Accéder au contenu principal

Comment les Teotihuacains maquillaient leurs défunts ?

Cette question a priori saugrenue est pourtant au coeur d'une étude effectuée par une équipe de chercheurs de l'Université de Valence en Espagne et de l'Universidad Nacional Autónoma de México et publié dans le Journal of Archaeological Science. Ils ont notamment analysé la présence de produits à usage cosmétique présents dans des urnes funéraires datées entre 200 et 500 de notre ère, soit le Classique ancien.

María Teresa Carbo Domenech, responsable de l'étude pour l'Université de Valence, a notamment expliqué que ces cosmétiques ont été utilisés de manière post mortem sur les dépouilles d'individus appartenant aux classes dirigeantes de la ville. Ce sont trente et une petites vaisselles en terre cuite qui ont été analysées. Retrouvées dans une tombe, on avait émis l'hypothèse selon laquelle elles pouvaient avoir des traces de pigments.

Elles ont donc été soumises à une batterie d'examens afin de déterminer la nature de ces pigments. Trois éléments se sont révélés originaires d'une autre région: le mica, la jarosite et le galène étaient donc importés. De par leur composition peu toxique, il est très probable qu'ils aient servi de pigments dans des rituels périmortuaires.

Références bibliographiques
Doménech-Carbó, M., Vázquez de Agredos-Pascual, M., Osete-Cortina, L., Doménech-Carbó, A., Guasch-Ferré, N., Manzanilla, L., & Vidal-Lorenzo, C. (2012). Characterization of prehispanic cosmetics found in a burial of the ancient city of Teotihuacan (Mexico), Journal of Archaeological Science, 39 (4), 1043-1062 DOI: 10.1016/j.jas.2011.12.001.  

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Compte-rendu Arqueología mexicana 139

Après nous avoir proposé un dossier très fouillé et varié sur l’amarante, la revue co-publiée par l’INAH et l’éditeur Raíces se sont penchés sur l’archéologie et l’histoire d’un des plus petits états mexicains, celui qui a conservé presque les mêmes frontières qu’il possédait avant l’arrivée des Espagnols : Tlaxcala. Ce dossier est présenté de manière chronologique. Aleksander Borejsza nous propose un état des lieux sur le Tlaxcala préhispanique en insistant sur la destruction toujours plus prononcée des contextes archéologiques en raison des activités humaines, agricoles notamment. David Carballo, professeur assistant à l’Université de Boston, revient pour sa part sur les principaux centres régionaux apparus au Tlaxcala entre le Préclassique et l’Épiclassique. Il explique notamment la nature de la sédentarisation des différent groupes ayant peuplé la région. Parmi les exemples détaillés par le chercheur figurent le site de La Laguna et le complexe Xochitécatl-Cacaxtla-Nativita...

Raíces 199 - Appel à préinscription pour le III Colloque d'Archéologie, de Paléontologie et d'Anthropologie du Nord-est du Mexique avec Victor Ortega León

Cette semaine, Raíces a reçu la visite de notre vieux complice VIctor Ortega León, professeur à l'École Nationale d'Anthropologie et d'Histoire du Nord du Mexique. Comme depuis 2013, nous invitons les chercheurs et étudiants intéressés à présenter leurs travaux et recherches au public regiomontano. Comme chaque semaine, nous vous proposons d'écouter, télécharger et partager ce  programme  sur le portail Archive en format  mp3  et  ogg . Références Appel aux pré-inscriptions pour le CAPAN 2015 Formulaire de préinscription pour le CAPAN 2015. Page officielle du CAPAN 2015. Page Facebook officielle du CAPAN 2015 Crédits musicaux Susana Harp - Bélee Crúu (Chanson zapotèque de Cándido Zárate) Son Gubidxa - El feo (Chanson zapotèque de Demetrio López) Évènements universitaires et académiques INAH XI Jornadas Permanentes de Arqueología 2015, Musée du Grand Temple, México, 24/04, de 10h30 à 12h40. 10:00 - 10:50  Fa...

Fouilles à La Perseverancia, Michoacan

Difficile de faire mieux ce jour. A travers des médias moins connus, on peut trouver traces d'importantes découvertes. C'est le cas de cette cité perdue, abandonnée au Michoacan. Rien de ce qui a été découvert ne permet une identification avec des populations qui peuplait cette partie du Mexique. Il ne s'agit de Nahuas, ni de Purepechas, ni d'Otomies, ni de Chichimèques. C'est le quotidien en ligne Provincia qui a proposé cette information pour le moins suprenante et qui mériterait des crédits plus importants. Reste de l'édifice K9, La Perseverancia, Michoacan Photo : Rodolfo Cid. Retrouvé le 26 janvier 2010 sur : http://bit.ly/8lhLYb Tout reste à faire pour les archéologues dirigés par Alejandro Salafranca. Bonne chance à son équipe...