lundi 8 octobre 2012

Ukit Kan Lek Tok’ souverain difforme d'Ek Bakam

La médecine légale appliqué à des restes humains anciens ne cesse de nous apporter des éléments bien différents de ce que certains gouvernants voudraient nous faire croire. Le cas d'Ukit Kan Lek Tok’, ancien souverain du site yucatèque d'Ek Balam entre 770 et 801 de notre ère, se révèle extrêmement parlant. Certes on pouvait supposer que le roi présentait certaines déformations faciales mais elles n'étaient pas le résultat de coutumes traditionnelles. Un pendentif en os laisser en effet deviner que sa lèvre supérieure était coupée et que sa mâchoire était déviée.

L'anthropologue Vera Tiesler, chercheuse à l'Universidad Autonóma De Yucatán, avait déjà brillamment officié sur le cas de K'inich Janaab Pakal dans un livre qu'elle a notamment coordonné. Elle s'est attelé à l'étude des ossements de Ukit Kan Lek Tok’ et le verdict est bien plus sévère qu'il ne laisse paraître. Elle a observé des caries sur vingt-trois pièces dentaires, certaines atteignant le stade d'alvéoles maxillaires chroniques ! Le roi a notamment souffert trois infection sévères et cinq pièces dentaires étaient littéralement mortes. Cela a provoqué l'affaissement de sa mâchoire à droite et, par conséquent, sa dissymétrie faciale.

Sak Xok Naah, Classique récent, Talol.

Ajoutez-y une inclinaison naturelle de la machoire inférieure vers le bas et il n'est pas exclu que cela ait été facilité probablement par un mauvais coup.

Dans sa personnification du jeune dieu du maïs située sur la pierre qui scelle la voûte 15, Ukit Kan Lek Tok’ présente encore cette déformation. Ses restes furent déposés dans ce qui est appelé la Casa blanca de la lectura ou "Sak Xok Naah", structure fermée située dans l'Acropole d'Ek Balam (Talol selon le glyphe-emblème qui a pu être relevé). La chambre funéraire comportait plusieurs banquettes richement décorées et comportait quatre masques en stuc représentaient le soleil. Vingt et une vaisselles, plus de 7000 pièces de jade, de coquillages et de pyrites et d'os composent le mobilier funéraire qui accompagnaient le roi défunt. A l'extérieur tandis qu'on peut voir le souverain assis sur la gueule du monstre terrestre.

Moralité : chez les Mayas, on peut personnifier un dieu et avoir une apparence hors du commun. De fait rappelons que les personnes présentant des déformations, les personnes de petite taille entouraient souvent les anciens dirigeants mésoaméricains. Moctezuma II avait un certain respect pour eux dans la mesure où on les considérait comme messagers des dieux.

Pour davantage d'informations sur ces recherches, vous pouvez toujous lire une note publiée sur Azteca 21.
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