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Quelques outils basiques pour apprendre l'épigraphie maya

Profitons du calme régnant dans le milieu archéologique mésoaméricain pour approfondir nos connaissances. Lorsqu'il m'a fallu préparer mon cours sur les Mayas pour le Museo de Historia Mexicana de Monterrey, je devais trouver des dynamiques amusantes et accessibles à un public hétéroclite mais avide de connaissances.

Je ne suis pas à proprement parler un mayiste et encore moins un épigraphiste. En France, nous disposons d'excellents chercheurs dans ce domaine comme Ramzy Barrois. En Europe en général, nous disposons d'excellent spécialistes comme Erik Boot, Nikolaï Grube ou Sven Gronemeyer. De l'autre côté de l'océan, l'école américaine n'est pas en reste si on considère des personnalités comme Stephen Houston, David Stuart, Mark Van Stone et consorts. Même chose au Mexique où un chercheur comme Erik Velazquez fait figure d'autorité, tout comme Guillermo Kantun ou Manuel Chavez.

Pour en revenir à nos moutons, j'ai été confronté au besoin d'enseigner rapidement à mes étudiants les glyphes-emblèmes, ceux des calendriers, certains glyphes-titres et quelques actions... Comment faire alors que je n'avais que des connaissances que limitées. Comme dit l'adage : "C'est en apprenant qu'on enseigne". Où pouvais-je trouver des références qui puisse m'expliquer simplement ce que j'allais devoir moi-même enseigner ensuite ? Mes premières recherches sur la Toile m'ont rapidement conduit à deux sites que je connais et qui sont référencés dans la section Investigations de ce carnet : FAMSI et WAYEB.

En fouillant les différentes ressources pédagogiques disponibles gratuitement sur les deux sites, je suis tombé sur plusieurs ouvrages anglophones disponibles gratuitement en format pdf. A la fin de chaque référence, vous trouverez une notation allant du plus accessible au plus difficile.
Etant donné mes besoins pour le cours, je me suis surtout reporté sur les ouvrages de Mark Pitts et d'Inga Calvin, qui sont des adaptations et des versions simplifiées d'ouvrages plus complexes. Ils forment une excellente mise en jambe avant de s'attaquer à des travaux plus complets et plus conséquents. 

Et vous, chers lecteurs, que recommanderiez-vous ?

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Bonne lecture !

Références :
Bernardino de Sahagún (2012). Codex de Florence . [En ligne] Disponible sur : http://www.wdl.org/fr/item/10096/#q=Codex+de+Florence&view_type=list&search_page=1&qla=fr. [Dernier accès 02/09/2013].

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