Accéder au contenu principal

Résumé de la conférence de Rodrigo Liendo sur Palenque

Dans le cadre du cycle de conférences hebdomadaires proposé par le Museo Nacional de Antropología en marge de l'exposition Seis ciudades antiguas de Mesoamérica, le chercheur argentin de l'UNAM Rodrigo Liendo est revenu sur le cas de Palenque. Après les interventions de Diana Magaloni et de Nelly Robles les semaines précédentes, le site internet de l'INAH propose un résumé de l'exposé de Liendo.

Liendo a notamment expliqué quelle était la zone d'influence directe de Palenque. Pour se faire, le chercheur mayiste a proposé une liste de chiffres et de projections statistiques. Il estime que Palenque, ou B'akaal selon les glyphes déchiffrés par les épigraphiste, avait environ 680 lieux placés directement sous son influence, dans une zone allant du Tabasco actuel au Guatemala. Des sites comme Moral-Reforma, El Toruguero ou Pomoná souffraient de constantes défaites dans les guerres qui les opposaient à Palenque. Pour déterminer les relations pacifiques ou belliqueuses de Palenque, les épigraphistes ont repérés la présence du glyphe B'akaal, observé à El Tortuguero et Moral Reforma à l'ouest, à Chinikiha et Pomoná à l'est, Xupa au sud et Jonuta au nord.

Pour Liendo, la seule présence du glyphe B'akaal n'est toutefois pas suffisante pour vérifier l'étendue de la sphère d'influence de Palenque. Le chercheur mentionne notamment les exemples de El Lacandón, Santa Isabel, Nututún, El Retiro, La Cascada, La Providencia, Sulusum, Lindavista, Reforma, Belisario Domínguez qui n'ont aucune inscription évoquant leur relation avec la cité palencaine.

En ce qui concerne la chute de la cité et son abandon, Liendo revient sur l'indépendance acquise par Pomoná en 711 après J.-C., montrant sa perte d'influence avant d'être mentionnée une dernière en 799 sur un vase.

Si vous êtes intéressé par les recherches de Rodrigo Liendo, nous vous invitons à le contacter sur Facebook.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Des restes humains anciens découverts sur le site de la Morita, Nuevo León

Des archéologues ont mené des recherches dans la grotte préhistorique La Morita II, à Nuevo León, lors de la phase II et III de la saison de fouilles 2023-2024. Ils ont découvert des restes humains datant de 2 500 à 3 000 ans avant notre ère, accompagnés de fragments de vannerie, de textiles et de fibres, probablement issus du linceul qui les enveloppait.  Fouilles des phases II et III, La Morita, Nuevo León. Photo : Moisés Valadez, INAH. L'exploration, menée par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et le Centre INAH Nuevo León, a également permis de trouver des ustensiles et des outils à usage domestique-rituel. Selon l'archéologue Moisés Valadez Moreno, les restes humains comprennent des phalanges, des métatarsiens, un cubitus, un humérus, plusieurs côtes et des dents, correspondant probablement à un bébé et deux adolescents en raison de la présence d'os de petite taille. Il est probable que les restes aient été délibérément démembrés et d...

Guiengola : Une cité zapotèque révélée par le LiDAR

L'archéologie, cette quête passionnante du passé, se réinvente constamment grâce aux avancées technologiques. Aujourd'hui, c'est le LiDAR (Light Detection and Ranging), une technologie de télédétection par laser, qui nous offre un aperçu fascinant d'une civilisation méconnue : les Zapotèques de la période Postclassique tardive (environ 1200-1521 après J.-C.). Le site de Guiengola, au sud-est de l'État d'Oaxaca au Mexique, a récemment révélé ses secrets grâce à cette technologie révolutionnaire.  Avant l'utilisation du LiDAR, Guiengola était un site archéologique peu connu, partiellement exploré par des méthodes traditionnelles. La végétation dense et le terrain accidenté rendaient les explorations difficiles et limitaient notre compréhension de ce qui pouvait se cacher sous la surface. Mais l'arrivée du LiDAR a changé la donne.  Fig. 1. Carte du site archéologique de Guiengola, Oaxaca. L'avantage du LiDAR est sa capacité à couvrir de vastes zon...

Conférence en ligne Travesías por agua: Sistemas de navegación en Mesoamérica

Suite à la conférence prononcée par l'archéologue Mariana Favila Vazquez hier à El Colegio Nacional, nous plongeons dans un aspect fascinant et souvent méconnu de l'histoire mésoaméricaine : la navigation préhispanique. Loin de l'image d'une civilisation uniquement terrestre, les peuples du Mexique ancien étaient des marins et des navigateurs aguerris, exploitant fleuves, lacs et mers pour le commerce, la guerre et la vie quotidienne. Transmise en direct sur les réseaux sociaux de la prestigieuse institution mexicaine, l'intervention de Favila Vazquez, met en lumière la navigation maya et son importance.  Dès les années 1970. des archéologues comme Norman Hammond  ont souligné l'ampleur de la navigation maritime maya le long des côtes du Yucatán, principalement à travers l'étude de sources iconographiques. Des travaux plus récents, à partir des années 2010, ont étendu ces études aux eaux intérieures, c'est-à-dire les lacs et les rivières, avec des cont...