privées Armella Spitalier et FEMSA, et certaines de l'INAH sont proposées au public dans une muséographie divisée en sept espaces.
C'est en grande partie dans son passé préhispanique et gastronomique que le Mexique puise une grande partie de son identité nationale. La domestication du maïs trouve son écho dans la conception mésoaméricaine de l'homme et de l'univers.

L'exposition Comer y Ser est visible jusqu'en mars prochain au Museo de Historia Mexicana à Monterrey, de 10 à 18 heures. L'accès est gratuit le mardi et le dimanche. Pour préparer votre visite, vous pouvez vous procurer trois volumes d'Arqueología Mexicana que nous avons déjà commenté sur ce carnet :
Le numéro hors-série 12 sur la cuisine préhispanique donnera aussi une bonne idée générale de ce thème.

Un extrait de la conférence inaugurale, présentée par le Dr Erik Estrada Lugo, professeur  à l'Universidad Autónoma de Chapingo, est disponible sur Youtube.


Une autre vidéo offre un aperçu rapide des pièces exposées.


Vous pouvez également consulter ce diaporama préparé par votre serviteur lors de sa visite le 15 janvier dernier.


 

View more PowerPoint from Mexique Ancien

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Des restes humains anciens découverts sur le site de la Morita, Nuevo León

Des archéologues ont mené des recherches dans la grotte préhistorique La Morita II, à Nuevo León, lors de la phase II et III de la saison de fouilles 2023-2024. Ils ont découvert des restes humains datant de 2 500 à 3 000 ans avant notre ère, accompagnés de fragments de vannerie, de textiles et de fibres, probablement issus du linceul qui les enveloppait.  Fouilles des phases II et III, La Morita, Nuevo León. Photo : Moisés Valadez, INAH. L'exploration, menée par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et le Centre INAH Nuevo León, a également permis de trouver des ustensiles et des outils à usage domestique-rituel. Selon l'archéologue Moisés Valadez Moreno, les restes humains comprennent des phalanges, des métatarsiens, un cubitus, un humérus, plusieurs côtes et des dents, correspondant probablement à un bébé et deux adolescents en raison de la présence d'os de petite taille. Il est probable que les restes aient été délibérément démembrés et d...

Guiengola : Une cité zapotèque révélée par le LiDAR

L'archéologie, cette quête passionnante du passé, se réinvente constamment grâce aux avancées technologiques. Aujourd'hui, c'est le LiDAR (Light Detection and Ranging), une technologie de télédétection par laser, qui nous offre un aperçu fascinant d'une civilisation méconnue : les Zapotèques de la période Postclassique tardive (environ 1200-1521 après J.-C.). Le site de Guiengola, au sud-est de l'État d'Oaxaca au Mexique, a récemment révélé ses secrets grâce à cette technologie révolutionnaire.  Avant l'utilisation du LiDAR, Guiengola était un site archéologique peu connu, partiellement exploré par des méthodes traditionnelles. La végétation dense et le terrain accidenté rendaient les explorations difficiles et limitaient notre compréhension de ce qui pouvait se cacher sous la surface. Mais l'arrivée du LiDAR a changé la donne.  Fig. 1. Carte du site archéologique de Guiengola, Oaxaca. L'avantage du LiDAR est sa capacité à couvrir de vastes zon...

Conférence en ligne Travesías por agua: Sistemas de navegación en Mesoamérica

Suite à la conférence prononcée par l'archéologue Mariana Favila Vazquez hier à El Colegio Nacional, nous plongeons dans un aspect fascinant et souvent méconnu de l'histoire mésoaméricaine : la navigation préhispanique. Loin de l'image d'une civilisation uniquement terrestre, les peuples du Mexique ancien étaient des marins et des navigateurs aguerris, exploitant fleuves, lacs et mers pour le commerce, la guerre et la vie quotidienne. Transmise en direct sur les réseaux sociaux de la prestigieuse institution mexicaine, l'intervention de Favila Vazquez, met en lumière la navigation maya et son importance.  Dès les années 1970. des archéologues comme Norman Hammond  ont souligné l'ampleur de la navigation maritime maya le long des côtes du Yucatán, principalement à travers l'étude de sources iconographiques. Des travaux plus récents, à partir des années 2010, ont étendu ces études aux eaux intérieures, c'est-à-dire les lacs et les rivières, avec des cont...