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Des traces d'incendie rituel retrouvées à El Pañhú, Hidalgo

Nous avons déjà présenté le projet archéologique de la vallée du Mezquital, dirigé par le Dr Fernando López Aguilar, enseignant-chercheur à l'ENAH. Dans un bulletin publié récemment sur le site de l'INAH, il décrit une découverte intéressante faite sur le site d'El Pañhú, dans l'état d'Hidalgo. Ce site était d'une importance régionale certaine comme en témoignent les tesselles de turquoise (originaires du Nouveau Mexique) et de jadéite (originaire du Motagua au Honduras) retrouvées lors des précédentes campagnes de fouilles.

Lors de fouilles entreprises sur la pyramide principale de ce site de tradition xajay, situé à trente kilomètres d'Huichapan, un sol couvert de stuc a été mise au jour. Sur ce cliché disponible sur le site de l'INAH, on peut apprécier différentes tâches obscures qui correspondent à des dépôts de cendres, suite à différents rituels que López Aguilar estime de "régénération du soleil".

Pour préciser son hypothèse, le chercheur mexicain fait notamment appel à l'archéoastronomie. Le 3 août 650 de notre ère a eu lieu une éclipse solaire qui a dû fortement impressionner les habitants d'El Pañhu. Il serait très probable qu'il ait été aussi observé par les habitants de Teotihuacan, alors au fait de sa gloire et de son expansion. Selon la même proposition de López Aguilar, ce serait ce même événement astronomique qui pourrait avoir généré l'abandon progressif et massif de la grande cité mésoaméricaine. Un phénomène similaire pourrait avoir eu lieu à El Pañhu. L'éclipse solaire était vécue comme un moment dramatique où le soleil "dévoré" était le signe précurseur de la fin d'une ère.

Le temple très certainement dédié au Vieux Dieu du feu fut rasé. Des fragments de crânes témoignent de sacrifices humains tandis que des aiguilles de maguey indiquent des autosacrifices effectués par les prêtres.

Pour compléter ce billet, vous pouvez également voir un diaporama des fouilles sur le site de l'INAH.
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