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Un calendrier lunaire maya déchiffré à Xultun, Guatemala

Sur son site internet, le quotidien mexicain El Universal publie une note résumant une importante découverte effectuée par une équipe américano-guatémaltèque sur le site de Xultun au Guatemala. Les archéologues William Saturno de l'Université de Boston et David Stuart de l'Université du Texas à Austin ont présenté les premiers éléments d'une découverte singulière lors d'une conférence de presse.


Xultun est un site maya situé à 40 km au nord-est de la fameuse Tikal, au Peten, et à 8 km au sud du site préclassique de San Bartolo. Parmi les principales structures cartographiés, on compte une pyramide haute de 35 m, deux terrains de jeu de balle, 24 stèles sculptées, plusieurs places et cinq réservoirs d'eau. Découvert en 1915, il n'a jamais été exploré systématiquement.


Dans une petite chambre, les archéologues ont retrouvé une série de peintures murales de premier ordre. Le projet, co-financé par la National Geographic Society, a notamment permis d'étudier un calendrier basé sur des cycles lunaires et un autre sur des planètes: des hiéroglyphes pourraient directement représenter Mars, Mercure et Vénus. Il a été retrouvé dans une pièce qui faisait probablement partie d'un complexe résidentiel. Ce serait d'ailleurs la première que de telles peintures soit retrouvées. Malheureusement elle avait déjà été visité par des maraudeurs et chapardeurs, privant les chercheurs d'un contexte archéologique probablement plus riche. Mais surtout cette découverte met un point final aux fautes prophéties de fin du monde annoncées depuis les livres d'Argüelles.


Dans un article paru dans la revue Science, les deux archéologues-épigraphistes ont retrouvé un compte long supérieur aux 13 baktuns observés sur d'autres sites. Rappelons que le Monument 6 d'El Tortuguero évoque la fin du 13e baktun pour décembre 2012. A Xultun, il y en aurait 17. Les calculs représentés sur la paroi renvoient autant au passé qu'au futur dans 7000 ans. 


Ce qui a surpris les scientifiques, c'est la présence d'un scribe sur une des parois. Un glyphe onomastique a été peint près de la figure centrale et signifie "Jeune frère obsidienne". A sa gauche est représentée une figure royale vêtue de plumes bleues et portant un long bâton. L'ensemble semble avoir été peint il y a environ 1200 ans lorsqu'une grande sécheresse frappait la zone maya. Saturno et Stuart proposent de concevoir cette pièce comme l'atelier d'un scribe, personnage important dans la société maya : il était chargé de "rapporter" l'histoire du site.


Pour terminer cette note, nous vous renvoyons à la note publiée sur le site de National Geographic. Elle contient une photo en haute résolution qui permet de voir certains détails. Un autre article propose d'avantage de photos.Vous pouvez également jeter un oeil sur cette vidéo présentée sur le même site. William Saturno dispose également d'un journal de bord sur le site de National Geographic. Enfin il y a ce long communiqué de presse des deux chercheurs américains.




Bon visionnage !

[édition du 23 mai 2012. Sur le site Mesoweb, Joel Skidmore et Mark Zender proposent une publication complète et très bien illustrée sur les peintures de Xultun. Elle est disponible gratuitement en cliquant ici.]

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